C’était aussi l’occasion pour moi de mettre en avant (certain-es de) celles et ceux qui mènent tous ces combats invisibles partout dans la Drôme : je me permets, suite à la demande populaire, de vous en envoyer les contacts et liens si vous souhaitez les rejoindre/les aider :
👉Chabeuil Aide et Partage qui a pour objectif d’apporter une aide matérielle et morale aux personnes en difficulté, sans distinction sociale, politique ou religieuse, principalement sur Chabeuil et les communes environnantes.
👉La Coop Lucette est une coopérative immobilière solidaire portée par l’association Passerelles à Dieulefit. Son but est d’acheter, de rénover et de gérer collectivement un bâtiment appelé « Maison Lucette » afin d’en faire un lieu d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement pour personnes en exil, mais aussi un espace d’activités sociales, culturelles et de rencontres dans l’esprit d’une vie collective chaleureuse et humaine.
👉Réseau Femmes à l’Abri 26 est une association qui accompagne et soutient des femmes en situation de précarité (victimes de violences, sans-abri, exilées…) et leurs enfants. L’association travaille entre autres à mettre en place des lieux d’hébergement dédiés, comme la Maison de la Colombine à Crest, un espace visant à accueillir des femmes isolées ou victimes de violences dans un cadre sûr et solidaire.
👉Dromolib est une agence locale de mobilité basée à Crest. Elle n’est pas un service de transport à proprement parler, mais une structure qui promeut, accompagne et facilite la transition vers des façons de se déplacer plus durables, ce qu’on appelle l’écomobilité.
👉Agricourt est une association basée à Eurre. Elle fédère agriculteurs, salariés et consommateurs au sein de sa gouvernance. Elle offre le chaînon manquant logistique pour permettre l’approvisionnement local et bio de la restauration collective (collèges, écoles, lycées, hôpitaux, structures médico-sociales…).
👉Noonsi Productions est une association culturelle et sociale active notamment dans les Baronnies Provençales, qui a pour but de promouvoir la culture en milieu rural, créer du lien social et soutenir des projets artistiques et citoyens, à travers des actions de productions et diffusion de spectacles.
👉Le Centre Social La Paz est une association à vocation sociale et d’éducation populaire, située à Saint-Jean-en-Royans. Elle intervient en milieu rural et son projet social se construit avec les habitants et partenaires pour répondre aux besoins locaux, de la petite enfance au grand âge, en passant par les services à la personne et la mobilité.
👉ANCRE est un acteur de l’économie sociale et solidaire basé à Saint-Paul-Trois-Châteaux. Elle existe depuis plus de 30 ans et œuvre principalement pour favoriser l’emploi, l’insertion professionnelle et le développement économique local.
👉Anne-Marie Lame est infirmière à domicile à Grignan. Elle intervient dans nos villages pour des visites à domicile qui ne sont pas qu’un acte médical, ce sont aussi parfois les seules interactions pour certains patients, dans un contexte réel d’isolement. Cette présence des infirmiers et infirmières et des personnels soignants n’est pourtant pas reconnue à sa juste valeur, alors que c’est un métier difficile, physique, avec des horaires atypiques.
Merci à elles et eux qui tiennent nos campagnes.
A vous toutes et tous, je vous souhaite une belle année 2026. Qu’elle vous soit douce, sereine, bienveillante et aimante. Qu’elle vous permette de prendre soin de vous, de vos proches, du monde entier autour de vous. Je vous souhaite, à chacune et à chacun, le bonheur, l’amour, l’amitié, l’espérance ! Merci infiniment pour ces si jolies années que vous faites passer à ma vie, pour chacune de vos actions qui font de notre Drôme une terre si accueillante, généreuse et belle.
Au soir de Noël, s’est éteint l’un des derniers maquisards, l’un des derniers résistants du Vercors, Daniel Huillier. Il y a des combats invisibles, que l’on mène avec le secret espoir qu’ils soient des graines. Son combat à l’époque, fut bien peu visible. Et pourtant, nous en héritons le plus beau projet politique qui soit, celui de la Liberté, de l’Égalité, de la Fraternité, un horizon émancipateur de joie et de construction qui nous permettra, au-delà des différences et des divisions, d’avoir pour Patrie le monde, et pour Nation l’humanité.
