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Ineza Umuhoza Grace : l’écoféministe Rwandaise qui transforme une génération entière en militants écologiques

Eco-feminist Ineza Umuhoza Grace is the co-founder and global coordinator of the Loss and Damage Youth Coalition.

Eco-feminist Ineza Umuhoza Grace is the co-founder and global coordinator of the Loss and Damage Youth Coalition.

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Après que des pluies intenses détruisent sa maison dans sa ville natale du district de Musanze, au nord du Rwanda, Ineza Umuhoza Grace, ainsi que sa famille, deviennent des réfugiés climatiques.

Le Rwanda contribue seulement à 0,04 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais c’est pourtant l’un des pays qui subit certains des effets les plus graves liés au réchauffement climatique dans le monde.

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C’est en observant cette catastrophe environnementale que Grace s’est lancée dans le combat qu’elle mène jusqu’à aujourd’hui, en tant que cofondatrice et coordinatrice mondiale de la Loss and Damage Youth Coalition, une coalition de près de 600 jeunes issus de plus de 60 pays, qui plaide en faveur d’actions concrètes pour lutter contre les pertes et les dommages.

Ce n’est donc pas une surprise si Grace est également l’une des gagnantes du Global Citizen Prize de 2023, un prix annuel qui reconnaît et honore les militants peu connus qui ont un impact positif sur leurs communautés.

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COP 28 : qui est Ineza Umuhoza Grace, l’activiste qui veut faire payer les pays riches pour les dommages écologiques ?

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Ineza Umuhoza Grace, 27 ans, est une des personnalités à suivre de la COP28  de Dubaï. Depuis sept ans, cette jeune activiste rwandaise se bat pour faire entendre la voix des jeunes sur la question du changement climatique. A la COP, elle endosse le titre de coordinatrice mondiale de la « Coalition de la jeunesse pour les pertes et dommages »..

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 Joël Nandjui

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Ineza Umuhoza Grace n’est encore qu’une enfant quand des pluies torrentielles détruisent sa maison et obligent sa famille à déménager dans une autre région de leur pays, le Rwanda. Sa famille n’est pas la seule à subir les conséquences du changement climatique dans ce pays qui ne contribue pourtant qu’à hauteur de 0,01 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cette histoire personnelle mêlée à cette injustice nationale sera le terreau de son engagement contre le réchauffement climatique. « Je ne pouvais pas imaginer que d’autres enfants puissent ressentir la même peur que moi », affirme-t-elle au magazine National geographic.

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Impliquer la jeunesse

Née en 1996, Ineza Umuhoza Grace est une activiste du climat diplômée de l’université du Rwanda en ingénierie de l’eau et de l’environnement. Plus jeune, elle rêvait d’être pilote d’avion, mais elle va au fil du temps abandonner ce rêve pour se consacrer à la lutte contre le changement climatique. « J’ai décidé de m’engager parce que j’ai été exposée aux vulnérabilités de notre communauté. J’ai ressenti l’appel qui me disait que je pouvais aider ma communauté à faire face aux conséquences du changement climatique », confie-t-elle dans un article du journal rwandais New Time.

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En 2017, alors qu’elle n’a que 21 ans, elle décide après sa participation au forum des Nations Unies sur la lutte contre la désertification de créer l’association « The green fighter ». Formations, journée de collecte des déchets ou encore organisation de la journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse : l’activiste veut via les actions de l’association stimuler la participation des jeunes aux actions de sauvegarde de l’environnement aux niveaux national et mondial. Depuis sa création, l’association emploie 12 salariés, anime un réseau de 50 volontaires et a touché plus de 2.000 jeunes au Rwanda.

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Réparer les injustices

Depuis 2020, Ineza Umuhoza Grace est cofondatrice et coordinatrice mondiale de la coalition de la jeunesse pour les pertes et dommages (LDYC, pour « Loss and Damage Youth Coalition ») qui milite pour une compensation financière payée par les Etats les plus riches des pertes et dommages causés par le changement climatique dans les pays vulnérables. Cette coalition regroupe aujourd’hui 600 jeunes dans plus 60 pays.

« Nous vivons une crise du changement climatique qui est injuste, mais qui constitue une réalité quotidienne pour les communautés vulnérables. Les pays les plus pauvres qui ont peu contribué au réchauffement climatique sont frappés par des conditions météorologiques extrêmes et les dommages économiques qui en découlent », a-t-elle déclaré lors d’une conférence organisée par le Global Landscapes Forum en 2023.

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 Joël Nandjui

https://www.lesechos.fr/politique

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