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Politique

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L’alternative municipaliste à l’épreuve des urnes

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Le Diois vu de haut

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À l’occasion des élections municipales, de nombreuses listes citoyennes et participatives souhaitent investir les mairies en s’affranchissant des partis politiques. Un mouvement qui trouve notamment son inspiration dans le municipalisme de Barcelone en commun, qui a vu des membres des mouvements sociaux gouverner la ville de 2015 à 2023. L’échelle locale peut-elle être celle de la transformation de nos démocraties ?

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En France, il est courant de ne voir dans les municipales qu’une simple répétition générale de la seule élection qui compterait réellement, l’élections présidentielle. Le scrutin local ne serait ainsi qu’une forme de « baromètre de l’humeur du pays », un moyen parmi d’autres de mesurer le rapport de force entre les différents partis politiques. Comme si savoir qui et comment seront gouvernées les près de 35 000 communes françaises ne constituait pas en enjeu politique en soi. Cette vision provient d’une réduction de la politique à une simple compétition pour le pouvoir au sein de l’arène nationale.

Une autre définition de la politique semble émerger des centaines de listes « participatives et citoyennes » (LCP) qui se présentent aux prochaines élections municipales. Ces candidatures formées par des citoyen.nes ordinaires, non-professionnel.les de la politique, visent à investir et transformer les mairies en promouvant la démocratie directe. Le renouvellement des formes de la démocratie commencera-t-il à l’échelle locale ? La résistance à la pente autoritaire globale du néofascisme peut-elle s’organiser à partir de l’espace local ? Enfin, le municipalisme peut-il constituer une alternative démocratique crédible, dans un contexte de défiance accrue envers les institutions représentatives ?

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L’alternative du municipalisme : le cas de Barcelone en commun

Si le concept de « municipalisme » a par le passé décrit de nombreux projets politiques d’autogouvernement local, il a récemment ressurgi dans le contexte des « mairies du changement » en Espagne. En 2015, on a en effet pu observer la création de nouvelles plateformes citoyennes, formées par des novices en politique, des membres des mouvements sociaux et des partis politiques de gauche. Créant la surprise, ces listes ont gagné les élections municipales dans de nombreuses villes espagnoles, notamment Madrid, Valence, La Corogne ou Barcelone. Dans la capitale catalane, la coalition Barcelone en commun a ainsi porté au pouvoir l’activiste pour le droit au logement Ada Colau, restée mairesse de Barcelone jusqu’en 2023.

Alors que l’expérience du municipalisme barcelonais inspire de nombreux projets citoyens, notamment en France, il est dorénavant possible de proposer un bilan de ce laboratoire politique qu’ont représenté les huit années de mandat de Barcelone en commun. Comment d’anciens squatteurs ont-ils dirigé la deuxième ville d’Espagne et leur pratique du pouvoir a-t-elle représenté un véritable renouveau démocratique ?

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Pour comprendre la singularité du municipalisme barcelonais, il est nécessaire d’en rappeler les origines mouvementistes. Dans un contexte de crise généralisée du logement en Espagne, qui a provoqué des centaines de milliers d’expulsions immobilières, cette transformation démocratique a avant tout été portée par des mobilisations sociales. Le mouvement des « Indigné.es » qui ont occupé les places publiques en 2011 et par la suite des mouvements sociaux de droit au logement comme la Plataforma de Afectadas por la Hipoteca (PAH) ont ainsi renouvelé les modalités classiques de la politique protestataire. C’est précisément de ce mouvement que proviennent la mairesse Ada Colau et une partie non négligeable des membres de Barcelone en commun.

Avant même les élections de 2015, le municipalisme fait donc le choix de s’organiser depuis ses bases, en coordonnant de nombreuses assemblées ouvertes dans les quartiers de Barcelone et en construisant son programme politique de manière délibérative et participative. Les partis politiques, comme par exemple Podemos, ne seront convoqués que dans un second temps et appelés à s’intégrer au sein de la nouvelle organisation citoyenne. Ce processus, appelé « confluence municipaliste », vise ainsi à dépasser la stratégie de simple coalition entre partis politiques, décrite comme une « soupe de sigles ».

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Une fois au pouvoir, l’aspiration démocratique des Indigné.es et des mouvements sociaux a en partie été prolongée par des politiques municipales novatrices, en particulier une conception écologique de l’espace public, la lutte contre le surtourisme et la gentrification, la remunicipalisation de services publics, la défense du droit au logement ou encore l’intégration d’une perspective féministe dans les politiques publiques. En démocratisant les relations au sein des équipes municipales et en créant de nouveaux services municipaux, le municipalisme a également su altérer durablement la rationalité administrative de l’État à l’échelle locale.