Et si vous voulez recevoir une carte de vœux chez vous, directement dans votre boîte aux lettres 📮, vous pouvez ajouter votre adresse ici, vous la recevrez sous peu 👉 https://forms.gle/inz6WnnXn9QgQGpZ6
Le combat de la semaine : (Toujours) mobilisée contre l’accord UE-Mercosur !
Cet accord met nos agriculteurs et agricultrices en concurrence directe avec des exploitations géantes, parfois grandes comme des villes entières, où les normes environnementales, sanitaires et sociales sont sans commune mesure avec celles que nous exigeons en Europe. C’est une concurrence déloyale organisée, au détriment de l’agriculture paysanne.
Si la France a voté contre aujourd’hui, ce n’est pas par conviction soudaine. C’est le résultat d’une mobilisation massive et durable des agriculteurs, des syndicats, des organisations de la société civile, des associations environnementales et des parlementaires. Mais ces hésitations répétées ont empêché de construire une minorité de blocage, et l’accord nous est désormais imposé.
Rien n’est pourtant joué. Cet accord peut encore être rejeté par le Parlement européen ou contesté juridiquement devant la Cour de justice de l’Union européenne.
Les luttes ont déjà permis d’imposer un refus, elles peuvent encore permettre d’empêcher ce mauvais accord. On continue !
Marie Pochon a déclaré :
“Le “non” d’Emmanuel Macron au traité UE-Mercosur vendredi dernier n’est que le signe d’une grande hypocrisie : pendant des années lui et la représentation française à l’Europe n’ont pas travaillé à la constitution d’une minorité de blocage, et le 8 novembre dernier, il se disait encore “plutôt positif” sur l’adoption de cet accord. Acculé par les mobilisations paysannes, politiques, parlementaires, citoyennes, associatives – son vote aura été forcé, cette fois-ci, en refus de cet énième accord de libre-échange. Cette fois-ci, car oui, c’est un modèle qui se dessine, et que nous condamnons : celui de la course à l’agrandissement et à la compétitivité de nos agriculteurs et agricultrices avec les fermes du monde entier ; celui de l’affaiblissement des normes – et protections – sanitaires, environnementales, sociales, par le nivellement par le bas ; celui d’une souveraineté alimentaire vue seulement comme notre capacité à exporter ; et non pas la capacité de nos producteurs à vivre dignement de leur travail, ou des Françaises et des Français à bien manger. Ce modèle, il se dessine dans ces accords de libre échange, mais également dans la LOA ou la loi Duplomb ; sans nul doute dans la “loi spéciale” qui s’en suivra. Par ailleurs, tout cela n’est que pure hypocrisie et opération de communication : seuls 8 décrets sur 25 ont été promulgués pour la LOA ; zéro sur 6 sur la loi Duplomb : faire semblant de s’agiter dans tous les sens avec l’appui du syndicat majoritaire, puis ne rien faire : cela semble être la matrice des gouvernements successifs. Une seule personne dans ce pays a le pouvoir de saisir la Cour de Justice de l’Union Européenne pour contrer cet accord, c’est le chef de l’État. Il a refusé de le faire, malgré le vote unanime de l’Assemblée nationale en ce sens – il doit en porter la responsabilité. Ce soir, j’ai donc voté la censure du Gouvernement.
Nous nous sommes toujours battus pour des prix rémunérateurs garantis, pour la relocalisation de notre alimentation, pour la transparence et la régulation des marges sur les produits alimentaires, pour la protection et le juste partage des terres agricoles et de l’eau. Nous continuerons, aux côtés des agriculteurs et agricultrices.
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Une semaine dans la Drôme
Cette semaine, je ne suis pas montée à Paris, puisque la séance reprenait seulement le 12 janvier. Mais j’ai eu grand plaisir à vous revoir toutes et tous !
Surtout, nous avons formulé des vœux de dialogue et d’engagement : de faire tomber ces murs qui parfois facturent nos villages pour maintenir ces échanges, ces lieux de rencontres, ces moments où tout le monde se retrouve peu importe les sous dans son compte en banque ou son métier, pour faire village, ensemble.
