Un ministre israélien propose d’annexer la Cisjordanie en réponse aux reconnaissances d’un Etat palestinien L’Australie reconnaît aussi «l’Etat indépendant et souverain de Palestine». Le Royaume-Uni et le Canada reconnaissent l’Etat de Palestine
Le Royaume-Uni et le Canada reconnaissent l’Etat de Palestine à la veille du discours d’Emmanuel Macron à l’ONU. Notre suivi.
.
15.09.2025
Un ministre israélien propose d’annexer la Cisjordanie en réponse aux reconnaissances d’un Etat palestinien
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a affirmé dimanche que son pays devait annexer la Cisjordanie en réaction à la reconnaissance d’un Etat palestinien par l’Australie, le Canada et la Grande-Bretagne.
«La reconnaissance d’un État palestinien par des pays comme le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie (…) impose une réponse immédiate: l’annexion immédiate de la Judée-Samarie (nom employé par Israël pour désigner la Cisjordanie occupée, NDLR)», a-t-il affirmé dans un communiqué.
.
L’Australie reconnaît aussi «l’Etat indépendant et souverain de Palestine»
A son tour, l’Australie «reconnaît officiellement l’État indépendant et souverain de Palestine», a annoncé dimanche le premier ministre Anthony Albanese. «Ce faisant, l’Australie reconnaît les aspirations légitimes et de longue date du peuple de Palestine à un Etat qui lui soit propre», a-t-il expliqué dans un communiqué.
.
Le Royaume-Uni et le Canada reconnaissent l’Etat de Palestine
Le premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé dimanche la reconnaissance officielle par le Royaume-Uni de l’Etat de Palestine afin de «raviver l’espoir de paix et une solution à deux Etats» entre Israéliens et Palestiniens.
«Aujourd’hui, pour raviver l’espoir de paix et d’une solution à deux États, je déclare clairement en tant que premier ministre de ce grand pays, que le Royaume-Uni reconnaît officiellement l’État de Palestine», a annoncé Keir Starmer, dans une déclaration filmée publiée sur les réseaux sociaux.
Le Canada reconnaît aussi officiellement l’Etat de Palestine, a annoncé dimanche son premier ministre Mark Carney dans un communiqué, disant vouloir ainsi «préserver la possibilité d’une solution à deux Etats».
«Le Canada reconnaît l’Etat de Palestine et offre de travailler en partenariat afin de porter la promesse d’un avenir pacifique pour l’Etat de Palestine et l’Etat d’Israël. Le Canada inscrit cette mesure dans le cadre d’un effort international concerté visant à préserver la possibilité d’une solution à deux Etats», affirme-t-il.
Netanyahu affirme qu’un Etat palestinien mettrait en danger l’existence d’Israël
Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche que la création d’un Etat palestinien mettrait en danger l’existence d’Israël et promis de combattre les appels en ce sens devant l’Assemblée générale de l’ONU.
«Nous devrons (…) lutter à l’ONU et sur tous les autres terrains contre la propagande mensongère à notre encontre et contre les appels à la création d’un Etat palestinien qui mettrait en danger notre existence et constituerait une récompense absurde pour le terrorisme», a déclaré le Premier ministre israélien avant une réunion du Conseil des ministres. «La communauté internationale nous entendra à ce sujet dans les prochains jours», a-t-il ajouté.
Le pape Léon XIV exprime sa solidarité avec Gaza
Léon XIV a exprimé dimanche la solidarité de l’Eglise envers la population palestinienne de la «terre martyrisée» de Gaza. Le pape a déclaré qu’il n’y avait «pas d’avenir fondé sur la violence, l’exil forcé, la vengeance», à l’issue de la prière dominicale de l’Angelus place Saint-Pierre.
S’adressant aux représentants d’associations catholiques rassemblées place Saint-Pierre derrière une banderole «paix pour Gaza», Léon XIV a salué «les initiatives qui dans toute l’Église expriment la solidarité avec les frères et soeurs qui souffrent dans cette terre martyrisée» de Gaza.
.

«Je le répète: il n’y a pas d’avenir fondé sur la violence, l’exil forcé, la vengeance», a-t-il poursuivi. «Les peuples ont besoin de paix», a-t-il ajouté, sous les applaudissements des fidèles.
