« Les salles de cinéma art et essai sont particulièrement exposées aux choix des maires »
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Guillaume Bachy, Président de l’Association française des cinémas d’art et d’essai
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Un changement de politique municipale peut bouleverser leur fonctionnement, leur programmation, leur équilibre économique et le travail au long terme mené avec les publics et les acteurs culturels, alerte, dans une tribune, Guillaume Bachy, président de l’Association française des cinémas d’art et d’essai.
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20 février 2026
Nous sommes à quelques semaines d’un enjeu électoral crucial pour les salles de cinéma art et essai : les élections municipales des 15 et 22 mars.
Les 35 000 communes françaises appellent les citoyens à élire de nouvelles équipes municipales. A l’échelle locale, le maire et ses adjoints jouent un rôle déterminant dans la définition et la mise en œuvre de la politique culturelle : ses orientations, ses priorités et ses engagements influencent directement la vitalité culturelle des territoires.
Les salles de cinéma art et essai, lieux culturels de proximité par excellence, sont particulièrement exposées à ces choix. Un changement de politique municipale peut bouleverser leur fonctionnement, leur programmation, leur équilibre économique et le travail au long terme mené avec les publics et les acteurs culturels.
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Un acteur économique et social
Car un cinéma est un espace multiple, pluriel, vivant. Ouvert tous les jours, il constitue une porte d’accès à la diversité des formes artistiques, mais aussi sur l’autre et le monde, à travers une richesse de récits, de cultures et d’origines. La salle art et essai est un espace accueillant et convivial, propice aux échanges, rencontres et débats. C’est un lieu de transmission et d’éducation aux images pour les élèves de la maternelle au lycée, essentiel pour sortir de l’isolement des écrans individuels et apprendre à vivre ensemble une émotion partagée. Un endroit de sociabilisation qui fait se rencontrer des publics d’âges, d’origines sociales et d’horizons différents.
C’est aussi un acteur économique et social, créateur d’emplois, qu’il soit privé, public ou associatif, ainsi qu’un facteur de dynamisme et d’attractivité pour les villes. Et, plus largement, son engagement dépasse le seul champ culturel : il agit, aux côtés de nombreuses structures – établissements scolaires, associations, structures sanitaires et sociales –, au cœur même des dynamiques territoriales.
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C’est pourquoi, au nom des 1 250 cinémas art et essai réunis au sein de notre Association française des cinémas d’art et d’essai (Afcae), nous adressons un message clair aux candidats des élections municipales : soutenir les salles de cinéma de proximité, c’est investir durablement dans la vitalité culturelle, sociale et économique de votre commune. L’exception culturelle française se trouve aussi au sein de vos communes et c’est à vous qu’il reviendra la responsabilité de la défendre.
Cette responsabilité appelle à réaffirmer les conditions indispensables au bon fonctionnement des salles, leur action reposant sur un principe fondamental : une confiance partagée, garante de la liberté de programmation et d’action. Cette indépendance est le socle de l’engagement des cinémas et de leurs équipes, comme de tous les lieux culturels.
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Un espace essentiel de la démocratie
Elle permet de proposer des œuvres diverses, singulières, loin des logiques de standardisation. Elle garantit l’indépendance artistique face aux pressions économiques, médiatiques ou idéologiques. Elle préserve la capacité des salles à accompagner les films sur la durée, à favoriser les échanges, à faire émerger de nouveaux regards.
Respecter la liberté de programmation, c’est reconnaître l’expertise des équipes, leur connaissance fine des publics et du territoire. C’est affirmer que la culture ne peut être réduite à un outil de communication ou à une variable d’ajustement politique, mais qu’elle constitue un espace essentiel de la démocratie, dont la liberté de création et de diffusion artistique est garantie par la loi du 7 juillet 2016 (LCAP).
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En faisant le choix de défendre votre salle de cinéma, vous permettez un accès à la culture pour le plus grand nombre, dans une logique d’inclusion et de mixité sociale. Ce soutien peut prendre des formes multiples : aide au fonctionnement, accompagnement de projets de réhabilitation ou de construction, facilités de stationnement, amélioration de l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap, partenariats avec les équipements scolaires, éducatifs, sociaux et de loisirs du territoire…
A l’heure où les choix municipaux engagent durablement l’avenir des territoires, soutenir une salle de cinéma art et essai, c’est affirmer une vision singulière, inclusive, ouverte et profondément démocratique de la culture.
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Guillaume Bachy (Président de l’Association française des cinémas d’art et d’essai)
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Dans le projet « DIOIS EN AVANT avec Alain Maurice et Jean Jacques Weber, Votre prochaine équipe municipale », nous pouvons lire ces déclarations absurdes qui donne une idée de la méconnaissance du Diois, de l’inculture de cette liste et de la capacité de destruction de ce programme :
Texte authentique :
La délégation de service public (DSP) n’est plus adaptée à la gestion des équipements culturels de la ville. Désormais toute DSP impose une mise en concurrence tous les 3 ans au niveau national de structures privées pour choisir le gestionnaire de nos équipements. Une DSP n’est pas un simple outil technique. C’est un choix politique lourd, qui confie la gestion à un opérateur extérieur, fixe la politique culturelle par contrat.
A Die, la culture doit redevenir 100% publique. L’équipe Diois en avant propose donc que le cinéma et le théâtre soient gérés directement par la ville de Die et la communauté de communes via un nouvel outil juridique. En effet, une part significative de l’audience du cinéma et du théâtre est assurée par des spectateurs du Diois ne résidant pas à Die. Il n’est plus possible à la ville d’assumer seule la gestion de ces deux équipements qui rayonnent sur tout le territoire des 50 communes du Diois. C’est donc la mise en place d’un outil juridique public, ville-communauté de communes, que nous proposons pour la gestion publique du cinéma et du théâtre.