Pourtant, tirer les leçons du municipalisme barcelonais implique de comprendre les limites de cette expérience de transformation. Tout d’abord, l’État central ou régional, les lobbies privés et l’opposition des autres partis politiques au conseil municipal ont limité l’autonomie de la mairie dans ses prises de décision. Une série de politiques portées par Barcelone en commun n’ont pas pu être adoptées du fait de ses limites externes, comme la régulation des loyers, la remunicipalisation du service d’eau de la ville, ou la création d’un statut de dentiste municipal.

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Mais les principaux obstacles du municipalisme sont internes à l’exercice du pouvoir. Ainsi la structure hiérarchique et souveraine de la municipalité semble imperméable à tout changement radical. Les formes de prise de décision démocratiques des mouvements sociaux restent difficiles à traduire au sein de l’administration publique, dont le fonctionnement repose sur un rapport de commandement et d’obéissance et sur un savoir spécialisé bureaucratique. Les tentatives d’altération de l’habitus administratif ont parfois produit chez les fonctionnaires une opposition ou une lenteur à adopter certaines mesures politiques, comme par exemple les amendes aux entités bancaires détenant des logements vacants. Enfin, l’expérience municipaliste a souffert d’une croissante intégration de l’organisation de Barcelone en commun dans le cadre de la politique représentative, voire d’une certaine re-professionnalisation de la politique mouvementiste originellement portée par le municipalisme.

Malgré ces limites, tirer des enseignements du laboratoire municipaliste implique de dépasser le bilan strictement gouvernemental de cette expérience, qui a également représenté une tentative de réarticuler les institutions publiques et leur dehors. Les nouvelles synergies conflictuelles entre les institutions municipales et les organisations protestataires ont ainsi permis à ces dernières d’intervenir directement dans la législation locale et la construction de l’espace urbain.

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Ces alliances ont notamment permis d’adopter la « motion du 30 % », une proposition émise par les mouvements sociaux pour intégrer 30 % de logements sociaux dans toutes les nouvelles constructions ou rénovations immobilières. Au-delà du cas du logement, la construction d’un nouveau centre de santé dans le quartier populaire du Raval – contre la volonté d’une fondation privée d’art contemporain qui voulait loger sa collection dans le bâtiment – a également été permise par une complémentarité entre la lutte d’une plateforme sociale hors des institutions et la lutte des municipalistes en leur sein.

L’horizon politique du municipalisme ne se limite pas à une vision purement électorale, puisqu’il consiste à autoriser, depuis les institutions, les pratiques démocratiques qui s’en situent en dehors. Il ne s’agit donc pas uniquement de renouveler le personnel de la politique professionnelle en mandatant des représentant.es qui seraient plus vertueux que leurs prédécesseurs. L’enjeu est de remettre en cause la dissociation entre représentant.es et représenté.es, en permettant à ces derniers de prendre part directement aux décisions qui les concernent et à la direction des affaires communes.

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Après deux mandats à la tête de la capitale catalane, Ada Colau perd les élections de 2023. Son ancien allié, le socialiste Jaume Collboni devient alors le nouveau maire de Barcelone. Si la nouvelle équipe remet actuellement en cause certaines des mesures phares du municipalisme, l’héritage de ce projet dépend plus que jamais de la capacité des mouvements sociaux à le défendre. Mais au-delà même de Barcelone et de l’Espagne, le municipalisme est apparu comme une véritable alternative démocratique, capable non seulement de redonner espoir aux citoyen.nes, mais également de leur redonner le pouvoir. Alors que les projets municipalistes se multiplient, en Europe et dans le monde, comment la France s’insère-t-elle dans cette dynamique et sommes-nous en train d’assister, à la faveur des élections municipales de mars 2026, à l’émergence d’un mouvement municipaliste en France ?

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Vers un « municipalisme à la française » ?

Pour le comprendre, il est tout d’abord nécessaire de souligner l’ampleur de la crise démocratique dans notre pays. En effet, selon un récent sondage Ipsos, 81 % des Français.es considèrent que le système démocratique fonctionne mal en France et que leurs idées ne sont pas bien représentées, et 87 % jugent que les hommes et les femmes politiques agissent principalement pour leur intérêt personnel. Seuls les maires semblent échapper à cette défiance généralisée, puisque 68 % des Français.es leur font encore confiance, contre seulement 10 % pour les partis politiques.