Israël a lancé mardi une offensive majeure sur Gaza-ville, avec l’objectif affiché d’y anéantir le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël a déclenché la guerre dans la bande de Gaza. Cette offensive meurtrière, largement décriée par la communauté internationale, a provoqué la fuite de centaines de milliers d’habitants vers le sud du territoire, déjà complètement dévasté par bientôt deux années de guerre.
Israël dit avoir tué un sniper du Hamas à Gaza, son frère dénonce «un mensonge»
L’armée israélienne a affirmé dimanche avoir tué un sniper du mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza, son frère, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, dénonçant un «mensonge».
Mohammed Abou Salmiya, directeur de l’hôpital al-Chifa, l’un des rares encore opérationnels dans le territoire palestinien, avait indiqué samedi à l’AFP que son frère et sa belle-sœur avaient été tués dans une frappe israélienne à Gaza-ville.
L’armée israélienne qui n’avait pas réagi dans l’immédiat, a indiqué dimanche avoir tué Majed Abou Salmiya, qu’elle a présenté comme un sniper du Hamas. L’armée «a frappé et éliminé Majed Abou Salmiya, un terroriste de la branche militaire du Hamas», a-t-elle indiqué dans un communiqué, ajoutant qu’il «opérait comme sniper pour le Hamas et se préparait à mener une attaque terroriste imminente contre des troupes de Tsahal dans la région de Gaza-ville».
.
«Calomnie»
Mohammed Abou Salmiya a rejeté ces accusations, affirmant que son frère souffrait de graves maladies et était malvoyant. «Ce que prétend l’occupation à propos de mon frère est un mensonge, une calomnie et une justification inacceptable pour cibler des civils par des frappes directes de missiles», a-t-il dit à l’AFP.
«Ils prétendent qu’il était sniper ? C’est une pure invention», a-t-il assuré, soulignant que son frère et sa famille avaient été déplacés à plusieurs reprises à Gaza depuis le début de la guerre en octobre 2023.
Mohammed Abou Salmiya se trouvait aux urgences de l’hôpital Al-Chifa samedi matin lorsque les corps de son frère et de sa belle-sœur y ont été apportés. «J’ai été choqué et anéanti en voyant les corps de mon frère et de son épouse», a-t-il confié à l’AFP.
L’armée israélienne a lancé mardi une offensive aérienne et terrestre d’envergure sur la ville de Gaza, dont le but affiché est d’anéantir le Hamas. Dimanche, au moins six personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes depuis l’aube, selon la Défense civile de Gaza qui avait fait état samedi de près de 90 morts à travers le territoire, pour la plupart à Gaza-Ville.
Des Israéliens endeuillés appellent à la reconnaissance d’un Etat palestinien
Après la mort de ses parents dans l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, Maoz Inon a rejeté la vengeance et choisi la voie de la réconciliation pour cicatriser ses blessures mais aussi celles de son pays.
Cet homme de 49 ans fait partie des milliers d’Israéliens appelant à la reconnaissance internationale d’un Etat palestinien, alors que plusieurs pays devraient formellement le reconnaître la semaine prochaine à l’Assemblée générale de l’ONU à New York.
Pour M. Inon, qui s’est engagé dans le mouvement pour la paix il y a environ 20 ans, la reconnaissance, le dialogue et le pardon dans les deux camps sont essentiels à un avenir sûr dans la région. «En nous vengeant de leur mort, nous ne les ramènerons pas à la vie. Et nous n’allons que renforcer le cycle de violence (…) et de vengeance dans lequel nous sommes piégés, pas seulement depuis le 7 octobre, mais depuis un siècle», estime-t-il. M. Inon ajoute qu’il n’a pas été surpris par l’attaque du mouvement islamiste Hamas, après des années d’»occupation, d’oppression et de murs entre nous et l’autre camp».
.
«Pas une punition»
«Je savais que cela allait nous exploser à la figure», confie-t-il à l’AFP à Tel-Aviv. Mais «je n’imaginais pas (…) que j’en payerais le prix». M. Inon, qui travaille dans le tourisme, est l’une des figures d’une initiative appelant à l’établissement d’un Etat palestinien.
.

Selon une enquête du Pew Research Centre, seulement 21% des adultes israéliens pensent qu’Israël et un Etat palestinien peuvent coexister en paix, soit le taux le plus bas depuis le début des ces sondages en 2013.
