A Davos, des dirigeants inquiets des guerres et des barrières douanières
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L’édition 2025 du Forum économique mondial s’ouvre ce lundi 20 janvier en Suisse. Sans «star» de la tech ou grands noms politiques (mais avec David Beckham), la réunion annuelle des grands chefs d’entreprises est marquée par la crainte, pour le business, des conséquences géopolitiques des guerres et du réchauffement climatique.

Des manifestants participent à une randonnée de deux jours du Forum économique mondial à Davos en Suisse, samedi.
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Les milliardaires à Washington et (quelques) chefs d’Etat et de gouvernement en Suisse. L’édition du Forum économique mondial qui s’ouvre ce lundi à Davos est boudée cette année par les dirigeants des firmes de la tech américaine, plus intéressés a priori par se faire remarquer à l’investiture de Donald Trump que de deviser dans la cossue station de sports d’hiver sur le thème choisi pour cette année qui, pourtant, les concerne au premier chef : «Collaborer à l’ère de l’intelligence.» Si le nouveau président américain est annoncé pour une simple visioconférence le jeudi 23 janvier et l’ex-footballeur David Beckham pour une «conférence», l’édition 2025 du gratin économique mondial accueille peu de dirigeants politiques. Javier Milei (Argentine) et Muhammad Yunus (Bangladesh) seront les seules têtes d’affiche avec une poignée d’Européens : Ursula von der Leyen (Commission européenne), Pedro Sanchez (Espagne), Olaf Scholz (Allemagne), suivi de son adversaire pour la chancellerie, Friedrich Merz, et Volodymyr Zelensky.
A l’image de la venue du président ukrainien, les risques liés aux conflits armés et les tensions économiques qui en résultent animeront plusieurs des conférences du forum. Ces sujets figurent en tête des préoccupations immédiates du monde des affaires, selon un rapport du forum publié la semaine dernière. Dans cette étude, menée auprès de 11 000 dirigeants d’entreprises dans 121 pays, près d’un quart des personnes interrogées place ces sujets à la première place des dangers à un horizon de deux ans, alors qu’ils pointaient seulement à la cinquième place en 2024.
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Autres inquiétudes, «la montée du protectionnisme et l’accroissement des disputes commerciales [qui] conduisent à une augmentation importante des droits de douane et des barrières au commerce mondial», a pointé Carolina Klint du cabinet spécialisé dans la gestion des risques Marsh McLennan, lors d’une conférence de presse organisée la semaine dernière en amont du forum. Ces nouvelles barrières commerciales «vont bouleverser encore plus les chaînes d’approvisionnement, ce qui va augmenter les coûts et les délais», et potentiellement contribuer à relancer l’inflation, a-t-elle prévenu. Les conséquences du réchauffement climatique avec ces événements extrêmes comme le connaît encore Los Angeles avec les mégafeux qui ravagent la ville sont aussi une des premières préoccupations des chefs d’entreprises interrogés. Ce qui n’empêchera pas certains d’entre eux, selon l’ONG Transport & Environment, de se rendre en Suisse avec leurs jets privés malgré la possibilité d’être remboursé à 100% par l’organisation du forum sur les billets de train. Selon l’ONG, choisir un vol commercial au départ de New York plutôt qu’un jet privé, permettrait de réduire ses émissions de 87%. Pour protester contre le «greenwashing» des plus riches et, plus largement, l’organisation du forum dans les Grisons, 350 manifestants issus de toute l’Europe marchent depuis samedi avec des températures en dessous de zéro pour une randonnée de protestation destinée à rejoindre Davos ce lundi.
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