Au-delà même des chiffres et des sondages, on constate une certaine fatigue démocratique, conséquence de la multiplication de mouvements sociaux massifs qui n’ont pratiquement pas eu d’effets sur les institutions publiques. Des gilets jaunes aux grandes manifestations syndicales contre les retraites, des mobilisations contre les grands projets inutiles aux mouvements écologiques, le fossé séparant les citoyen.nes et leurs représentant.es semble s’être creusé au cours des dernières années. Les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron viendraient ainsi confirmer une forme de « dé-démocratisation de la démocratie[1] » portée par le néolibéralisme.

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C’est dans ce contexte qu’ont surgi de nouveaux projets démocratiques à l’échelle locale. Dès les élections municipales de 2014 apparaissent les premières candidatures citoyennes en France, notamment l’expérience de Saillans, qui fait office de pionnière et inspirera de nombreuses listes. Ce petit village de la Drôme a ainsi vu l’arrivée au pouvoir en 2014 de « Autrement pour Saillans, tous ensemble ! ». Cette liste issue d’une élection « sans candidat » et dont le maire a été tiré au sort, provenait d’une lutte locale contre l’implantation d’un supermarché menaçant les commerces locaux. Il s’agissait donc de renforcer la démocratie locale et la participation, en impliquant directement les habitants dans les décisions du village.

Si cette expérience très médiatisée s’est achevée en 2020 avec la défaite de la liste citoyenne, elle inspirera de nombreuses autres candidatures participatives. Selon la coopérative Fréquence Commune, qui vise à les coordonner à l’échelle nationale, près de 400 listes participatives se présentent aux élections municipales de 2020, parmi lesquelles soixante-six les ont remportées. Dans un récent rapport intitulé « Prendre le pouvoir pour le partager », Fréquence Commune propose un premier bilan de ces expériences citoyennes.

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Il s’agit notamment de revenir sur leur volonté de mettre en place un « partage du pouvoir au sein de l’équipe municipale », de « redonner du pouvoir de décision à leurs habitant·es afin qu’elles et ils puissent « participer activement aux décisions qui les concernent directement et non pas seulement élire des représentant·es pour décider à leur place » ou encore des efforts pour « féministiser la politique » afin de « dépatriarcaliser le pouvoir pour mieux le partager ». La publication revient également sur de nombreuses politiques concrètes des mairies gouvernées par des LCP, comme la création d’une assemblée citoyenne et populaire à Poitiers ; la municipalisation de terres agricoles pour fournir en alimentation saine les cantines scolaires de la commune d’Auray dans le Morbihan ; ou encore le processus participatif pour repenser l’usage d’un ancien centre de vacances à Pennes dans l’Aveyron.

Début février 2026, Fréquence Commune dénombre près de 600 listes participatives pour les élections municipales de mars, ce qui représente une augmentation vis-à-vis de 2020. Ces LCP représentent-elles alors une forme de « municipalisme à la française », pour reprendre une formulation de la coopérative ? Après avoir mis en garde contre toute identification hâtive de ces LCP aux paradigmes du municipalisme ou du communalisme, le politologue Guillaume Gourgues en propose quatre critères : « Les listes sont “participatives” en ce qu’elles s’appuient sur une déprofessionnalisation du recrutement politique, qu’elles prônent l’élaboration collective du programme, qu’elles tentent de démocratiser la composition finale de la liste et promettent un renforcement de la démocratie participative[2]. »

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Pourtant, il est nécessaire de souligner la très grande hétérogénéité qui se cache derrière ces listes participatives françaises, allant d’une stratégie d’effacement de l’affiliation partisane à de rares projets plus radicaux se réclamant du communalisme. Malgré l’existence de projets s’inspirant plus directement de Barcelone, le positionnement politique et le vocabulaire des LCP se détournent souvent explicitement du municipalisme. Ainsi, en 2020, seule une liste des 112 ayant participé à une enquête se revendique « municipaliste », car « le thème municipaliste peut effrayer certaines listes, notamment dans de petites villes, du fait de sa radicalité apparente (anticapitaliste, féministe, écologiste) ».

