Écologie Environnementale ( 2/3 )
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« L’association Ecologie au Quotidien (reconnue de protection de la nature par la préfecture ) contribue à construire et à fournir les bases pour une meilleure gestion des milieux, des ressources et des patrimoines, à préserver et renforcer les services de la biodiversité et des écosystèmes, à diffuser les concepts et les connaissances dans la société, dans tous les autres domaines scientifiques, chez les décideurs comme chez les acteurs.
Ils et elles ont compris très tôt, les limites de la planète et du monde vivant ainsi que la nécessité de sortir de la domination sur la nature. C’est un des trépieds ( A coté de l’écologie environnementale et l’écologie personnelle ) de l’association Écologie au Quotidien, conceptualisé, adapté et pratiqué depuis 25 ans en Biovallée de la Drôme. Cette triarticulation est inspirée de « Les trois écologies de Félix Guattari »*
« Vercors Nature »
En été 1970, sont organisées en Drôme et Isère les dernières « Rencontres pour la création d’ un Parc Régional Naturel du Vercors » qui réunissent une centaine d’habitants et habitantes des périphérie du Vercors venus pour la plupart de Die, Crest, Romans sur Isère, Lyon, Grenoble. Etaient présent Claude Veyret, membre de l’association Vercors Nature de Saint Julien en Vercors (Drôme) et Philippe Lebreton du CORA (Centre ornithologique Rhône-Alpes). Le Parc est créé en 1970 et est doté d’un conseil scientifique huit ans plus tard. Jean-Pierre Courtin sera directeur du Parc de 1976 à 1979. Mais c’est aussi à la création de la Réserve nationale naturelle des hauts plateaux du Vercors, pour le « militant écolo », comme délégué de La FDSEA du canton du Vercors ( dissidente de la FNSEA ) et conseiller municipal ( 1976-1981 ) de Saint Julien en Vercors, en 1985 par l’État, constitue le cœur de nature du Parc du Vercors : aucune habitation permanente ni route ne la traverse. Unique par sa taille de 17030 hectares. MCD
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*Rappel et fidélité : https://mediascitoyens-diois.info/2023/11/retour-sur-les-trois-ecologies-de-felix-guattari/
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Dans une perspective assez anthropocentrique, l’identification de services écosystémiques a été proposée. Il s’agit de calculer ce que la nature fournit aux sociétés humaines.
L’écologie, au sens premier du terme, est une science dont l’objet est l’étude des interactions des êtres vivants (la biodiversité) avec leur environnement et entre eux au sein de cet environnement (l’ensemble étant désigné par le terme « écosystème »).
Par extension, l’écologie désigne également un courant de pensée (l’écologisme ou écologie politique) qui s’incarne dans diverses familles dont l’objectif commun est d’intégrer les enjeux environnementaux à l’organisation sociale, économique et politique. Il s’agit à terme de mettre en place un nouveau modèle de développement basé sur une transformation radicale du rapport activité humaine/environnement.
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Étymologie
Du grec oikos (la maison) et logos (la science, l’étude, le discours), l’écologie est littéralement l’étude de l’habitat. Le terme apparaît en 1866 sous la plume d’Ernst Haeckel, biologiste adepte et promoteur de la théorie de l’évolution darwiniste. Il sert alors à décrire l’étude des habitats naturels, des écosystèmes et de leurs habitants (les êtres vivants).
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Histoire de l’écologie environnementale
En tant que discipline scientifique, l’écologie s’appuie sur les progrès continus de la connaissance au cours de la fin du XIXe siècle puis du XXe, et se documente au carrefour de toutes les disciplines liées de près ou de loin à la biologie, telles que la génétique, l’éthologie ou encore la géologie et la climatologie. Son objectif est principalement de comprendre la complexité des écosystèmes naturels. La discipline va continuer à se développer jusqu’à aujourd’hui.
Mais l’écologie devient aussi une idée politique : les prémices de l’écologie politique apparaissent également en Occident, dès la deuxième moitié du XIXe siècle, en réaction à l’avènement de l’ère industrielle. Face aux pollutions et aux dégradations de la nature engendrées par les activités économiques et industrielles, de plus en plus d’individus vont commencer à revendiquer une forme de protection nécessaire de la nature. Cette idée va se développer tout au long du 20ème siècle mais c’est surtout à partir des années 1960 que ce courant de pensée, va devenir un vrai mouvement politique.
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En France, c’est à peu près à cette époque que des voix commencent à s’élever pour faire de l’écologie un projet politique. En 1961 est fondée l’ONG WWF, puis en 1970 ce sont les Amis de la Terre. Dans le même temps, dès 1974, l’élection présidentielle française est marquée par la première participation d’un candidat ouvertement écologiste : René Dumont. Dans le monde, c’est aussi à cette période que l’idée de l’écologie politique se développe. Aux États-Unis, la publication du livre Silent Sprint par la biologiste marine Rachel Carson en 1962 est un véritable best-seller et fait rayonner les enjeux environnementaux dans la société. Sa critique des pesticides et de la pollution de l’environnement contribuera à l’interdiction d’un pesticide très nocif en 1972 aux États-Unis, le DDT ou dichlorodiphényltrichloroéthane. La même année que l’interdiction, le célèbre Rapport Meadows (Halte à la Croissance) par des chercheurs du MIT met en évidence les dangers de la croissance économique mondiale, le développement économique à outrance mène l’Humanité à sa propre perte.
