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Journée du 18 septembre : au moins 10.000 manifestants en Drôme et Ardèche, deux fois plus que le 10 septembre

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A Aubenas, la mobilisation part du rond-point de Ponson. 

Lucas Nitzsche

 jeudi 18 septembre 2025

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Pour la première fois depuis les manifestations contre la réforme des retraites, l’intersyndicale s’unissait ce jeudi 18 septembre. Selon les préfectures de Drôme et d’Ardèche, plus de 10.000 personnes se sont mobilisées, soit deux fois plus que lors du mouvement du 10 septembre.

Une semaine après les manifestations « Bloquons tout », l’intersyndicale appelle les Français à descendre dans la rue. Pour la première fois depuis 2023, lors des mobilisations contre la réforme des retraites, les syndicats de la CFDT, CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU, SOLIDAIRES organisent un mouvement commun. L’intersyndicale demande notamment « l’abandon de la retraite à 64 ans, des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services publics, des mesures pour lutter contre la précarité, la justice fiscale…« .

L’essentiel

  • 7.300 manifestants se sont mobilisés dans la Drôme selon la préfecture, dont 5.250 à Valence
  • 3.200 participants ont été comptabilisés par la préfecture en Ardèche, dont 1.200 à Annonay
  • La gendarmerie de la Drôme comptabilisait 450 manifestants dans la matinée, entre Dieulefit, Crest et Die
  • Des rassemblements ont lieu dans une dizaine de villes en Drôme et en Ardèche, à Aubenas, Privas, Montélimar, Romans-sur-Isère
  • Six personnes ont été interpellées au total, trois pour détention de stupéfiants, deux pour visage masqué, un pour dégradation d’un panneau
  • Aucun trouble à l’ordre public n’a été constaté par les préfectures
  • 530 policiers et gendarmes sont mobilisés dans  la Drôme tout au long de la journée, une bonne partie des 600 gendarmes et 200 policiers sur le pont en Ardèche
  • La CGT Energie a organisé une action de blocage sur le site Enedis de Romans-sur-Isère
  • Les pharmaciens se mobilisent également aujourd’hui pour protester contre la baisse des remises sur les médicaments génériques. Ils sont rejoints par les kinésithérapeutes
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Des rassemblements à plusieurs endroits en Drôme et en Ardèche

Quatre manifestations sont programmées en Ardèche :

  • Privas : les manifestants étaient 750 au rassemblement organisé ce matin, selon la préfecture
  • Aubenas : 1 100 personnes se sont mobilisées (1.500 selon la CGT)
  • Annonay : le rendez-vous était fixé à la Gare Routière. 1.200 personnes étaient présentes
  • Le Cheylard : mobilisation à 14h30 devant la Mairie : 150 manifestants ont répondu à l’appel
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Quatre rassemblements ont également lieu dans la Drôme :

  • Valence : 5.250 personnes ont manifesté selon le comptage des renseignements généraux
  • Romans-sur-Isère : entre 250 et 280 manifestants se sont retrouvés dès 10h place Jean Jaurès, sous la Canopée, avant de se rendre jusqu’au rond-point de l’Europe
  • Montélimar : à 14h place du Théâtre, 1.110 personnes ont défilé dans les rues de la ville
  • Die/Crest/Dieulefit : les rendez-vous ont attiré 450 personnes selon la gendarmerie ( 300 à Die )
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Les manifestants ont défilé à Valence sous le soleil

Le cortège de Valence s’est formé à partir de 14 heures, avec en partie des manifestants qui avaient déjà défilé le matin à Romans-sur-Isère ou Crest. Interdits par la préfecture de parvis de la gare suite aux incidents du 10 septembre, ils ont cheminé sur un parcours en forme de petit « 8 ». À noter : trois interpellations pour détention de stupéfiants ont eu lieu en fin de cortège. Un homme a également été touché par un petit plomb, dont la provenance reste mystérieuse.

Les manifestants se réunissent à Valence avant de s'élancer sur le parcours.
Les manifestants se réunissent à Valence avant de s’élancer sur le parcours.
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Un cortège fourni à Aubenas

Les manifestants se sont donnés rendez-vous au rond-point de Ponson, à Aubenas, avant de cheminer vers celui de Millet. 1.100 à 1.500 personnes ont défilées (selon les sources).

