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Résistances et solidarités internationales
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Rassemblement contre la loi Yadan qui vise à criminaliser le soutien à la Palestine

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Loi Yadan : plus de 567 962   signatures contre la proposition controversée

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La proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan contre les « formes renouvelées de l’antisémitisme » suscite une mobilisation citoyenne sans précédent. La pétition « Non à la loi Yadan » a franchi la barre des 200 000 signatures sur la plateforme officielle de l’Assemblée nationale, avec près de 90 000 nouvelles signatures en seulement 24 heures. Le texte, qui sera examiné le 16 avril 2026, cristallise les tensions autour de la liberté d’expression et de la lutte contre l’antisémitisme.

Cosignée par 120 parlementaires et soutenue notamment par Aurore Bergé, Gabriel Attal et les fascistes et le  Rassemblement National, cette proposition de loi vise à « répondre à l’explosion des actes antisémites » en France. Le texte élargit le délit d’apologie du terrorisme et crée un délit d’appel à la destruction d’un État. Il étend également le délit de négation de la Shoah en sanctionnant « la comparaison de l’État d’Israël au régime nazi (actuellement d’Extrême droite raciste) », considérée comme une « banalisation outrageante de la Shoah ».

Mais c’est précisément cette dimension qui fait polémique. Pour ses opposants, la loi Yadan opère un amalgame dangereux entre antisémitisme et critique de la politique israélienne. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a lancé un appel solennel aux parlementaires pour voter contre ce qu’elle qualifie de texte « liberticide ». « Cette proposition de loi essentialise les Juifs et confond délibérément antisionisme et antisémitisme », dénonce l’organisation, rejointe par un large front associatif et syndical incluant la CGT et le Syndicat des avocats de France.

Des positions politiques claires

Le débat a rapidement pris une dimension politique majeure. Sébastien Lecornu, ministre des Armées, a défendu le texte en affirmant : « Appeler à la destruction d’un État met en danger un peuple ». De son côté, la députée Rima Hassan dénonce une atteinte frontale à la liberté d’expression et craint que le texte ne musèle toute critique de la politique israélienne.

La rapidité de la progression de la pétition témoigne d’une inquiétude grandissante dans la société civile. Actuellement deuxième pétition la plus signée sur la plateforme de l’Assemblée nationale, elle pourrait atteindre le seuil symbolique des 500 000 signatures, ce qui permettrait d’ouvrir un débat en séance publique dans l’hémicycle. Le texte bénéficie d’une procédure accélérée accordée par le gouvernement, réduisant considérablement les délais d’adoption.

Un débat qui dépasse les clivages traditionnels

Au-delà des positions partisanes, cette controverse révèle une fracture profonde dans la société française sur la manière d’articuler lutte contre l’antisémitisme et préservation des libertés fondamentales. Les juristes s’inquiètent d’une définition trop extensive de l’antisémitisme qui pourrait criminaliser des opinions politiques légitimes sur le conflit israélo-palestinien.

Les prochaines semaines seront décisives. Avec un examen prévu mi-avril et une mobilisation citoyenne qui ne faiblit pas, le débat parlementaire s’annonce houleux. La question centrale reste posée : comment lutter efficacement contre l’antisémitisme sans porter atteinte aux libertés d’expression et d’opinion, piliers de la démocratie ?

Les défenseurs des droits de l’Homme appellent à une vigilance accrue face à ce qu’ils perçoivent comme une dérive sécuritaire. De leur côté, les promoteurs de la loi insistent sur la nécessité d’adapter l’arsenal législatif aux nouvelles formes d’antisémitisme qui se développent, notamment sur les réseaux sociaux et dans certains milieux militants.

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Palestine

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Bonjour à tous.tes,

Rejoignez-nous en nombre ce mercredi 8 avril 2026, à 18h30 place de la République, pour protester contre le projet de loi Yadan qui, en élargissant la définition des délits de provocation et d’apologie du terrorisme avec des critères si vagues, serait la machine idéale à criminaliser les critiques de l’État israélien. Cette loi a pour but de faire taire toute parole de soutien au peuple palestinien !

Une fois encore, l’État français vise le mouvement de solidarité avec un peuple qui résiste bravement à la terreur d’une domination coloniale vieille de bientôt un siècle. Ce projet de loi ne doit pas en aucun cas être voté à l’Assemblée Nationale.

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Soutenir la Palestine est légitime, aucune intimidation ne nous fera taire ! à mercredi !

La proposition de loi de la députée Caroline Yadan vise à criminaliser les critiques de l’État israélien et sa politique en instrumentalisant la lutte contre l’antisémitisme. Elle entend forcer les milieux académiques, médiatiques et citoyens à l’autocensure alors même que la survie du peuple palestinien n’a jamais été autant menacée.