Depuis, la prise de conscience écologique n’a cessé de se développer. La montée en puissance de figures fédératrices, à l’image de la suédoise Greta Thunberg, ou de la militante écologiste française Camille Étienne depuis 2018 démontre une prise de conscience certaine du désastre environnemental par une frange de la population.
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L’écologie et la protection de l’environnement
Mobilisation de l’opinion publique et prise en charge des politiques publiques de la protection de la nature et de l’environne- ment par une administration de plein exercice : création d’un ministère dédié à ce nouveau champ de l’action publique (1971).
Aujourd’hui, les scientifiques alertent régulièrement sur le développement d’une crise écologique à l’échelle de la planète. Plus de 15 000 scientifiques ont d’ailleurs signé une tribune médiatique afin de faire prendre conscience des dangers de la crise écologique globale. L’objectif de l’écologie est de ralentir cette crise écologique, voire de mettre en place des mécanismes forts pour protéger l’écosystème et tenter de l’éviter.
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Cette crise écologique est la conséquence des pollutions et déséquilibres générés par les activités humaines. Le réchauffement climatique est l’un des exemples les plus connus : le CO2 émis par les énergies fossiles et la production électrique mondiale, ainsi que par l’agriculture et les industries humaines contribue à perturber l’équilibre de l’atmosphère et donc du climat. Conséquence : les températures moyennes de la planète augmentent ce qui transforme l’écosystème global. Aujourd’hui, le réchauffement climatique des conséquences très variées : il contribue à la fonte des glaces et à l’élévation du niveau de la mer, mais aussi à l’acidification des océans. Il entraîne la multiplication des évènements météorologiques extrêmes et des catastrophes climatiques. Il transforme aussi l’agriculture en modifiant le métabolisme des plantes. Résultat : le réchauffement climatique met en danger les sociétés humaines.
Bien d’autres phénomènes constituent la crise écologique : l’extinction de la biodiversité (liée notamment à la destruction des habitats naturels), la pollution de l’air, la dégradation de la qualité des sols, la pollution des eaux, la surexploitation des ressources naturelles, la sur-pêche… Globalement, tous ces phénomènes se conjuguent et mettent en danger la stabilité des écosystèmes mondiaux, et donc notre capacité à vivre dans ces écosystèmes.
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Parmi les divers penseurs qui ont contribué au développement du mouvement écologiste environnementaliste et d’histoire naturelle n’ont cessé d’évoluer au cours du temps, en citant à tour de rôle des savants tels que Carl von Linné, Georges-Louis Leclerc de Buffon, Jean-Baptiste de Lamarck et Charles Darwin, pour conclure que :« L’histoire naturelle aujourd’hui, c’est l’étude de la diversité du monde vivant et du monde minéral et de ses interactions avec l’homme. C’est comprendre comment cette diversité s’est construite et quelle est sa dynamique. » François Terrasson, professeur au Muséum, mais aussi Jean-Henri Fabre ou Alexander von Humboldt… où l’artiste, naturaliste, auteur et philosophe Robert Hainard.
Période marquée par une rupture. A une approche naturaliste traditionnelle de la protection de la nature défendue, notamment, par les associations de protection de la nature et les scientifiques, s’ajoute, dès la fin des années 1960…
…L’écologie environnementale est une théorie philosophique sur l’écologie.
Elle présente les problèmes écologiques comme découlant principalement de problèmes humains, notamment des différentes formes de hiérarchie et de domination, et cherche à les régler à travers le modèle d’une société adaptée au développement humain et à la biosphère. C’est une théorie de l’écologie politique radicale basée sur le communalisme, qui s’oppose au système capitaliste actuel de production et de consommation. Elle vise la mise en place d’une société morale, guidée par la raison.
Au carrefour des Sciences de la Terre, de la Vie, de l’Homme et de la Société, Écologie Environnementale développe le concept d’écologie globale, qui se définit aussi bien au sens de pluri- et d’interdisciplinarité que de biosphère globale. L’objectif de l’institut est de comprendre et de relier entre eux les processus écologiques aux multiples impacts du changement global, qu’ils soient liés au changement climatique ou aux activités humaines.
Par une recherche fondamentale d’excellence en écologie et environnement, incluant la biodiversité et les interactions hommes-milieux, CNRS Écologie & Environnement stimule les recherches et les études sur le fonctionnement et la dynamique des écosystèmes et des anthroposystèmes, à différentes échelles de temps (du très ancien à l’actuel) et d’espace (la biosphère).
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L’écologie est donc fondamentale car en protégeant l’environnement et la nature, elle permet de limiter les dégâts de la crise écologique et donc par extension de mieux protéger nos sociétés.