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La manifestation à Aubenas a déambulé du rond-point de Ponson au rond-point de Millet à Aubenas.
La manifestation à Aubenas a déambulé du rond-point de Ponson au rond-point de Millet à Aubenas.
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Certains slogans sont scandés, d'autres dressés sur des pancartes.
Certains slogans sont scandés, d’autres dressés sur des pancartes.
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Une action sur le site Enedis de Romans-sur-Isère

Dès 6h30 ce matin, 70 membres de la CGT énergie ont bloqué le site opérationnel d’Enedis à Romans-sur-Isère. Aucun camion de réparation n’a pu sortir du site pour intervenir sur le Nord-Drôme le Nord-Ardèche. Les manifestants demandent la baisse de la TVA à 5% sur l’électricité pour diminuer la facture des usagers, et une hausse des salaires et primes pour les salariés du secteur de l’énergie.

70 membres de la CGT Energie bloquent le site Enedis de Romans-sur-Isère.
70 membres de la CGT Energie bloquent le site Enedis de Romans-sur-Isère.
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Des actions sporadiques

Quelques actions se sont déroulées en dehors des manifestations traditionnelles. Vers 7h15 ce matin, une poignée de voitures a fait le tour d’un rond-point à Alba-la-Romaine dans le Sud Ardèche pour ralentir le trafic. Une manifestation express a également eu lieu ce matin, sans blocage, devant le lycée Alain Borne à Montélimar. Les lycéens ont accepté de quitter les lieux après discussions avec les forces de l’ordre. Une opération de tractage s’est aussi déroulée devant la centrale nucléaire du Tricastin.

34 écoles fermées en Ardèche

Dans un communiqué, la préfecture a indiqué que « 34 écoles du premier degré sont fermées et un service minimum d’accueil est mis en place dans 96 écoles. Pour ce qui est du second degré, tous les collèges et lycées sont ouverts ».

Les pharmaciens aussi mobilisés

Les pharmacies drômois et ardéchois se sont mobilisés aussi, ils se sont réunis dès 9h devant la préfecture de la Drôme à Valence. Ils manifestent contre la baisse de leurs remises sur les médicaments génériques, qui provoque une baisse de leurs marges. Le cortège d’une centaine de manifestants a été rejoint par les kinésithérapeutes, avant de se diriger vers le siège de la CPAM de la Drôme. 80 à 85% des pharmacies de la Drôme et de l’Ardèche sont fermées aujourd’hui, selon l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO).

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Les manifestants se sont rendus devant le siège de la CPAM de la Drôme.
Les manifestants se sont rendus devant le siège de la CPAM de la Drôme.
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Drôme : 18 septembre : la surveillance par drone activée, des secteurs de Valence interdits de manifestation

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Après les débordements constatés le 10 septembre, la préfecture a décidé d'interdire toute manifestation sur le parvis de la gare de Valence-Ville. Archives photo/T.B.Après les débordements constatés le 10 septembre, la préfecture a décidé d’interdire toute manifestation sur le parvis de la gare de Valence-Ville.

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À l’occasion de la journée nationale d’actions prévue le jeudi 18 septembre dans le département, Marie-Aimée Gaspari, préfète de la Drôme, a décidé la mise en place d’un dispositif sécuritaire renforcé ainsi que des mesures spécifiques visant à garantir le bon déroulement des manifestations. 530 policiers et gendarmes seront ainsi mobilisés tout au long de la journée.

Compte-tenu des débordements constatés ( ? )  lors du mouvement du 10 septembre 2025 (envahissement des voies SNCF de la gare de Valence ville, blocages, jets de projectiles sur l’A7), la préfète de la Drôme a décidé d’interdire toute manifestation, le 18 septembre, sur les axes suivants à Valence : parvis de la gare de Valence-Ville, avenue du Tricastin à Valence, avenue Gambetta et à proximité du pont Frédéric Mistral.

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La surveillance par drone active à Crest, Die, Nyons, Valence et Saint-Vallier

Par ailleurs, plusieurs mesures administratives sont en vigueur pour prévenir tout trouble à l’ordre public, du mercredi 17 septembre à 18 heures au vendredi 19 septembre à 8 heures : le port et le transport, sans motif légitime, d’acide, de produits de recouvrement et de produits inflammables, chimiques et ou explosifs sont interdits ; de même que la détention, le port et transport de carburants sans motif légitime, interdits dans tout récipient transportable.

