Au « pot de départ » de François Bayrou
L’Assemblée nationale renverse le gouvernement de François Bayrou
Le gouvernement français est tombé ce lundi lors d’un vote à l’Assemblée nationale. Macron nommera un successeur à Bayrou «dans les prochains jours».
Au sein des Républicains, parti pourtant dans le gouvernement de François Bayrou, un peu plus d’une douzaine de députés a dit non au Premier ministre.
À Paris, Lyon, Marseille ou encore Rennes, des centaines de manifestants ont festoyé dans les rues après l’annonce de la chute du gouvernement.
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la génération 35-45ans très présente…
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Un résultat sans appel et une défiance massive. François Bayrou et son gouvernement ont lourdement chuté ce lundi 8 septembre sur le vote de confiance. 364 députés ont voté contre et seulement 194 pour. 15 députés se sont par ailleurs abstenus. Un résultat lourd pour le maire de Pau qui remettra sa démission à Emmanuel Macron mardi matin. Peu emballés par ce scrutin surprise, les Républicains ne voulaient pas apparaître comme donnant un blanc-seing au gouvernement auquel ils participent pourtant. C’est donc finalement l’option d’une liberté de vote qui a été actée par le groupe dans le week-end. Une liberté dont certains n’ont pas hésité à s’emparer puisque le résultat de ce lundi soir prend les airs d’un camouflet pour le Premier ministre mais aussi pour Bruno Retailleau qui plaidait en faveur de la confiance.
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« Il était temps ! » Lundi 8 septembre, des milliers de manifestants ont fêté la chute du gouvernement de François Bayrou devant les mairies de plusieurs villes en France.
De source de MCD, 200 mobilisations ont fédéré « 11 000 personnes ». « Les actions les plus significatives » ont été observées à Rennes (750 personnes), Lyon (500 personnes), Brest (400 personnes), Grenoble (250 personnes) et Le Havre (220 personnes) dans une ambiance « globalement festive », a-t-on ajouté de même source.
MCD a suivi cette mobilisation à Die, devant la mairie, où environ 120 personnes s’étaient réunies. À notre micro, des manifestants, dont de nombreux sympathisants ou militants, partagent leur joie de voir partir un Premier ministre, selon eux, « illégitime ». Les Meutes, chorale locale, pouvaient enchainé quelques chants de révolte….
« Des Sit-in » ont aussi été constatés à Rennes, Toulouse et Grenoble.
l’Élysée a semblé écarter ces deux possibilités de démission et dissolution dans un communiqué publié lundi soir. « Le Président de la République prend acte du résultat du vote des députés aux termes de l’article 49-1 de la Constitution. Il recevra demain le Premier Ministre François Bayrou pour accepter la démission de son gouvernement », explique la présidence française, avant d’ajouter qu’un nouveau Premier ministre sera nommé « dans les tout prochains jours ».
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MCD