Il y a tant à vous raconter, sur cette année qui s’ouvre avant la Présidentielle et le bal des prétendants qui en découle, sur la guerre pas si loin de nous, la violence qui s’infiltre dans les hôtels de luxe américains, le prix à la pompe qui ne cesse sa course au dessus des 2EUR, les premiers mai qu’on annule, puis qu’on protège, puis qu’on annule de nouveau mais sans l’écrire dans la loi –pourquoi s’embêter avec des règles communes et un droit commun quand il suffit juste d’édicter que celui-ci n’a aucune valeur pour qu’on puisse cesser de le respecter.
L’arrivée du printemps a pourtant également, dans nos campagnes, fait bourgeonner les réunions d’élu-es locaux, et la réunion des intercommunalités, qui ont pu nommer leurs président-es et vice-président-es dans les vallées drômoises pour prendre soin de l’ensemble des compétences sur lesquelles ils et elles ont la main. Les élections municipales sont derrière nous, mais pourtant je voudrais prendre l’occasion de ce journal de bord pour vous raconter, de manière exceptionnelle, et par transparence, un bout de mon mandat comme conseillère municipale à Crest.
Car cette dernière semaine, nous avons eu notre premier conseil municipal suite à celui d’installation du 22 mars, avec au menu le vote des indemnités, des délégations, et des représentations extérieures des élu-es de la majorité comme de la minorité de la commune. En tant que conseillère municipale sans délégation, je ne toucherai bien évidemment aucune indemnité. Je travaillerai principalement, pendant ce mandat un peu “surprise”, sur les dossiers liés aux solidarités : ce sont des dossiers qui me tiennent à cœur comme vous le savez, et je crois, très profondément, qu’on ne mesure la grandeur d’une communauté qu’au traitement qu’elle fait aux plus vulnérables. A l’échelle communale, je crois que les liens que nous tissons entre nous, les mains que l’on se tend, l’entraide que l’on renforce, est la plus belle des choses, et je souhaitais ainsi y contribuer, dans cette humble fonction que j’ai grand honneur d’exercer au nom des Crestoises et des Crestois. j’ai ainsi été élue pour siéger au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de la ville, ou je ferai tout ce que je peux pour accompagner les personnes qui ont besoin d’un petit coup de pouce, d’une main tendue, ou parfois d’un peu d’écoute, dans leur quotidien; aux côtés de l’élue déléguée au CCAS Sarah Feyt et de l’ajointe aux solidarités Anne Armagnat.
Ce week-end, nous étions en séminaire d’équipe avec tou-tes les élu-es de la majorité municipale. Nous avons pu, pendant ces deux jours, nous former, échanger également sur nos modalités de fonctionnement collectif, que nous souhaitons toutes et tous être les plus horizontaux, transparents, et de bon sens, pour assurer que tou-tes les élu-es du 15 mars dernier puissent mener les mesures de notre programme en lien avec les habitant-es; et enfin, bien évidemment, sur les priorités à donner sur ce long mandat qui s’annonce. Logement, solidarité, tarification sociale, protection de l’environnement et des populations : nous sommes et serons à pied d’œuvre ! En écrivant cela, je pense à tou-tes les élu-es de la Drôme qui s’installent en ce moment, qui peuvent se questionner, douter parfois : nous sommes nombreuses et nombreux dans cette situation et j’aurai à cœur de toujours vous accompagner au quotidien ! Félicitations à tous les élus intercommunaux pour cette nouvelle étape pour nos territoires qui s’annonce : hâte de travailler avec toutes et tous !
Le combat de la semaine : aux côtés des confréries du territoire
L’occasion aussi de célébrer l’entrée dans la confrérie de personnes que j’admire : Hervé Jardin, ou Stéphane et Fanny Boutarin, de la Maison Boutarin qui rend tous ses arômes à l’ail drômois ! Et puis, surtout, l’occasion de partager un délicieux repas (et des danses endiablées ) accompagné bien évidemment.. de Clairette de Die (toujours à consommer avec modération !).
Ce dimanche, je prenais part au chapitre d’une autre confrérie mettant à l’honneur la spécialité de la ville de Crest : la défarde Crestoise. J’ai pu déguster ce délicieux plat avec la grand maître honoraire de la défarde Pierre Agostini, également maire d’Eurre, que je remercie aux côtés de Jean Louis Brun, Grand Maître, pour leur humour et leur malice dans ce beau chapitre que nous avons ouvert avec la Maire de Crest !
Merci aux Confréries pour leurs invitations, aux Grands Maîtres Michelle Barnier pour la Confrérie de la Clairette et Jean-Louis Brun pour la Confrérie de la Défarde Crestoise pour leur passion et leur investissement au service de nos terroirs drômois . Ces confréries peuvent parfois sembler un peu désuètes, mais elles sont des collectifs formés autour de l’amour pour les produits de nos terroirs auxquels nous tenons immensément, et en cela, elles ne sont pas synonymes de repli sur soi ou de vision passéiste : au contraire ! Elles incarnent le partage, la convivialité, l’amour des bonnes choses, du consommer local ; elles incarnent, chacune, la célébration de traditions vivantes et intergénérationnelles qui rassemblent largement. Mille mercis à elles d’exister, mille mercis à toutes celles et ceux qui les font vivre, et que j’avais plaisir à revoir ces deux week-ends. Que vivent la clairette et la défarde !