De fait, plusieurs points de divergence existent entre les listes citoyennes françaises et le projet municipaliste de Barcelone. Dans la deuxième ville d’Espagne, le féminisme, l’écologie et la lutte contre la spéculation étaient au cœur d’un programme qui assumait sa politisation et son ancrage dans la gauche radicale. Un second point concerne le rapport aux partis politiques. En effet, il nous semble qu’au sein des LCP la composante mouvementiste a parfois été dominée voire marginalisée par les partis. Le cas des élections municipales de 2020 à Marseille est à ce titre révélateur : le mouvement citoyen du Pacte démocratique, très enraciné territorialement et socialement, n’a finalement pas participé à la coalition de partis de gauche Printemps marseillais, qui est restée relativement imperméable aux pratiques des mouvements sociaux.

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Si les LCP sont plus nombreuses en 2026 que six ans auparavant, il semble que dans certaines métropoles le rapport de force soit plus favorable aux partis. Des projets citoyens emblématiques comme Nous Sommes à Montpellier ou l’Archipel Citoyen à Toulouse ne présenteront pas de listes propres cette année, leurs membres ayant généralement rejoint des listes de gauche comme celle du Parti socialiste ou de La France insoumise. Alors qu’en Espagne les partis se sont souvent dissous au sein des confluences citoyennes, il s’agirait plutôt ici du phénomène inverse, à savoir une intégration des initiatives citoyennes au sein de candidatures de partis.

Enfin, selon Elisabeth Dau, qui les a également suivies, une des caractéristiques des listes participatives françaises a été leur « attention pour la dimension procédurale de la démarche », ce qui a eu pour conséquence que « la dimension méthodologique a été envisagée comme une promesse politique en elle-même ». Il s’agirait donc, parfois au détriment d’une prise de position idéologique, de multiplier les méthodologies innovantes, comme les élections sans candidats ou les tirages au sort. Si à Barcelone cette dimension de la démocratie participative a également été présente, elle est loin d’avoir constitué une promesse démocratique en soi.

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En effet, le renouvellement des relations entre institutions publiques et organisations protestataires à Barcelone dépasse le cadre de dispositifs participatifs fondés sur une concertation apaisée. Ces nouvelles synergies conflictuelles articuleraient plutôt deux stratégies qui ont souvent été complémentaires. D’une part, les relations informelles entre anciens camarades de lutte permettent de maintenir une communauté de vues et des objectifs politiques partagés. D’autre part, les mouvements sociaux doivent être capables de se mobiliser, même contre la mairie, en exerçant une pression depuis l’extérieur des institutions. Il ne s’agit pas uniquement – ou pas principalement – de mettre en place des budgets participatifs, des jurys citoyens ou des concertations avec les habitants. L’objectif serait plutôt d’instaurer un équilibre instable avec les mouvements sociaux et les citoyen.nes non élu.es, entre tensions conflictuelles et synergies informelles.

Au-delà même du cas de Barcelone, il nous semble que la capacité de perturbation démocratique du municipalisme ne peut résider uniquement dans une conception strictement procédurale de la politique. À se concentrer sur le caractère démocratique ou au contraire cosmétique des procédures, on manquerait ainsi un des aspects fondamentaux du municipalisme, lié à l’existence avant-même les élections d’une culture politique de démocratie non-représentative et de formes démocratiques d’auto-organisation, qui peuvent être renforcées ou affaiblies par l’assaut institutionnel.

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Dans un ouvrage récent[3], nous appelons ainsi de nos vœux une stratégie de « municipalisme social ». Un tel projet ne se limiterait pas uniquement à un pari électoral, mais viserait plus largement à transformer les institutions publiques afin de renforcer ces institutions populaires d’autogouvernement. Cette dimension sociale du municipalisme nous semble ainsi relever, au-delà et en complément de la démocratie participative, d’une forme de démocratie « mouvementiste », au double sens d’une démocratie fondée sur l’activité instituante des mouvements sociaux et d’une démocratie mise en mouvement au-delà de ses modalités déjà instituées. C’est tout l’enjeu d’un mouvement municipaliste français naissant et qui cherche encore sa voie.

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NDLR – David Hamou a publié récemment De la rue à la mairie. Une sociologie du municipalisme aux éditions de la MSH.

David Hamou, Sociologue, Chercheur postdoctoral à l’Université de Brasilia

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Notes

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[1] Wendy Brown, Défaire le dèmos : le néolibéralisme, une révolution furtive, Éditions Amsterdam, 2018.

[2] Myriam Bachir, Guillaume Gourgues, Rémi Lefebvre et Jessica Sainty, Des citoyens à la conquête des villes: les listes citoyennes et participatives lors des élections municipales de 2020, CNRS Éditions, 2023.

[3] David Hamou, De la rue à la mairie. Une sociologie du municipalisme, Éditions de la MSH, 2026.

 

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