Avec ce même esprit, je me rendais dimanche 4 janvieraux vœux du maire Georges Deloche et de l’ensemble de l’équipe municipale de Peyrus📍, pour célébrer les réalisations passées, mais surtout l’avenir qui s’écrit ensemble juste en bas des falaises du Vercors.
Ce jeudij’avais l’honneur de participer à la pose de la première pierre du futur EHPAD de Crest📍Un EHPAD public, résolument tourné vers l’avenir : Avec 141 lits en chambres individuelles, des jardins, des terrasses à chaque étage, tout est pensé pour que les personnes accueillies ainsi que les personnels vivent et travaillent dans les meilleures conditions. Et cela compte tellement. Pour la dignité de toutes et tous. Pour le bien vieillir. Mais également pour l’attractivité des métiers du soin et de l’accompagnement.
Merci aux financeurs, ARS, Département, Etat, bravo à la ville et à l’hôpital de Crest pour ce beau projet et à toutes les équipes qui le rendent possible. Courage aux entreprises pour les mois de travaux qui s’annoncent, rendez-vous en 2027 pour l’inauguration, et un peu plus tard pour vieillir heureux dans le val de Drôme !
En fin de journée, je me rendais à Saillans📍 pour les vœux du maire François Brocard et de son équipe à la population : des voeux émouvants, et des aurevoirs de toute une population, à un maire et président d’intercommunalité qui laisse la main pour l’avenir de la jolie commune de Saillans !
Ce vendredi, je tenais ma permanence parlementaire hebdomadaire à Chabeuil 📍avant de me rendre au GAEC La Jersiaise des Combes à Châteaudouble 📍rencontrer Michel Bouy et les vétérinaires du cabinet Antikor.
Nous avons pu échanger sur la DNC et la FCO et plus globalement sur la gestion des zoonoses et épizooties qui sont de plus en plus présentes, du fait des changements climatiques notamment : vidéo à venir bien vite pour revenir sur ce modèle de cabinet coopératif exemplaire, dont a-on aura bien besoin à l’avenir sur nos territoires ruraux où l’on manque souvent de vétérinaires.
Je retournais ensuite à Chabeuil 📍pour rencontrer Hélène Salles, présidente de l’association Terres de Treilles, et son vice-président Serge Eynard.
Avec leurs adhérents, ils valorisent les cépages anciens en plantant des pieds de vignes sur la commune (dont la première cuvée sera bientôt prête à être dégustée !) et organisent un salon depuis plus de 10 ans permettant de mettre en valeur les cépages anciens et disparus, auxquels nombre sont ceux qui reviennent, à l’heure, là aussi, des changements climatiques qui menacent les cépages plus traditionnels.
Puis je rejoignais au Centre culturel de Chabeuil 📍le comité de Chabeuil de la FNACA pour leurs voeux et leur galette annuelle. C’était l’occasion d’échanger avec les membres qui forment l’un des comités les plus dynamiques de la Drôme. Bravo à eux pour leur engagement au service de la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.
Enfin, je me rendais à Eurre 📍pour les vœux de la commune et de son maire Jean Serret qui a décidé de ne pas repartir : là encore, un grand moment, puisque Jean est également président de la communauté de communes du Val de Drôme, et a tant œuvré pour notre territoire !
Ce samedi, j’étais à l’ouverture de l’Assemblée générale de l’Union Sportive Crestoise à Crest 📍. Une association qui joue un rôle essentiel dans cette ville et pour tout le Crestois depuis 60 ans en proposant de la gymnastique, du football, de la MMA, de l’athlétisme, de la boxe, du basket, du cyclisme, du handball, de la randonnée, du ski, de l’ultimate frisbee…
Ils offrent aux jeunes, et à toutes les générations, des possibilités d’engagement, d’épanouissement, de rencontres. Merci à eux pour pour ce travail de fédération et de soutien des associations sportives de Crest !
Je me rendais ensuite aux voeux de la municipalité d’Aouste-sur-Sye📍 dans une salle des fêtes remplie à ras bord d’habitant-es de tout le territoire, venus donner de la force à toutes celles et ceux qui s’engagent pour cette commune dans les pas de son ancien maire, venus faire commune, ensemble, honorer le passé et célébrer l’avenir.
