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Face au chaos institutionnel : écologie ou autoritarisme…

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L’instabilité gouvernementale chronique témoigne d’un système à bout de souffle. Face à
l’impuissance démocratique, une tentation grandit : celle de l’autoritarisme. Pour Ecologie au
Quotidien l’enjeu n’est pas de choisir entre démocratie et efficacité, mais au contraire de
réinventer la démocratie à la hauteur des défis écologiques.

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L’effondrement de la crédibilité démocratique
L’instabilité politique chronique, ponctuée de gouvernements qui se succèdent tous les trois
mois, offre le spectacle désolant d’un système à bout de souffle. Cette séquence projette une
image catastrophique du monde politique : impuissant et inutile face aux défis du moment, il
semble avoir renoncé à chercher des solutions constructives.
Quand les élus n’arrivent plus à gouverner et que l’administration paraît paralysée, l’ensemble
de la classe politique et des fonctionnaires se trouve décrédibilisé. Cette frustration pousse
certains à envisager la suppression pure et simple de postes jugés inutiles, plutôt que de
repenser fondamentalement nos institutions pour qu’elles redeviennent un véritable relais
entre les citoyennes et les citoyens et l’action publique.

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L’illusion de l’efficacité autoritaire
Face à cette impuissance démocratique, une tentation grandit : celle de l’autoritarisme. Les
régimes autocratiques paraissent plus efficaces dans la compétition économique mondiale,
plus rapides dans leurs décisions, moins entravés par les débats et les contre-pouvoirs. Cette
apparente supériorité séduit une population déboussolée qui ne voit plus d’alternative crédible
dans le paysage politique actuel.
Nos dirigeants, en restant bloqués dans des schémas économiques et politiques dépassés,
légitiment cette dérive en adoptant la logique de la compétitivité à tout prix. Dans cette course
effrénée au PIB, la démocratie devient un obstacle, les fonctionnaires une charge, et les débats
citoyens une perte de temps qui nuit à la productivité. Nous pensions que les régimes
autocratiques finiraient par ressembler aux démocraties européennes, mais c’est nous qui
risquons de leur ressembler pour rester “compétitifs”.Mais compétitifs pourquoi ? Jusqu’à quand ?

Sur quelle planète ? Avec quelle humanité ? Ces questions essentielles ne trouvent pas de place dans un modèle qui tourne sur lui-même à l’infini, aveugle à ses propres limites.

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La réalité de la finitude
Car la réalité nous rattrape inexorablement. La nature n’est pas une ressource exploitable à
l’infini. Les énergies et matériaux se raréfient.
Cette cécité face aux limites planétaires nous place devant un choix de société crucial. D’un
côté, nous pouvons persister dans la prédation des ressources, en optimisant leur utilisation
pour ceux qui en profitent déjà. Cette voie exige l’efficacité maximale, quitte à sacrifier la
démocratie, jugée trop lente, et à réduire les espaces de dialogue social, perçus comme des
freins à la productivité.

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L’alternative écologique et démocratique
L’autre choix, celui que nous appelons de nos vœux, consiste à faire un “pas de côté”. C’est le
choix du partage et du lien, celui de la lucidité face à notre situation. Il s’agit de ne plus
infantiliser la population, qui est prête à entendre la vérité, mais qui se trouve de plus en plus
séduite par l’autocratie faute d’alternative crédible.
La voie de l’écologie nous engage à poser les questions fondamentales : de quoi avons-nous
réellement besoin ? Comment définir ensemble ce qui nous est essentiel ? Comment le
produire de manière soutenable ? Comment le partager équitablement sur notre territoire
local, national, européen, mondial ?