La consommation de boissons alcoolisées sur la voie publique est également interdite. Le port et le transport sans motif légitime d’armes, de munitions ou d’objets pouvant constituer une arme sont interdits tout comme la détention, le transport et l’utilisation d’artifices de divertissement et d’articles pyrotechniques.

Enfin, la préfète de la Drôme a pris deux arrêtés autorisant la captation, l’enregistrement et la transmission d’images au moyen de drones par la police nationale et la gendarmerie nationale.

La surveillance par drone sera active le jeudi 18 septembre, de 6 heures à 20 heures, sur certains secteurs des communes de Valence, Crest, Die, Nyons et Saint-Vallier et à proximité de certaines barrières de péages autoroutiers.

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A die à l’appel de la CGT, FO, CNT et du monde associatif : 300 personnes manifestent

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Le Dauphiné Libéré 
17 sept. 2025
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Drones de surveillance en France : ce qu’il faut savoir

Des drones utilisés par la police pour surveiller la population : c’est ce qu’autorise un article de la loi « Responsabilité pénale et sécurité intérieure », définitivement adoptée par le Parlement le 16 décembre. Le Conseil constitutionnel a été saisi. Pourquoi des députés, la Défenseure des droits et plusieurs associations dont la nôtre, s’inquiètent des menaces que font peser ces drones sur les droits humains ?

Le 20 janvier 2022, le Conseil constitutionnel a rendu sa décision : il valide l’utilisation des drones de surveillance par la police, mais pas pour la police municipale. Il censure aussi la procédure d’urgence qui permettait de déployer les drones sans autorisation préalable du préfet. Il précise une condition pour cette autorisation préfectorale : il faudra justifier que les drones sont le seul moyen d’atteindre les objectifs visés. Enfin, il spécifie que l’interdiction de la reconnaissance faciale doit être comprise comme l’interdiction de tout logiciel de reconnaissance faciale, qu’ils soient sur les dispositifs ou ailleurs. Ce dernier point est important pour garantir que la reconnaissance faciale, dont nous demandons l’interdiction, ne sera pas utilisée. Pour le reste, la liste des situations dans lesquels les drones de surveillance pourront être utilisés reste très large, et l’absence de contrôle préalable indépendant du pouvoir exécutif continue de faire peser un risque pour nos droits humains.

En mai 2021, le Conseil constitutionnel avait déjà interdit l’utilisation des drones dans la loi «Sécurité globale» car il n’y avait pas de garanties suffisantes sur le respect de la vie privée.

Cependant, les drones ont fait leur retour en France dans un nouveau projet de loi intitulé « Responsabilité pénale et sécurité intérieure ». Le 20 décembre, le Conseil constitutionnel a été saisi par des députés pour demander l’examen de l’article 8 sur les drones. Il a un mois pour donner sa réponse.

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Décryptage avec Anne-Sophie Simpere, notre chargée de plaidoyer sur le sujet.
Chargée de plaidoyer Libertés à Amnesty International France

Les drones de surveillance équipés de caméras menacent notre droit à la vie privée.

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Il y a déjà des caméras de surveillance partout, qu’est-ce qui va changer avec les drones ?

Les drones de surveillance sont très différents des caméras de surveillance fixes : ils sont extrêmement intrusifs, ils sont mobiles, peuvent se déplacer discrètement dans le ciel, suivre une personne, filmer une foule et même, incidemment, filmer l’intérieur d’un bâtiment par la fenêtre.

Il est très difficile d’informer les gens qu’ils vont être filmés par un drone, alors même que pour les caméras de surveillance fixes, le Conseil constitutionnel considère que le fait que le public ait connaissance de leur présence est une garantie importante pour la protection des droits.

Ce qui va changer avec les drones de surveillance, c’est que tout l’espace public sera susceptible d’être surveillé, y compris à votre insu.

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Une loi sur les drones, n’est-ce pas justement le moyen d’encadrer leur usage et de limiter les risques ?

L’article 8 adopté par les parlementaires est bien trop large et ne prévoit pas de garanties suffisantes sur le respect de la vie privée ou le droit de manifester. 