En effet, sans protection de l’environnement, la capacité des sociétés humaines à se développer et même à survivre pourrait être rapidement remise en cause. C’est ce qui pousse de plus en plus d’experts à considérer l’écologie comme une priorité politique de premier plan.
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Écologie, RSE et développement durable en entreprise
Longtemps marginalisés, les travaux de l’écologie scientifique, ainsi que leurs corollaires en termes d’écologie politique se développent de plus en plus et alimentent désormais de manière transversale la réflexion sur les transformations indispensables des modèles de développement à court, moyen et long terme.
C’est notamment le cas en matière de RS. Le volet Développement durable des stratégies de Responsabilité sociétale des entreprises se voit en effet impacté à tous les niveaux par la nécessité des choix à faire et des actions à mener, entre autres, pour une meilleure gestion des ressources énergétiques et une préservation plus rigoureuse et pérenne de l’environnement et de la biodiversité. En ce sens, la prise en compte par l’économie des critères de l’écologie passe peu à peu du domaine de la simple velléité à celui de la réalité tangible.
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Intégrer l’arbre dans vos projets de renaturation urbaine
Face au changement climatique et à l’urgence écologique, les villes doivent s’adapter et se végétaliser, afin de rester vivables pour tous.
Destiné en particulier aux collectivités, Sésame permet d’identifier les espèces les plus à même de produire les services attendus dans le cadre de projets d’aménagement ou de végétalisation.
Utilisé en amont ou en complément d’une expertise liée à un projet, Sésame a vocation à faire prendre conscience de l’importance des services écosystémiques que nous rendent les végétaux dans l’espace urbain.
Une démarche territorialisée adaptée au contexte climatique, écologique, culturel d’un territoire donné
Sésame est un outil construit par le Cerema, qui vise à faire connaitre :
👉 les services rendus par les arbres et arbustes dans l’espace urbain,
👉 les spécificités et les contraintes de chaque espèce ou variété,
👉 les méthodes respectueuses du végétal pour favoriser sa croissance et sa santé.
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Les enjeux de la protection de la biodiversité
La protection de la faune et de la flore constitue un enjeu crucial pour notre planète. Chaque espèce joue un rôle indispensable dans l’équilibre de nos écosystèmes. Avec la perte alarmante de biodiversité, il est urgent d’agir. Des solutions innovantes émergent, de la création de zones refuges à la mise en place d’initiatives de sensibilisation. Nous avons la responsabilité de préserver ce patrimoine naturel, car chaque geste compte. Ensemble, nous pouvons sauvegarder la richesse de notre environnement pour les générations futures.
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Chercher des solutions d’adaptation au changement global
La très haute complexité inhérente à ces champs de recherche requiert une démarche d’étude systémique fondée sur l’observation, l’expérimentation, la modélisation et l’archivage pour proposer des solutions.
Grâce à sa maturité conceptuelle et à ses capacités de prédiction croissantes, l’écologie permet de qualifier et quantifier ce que sera notre milieu de vie en fonction des contraintes, réelles ou fictives, qui lui seront imposées par les activités humaines et les modifications environnementales.
L’écologie est conçue pour aborder des problématiques multi-acteurs, multi-processus et multi-échelles. Elle constitue ainsi un mode de pensée d’une large portée, valable pour la compréhension et le pilotage de systèmes aussi variés qu’un espace agricole, un ensemble industriel ou une zone urbaine.
Éducation et sensibilisation
L’éducation joue un rôle clé dans la protection de la biodiversité. Informer le public sur l’importance de la faune et de la flore peut transformer les comportements. Des programmes éducatifs doivent être mis en place pour sensibiliser à l’identité des espèces et aux menaces qu’elles rencontrent. Ainsi, la société peut être inspirée à agir.
Agir ensemble contre le changement climatique
Le changement climatique exacerbe les pressions sur la biodiversité. Les communautés doivent collaborer pour mettre en œuvre des solutions durables. La réduction de la consommation d’énergie est une première étape importante. Des choix responsables, comme promouvoir les énergies renouvelables, peuvent atténuer l’impact de l’activité humaine sur l’environnement.
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Développer les conditions d’une recherche d’excellence
Pour créer les conditions favorables à l’innovation et à l’émergence de nouveaux champs de recherche, CNRS Écologie & Environnement développe, depuis sa création en 2009, des recherches originales au moyen de dispositifs dédiés. Ainsi de nouveaux domaines de recherche ont vu le jour, comme l’écologie de la santé, l’ADN environnemental, l’écologie chimique et les nouveaux modèles : où la biodiversité explore de nouveaux mécanismes biologiques et biochimiques.
Des dispositifs originaux et dédiés viennent en soutien, ainsi l’expérimentation sur les écosystèmes avec les Ėcotrons et les stations d’écologie expérimentales, l’observation de la co-évolution société-environnement avec les Observatoires Hommes-Milieux (OHM) ou le suivi, sur le long terme, des territoires avec les Zones Atelier (ZA) et leurs réseaux.
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Réfraction : une histoire sociale du Territoire (2/3)