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Qu’est-ce que le «boomerasking», cette façon agaçante de tout ramener à soi?

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Communication toxique
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Le «boomerasking», cette façon agaçante de tout ramener à soi

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Derrière ce terme anglophone, cette attitude répandue est destinée à monopoliser la conversation et l’attention. Précisions.

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Collage artistique avec une bouche criante sur fond bleu et un message jaune. Représentation de la pression agressive contre un adversaire.
Le boomerasking est une stratégie pour récupérer l’attention de l’interlocuteur.
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 Le « boomerasking », cette mauvaise habitude qui peut pourrir vos relations sociales ?

Mathilde GUILBAUD.

S’il n’a rien à voir avec la génération des boomers, le « boomerasking » sera tout autant la risée des réseaux sociaux. Issu des mots boomerang et asking (demander en français), il consiste à poser des questions seulement pour qu’on la pose en retour.

« Qu’est-ce que tu as prévu ce week-end ? » Tiens, Cédric s’intéresse à vous, pour une fois. Vous avez à peine le temps de mentionner le nouveau brunch à volonté que vous comptez engloutir, qu’il vous coupe : « Parce que moi je vais voir Beyoncé en concert en VIP et après on ira la voir en backstage (coulisses en français, mais Cédric préfère les anglicismes) . » Si une sensation désagréable vous envahit, c’est normal : vous avez été victime de « boomerasking ». Ce qui rend votre Cédric encore plus pénible.

Le fait que Cédric soit effectivement un boomer, du haut de ses 60 ans, n’y est pour rien. Contraction de boomerang et asking (demander en français), ce concept décrit la mauvaise habitude de poser une question, d’apparence anodine, pour la ramener à soi. Un piège conversationnel décrit notamment par le Wall Street Journal et Quotidien Matin.

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Flagrant délit d’égocentrisme

Encore un néologisme à ajouter à la longue liste de concepts qui font beaucoup trop couler d’encre ? Peut-être, mais le « boomerask » ne sort pas des réseaux sociaux, il a été inventé par une professeure en psychologie à Harvard, Alison Wood Brooks. Dans une étude qui lui est consacrée, publiée dans l’American Psychology Association, celle-ci distingue trois types de profils de « boomersak ».

D’abord, la « demande-vantardise » consiste à poser une question suivie d’une flopée d’anecdotes plus incroyables les unes que les autres, dont votre collègue Cédric a le secret. Ensuite, la « demande-plainte » permet de rebondir pour raconter ses mésaventures, et obtenir la compassion générale. Enfin, « la demande-partage », pour enchaîner sur une information plutôt neutre, comme le dernier rêve étrange ou bouquin fini.

Pas classe

Dans les trois cas, ce sont les signes d’un égocentrisme aigu, quoique parfois involontaire. « Bien que les “boomeraskers” croient laisser une impression positive, dans la pratique, leur décision de partager leur propre réponse – plutôt que de suivre celle de leur partenaire – semble égocentrique et désintéressée du point de vue de leur partenaire, écrit Alison Wood Brooks. Par conséquent, les gens perçoivent les “boomeraskers” comme insincères et préfèrent les interlocuteurs qui se dévoilent directement. »

Si vous aussi, vous êtes pris en flagrant délit de « boomersaking », il est encore temps de changer. Car mauvaise nouvelle, feindre de s’intéresser pour étaler vos propres exploits fait de vous une personne peu fréquentable. Un conseil, si vous voulez absolument animer la pause-café avec vos souvenirs du dernier cours de hockey subaquatique, racontez directement votre anecdote, tout simplement.

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Mathilde GUILBAUD.

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Nota  : Le mot « boomerasking » est issu de la contraction de « boomerang » et « asking » (demander en français).

Il désigne une mauvaise habitude adoptée par certaines personnes lors d’échanges verbaux.

Nocive aux relations sociales, elle révèle les traits de personnalité de ceux qui la pratiquent.

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Les principaux sujets de conversation des Français tournent autour de l’actualité nationale, des problèmes climatiques, de la politique et des conflits internationaux, révèle une étude Ifop publiée en janvier 2025. Mais vous devez aussi avoir dans votre entourage une personne qui commence toutes ses phrases par « moi, je » et qui apprécie de parler d’elle. Sans s’en rendre compte, elle peut pratiquer le boomerasking.

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Qu’est-ce que le boomerasking ?

Inventé par Alison Wood Brooks, professeure en psychologie à Harvard, le terme « boomerasking » a fait l’objet d’une étude américaine publiée en 2025 sur le site de l’American Psychology Association.

Alison Wood Brooks et Michael Yeomans, chercheur en sciences du comportement, expliquent le concept : « les individus posent d’abord une question à leur interlocuteur (« Comment s’est passé ton week-end ? »), laissent leur partenaire répondre, puis répondent eux-mêmes à la question (« Le mien était génial »). Le boomerask commence par une question posée par quelqu’un, mais, comme un boomerang, la question revient rapidement à la source. » Les deux spécialistes déterminent trois types de boomerasking. La demande-vantardise permet de se valoriser, en se targuant d’avoir passé des vacances incroyables, par exemple. De son côté, la demande-plainte se révèle idéale pour susciter la compassion (ex. : des funérailles familiales), tandis que la demande-partage sert à mentionner quelque chose de neutre, comme un rêve étrange.

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Boomerasking : qu’est-ce que cela dit de vous ?

Pour The Wall Street Journal, le boomerasking « gâche la magie des échanges sincères » et « sape les avantages incroyables qui découlent du fait de poser des questions. » Mais pourquoi certaines personnes l’utilisent-elles ? Ramener le sujet à soi et se mettre en avant dans la conversation démontrent un manque d’empathie chez les personnes qui pratiquent le boomerasking, estiment Alison Wood Brooks et Michael Yeomans. Ils considèrent qu’il s’agit d’une démarche égocentrique qui montre clairement que l’on se désintéresse de son interlocuteur. The Wall Street Journal abonde en expliquant que pour de nombreuses personnes, parler de soi est un « sentiment merveilleux ». Pour les deux experts américains, les « victimes » ne sont pas dupes, car elles perçoivent les boomeraskers comme des hypocrites « et préfèrent les interlocuteurs qui se dévoilent directement. »

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Emilie CARTIER  à suivre sur  TF1

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