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Repenser la démocratie pour l’urgence écologique
Voici les questions cruciales que la France devrait traiter de manière véritablement
démocratique, au lieu de s’enliser dans le cycle stérile des remaniements gouvernementaux où
“tout change pour que rien ne change”.
L’enjeu n’est pas de choisir entre démocratie et efficacité, mais de réinventer nos institutions
pour qu’elles soient à la hauteur des défis écologiques. Cela implique de dépasser le court-
termisme électoral, de créer des espaces de délibération citoyenne sur les enjeux de long
terme, et de réconcilier l’action démocratique avec l’urgence écologique.
Face au chaos institutionnel actuel, nous avons le choix : glisser vers l’autoritarisme au nom
de la compétitivité, ou inventer une démocratie écologique capable de nous guider vers un
avenir soutenable. Ce choix déterminera non seulement notre modèle politique, mais
l’habitabilité même de notre planète.

« Créer, c’est résister, résister, c’est créer »
Cette phrase en titre est issue d’un appel solennel lancé par des membres du Conseil national de la résistance. Cette parole
était adressée « avec affection aux jeunes générations », elle a été reprise par Stéphane Hessel (Indignez-vous !, 2010). Je
ne lance pas un appel à une résistance politique ou partisane, je n’en ai pas la prétention. Je lance un appel à la résistance
pour être. Cependant, je me permets de reprendre cette parole pour insister sur ce qui me semble être une véritable
nécessité humaniste : la créativité.

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Créer, c’est quoi ? À quoi résistons-nous en créant ? « Et pourquoi ? » aime à répéter le jeune enfant et « côa côa » font les
grenouilles de Steve Waring. Écoutons les grenouilles, comme le petit garçon dans la chanson.
La créativité, c’est vital, et je vous y invite. La créativité représente notre capacité à être vivant, à espérer, à prendre le
temps, le temps du rêve puis de sa concrétisation. La rêverie est notre élan de départ. La créativité est notre capacité
(personnelle ou collective) de créer, c’est-à-dire d’imaginer et de réaliser quelque chose de nouveau, de découvrir une
solution nouvelle et originale à un problème, avec, comme moteur ou motivation, une volonté de modifier ou de transformer
le monde. Imaginons des mondes possibles en dépassant le raisonnable. Pour ce faire, ne faut-il pas puiser dans de
nombreuses qualités de l’enfance ? En effet, l’imagination, la sensibilité, la spontanéité sont trop souvent reléguées à
l’enfance. Peu importe, réapproprions-nous nos chimères, plongeons dans la songerie ! Je vous garantis que l’eau n’est pas
si froide. Nourrissons-nous et apprenons du jeune enfant !

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Renouons avec notre capacité à rêver qui va nous animer et nous
porter vers du nouveau, vers du vivant, vers du vibrant, vers de l’élan. Mettons nos observations à profit et transformons,
transpirons, transmettons, inspirons-nous ! Pour trouver une solution nouvelle, adaptons-nous au contexte et acceptons-en
l’imprévu, le déroutant, la remise en question. Toute action s’inscrit comme une nécessité de changer une situation… parce
que la créativité est un merveilleux moyen de contourner un espace de souffrance.
Avec la rêverie, notre autre ingrédient, intrinsèquement lié, est la conscientisation de nos pratiques. Si nous nous laissons
aller à la routine, à la répétition, à la banalisation, nous devenons vulnérables, alors qu’en s’ouvrant à notre monde sensible,
nous construisons et nous devenons plus forts ! Il s’agit de soi comme point de départ : être à l’écoute de nos sens, de nos
sentiments, de l’« ici et maintenant ». De là va naître notre capacité à nous émerveiller au monde et alors à risquer le
monde, c’est-à-dire à nous autoriser une liberté créative à partir de nos (im)pulsions désirantes. Winnicott disait que la
créativité donne à l’individu le sentiment que la vie vaut la peine d’être vécue. La créativité renforce le sentiment qu’on est
vivant, et en cela elle est nécessaire. Nous avons un message à faire passer, une envie de dire quelque chose, et pour cela
il nous faut lâcher nos savoirs, nos certitudes, se déprendre de soi. Il faut aussi quitter la vision linéaire du temps, accueillir
ce qui se passe en soi, être présent, être en conscience. Il nous faut suspendre le temps pour que le temps reprenne son
souffle et insuffle cet espace de liberté et de créativité.