Une pétition intitulée «Non à la guerre – Oui à la reconnaissance» a recueilli plus de 8.500 signatures d’Israéliens, sur environ 10 millions d’habitants, et les organisateurs espèrent la soumettre avec 10’000 noms à l’Assemblée générale de l’ONU. «Reconnaître un Etat palestinien n’est pas une punition pour Israël, mais un pas vers un avenir plus sûr et meilleur, basé sur la reconnaissance mutuelle et la sécurité pour les deux peuples», affirme la pétition.
.
L’initiative a été lancée par le mouvement Zazim Community Action, qui a distribué des milliers de tracts et installé un panneau à Tel-Aviv dans le cadre de sa campagne. Pour Raluca Ganea, cofondatrice du mouvement, «le 8 octobre 2023, il était déjà clair que (…) nous avions deux options. Soit la destruction et l’anéantissement complets de l’autre camp, soit une solution à deux Etats».
La catastrophe humanitaire dans le territoire palestinien devrait dominer l’Assemblée générale qui commence lundi, près de deux ans après le début de l’offensive israélienne à Gaza en représailles à l’attaque du Hamas.
La réunion devrait voir la France, le Royaume-Uni, la Belgique, le Canada et l’Australie reconnaître un Etat palestinien. Pour Mme Ganea, ce serait un pas vers la fin de ce qu’elle appelle la «déshumanisation» des Palestiniens, en leur donnant le même «statut que les autres nations dans le monde».
.

Droit «pas négociable»
M. Inon souligne que la reconnaissance devrait être accompagnée de mesures concrètes pour garantir que l’Etat soit effectivement établi. «Toute personne agissant contre une solution à deux Etats (…) doit être sanctionnée», déclare-t-il, ajoutant que cela devrait inclure des politiciens, des responsables militaires ou de simples civils.
M. Inon propose aussi que des investissements de la communauté internationale accompagnent les sanctions. Son approche est partagée par Yonatan Zeigen, dont la mère, la militante pacifiste Vivian Silver, a été tuée au kibboutz Beeri le 7 octobre 2023. «Le seul avenir (…) viable ici est que les deux peuples partagent la terre», dit-il, insistant sur la nécessité que les Palestiniens obtiennent «leur droit fondamental (…) à l’autodétermination et la création d’un Etat». «Ce droit ne devrait pas être négociable, conditionnel ni soumis au calendrier israélien», selon lui.
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté tout Etat palestinien et des membres d’extrême droite de son gouvernement réclament une extension des colonies en Cisjordanie occupée. Mais les militants israéliens interrogés se disent confiants. «Il n’y a pas si longtemps, Français et Allemands n’auraient jamais pu imaginer faire partie d’une confédération», souligne M. Zeigen. «Je pense que la paix est aussi réaliste que la guerre».
L’armée israélienne annonce deux tirs depuis Gaza, un projectile intercepté
L’armée israélienne a annoncé dimanche que deux projectiles avaient été tirées depuis le nord de la bande de Gaza vers Israël, qui a intensifié ces dernières semaines ses opérations militaires dans la ville de Gaza.
«A la suite des sirènes d’alerte déclenchées il y a peu dans les zones de Lakhish et d’Ashdod, deux tirs en provenance du nord de la bande de Gaza ont été identifiés», a indiqué l’armée dans un communiqué.«Un projectile a été intercepté et l’autre est tombé dans une zone dégagée. (…) Aucun blessé n’est à déplorer.»
Les appels au boycott culturel d’Israël se multiplient
De plus en plus d’artistes, cinéastes, musiciens ou écrivains occidentaux ont récemment appelé à un boycott culturel d’Israël en raison de la guerre à Gaza.
Pétitions, appels au boycott, déprogrammations, annonces de non-participation au concours de l’Eurovision: dans un contexte de fortes tensions politiques internationales, des artistes tentent d’exercer une pression publique pour afficher leur soutien aux Palestiniens.
«Il ne fait absolument aucun doute dans mon esprit qu’à l’échelle mondiale, nous sommes à un point de bascule», déclare à l’AFP l’acteur britannique Khalid Abdalla («Les Cerfs-volants de Kaboul», «The Crown»), l’un des signataires d’une pétition appelant à un boycott des institutions cinématographiques israéliennes.
A l’initiative du groupe Film Workers for Palestine, la lettre ouverte a recueilli des milliers de signataires, dont Emma Stone, Joaquin Phoenix, ou Olivia Colman, qui se sont engagés à rompre leurs liens avec ces institutions qu’ils accusent d’être «impliquées dans le génocide».
