Le Festival des passeur·ses d’humanité, à l’intersection des luttes
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COOPÉRER C’EST RÉSISTER
Le festival des Passeur·ses d’Humanité est toujours un moment de bienveillance, d’échanges, de respiration.
Plus de 100 débats et spectacles vous attendent en plein cœur de la Vallée des Merveilles autour de la notion de Coopérer : coopérer plutôt que dominer, concurrencer et se diviser.
Au moment où le monde semble basculer vers de graves dangers, l’agressivité et les anxiétés, notre façon de résister et de sortir de la sidération, c’est de faire Festival. S’inspirer, chanter, danser, croiser créations et discussions pour façonner un monde ouvert. Alors que les savoirs, la culture, la liberté sont prises pour cible Outre-Atlantique et en Europe, nous privilégions le dialogue respectueux sur les grands enjeux posés à la vallée de la Roya comme à notre planète : ceux de la transition écologique, de la biodiversité, des inégalités sociales et discriminations, des migrations, du respect du droit international, de la liberté… Un festival qui ne creuse pas des tranchées et qui au contraire tisse des passerelles entre les mille et une façons de s’engager pour une espérance nouvelle. Oui un festival pour faciliter l’échange d’intelligences et de solutions. Un dialogue aussi entre traditions et ouverture au monde. Dialoguer, coopérer, c’est déjà résister aux poisons des haines et des divisions. Ce festival comme chaque année valorisera les beautés, les talents, les énergies, les projets de la vallée de la Roya.
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UN FESTIVAL TOUJOURS INOUBLIABLE ! Soyez les bienvenu·es pour vous y ressourcer.
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JACQUES PERREUX
Président des Ami·es de la Roya
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Dessin de notre ami Jean Louis Darrière. ( 1948 – 2023 )
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Cet évènement créé en 2018 par Les Ami·e·s de la Roya a honoré du 15 au 19 juillet pour son édition 2025, les dix ans de la lutte à la frontière franco-italienne pour les personnes exilées.
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« Cette année, c’était les dix ans de la lutte à la frontière franco-italienne pour les personnes exilées, les dix ans de toute la coopération et la solidarité qu’il y a eu », explique Léa Arson, qui gérait, pendant le Festival des passeur·ses d’humanité la Radio tout terrain. Le festival est né en 2018 à l’initiative de l’association Les Ami·e·s de la Roya, créée en soutien aux personnes de la vallée qui viennent en aide aux personnes exilées et qui sont confrontées à la répression et à des problèmes avec la police ou la justice. Alexandra Picheta, unique salariée de l’association, explique que « très vite, a émergé l’idée d’organiser un festival ».
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Les premières éditions étaient mal reçues
En partenariat avec plusieurs structures dont l’association Roya citoyenne, le festival s’est monté autour des enjeux de la vallée et notamment ceux migratoires, en proposant des conférences, des débats et des propositions artistiques. À l’approche des festivités, l’association embauche et recrute de nombreux bénévoles, comme Gilles Lejean. Pour lui, la manière dont l’évènement a été accueilli a évolué, « les premières éditions étaient mal reçues par les habitants de la vallée, ils ont pris peur mais, petit à petit, ils se sont rapprochés du festival ». Pour autant, « il y a toujours un peu de méfiance. Sur les quatre villages de la vallée, il y en a un qui ne veut plus en entendre parler », confie-t-il.
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Une édition autour du mot « coopérer »
La thématique 2025 du festival était autour de la notion « coopérer ». Au fur et à mesure des éditions, en coopérant avec les habitants, le festival a développé un ancrage fort dans la vallée. Les acteurs locaux participent à la programmation avec des spectacles, du théâtre, des concerts, etc. « Le festival cherche à créer des passerelles plutôt que de creuser des fossés », explique Alexandra Picheta. « On essaie d’insuffler et de soutenir ce qui sur place est de l’ordre de la justice sociale, de la solidarité, de l’égalité entre toutes et tous, ajoute-telle. On estime que si on réussit à se parler, il y a la possibilité que les choses et les points de vue bougent ». Le festival a élargi le champ des sujets abordés. En 2020, après la tempête Alex qui frappa la vallée et fit 18 morts, habitants avaient décidé de consacrer une plus grande partie de la programmation aux enjeux écologiques. Les luttes féministes, queers et décoloniales sont aussi mises en avant et « cette année, tous les dessins réalisés ont été mis en vente au profit d’organisations qui viennent en aide à la population de Gaza », raconte Alexandra Picheta.
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Retrait d’Emmaüs Roya
Si le festival a développé ses partenariats, cette année a été marquée par la fin de celui avec Emmaüs Roya, qui explique à travers un post Facebook, « que le festival a progressivement laissé de côté son objet originel. Le soutien aux personnes exilées coincées dans notre vallée et aux personnes militantes solidaires en Roya […]1 ». Une décision qui illustre les enjeux autour des stratégies de lutte, un sujet souvent abordé pendant les conférences du festival. « Ce qui ressort des échanges pendant le festival, c’est qu’on a besoin de plusieurs stratégies et en fonction des endroits où on se place, la radicalité va être d’une substance un peu différente, l’idée reste de parvenir à un objectif commun. »
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Alisa Posner (Transrural)
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Pour nous contacter
Vous pouvez nous envoyer un courrier ou nous téléphoner en vous adressant à :
ADIR
Agence de diffusion et d’information rurales
Rédaction & administration
18 rue Claude Tillier
75012 Paris
01 48 74 52 88
transrural /at/ globenet /point/ org
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1 – Post de Emmaüs Roya sur Facebook, le 30 mai 2025 à 15h39.
Quoi de neuf depuis 1993 ? Nous avons commencé à sélectionner, dans le Transrural n° 500,
une initiative par année de publication du magazine, pour faire le point aujourd’hui sur les enjeux d’hier.
La série se poursuit avec la 27e initiative, parue en 2021, dans le TRI n°488, avec le Festival des passeur·ses d'humanité.
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L’association et ses membres
Transrural initiatives est une revue bimestrielle d’information sur le monde rural. Elle est publiée depuis 1993 par l’ADIR (Agence de diffusion et d’information rurales), association d’édition de :

