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Die : « Qui habite le Diois ? » par Ieva Snikersproge… jeudi 16 octobre à 20h30 au Cinéma Le Pestel….

Bonjour à toutes et à tous, 

Nous vous invitons à découvrir les rendez-vous proposés pour cette fin d’année 2025.

ATTENTION: la conférence du 16/10, initialement programmée salle Séverine Beaumier,

se tiendra au Cinéma le Pestel à Die afin de pouvoir accueillir plus de public .
Si vous souhaitez d’ores et déjà adhérer à notre association, n’hésitez pas à régler votre cotisation et /ou vos billets par virement (voir RIB en pj et les tarifs sur le programme), en attendant de pouvoir le faire prochainement par HelloAsso.

Nous souhaitons que vous serez nombreux à  partager ces moments.

L’équipe de l’UPDD

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Ieva Snikersproge

Chercheuse associée

Ieva Snikersproge a obtenu son doctorat à l’Institut de hautes études internationales et du développement à Genève. Elle y a notamment travaillé sur les alternatives au capitalisme dans la France d’aujourd’hui : la façon ordinaire dont ces alternatives sont imaginées, mises en pratique, vécues et éprouvées, permettant de révéler les évolutions du capitalisme actuel et l’imagination radicale qu’elles suscitent. Après son doctorat, elle a enseigné la sociologie de la mondialisation à l’Université de Lettonie et un séminaire sur l’avenir du travail à la Stockholm School of Economics à Riga. Ensuite, au sein du Laboratoire d’Anthropologie Politique de l’École des hautes études en sciences sociales de Paris, puis à l’Université de Barcelone, elle a mené un projet de recherche sur la diversité du mouvement moderne du retour à la terre et les tentatives de construction d’une économie post-croissance dans une zone rurale relativement isolée en France. Actuellement, à l’Université de Neuchâtel, elle mène un projet de recherche financé par le FNS sur la manière dont les alternatives écologiques affectent la division genrée du travail et dont les idéologies de genre affectent les alternatives écologiques.

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Ieva Snikersproge

Institut d’ethnologie
Rue St-Nicolas 4
2000 Neuchâtel

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Intérêts de recherche

  • anthropologie économique
  • l’économie capitaliste
  • théorie anthropologique de la valeur
  • le travail, l’écologie et les tentatives post-productivistes
  • les coopératives
  • les communs
  • les écovillages et les projets de cohabitat
  • les nouvelles paysanneries dans les vieux pays capitalistes
  • le mouvement de retour à la terre et son évolution dans le temps
  • les alternatives écologiques et la division du travail genrée
  • les économies de post-croissance
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Couverture de LIGNES_067
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Voyage dans la nébuleuse du retour à la terre

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Idées, le politique et la fin de la radicalité ?

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Pages 101 à 113

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Au lieu d’explorer la manière dont l’extrême droite gagne en popularité, cet article entend mettre en lumière la manière dont la pensée critique – historiquement associée à la gauche – ne parvient pas à inspirer un changement radical. Pour ce faire, j’aimerais inviter à explorer ce que j’appelle la nébuleuse du retour à la terre. Elle englobe diverses alternatives sociales et environnementales à la norme socio-économique dominante, telles que les monnaies complémentaires, les Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), les cantines populaires, les tiers-lieux comme les fablabs, les coopératives créant des produits écologiquement responsables, les chantiers participatifs dans la construction écologique, les cafés associatifs et les écovillages.
Bien que ces alternatives inspirent l’imagination radicale et que leur nombre augmente de jour en jour, elles sont interprétées de manière concurrente et comme incapables de proposer une alternative. Par exemple, manger des aliments biologiques est vanté comme une possibilité de protéger la nature en évitant les produits chimiques toxiques, de revaloriser le travail des paysans et de créer de l’emploi, car l’agriculture biologique nécessite plus de main-d’œuvre ; mais, dans le même temps, c’est accusé de n’être abordable qu’aux classes les plus aisées, soucieuses de leur bien-être personnel et d’en faire un signe de distinction sociale.De même, les écovillages et autres communautés intentionnelles, loués pour avoir conçu de nouveaux modes de vie réduisant considérablement l’empreinte écologique, pour avoir mis au point de nouvelles « basses » technologies telles que l’habitat passif et mis en place des outils de communication et de gouvernance internes ; mais auxquels on peut reprocher de constituer des groupes sociologiquement assez homogènes, issus majoritairement de la classe moyenne, entretenant des méthodes de communication non violentes, peu propices à l’expression de désaccords porteurs de projets politiques alternatifs…

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Date de mise en ligne : 09/02/2022

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https://doi.org/10.3917/lignes.067.0101

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