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La créativité n’est pas nécessairement la construction d’un objet, n’est pas forcément liée au domaine artistique. Il y a déjà
créativité lorsque l’on emploie le verbe « faire ». La créativité, ce n’est pas de la pensée, c’est de l’acte. La créativité n’est
pourtant pas spontanée, elle ne va pas de soi, elle met en mouvement le vivant, en ouvrant sur du vivant, c’est-à-dire qu’il
n’y a notion ni de performance ni de reproduction. La créativité est résistance, résistance à la facilité d’aller vers des
solutions déjà créées, anciennes, que l’on a du mal à s’approprier… C’est souvent soumis à l’échec. La créativité est
résistance car elle bouscule la routine, elle amène une forme d’instabilité en remettant en question l’ordre établi.
L’innovation, le neuf effraient. Or, c’est là que se situe le vital comme expression de la vie ! Dans la créativité on s’humanise,
et cet élan de vie va à l’encontre de l’individualisation car on ne peut pas être créatif seul, on crée pour et avec les autres.
Pour favoriser la créativité, nous devons nourrir notre capacité à transférer les savoirs, à inventer des espaces d’échanges
collectifs, des espaces d’élaboration de pensée.

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Le « côa » s’est transformé en « comment », mais il faut encore et encore écouter les grenouilles de Waring. Évidemment, il
n’existe pas de recette toute faite. Si nous trouvons et utilisons une recette, prenons garde à ne pas être dans la
reproduction ; la reproduction est stérile. Il faut adapter notre créativité au contexte et incarner un projet ou une attitude
professionnelle. Il faut observer le vivant qui est en nous, chez les autres, dans la nature, et la créativité jaillira.
Nos valeurs d’éducateur sont liées à ce vivant qu’il faut sans cesse faire entrer dans nos actes et dans nos lieux d’accueil en
résistant aux normes, à la conformité, à la stéréotypie, à la rationalité…
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Créer, c’est résister. Résister, c’est créer…
En 2004, à l’occasion du 60e anniversaire de la publication du programme du Conseil national de la Résistance,
une douzaine de grandes figures de la Résistance, de toutes obédiences, du gaullisme au communisme, ont
lancé cet appel. En dépit de la notoriété et de l’autorité morale des signataires, il n’a pas été repris par les médias
dominants.
Sa lecture, à la lumière des événements actuels en France, prend tout son sens.
“Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des
mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes
générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie
économique, sociale et culturelle.

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“Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des
nations unies contre la barbarie fasciste.
“Mais cette menace n’;a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.
“Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou
instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous
succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la
flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :
“Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les
citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la
Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées,
contrôle des féodalités économiques, droit à la culture et à l’éducation pour tous, une presse délivrée de l’argent
et de la corruption, des lois sociales ouvrières et agricoles, etc.
“Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales,alors que
la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ?
Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner,
ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la
démocratie.

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“Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance
à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits
sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau Programme de
Résistance pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la
guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
“Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les
autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne
proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de
la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les
principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil
national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
“Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection
: Créer, c’est résister. Résister, c’est créer au quotidien.

Signataires : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges
Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion,
Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.

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Six clés pour redonner du souffle au mouvement citoyen Diois
Le contexte politique et médiatique hostile force le mouvement citoyen à se réinventer. Les Rencontres de Die et de la
Biovallée sont l’occasion de réflexions sur les façons de régénérer l’engagement pour l’écologie, le social et la démocratie.
Comment remobiliser autour de l’écologie, au cœur d’une période où détricotage du droit de l’environnement, répression et
montée des extrémismes semblent avoir pris le dessus ?

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« Il y a un “Retour en arrière” au niveau des discours et un recul dans les décisions publiques, du fait d’une dure droitisation
politique en France et dans l’Union européenne, mais ce n’est pas la traduction d’un changement dramatique dans l’opinion
vis-à-vis de l’écologie », nuance, les cofondateurs de l’association Ecologie au Quotidien. Toutefois, les actions déployées
jusqu’ici, « qui ont permis de mettre les enjeux de l’écologie à l’agenda », ont selon lui « atteint quelques limites ». Il faudrait
donc « laisser place à une nouvelle phase stratégique suscitant une adhésion de la majorité de la population ». Voici six
pistes pour maintenir et régénérer l’engagement pour l’écologie.