Le monde ne doit pas être «intimidé» par Israël, dit Guterres
Le monde ne doit pas se laisser intimider par Israël et réduire son soutien aux Palestiniens, a déclaré vendredi le chef de l’ONU à l’AFP avant le sommet annuel de l’organisation où il plaidera pour un cessez-le-feu à Gaza mais aussi une action renforcée pour le climat.
«Il y a eu une progression constante des mesures du gouvernement israélien pour complètement détruire Gaza et mettre en place une annexion insidieuse de la Cisjordanie», a dénoncé Antonio Guterres.
.

Avec la reconnaissance de l’Etat palestinien prévu lundi lors d’un sommet à l’ONU par la France et plusieurs autres pays, des responsables israéliens ont ouvertement menacé Paris de représailles diplomatiques, mais aussi d’annexer la Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967.
Mais pour Antonio Guterres, quel que soit le «prétexte» utilisé par Israël pour sa politique dans les territoires palestiniens ou contre des capitales affichant leur soutien à un Etat palestinien, il s’agit en fait «d’une «action constante, étape par étape, mise en place par le gouvernement d’Israël pour ne pas permettre aux Palestiniens d’avoir un Etat». «Nous ne devons pas nous sentir intimidés par le risque de représailles, parce que, quoi que nous fassions, ces actions vont continuer».
.
«Il est important qu’ils (Israël) se sentent de plus en plus isolés pour pouvoir changer», a-t-il insisté. Pour lui, la solution à deux Etats, israélien et palestinien vivant côte à côte en paix et en sécurité, est la seule possible.
.
Les otages risquent le même sort qu’un pilote disparu, prévient le Hamas
La branche armée du Hamas a publié samedi des photos d’otages encore captifs dans la bande de Gaza, avertissant qu’ils risquaient le même sort que celui d’un pilote israélien porté disparu depuis 1986, en cas de poursuite de l’assaut lancé par Israël sur la ville de Gaza.
.

Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, 47 sont toujours retenues dans ce territoire, dont 25 considérées comme mortes par l’armée israélienne.
Les Brigades Ezzedine al-Qassam ont publié d’anciennes photos de 46 d’entre eux sur leur chaîne Telegram, chacune portant le nom de Ron Arad, un pilote de l’armée de l’air israélienne disparu depuis sa capture lors d’une mission au Liban en 1986, pendant la guerre civile libanaise.
Le Portugal reconnaîtra l’Etat de Palestine dimanche
Le Portugal va reconnaître officiellement l’Etat de Palestine dimanche, a annoncé vendredi soir son ministère des Affaires étrangères. «Le ministère des Affaires étrangères confirme que le Portugal reconnaîtra l’Etat de Palestine (…). La déclaration officielle de reconnaissance aura lieu dimanche 21 septembre», juste avant la 80e session de l’Assemblée générale de l’ONU, indique un communiqué publié sur le site du ministère.
Fin juillet déjà, Lisbonne avait annoncé son intention de reconnaître l’Etat de Palestine après de «multiples contacts» avec ses partenaires et compte tenu notamment de «l’évolution extrêmement préoccupante du conflit, tant sur le plan humanitaire que par les références répétées à une possible annexion de territoires palestiniens» de la part d’Israël, détaillait alors un communiqué du cabinet du Premier ministre.
Le Portugal ne sera pas seul puisqu’un sommet lundi à New York coprésidé par la France et l’Arabie saoudite, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, sera consacré à l’avenir de la solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte en paix et sécurité.
.
La Défense civile de Gaza dit que 450’000 Palestiniens ont fui Gaza-ville
La Défense civile de Gaza a dit à l’AFP vendredi que 450’000 Palestiniens avaient fui Gaza-ville vers le sud depuis la fin du mois d’août.
«Le nombre de citoyens déplacés de Gaza vers le sud a atteint 450’000 personnes depuis le début de l’opération militaire contre la ville de Gaza en août dernier», a déclaré Mohammed al-Moughayir, un responsable de cet organisme de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas.
L’armée israélienne, qui multiplie les appels à évacuer Gaza-ville, avait indiqué plus tôt à l’AFP qu’elle évaluait à «environ 480’000» le nombre de Palestiniens ayant quitté la ville depuis fin août.
