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État de conservation des espèces migratrices : la situation reste alarmante

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État de conservation des espèces migratrices : la situation reste alarmante
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Une espèce migratrice sur quatre (24 %) est menacée d’extinction et la moitié (49 %) voient leur population décroître. C’est le constat qui ressort d’un rapport (1) intermédiaire réalisé en amont de la COP 15 sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, qui se tiendra du 23 au 29 mars à Campo Verde au Brésil.

Ce rapport actualise le rapport de référence « État des espèces migratrices dans le monde », publié en 2024, à l’occasion de la COP 14, qui constituait la première évaluation exhaustive des espèces migratrices. Depuis cette date, certains progrès ont été réalisés : l’identification et la protection des habitats importants et des corridors migratoires, l’amélioration de la cartographie des voies migratoires, le rétablissement de certaines espèces, ou l’amélioration de la situation pour sept d’entre elles (2) .

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Malgré ces succès, l’alarme continue de sonner. Un nombre encore important d’espèces continue de subir des pressions croissantes tout au long de leurs routes migratoires. À titre d’exemple, vingt-six espèces inscrites sur la liste du CMS sont passées à des catégories de risque d’extinction plus élevées. Parmi ces vingt-six espèces, dix-neuf sont désormais classées comme « en danger critique d’extinction », « en danger » ou « vulnérables ». Ce déclin croissant peut aussi être expliqué par l’intégration de données supplémentaires sur les tendances à long terme dans les évaluations de la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), plutôt qu’une diminution brutale au cours de la période écoulée depuis la COP 14.

Le rapport souligne la nécessité d’agir pour améliorer le statut de toutes les espèces migratrices inscrites à la Convention, mais plus particulièrement celui des espèces inscrites à l’Annexe I, qui répertorie les espèces migratrices menacées d’extinction sur l’ensemble ou une partie importante de leur aire de répartition. Une initiative mondiale sur la capture des espèces migratrices devrait être lancée lors de la COP, et devrait aider les gouvernements, les experts et les communautés locales à garantir que toute capture d’espèces migratrices soit légale, durable et sûre.

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« En renforçant la gouvernance, la surveillance, la législation et l’engagement communautaire en amont, nous pouvons réduire la pression exercée sur ces animaux remarquables et les mettre sur la voie d’un rétablissement durable », affirme Amy Fraenkel, sécrétaire éxécutive à la Convention sur la conservation des espèces migratrices.

Le prochain rapport est attendu pour 2029, et offrira un panorama global de l’évolution de la situation des espèces migratrices depuis 2024.

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1. Consulter le rapport
https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-47642-rapport-cop-15-especes-migratrices.pdf2. Dont l’antilope saïga, l’oryx algazelle et le phoque moine de Méditerranée.
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