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Structurer des alliances pour « sortir de l’entre-soi »
Le mouvement écologiste souffre d’un « effet de bulle », analyse les organisateurs. Afin d’en sortir, les militants.tes
redoublent d’efforts pour créer et renforcer les alliances. Cette volonté s’est déjà traduite par des liens tissés avec les
agriculteurs, d’autres associations, des institutions, des écoles, et même des entreprises.
« Aller là où on n’est pas pour créer des ponts » « Le contexte nous invite à l’autocritique, à sortir d’une zone de confort et
d’un entre-soi », observe-t-on. Une façon de dépasser la représentation caricaturale d’un clivage entre le monde militant et
ouvrier, entre néo et natifs, ou entre périphéries et centres-villes. « Ça signifie qu’il faut aller là où on n’est pas. Pour créer
des ponts,…»,

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Trouver de nouvelles portes d’entrée vers l’engagement
Cela suppose aussi de faire « des pas de côté » : « L’écologie est transversale, donc les portes d’entrée dans l’engagement
sont multiples ». Pour élargir et diversifier les composantes du mouvement, la militante insiste sur la nécessité de partir de la
« réalité quotidienne » des habitants pour « visibiliser l’absurdité des projets d’aménagements imposés ».
Elle donne l’exemple des pertes d’emploi, des dépenses publiques et des expropriations générées par ces projets, ou
encore des difficultés rencontrées pour se déplacer en transports en commun sur un territoire. Contre la loi Duplomb, c’est
avant tout l’enjeu de la santé qui a permis de recueillir plus de 2 millions de signatures sur la pétition en ligne, avant que le
Conseil constitutionnel ne censure l’article le plus contesté, celui permettant la réautorisation de plusieurs pesticides de la
famille des néonicotinoïdes.

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Démontrer l’attachement au territoire des combats écologistes
« Le système médiatique est concentré sur l’idée que l’écologie est privative. On voudrait empêcher de manger de la viande,
d’acheter des voitures et d’utiliser des smartphones », résume un militant. Pourtant, l’engagement dans les luttes locales
redonne cette « possibilité de penser sa vie et son territoire, à l’inverse d’une écologie institutionnelle venue d’en haut et de
projets d’aménagement imposés ». Ainsi, les opposants à l’A69 ont élaboré un contre-projet, « Une autre voie », ouvert à la
contribution des habitants du Tarn et démontrant qu’ils sont aussi force de proposition.
« Cette démarche suppose un « ancrage dans les territoires », les cofondateurs de l’association Ecologie au Quotidien, qui
rassemble : « Il y a des collectifs d’habitants, de bars associatifs et d’assemblées populaires qu’il faut visibiliser et
coordonner », notamment pour contrer la montée en puissance des idées de l’extrême droite dans de nombreux territoires.
C’est à cela que servent les événements, avec par exemple un atelier de « cartographie des liens aux lieux, de la Drôme,
… ». La façon dont l’événement lui-même est organisé, encourage cette inscription dans le territoire, son activité agricole et
sa biodiversité. Sur le trajet, les espèces d’oiseaux et de plantes présentes peuvent etres décrites sur des panneaux, tandis
que les produits locaux alimentent les repas.

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Organiser des événements de structuration et de convivialité
En rassemblant plusieurs milliers de personnes en un même lieu, Les Rencontres de Die et de la Biovallée permettent
notamment de fédérer une pléiade d’initiatives locales. « Ce type de rencontres est essentiel, elles sont devenues un bien
commun », insistent les organisatreurs.trices. Avant la première édition du festival, en 2003, « les habitants.tes n’avaient pas
trop le moral, mais ils sont ressortis avec beaucoup d’énergie et déterminés. Je pense que c’est ce qu’il va se passer à
nouveau cette année 2026 », espère-t-on. « