La biodiversité en danger
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Aujourd’hui, le constat est sans appel, la biodiversité est en chute libre. De nombreux animaux et plantes disparaissent, à un rythme encore jamais égalé. La disparition de la biodiversité est en train de provoquer des effets graves sur les moyens de subsistance, l’économie et la qualité de vie des populations humaines. On parle même d’extinction de masse.
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Sixième extinction en vue
L’eau, le pétrole, le gaz, le charbon, les animaux, les minerais, la forêt amazonienne, ne sont pas des ressources naturelles inépuisables. Les sociétés humaines se sont servies sans compter, sans se préoccuper de l’avenir.
Depuis deux-cents ans, les extinctions d’espèces sont 10 à 1000 fois plus rapides que le rythme naturel. Un constat que 1400 scientifiques ont établi dans le monde entier. A ce rythme là, la planète va perdre 75 % de ses espèces en 500 ans. Cette 6ème extinction est cette fois causée par une seule espèce, l’espèce humaine. (Source IPBES)
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Alerte rouge
- 68 % des populations de vertébrés (mammifères, poissons, oiseaux, reptiles et amphibiens) ont disparu entre 1970 et 2016, soit en moins de 50 ans.
- 40 % des insectes sont en déclin au niveau mondial. Depuis 30 ans, la masse des insectes diminue sur Terre de 2,5 % chaque année, alors qu’au moins 75 % des cultures alimentaires en Europe dépendent des insectes pollinisateurs.
- 41 % des amphibiens et 27 % des crustacés risquent de disparaître à brève échéance de la surface de la Terre ou du fond des océans.
- 75 % des milieux terrestres sont altérés de façon significative et plus de 85 % des zones humides ont été détruites.
- 66 % des milieux marins sont détériorés.
- 30 % de la superficie des herbiers marins qui offrent nourriture et nurserie à la faune marine ont été détruits au cours du 20ème siècle.
- 33 % des récifs coralliens et plus d’1/3 des mammifères marins sont menacés.
- 15 milliards d’arbres sont abattus chaque année dans le monde.
- 46 % de la couverture forestière a disparu depuis la préhistoire.
Sources : Rapport Planète vivante du WWF, Biological Conservation, IPBES)*
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En France
La France est le 6ème pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées. (Source, liste rouge UICN)
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30 % des oiseaux des champs ont déjà disparu en France en 15 ans (Source : Unité mixte de service PatriNat – Patrimoine Naturel).
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38 % des chauves-souris ont disparu en France entre 2006 et 2016, parmi 19 des 34 espèces vivant en métropole. (Source AFB)
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Ce qui menace la biodiversité
Toutes les causes de l’effondrement actuel de la biodiversité résultent des activités humaines. Leurs conséquences sont déjà ressenties partout par les populations humaines. Elles affectent tous les milieux, tous les pays, toutes les espèces. Les effets sont si marqués que les experts du monde entier se sont réunis pour lister les causes, évaluer les pertes et proposer des solutions.
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La destruction et l’artificialisation des milieux naturels (30 % des impacts)
- Quand une forêt primaire est transformée en culture ou en pâture,
- quand des prairies et des haies laissent place à une autoroute,
- quand un centre commercial est bâti sur des terres agricoles,
- quand un marais est asséché,
- quand un cours d’eau est rectifié ou fragmenté par des barrages,
- quand une mine est creusée à ciel ouvert,
nombre d’êtres vivants disparaissent directement ou indirectement.
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Contacts et implantations
Office français de la biodiversité : Un maillage au plus près des territoires :
- 4 sites nationaux
- 2 centres de formation
- 11 directions régionales, 1 direction interrégionale métropolitaine et une direction pour les Outre-mer
- 90 services départementaux métropolitains et 2 services interdépartementaux
- 5 délégations territoriales ultra-marines (Antilles, Guyane, Océan Indien, Polynésie française et Nouvelle-Calédonie compétente pour Wallis et Futuna)
- 6 services départementaux ultra-marins dont un mixte avec le Parc national de La Réunion
- 3 délégations de façade maritimes métropolitaines
- 8 parcs naturels marins (Iroise, Mayotte, golfe du Lion, estuaires picards et de la mer d’Opale, Bassin d’Arcachon, estuaire de la Gironde et mer des Pertuis, cap Corse et Agriate, Martinique)
- Agoa, le sanctuaire de mammifères marins aux Antilles
- 4 brigades mobiles d’intervention réparties sur tout le territoire hexagonal, et une brigade mobile d’intervention grands prédateurs terrestres
- 3 unités spécialisées migrateurs amphihalins
- Des pôles d’études et de recherche sur les espèces et les milieux.