L’article 8 autorise le recours aux drones dans de très nombreux contextes : lieux où des délits sont susceptibles d’être commis, surveillance des frontières, prévention du terrorisme (qui peut, par nature, se produire partout), régulation des flux de transports, sécurité des rassemblements… Dans le cas des rassemblements, les manifestations sont également couvertes. Cela pose problème : le fait d’être filmé peut avoir un effet dissuasif réel sur les manifestants.

En France, des manifestants ont reçu des amendes abusives lors du confinement après avoir été reconnus sur des images de vidéo surveillance. Nous l’avons dénoncé dans notre rapport Arrêté pour avoir manifesté. Avec les drones, il sera bien plus difficile de ne pas être filmé, ce qui augmente le risque d’avoir des amendes et peut avoir un effet dissuasif sur le fait de participer à un rassemblement. Le comité des droits de l’homme des Nations Unies reconnait d’ailleurs que les technologies de surveillance peuvent porter atteinte à la vie privée et avoir un effet dissuasif.

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Est-ce que les drones pourront filmer nos domiciles ?

Si l’article 8 interdit la captation d’images dans les domiciles, il reconnait qu’ils peuvent être filmés accidentellement. Il recommande seulement d’interrompre l’enregistrement ou de ne pas garder les images plus de 48h. Cependant, rien n’interdit que les drones puissent filmer d’autres lieux privés, notamment les bureaux. 

La principale limite apportée par l’article 8, c’est que les drones ne peuvent être déployés que sur autorisation du préfet. C’est lui qui doit s’assurer que l’usage des drones est nécessaire et proportionné. Mais nous avons déjà constaté, par le passé, que plusieurs préfets ont fait un usage extensif de mesures attentatoires aux libertés ; ils ont pu autoriser très largement, et sans justification suffisante, l’instauration de « périmètres de protection » prévus dans la loi « Sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme » (SILT) ou prendre des décisions d’interdiction de manifester générales ou trop larges.

Au vu de ces pratiques, confier aux préfets le pouvoir d’autoriser les drones, sans contrôle préalable d’un organe indépendant du pouvoir exécutif, soulève des inquiétudes. D’autant plus que les autorisations qu’ils donnent sont renouvelables sans limite de temps. 

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J’ai déjà vu voler des drones au-dessus des manifestations avant ce projet de loi. C’était donc illégal ?

C’est vrai, des drones équipés de caméras ont déjà été utilisés par les forces de l’ordre dans le cadre de manifestations, ou pour le contrôle du confinement… mais oui, c’était illégal !

C’est ce qu’a rappelé le Conseil d’État en mai puis en décembre 2020 : il faut une loi pour encadrer ce type de surveillance, très intrusive. En l’absence d’une telle loi, le Conseil a ordonné aux autorités d’arrêter d’utiliser des drones. C’est pour cela que le gouvernement souhaitait faire voter une loi, pour pouvoir utiliser les drones de surveillance.

Problème : le cadre juridique proposé est beaucoup trop large, et ne permet pas de protéger les droits humains. Car les drones de surveillance équipés de caméras menacent notre droit à la vie privée. 

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Et quid de la reconnaissance faciale ?

Aujourd’hui, il est interdit d’analyser des images issues des drones par des logiciels de reconnaissance faciale. Cette interdiction vient d’une disposition de la loi Sécurité globale.

La loi « Responsabilité pénale et sécurité intérieure » prévoit, elle, que les drones ne pourront pas « comporter de traitements automatisés de reconnaissance faciale ». Concrètement, cela signifie que les drones eux-mêmes ne doivent pas comporter de logiciels de reconnaissance faciale. En revanche  cela ne garantit pas que les images qu’ils filment soient extraites et traitées, à posteriori, par des logiciels de reconnaissance faciale.

Notre position est claire à ce se sujet : nous demandons l’interdiction de la reconnaissance faciale à des fins d’identification . C’est une surveillance de masse, donc une violation forcément disproportionnée du droit à la vie privée.

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Agir

La reconnaissance faciale dans nos villes : c’est non !

Si cette technologie se généralise, nos villes risquent de devenir des cités de surveillance dignes d’un roman d’Orwell.

Notre demande est la suivante : l’interdiction mondiale des systèmes de reconnaissance faciale.

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