
Sept centres de santé sexuelle menacés de fermeture dans la Drôme
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En ce début d’année 2025, les centres de santé sexuelle de la Drôme sont menacés de fermeture par le Conseil départemental. Le Planning familial alerte sur ces fermetures.
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Depuis le début d’année 2025, l’association du Planning familial a peur que le Conseil départemental de la Drôme ferme les sept centres de santé sexuelle présents dans le département, comme le rapporte ici Drôme Ardèche.
Pour montrer leur désaccord avec cette potentielle décision, l’association a lancé une pétition. Cette dernière a recueilli près de 15000 signatures en un mois.
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« Près de 50 % des féminicides ont lieu en milieu rural »
« À l’heure où nous fêtons les 50 ans de la loi Veil et un an après l’inscription de l’IVG dans la constitution, nous ne comprenons pas une telle décision concernant des questions aussi importantes que la prévention, la lutte contre les violences et la santé sexuelle des Drômoises », explique la patronne du Planning familial de la Drôme.
Le Planning familial détaille les conséquences de ces potentielles fermetures. Il y a trois points évoqués.
- Une régression de l’accès aux droits et aux soins en santé sexuelle pour tous les Drômois en divisant de près de 40 % le nombre de lieux d’accès aux soins et de prévention et en supprimant des centaines de consultations médicales chaque semaine.
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● Un impact auprès des Drômois et Drômoises en termes d’éducation à la vie affective et sexuelle : ce sont en effet des centaines d’heures d’animations en écoles, collèges, lycées ou Maisons Familiales et Rurales qui vont devoir être annulées. » Nous rappelons que la loi de 2001 prévoit 3 séances par élève et par an, de la maternelle à la terminale ».
● Un recul de la prévention des violences sexistes/sexuelles/conjugales et de la prise en charge des personnes victimes. « L’éducation à la vie affective et sexuelle est en effet reconnue comme étant un facteur de prévention essentiel des violences sexistes et sexuelles. Les centres de santé sexuelle sont quant à eux des lieux ressources et d’accompagnement incontournables des victimes des violences . Sachant que l’enjeu est d’autant plus important sur nos territoires, car selon le rapport « Femmes et ruralités : en finir avec les zones blanches de l’égalité » de la délégation aux droits des femmes du Sénat[2], près de 50 % des féminicides ont lieu en milieu rural ».
Auprès d‘ici Drome Ardèche, le conseil départemental dit qu’il « comprend les inquiétudes » et indique qu’une réflexion est en cours. La raison de cette potentielle disparition des centres serait financière.
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Les centres sont situés à Valence, Portes-lès-Valence, Livron, Loriol, Hauterives, Saint-Jean-en-Royans et Hauterives.