Privé de visa, Abbas s’exprimera par vidéo au sommet de l’ONU
L’Assemblée générale de l’ONU a autorisé vendredi le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, privé de visa par les Etats-Unis, à participer par vidéo au sommet annuel de l’ONU la semaine prochaine à New York.
Les Etats-Unis ont refusé ou révoqué des visas à quelque 80 Palestiniens, dont celui de Mahmoud Abbas, qui prévoyaient de participer à cette grand-messe annuelle des Nations Unies, à l’occasion de laquelle plusieurs pays s’apprêtent à reconnaître un Etat palestinien.
.
L’armée israélienne dit qu’«environ 480’000» Palestiniens ont fui Gaza-ville
L’armée israélienne, qui multiplie les appels à évacuer Gaza-ville en prévision de bombardements et de combats accrus contre le Hamas, a dit vendredi évaluer à «environ 480’000» le nombre de Palestiniens ayant fui cette cité vers le sud depuis la fin du mois d’août.
«L’estimation est d’environ 480’000», a déclaré à l’AFP un porte-parole militaire en réponse à une question sur le nombre de personnes ayant fui la ville depuis la fin août, date à laquelle l’ONU y estimait la population à environ un million de personnes.
L’estimation des départs fournie par l’armée israélienne depuis plusieurs jours est jugée exagérée par le mouvement islamiste palestinien Hamas ou encore par la Défense civile de la bande de Gaza, qui opère sous son autorité.
Cinq villes suisses lancent un appel au Conseil fédéral
Les Villes de Genève, Lausanne, Bienne, Lucerne et St-Gall ont lancé vendredi 19 septembre un appel au Conseil fédéral. Alors que les États se réunissent pour l’Assemblée générale des Nations Unies, elles demandent au gouvernement «un engagement fort et immédiat afin de défendre sans ambiguïté le respect du droit international.»
En outre, les cinq villes demandent au Conseil fédéral de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour soutenir une solution à deux États et reconnaître l’État de Palestine.
Israël va utiliser «une force sans précédent» à Gaza-ville
L’armée israélienne a dit vendredi qu’elle allait utiliser «une force sans précédent» à Gaza-ville, dans le nord du territoire palestinien, où elle mène une offensive majeure, appelant la population à évacuer.
«Les forces israéliennes vont continuer leurs opérations avec une force sans précédent contre le Hamas et d’autres organisations terroristes», a affirmé sur X le porte-parole arabophone, le colonel Avichay Adraee, appelant la population à évacuer et «rejoindre les centaines de milliers de résidents qui ont évacué vers la zone humanitaire dans le sud» de la bande de Gaza ravagée par la guerre.
Des drapeaux palestiniens sur les mairies en France
Le ministère de l’Intérieur a demandé aux préfets de s’opposer à la pose de drapeaux palestiniens sur des mairies et autres édifices publics lundi, jour de reconnaissance par la France d’un Etat de Palestine, dans un télégramme consulté vendredi par l’AFP.
«Le principe de neutralité du service public interdit de tels pavoisements», indique la place Beauvau, demandant aux préfets «de déférer à la juridiction administrative» la décision des maires qui décideraient de pavoiser aux couleurs palestiniennes leur hôtel de ville.
Nouveau veto américain à l’ONU sur un cessez-le-feu à Gaza
Les États-Unis ont une nouvelle fois bloqué jeudi l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’un texte réclamant un cessez-le-feu et l’accès humanitaire à Gaza. Ce projet était porté par la majorité des membres qui ne renoncent pas malgré les vetos répétés.
Le projet, qui réclamait la fin des restrictions à l’aide humanitaire et exigeait «un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et permanent à Gaza», ainsi que la libération immédiate et inconditionnelle des otages, a recueilli 14 voix pour et une contre.
.

Reconnaître l’État palestinien est la «meilleure manière d’isoler le Hamas», dit Macron
Emmanuel Macron a défendu jeudi, dans une interview à une télévision israélienne, sa décision de reconnaître un Etat palestinien, assurant qu’il s’agit de «la meilleure manière d’isoler le Hamas» dans le cadre du plan porté par la France à l’ONU.
Interrogé par la chaîne 12, le président français a également reconnu qu’il avait voulu se rendre en Israël en amont de la réunion de la semaine prochaine à New York pour expliquer sa position, avant que les autorités israéliennes refusent sa venue. Il a ajouté vouloir continuer à «travailler» avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
.
15.09.2025 à suivre sur La Tribune de Genève