« On constate beaucoup trop de dégâts » : feux, bivouacs, drones… Les incivilités se multiplient sur les Hauts-Plateaux du Vercors
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Feux sauvages, règles de bivouacs non respectées, survols de drone : les incivilités se multiplient certains week-ends dans la réserve naturelle des Hauts-Plateaux du Vercors. Pour y faire face, des gardes du parc patrouillent pour rappeler les règles à respecter dans cet espace protégé.
« Pas de feu ? Pas de drogue ? Pas de chien dans le sac à dos ? » Benoît Betton questionne un groupe de randonneurs qui s’apprête à arpenter les sentiers de la réserve naturelle des Hauts-Plateaux du Vercors.
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« On a besoin que les gens soient respectueux. On constate encore beaucoup trop de dégâts », regrette le conservateur de la réserve naturelle. Un espace protégé, aux confins de l’Isère et de la Drôme, régulièrement menacé par de mauvais comportements.
« Pas de déchets et on touche avec les yeux », résume un randonneur en rappelant les règles qui s’appliquent. « Je divague juste pour aller voir les fleurs, pas plus que ça. On ne les ramasse pas, évidemment », ajoute une autre. La réglementation interdit notamment la présence de chiens qui peuvent perturber certaines espèces animales, tout objet volant — parapente, planeur ou drone —, mais aussi le bivouac avant 17 heures et après 9 heures.
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Derrière ses jumelles, un garde scrute le sommet du Grand Veymont (2 341 mètres), point culminant du massif du Vercors, très fréquenté. À tel point que le sentier est fortement dégradé, menaçant « la sécurité des randonneurs et la qualité du milieu naturel », selon la Fédération française de randonnée.
Le balisage a ainsi été renforcé pour canaliser les flux de promeneurs et diminuer l’impact du piétinement. Il est recommandé de ne pas couper les lacets et de ne pas former de cairns pour préserver le milieu.
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« Un petit feu par ci, un chien par là »
La fréquentation de la plus vaste réserve naturelle terrestre de France bondit certains week-ends, engendrant une forte hausse des incivilités. Le parc naturel alertait sur « le bilan accablant des dégradations » après le week-end de la Pentecôte : feux, présence de VTT, de drones, fleurs cueillies, abus d’alcool…
« Les Hauts-Plateaux du Vercors peuvent accueillir du monde, mais ils ne peuvent plus supporter ces actes d’incivilité répétés chaque semaine », prévient le parc naturel sur les réseaux sociaux. Malgré les avertissements et les panneaux rappelant la réglementation, les gardes constatent encore des abus.
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A chaque endroit où un feu va être fait, la ‘morsure’ du feu va impacter le sol et ça va détruire l’ensemble de la vie. Nathan Revol, garde de la réserve naturelle de la Haute chaîne du Jura, en renfort dans le Vercors
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« Un petit feu par ci, un chien par là. Ce sont des dégâts assez importants et dans la réserve naturelle, avec les changements climatiques, la biodiversité des Hauts-Plateaux est vraiment sensible. Toute perturbation humaine peut causer des dégâts beaucoup plus importants », explique encore Benoît Betton.
Les gardes repèrent régulièrement des traces de feux, pourtant interdits dans la réserve en raison du risque incendie. « On vient de trouver un foyer, comme bien souvent. On saisit toutes ces infractions sur un logiciel. Certaines années, c’est plus de 100 foyers de feu qu’on trouve », déplore le conservateur de la réserve.
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Les feux présentent aussi un danger pour la faune sauvage et la biodiversité. « À chaque endroit où un feu va être fait, la ‘morsure’ du feu va impacter le sol et ça va détruire l’ensemble de la vie. Ça va prendre plusieurs centaines d’années à se reconstituer », complète Nathan Revol, garde de la réserve naturelle de la Haute chaîne du Jura, en renfort dans le Vercors.
Les randonneurs qui allument des feux dans la réserve naturelle s’exposent à une amende de 135 euros. Des panneaux rappellent la réglementation tout au long des chemins.
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