La loi Yadan fait son retour à l’agenda de l’Assemblée nationale : elle sera soumise au vote des député·es français·es le 16 avril prochain. Bien que la Commission des lois ait modifié ce texte en janvier dernier, il continue de faire peser de graves menaces sur l’État de droit et la liberté d’expression.

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La loi Yadan, véritable machine à censure et accélérateur d’antisémitisme, doit être rejetée.

Elle a pour véritable objectif de museler les critiques de l’État israélien, en violation des principes de l’état de droit et de la liberté d’expression :

La loi Yadan élargit la définition des délits de provocation et d’apologie du terrorisme avec des critères si vagues (– comme « provocation implicite » –) qu’ils pourraient être détournés pour censurer toute critique d’Israël.

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Elle ajoute aussi les critères de « minoration » et « banalisation » au délit d’apologie du terrorisme, ce qui risque de criminaliser des discours universitaires ou militants visant à expliquer les processus sociaux et historiques ayant mené à la commission d’actes violents ; par exemple, la contextualisation des attaques du 7 octobre dans des décennies d’oppression, d’apartheid et de colonisation contre le peuple palestinien.
La loi Yadan crée un nouveau délit interdisant l’« appel à la destruction d’un État » pour censurer les critiques de la nature de l’État israélien, comme la dénonciation du régime d’apartheid, le débat sur un État binational ou la revendication d’égalité des droits de la mer au Jourdain.
En contradiction avec son objectif affiché, ce texte va affaiblir le combat contre l’antisémitisme en le traitant à part des autres formes de discrimination, et met nos concitoyen·nes juif·ves en danger en les assignant à une solidarité contrainte avec un Etat étranger.

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Interpellons nos députés et signons des pétitions importantes !
1- Non à la loi YAdan : à 567 962 signatures réexamen à l’assemblée nationale !!

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5158

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2 – Non à la coopération europe/israel

https://actions.eko.org/pages/1-million-de-signatures-pour-la-palestine

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Tous dans la rue mercredi 8, place de la République à 18h30 !

Solidairement

mercredi 8 avril 2026
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Rassemblement contre la loi Yadan qui vise à criminaliser toute critique de l’État israélien

« Un amalgame pour faire taire toute critique contre Israël » : la pétition contre la loi Yadan récolte plus de 567 962 signatures sur le site de l’Assemblée
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18h30 – 21h00

Place de la République

Lyon, Méto A- Cordeli

1 Commentaire

  1. Odile R.

    500 000 signatures, et maintenant ?

    Avec 567 962 à l’heure d’écrire ces lignes, la pétition contre la très décriée loi Yadan contre les «formes renouvelées» d’antisémitisme est devenue la 2e pétition la plus populaire de l’histoire sur le site dédié de l’Assemblée. Surtout, elle est la 2d à franchir ce cap après celle contre la loi Duplomb. Un argument de poids pour les opposants, nombreux, à ce texte puisque toute la gauche est prête à voter contre et que même le Modem demande une suspension temporaire de son inscription à l’ordre du jour. «Immense victoire», a salué sur X la cheffe des députés insoumis Mathilde Panot après la barre franchie, dénonçant une loi qui «instrumentalise» l’antisémitisme. LFI demande en tout cas son retrait après le succès de la pétition.

    Prévu la semaine prochaine, l’examen du texte aura-t-il lieu ? «L’objectif d’une pétition est d’obtenir un débat en séance, sachant qu’il aura forcément lieu les 16 et 17 avril sur la PPL elle-même. Je ne sais donc pas ce que décidera la conférence des présidents qui doit être saisie», confie à Chez Pol le président de la commission des Lois Florent Boudié. Car désormais, ce seuil dépassé permet à la conférence des présidents, réunissant la présidente et les vice-présidents de l’Assemblée, les présidents des groupes politiques, et les présidents de commissions, de décider d’examiner la pétition lors d’un débat sans vote dans l’hémicycle.

    Mais Boudié doute de l’intérêt d’un tel débat avant le débat. «La question qu’aura à se poser la conférence des présidents : faut-il inscrire des pétitions portant sur un texte déjà inscrit à l’ordre du jour ?», résume le macroniste. Et d’ajouter : «Les conditions de recevabilité sont plus claires au Sénat : pour garantir le droit d’initiative législative des parlementaires, les pétitions ne peuvent pas porter au moment de leur dépôt sur des textes déjà inscrits à l’ordre du jour.»

    Par S.T.

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