Les émissions de la semaine : ma proposition d’un moratoire sur les fermetures de classe sur RTL et Ici Drôme-Ardèche
Dans ma circonscription, les écoles rurales sont nombreuses, et elles sont essentielles à la vie de nos villages. Pourtant, dans la Drôme, 53 classes étaient initialement menacées de fermeture. Grâce à une mobilisation collective d’élus locaux, de parents d’élèves et d’enseignants, nous avons pu en limiter le nombre à 32.
Derrière les fermetures de classes, les conséquences réelles :
– des villages qui perdent leur école
– des RPI qui sont désorganisés
– des temps de transport qui s’allongent pour les familles
– des classes plus chargées, alors que la France est déjà parmi les pays européens où elles le sont le plus.
C’est pourquoi, j’ai proposé un moratoire de 3 ans pour évaluer réellement l’impact de ces suppressions de postes, plutôt que de continuer à affaiblir notre école publique.
Je crois profondément qu’investir dans l’éducation des enfants, c’est la dépense la plus essentielle qui soit. C’est investir pour l’égalité des chances et pour l’avenir de nos territoires.
Je continuerai à me battre pour nos écoles et pour nos enfants.
Un article qui dit beaucoup des reculs de ces derniers temps, du manque d’attention sur ces sujets dans toutes les décisions qui sont prises aujourd’hui par l’exécutif, à lire dans Médiapart :
« Ce jour-là nous l’avons observée un bon moment en conflit aérien (nourriture) avec un autre immature non marqué-non identifié (un an de plus ?), sur un site d’hivernage du bouquetin. Ils ont tout de même « pris le large » (> prise d’alt. sur la Pte de Mya) à l’arrivée sur site des gypaètes adultes voisins (couple des Chapieux avec repro en cours) venant alternativement s’y nourrir aussi »
C’était le 23 mars dernier, entre 12h et 13h, près des chalets de la Raja sur les Chapieux / comm. Bourg St Maurice, coord. 45.7017 / 6.7302.
Merci aux observateurs et amoureux de la nature qui donnent des nouvelles de cette petite merveille Longue vie à elle !
Félicitations pour la qualité de leur travail, leur engagement et leur esprit critique. Et une excellente nouvelle est venue conclure notre rencontre : leur classe fait partie des 9 classes de 6ième finalistes nationales ! Et ils auront l’opportunité de présenter leur texte dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Bravo à eux et bon courage pour cette belle immersion dans la vie parlementaire !
Je rencontrais ensuite deux classes de 4ème qui se sont rendues à l’Assemblée Nationale plus tôt dans l’année. L’occasion de revenir ensemble sur le rôle d’une députée et le fonctionnement de notre République, mais surtout de répondre à leurs nombreuses questions.
Toute la semaine, avec mon équipe nous avons suivi de nombreuses auditions en vue du Projet de Loi d’Urgence Agricole qui sera cette semaine examiné à l’Assemblée nationale. Nous avons entre autres échangé avec des ONG, le GDS, l’Anses, les FMSE, FranceAgrimer, l’OFPM, la Fédération nationale des producteurs de lait, le Syndicat national de la restauration collective, la Fédération du Commerce et de la Distribution ou encore l’ANVOL.
Mercredi, je me rendais comme de nombreux.ses élu.es au Poët-Cigilatpour rendre hommage à Monique Balduchi, maire de la commune, disparue subitement lors d’une séance du conseil communautaire.
Jeudi, j’étais représentée lors de l’Assemblée Générale de l’incroyable association Solidarité Habitat à Eurre . Son but? Le déploiement de l’habitat intergénérationnel dans la Drôme et en Ardèche. Son action? Permettre à chacun-e de grandir et de vieillir dans de bonnes conditions en mettant en relation des jeunes disposant de peu de revenus, avec des personnes de plus de 60 ans qui disposent d’une chambre dans leur maison pour accueillir, bravo à celles et ceux qui rendent cela possible !
Vendredi, j’échangeais avec Christian Louis, Directeur Général de la Fédération Nationale des Communes Pastorales, dans le cadre de la préparation de notre proposition de loi transpartisane sur le pastoralisme qui fait suite à notre Mission d’information sur le sujet.
Puis j’avais l’immense joie de participer à l’inauguration du magnifique festival Les Yeux dans l’Eau à Eurrepour sa 7ème édition, sur le thème “Rivière Vivante – Territoire Résilient”. Longue Vie au festival Les Yeux dans l’Eau, Longue Vie à toutes les rivières qui sont autant de traits d’union entre les êtres et entre les peuples, cultivons avec elles la paix et la robustesse de nos territoires, pour aujourd’hui et pour toutes les générations à venir.
Dimanche, je participais à Crest aux commémorations dans le cadre de la Journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation. Puis je me rendais au Grand Chapitre de la Confrérie de la Défarde Crestoise comme je vous le disais plus haut. Je les remercie une nouvelle fois pour leur invitation !