Je me rendais ensuite à Puy-Saint-Martin📍où le maire Anthony Célérien et son équipe présentaient eux aussi leurs vœux aux habitantes et habitants : c’était un plaisir de toutes et tous les rencontrer.
L’après-midi, je rejoignais Nyons 📍 pour apporter mon soutien à l’association qui gère l’école de musique qui a malheureusement subi un cambriolage fin novembre avec 3000 euros de matériel volé. Les membres du CA, notamment la trésorière Hélène JUNGMANN et le président Jean-Paul MATAGNE, font un travail incroyable pour proposer un accès à la culture en ruralité: Ici, ce sont 12 salarié-es à gérer, plusieurs dizaines de familles accueillies, des interventions dans les écoles, une tarification progressive, pour démocratiser l’accès à la pratique d’un instrument. Grâce au soutien fort de la commune et du département notamment, l’association arrive à équilibrer son budget. Mais malgré tout, les cours restent à un tarif élevé liés aux frais de fonctionnement, les conditions d’accueil sont précaires avec des locaux qui nécessiteraient des améliorations notamment en terme d’accessibilité et de sécurité incendie, il n’est pas aisé de recruter des professeurs qui viennent souvent de loin, et le maintien de cette école dépend de l’engagement bénévoles de plusieurs parents sans qui rien ne serait possible. Les conditions d’accès à la pratique musicale restent très inégalitaires entre les villes qui disposent de conservatoires et les communes rurales dans lesquelles ce sont des associations qui disposent de moyens beaucoup plus restreints pour proposer un enseignement de qualité.
J’ai l’an passé interpellé la Ministre de la culture à ce sujet, pour davantage d’équité et de moyens pour les écoles de musique rurales. J’espère que les conditions d’accueil dans les locaux pourront évoluer afin d’en améliorer l’accessibilité de toutes et tous.
Je me rendais ensuite à Curnier📍 au café de village « Lou Cafetoun ». C’est il y a 5 ans que Raphaële Vuillemenot et son mari reprenaient « Lou Cafétoun ». Ce petit café, au cœur de ce village de 200 habitants dans les Baronnies, est bien plus qu’un café. C’est un lieu de rencontre, un espace social. Ouvert de 8h15 jusqu’au soir, sans interruption, Lou Cafétoun s’adapte à chaque saison. L’été, c’est le tourisme, les cyclistes et les randonneurs, en plus des villageois.
Mais tout le reste de l’année, ce sont des événements qui font vivre le territoire, des soirées karaoké, la raclette de noël, des repas pour des groupes… et puis pour les anciens, ou les personnes isolées, pour les habitants, c’est un refuge. Alors Raphaëlle se transforme en « sentinelle », avec toujours une oreille attentive à chacune et chacun. Bravo pour ce projet, merci à Raphaëlle et longue vie à Lou Cafétoun !
J’avais ensuite la joie de me rendre dans le magnifique petit village de Bellecombe-Tarendol 📍, pour les vœux du Maire. Merci aux 75 bellecomboises et bellecombois pour leur accueil et la délicieuse galette, au plaisir !
Enfin, j’ai terminé cette journée à Mollans-sur-Ouvèze📍 pour la Sainte-Barbe du centre de secours en présence du colonel Pradon, chef du groupement Sud de la Drôme. Merci au chef de centre l’adjudant-chef Pizzorno pour son invitation et à M. le maire Frédéric Roux pour son accueil, et que vivent, toujours, nos sapeurs pompiers !
Aidez les 4ème E du Collège Revesz Long de Crest à réaliser un bivouac dans le Vercors !
Je me permets de relayer ici un très beau projet porté par des élèves de 4ᵉ du collège Revesz Long de Crest. Investis dans leur scolarité et dans le sport, ces collégiens se lancent un défi collectif exigeant et profondément éducatif : parcourir 30 kilomètres de randonnée sur deux jours, à moins de 50 km de chez eux, en dormant sous tente.
L’objectif est de vivre une expérience loin des téléphones et du numérique, renforcer les liens humains entre élèves et avec les adultes qui les encadrent, apprendre à se dépasser physiquement, et découvrir des lieux naturels, souvent méconnus, pourtant tout proches de chez eux.