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Communiqué de presse Lyon le 12 février 2026,

La France sous influence étrangère ?

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Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, réclame le départ de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies pour les territoires palestiniens, sur la base d’une phrase qu’elle n’a pas prononcée. Le Mouvement pour une Alternative Non-violente dénonce cette atteinte à l’ONU, sous la pression d’un groupe de pression au service d’une puissance étrangère.

Alors que les institutions internationales sont bousculées par les gouvernements autoritaires, à commencer par celui des USA et celui de la Russie, la France, membre permanent du Conseil de sécurité, devrait continuer à renforcer ces organisations issues de la dernière grande guerre mondiale. L’ONU a été crée en 1945 pour construire la Paix, en permettant de trouver des issues diplomatiques aux conflits entre pays. La Cour Pénale Internationale est aussi attaquée alors qu’elle a émis des mandats d’arrêt envers Netanyahou et Vladimir Poutine.

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Au moment où Israël a entamé un véritable génocide envers les Palestiniens de Gaza, au moment où des colons armés attaquent les Palestiniens de Cisjordanie continuellement, pendant que des terres sont volés et des maisons détruites, au moment où Trump et Netanyahou engagent une colonisation de Gaza sous couvert de reconstruction économique, au moment où, malgré le cessez-le-feu, les aides humanitaire et médicale sont toujours empêchées, où 37 ONG, comme Médecins Sans Frontières, Handicap International, ou Oxfam, sont interdites d’aider les Palestiniens affamés et malades, la position de la France devient très ambiguë.

Interpellé par une poignée de députés visiblement plus enclins à soutenir la position d’une puissance étrangère, dans ce cas Israël, que les intérêts humanitaires et diplomatiques de la France, le gouvernement prend une décision scandaleuse sur la base de fausses déclarations !

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En demandant le départ de Francesca Albanese,qui n’a de cesse de rappeler le droit international vis à vis des Palestiniens, la France apporte une aide à la volonté du gouvernement israélien de détruire la Palestine et les Palestiniens, dans une colonisation qui n’a jamais cessé depuis 1948 et qui s’est amplifiée ces dernières années.

Le MAN demande un démenti du gouvernement sur cette demande de départ.

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La reconnaissance de l’État de Palestine par la France devrait commencer par dénoncer les dernières décisions d’Israël d’annexer complètement la Cisjordanie, plutôt que d’apporter une aide diplomatique à cette volonté d’extermination d’une culture, d’un peuple, d’un territoire déjà trop meurtri par la violence.

La France doit participer au renforcement de l’ONU et des instances internationales.

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Serge PERRIN, responsable légal

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Contact : Maeva Rougé : man@nonviolence.fr 06 18 91 78 47

MAN Lyon  : man.lyon@nonviolence.fr

1 Commentaire

  1. Medias Citoyens Diois

    Non content d’avoir attribué à Francesca Albanese une phrase qu’elle n’a pas dite, ni littéralement, ni en termes de contenu, ni de quelque façon que ce soit, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lors de son réquisitoire à l’assemblée nationale, a appuyé l’affabulation portée par la députée Caroline Yadan de la présence de Francesca Albanese au sein d’un panel prétendument composé d’un ministre iranien et d’un représentant du Hamas, lors du Forum Al Jazeera de Doha.

    C’est faux, et même 2 fois faux. Francesca Albanese n’éait pas présente physiquement au Forum Al Jazeera. Elle y a participé via un message vidéo qu’elle a envoyé. Quant au panel auquel a effectivement participé Francesca Albanese, il portait l’intitulé suivant : « Gaza After the War: Accountability, Justice and International Law » Les autres intervenants dans ce panel n’étaient autre que : Fatou Bensouda, ancienne procureure de la Cour pénale internationale; Tarek Chindeb, juriste libanais, spécialiste du droit international pénal et des droits humains; Ilias Bantekas, professeur de droit international et d’arbitrage.

    Ce panel était clairement structuré autour du droit international. Il s’agissait donc d’un panel composé d’experts en Droit international de haut niveau, non d’un débat médiatique généraliste façon CNews et, désormais, même, l’Assemblée nationale.

    Toutes ces informations de base sont aisément vérifiable en ligne. C’est dire à quel point de telles affabulations reposent et comptent sur la bêtise supposée de la population. Il est absolument aberrant que des autorités politiques au plus haut niveau rabaissent leur fonction en mentant effrontément, participent de la diffusion obstinée de fake news en vue de jeter le discrédit sur des personnalités publiques internationales assumant leur fonction et le sens de leur fonction.

    Misère de la politique, instrumentalisation éhontée des faits, médiocrité morale de cette classe dirigeante. Mépris pour la vérité à un point où la stupidité le dispute à une malhonetteté de bas-fond, d’escrocs et d’intriguants. L’anathème jeté sur Francesca Albanese mérite de retomber sur celles et ceux qui ont appelé, en France, à sa démission, s’appuyant sur des allégations intégralement mensongères, diffamantes, et, surtout, par delà leur violence, d’une extrême bêtise.
    José Lillo

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