Réseau Civam
Le réseau des Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (Civam), ce sont plus de 200 associations qui défendent depuis plus d’un demi-siècle des enjeux tels que la préservation de l’environnement, l’offre d’aliments de qualité, l’élaboration d’un autre modèle énergétique, la promotion d’une agriculture durable, le maintien d’un monde rural facteur de cohésion sociale.
MRJC
Lieu de rencontres, d’échanges et vecteur d’intégration socio-économique, le Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC) propose aux jeunes de treize à trente ans, vivant à la campagne ou qui l’envisagent, de s’engager avec d’autres pour l’amélioration de leur environnement et de la société qui les entoure par l’action, la réflexion, la recherche de sens et la formation.


Cap rural
Le centre de ressources sur les pratiques et les métiers du développement local Cap rural a pour vocation de promouvoir le développement des territoires ruraux et périurbains d’Auvergne- Rhône-Alpes. Depuis 1996, Cap rural porte le projet d’espaces ruraux vivants aux fonctions diversifiées (productive, résidentielle, touristique et nature), mettant en œuvre de réelles dynamiques économiques, sociales et environnementales, dans le cadre de relations équitables avec les espaces urbains.
Réseau des Créfad
Le Réseau des Créfad est une coordination d’associations se reconnaissant dans des valeurs communes en référence au Manifeste de Peuple et Culture comme l’éducation populaire, la laïcité, la lutte contre les injustices ou encore l’entraînement mental. Ses membres travaillent l’accompagnement, l’habiter, la vitalité des territoires ruraux, de la jeunesse, de l’interculturel, le rapport à la lecture et à l’écriture. Ils œuvrent ensemble pour se renforcer, s’inspirer et se soutenir mutuellement, construire du neuf.


Relier
Le Réseau d’expérimentation et de liaison des initiatives en espace rural (Relier) considère qu’il est nécessaire de soutenir le développement d’autres activités à la campagne et qu’il est urgent de leur donner un sens : s’installer à la campagne, monter une entreprise rurale, c’est d’abord faire le choix d’un mode de vie. Depuis 1984, l’association d’éducation populaire Relier contribue à créer et animer des lieux d’échange et de mise en lien des personnes qui font ce choix.
Réneta
Le Réseau national des espaces-test agricoles (Réneta) a pour objet la promotion du test d’activité pour favoriser l’installation agricole. Il regroupe notamment des espaces-test en fonctionnement ou en projet qui se reconnaissent dans les valeurs de l’économie sociale et solidaire et de l’éducation populaire. Ils sont au service de porteurs de projets agri-ruraux respectueux de l’humain et de l’environnement et ancrés dans leur territoire.


Terre de liens
Assemblage inédit d’acteurs et actrices de la société civile, du monde agricole et de la finance solidaire, le mouvement Terre de liens tire son originalité de l’articulation entre un réseau associatif actif dans toute la France, une entreprise d’investissement solidaire et une fondation reconnue d’utilité publique.
Célavar Aura
Le Comité d’études et de liaison entre associations à vocation agricole et rurale (Célavar) d’Auvergne-Rhône-Alpes est une coordination d’associations intervenant dans le champ agricole et rural. Il organise le décloisonnement des pratiques et des acteurs et actrices de l’animation et du développement des territoires ruraux.

Fonctionnement de l’ADIR :
Cliquer sur la carte mentale pour la télécharger en PDF ou ici pour l’ouvrir en format interactif.