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Bonjour,

Vous avez participé à l’atelier sur la santé commune « Qu’est-ce qui compte en Biovallée ?« , proposé par l’université Claude-Bernard Lyon 1 et l’association Biovallée, le 6 mai dernier – ou vous avez manifesté votre intérêt pour ce travail.

Vous souhaitez savoir où en sont les chercheurs qui animent cette démarche, après cette première rencontre, et quelles sont les prochaines étapes ?

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Venez les écouter et les rencontrer à l’occasion de la conférence « La science au service de la transition » le mercredi 8 octobre 2025 de 14h à 16h à Vercheny. L’inscription est libre et gratuite. C’est par ici.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez en savoir plus.

Salutations,

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Yannick RÉGNIER
Directeur | Association Biovallée
Chef de projet | Territoire d’innovation Biovallée
Place Michel Paulus, 26400 Eurre
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Une équipe de chercheurs de l’université Lyon 1 s’est rapprochée de l’association Biovallée pour expérimenter différentes façons d’évaluer la santé commune dans la vallée de la Drôme. Les travaux sont en cours.

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Redéfinir les objectifs de progrès au 21e siècle

La « santé commune » sert à redéfinir les objectifs de progrès à diverses échelles d’organisation sociale, en tenant compte des données du 21e siècle : tensions sur les ressources, réchauffement climatique, effondrement du monde vivant. Elle intègre plusieurs types de santés en insistant sur leurs interdépendances :

  • la santé des individus : capacité à mener une vie conforme à ses aspirations, condition d’une émancipation souhaitée ;
  • la santé sociale : capacité à vivre ensemble, impliquant certaines formes d’équité et de justice, et aussi d’efficacité dans la production et l’allocation des biens et services ;
  • la santé environnementale : état des écosystèmes favorable à la vie sociale et individuelle des humains qui intègre les dimensions matérielles (services écosystémiques) et morales (respect des formes de vie non-humaines, individuelles et systémiques).

Les outils de la santé commune sont des représentations de territoires, sous formes d’indicateurs, de cartes, d’études d’interdépendances… Ces représentations sont faites pour être mises au service des projets et des récits façonnés par les acteurs et actrices de terrain.

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Apporter des éléments utiles au territoire pour agir

Le projet « Santé planétaire Lyon » (1) participe à la construction de ces récits, non pas en les écrivant – c’est une tâche impossible depuis l’extérieur -, mais en fournissant des éléments de connaissances situées et tournées vers l’action. Ces éléments seront transformés ensuite par le territoire de façon heureusement incontrôlée et imprévisible. La Biovallée réunit a priori des conditions uniques pour évaluer les trois types de santé :

  • Santé environnementale : un territoire riche en écosystèmes, engagé dans la transition écologique.
  • Santé sociale : une forte participation citoyenne et un modèle de développement basé sur l’équité et la solidarité.
  • Santé humaine : des infrastructures et initiatives locales favorisant le bien-être des individus.

Notre territoire offre un cadre concret pour mesurer les interdépendances entre ces trois niveaux, tester des indicateurs, et développer des outils reproductibles pour d’autres régions. Il est devenu, avec le soutien de l’association Biovallée, un territoire test pour le projet « Santé planétaire Lyon ».

La méthode des chercheurs impliqués a d’abord consisté à partir des modes de vie et préoccupations d’un groupe d’acteurs du territoire désireux de participer à l’avènement d’un avenir commun sain, juste, résilient, limitant et gérant les risques pour le territoire et le monde. A cette fin, un atelier intitulé « qu’est-ce qui compte en Biovallée ? » a été organisé le 6 mai 2025 sur l’Ecosite à Eurre.

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Concrètement, qu’attendre de ces travaux ?

Un document de restitution de ce premier atelier est en cours de rédaction. Il contient une description des éléments qui comptent pour les participants, qu’ils soient mesurables ou non ; des indicateurs et des cartes ; des exemples d’interdépendances entre les trois santés. Ces ingrédients peuvent alimenter le fil conducteur d’un récit sur la protection du vivant et la co-habitation entre les humains et leur milieu. Des indicateurs moins propices à la cartographie sont de plus proposés, comme l’ensemble des fleurs qui témoignent de la bonne santé des sols, du vivant, et des pratiques agro-écologiques. Un livret fabriqué sur le modèle « Botascopia » est adossé au rapport.

Et ensuite ? Les participantes et participants de l’atelier ont témoigné de leur attachement aux éléments du paysage et du milieu naturel de la vallée de la Drôme. Cela pousse les chercheurs sur deux pistes : creuser l’édition de livrets de reconnaissance de plantes pour la lecture du paysage ; organiser des ateliers de « fabrique de questions simples » pour favoriser les liens bilatéraux entre science et société.

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(1) « Santé planétaire Lyon » est soutenu par SHAPE-Med@Lyon [Structuring one Health Approach for Personalized Medicine in Lyon], projet lauréat du Programme d’investissement d’avenir 4 « ExcellencES » de France 2030, qui finance et met en réseau des acteurs de la santé sur le site de Lyon Saint-Étienne, dans un esprit de santé commune.

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Le mercredi 8 octobre, l’association Biovallée organise une conférence qui permettra de comprendre comment les enseignements fournis par les chercheurs peuvent aider les actrices, acteurs et décideurs locaux à agir pour la transition écologique du territoire.

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À l’association Biovallée, nous avons observé que la Biovallée générait une rare dynamique de coopération entre acteurs et chercheurs. Les uns nourrissent le travail des autres, pour faire progresser la transition sur le territoire.

Pour montrer ce que cette coopération pourrait changer, nous organisons une conférence grand public le 8 octobre à la fondation Ardouvin à Vercheny.

Un évènement, initiative du Pôle des savoirs de l’association Biovallée dont la mission principale est de capitaliser et transmettre les savoirs utiles à la transition.

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Au programme

Trois temps forts rythmeront les deux heures que durera la conférence :

👉 Le jumeau numérique de la rivière Drôme : Jan Polcher, Augustin Clédat (LMD – IPSL – CNRS) et William Dang (SMASH) nous présenteront le travail qui démarre sur le jumeau numérique de la rivière Drôme ; un outil pour connaître et gérer en commun la ressource en eau de notre territoire.

👉 La santé commune en Biovallée : des chercheurs de l’Université Lyon 1 viendront présenter leur travail sur la santé commune : sociale, environnementale et humaine. 3 santés dont les enjeux sont indissociables quand on dessine l’avenir d’un territoire.

👉 Le témoignage vivant de Sabine Girard, habitante de Saillans, chercheuse pour l’INRAE ; pour voir la science autrement.

Détails pratiques

📍 Où ? Fondation Ardouvin, Vercheny
📅 Quand ? Mercredi 8 octobre 2025
13h30 : accueil café
🎤 14h – 16h : conférence et interventions
🍪 16h : goûter convivial

👉 Je m’inscris

Comme pour nos précédents évènements, nous avons pensé cette conférence de manière à vous donner envie de revenir aux suivantes. Si nos sujets peuvent paraître complexes au premier abord, ils deviennent vite passionnants et nous soignons la forme pour rendre nos évènements les plus interactifs et conviviaux possibles.  Aussi, n’hésitez pas à arriver un peu en avance et à prévoir de traîner après l’évènement, nous aurons plaisir à manger un petit bout avec vous pour échanger nos impressions. Nous vous attendons nombreuses et nombreux le 8 octobre !

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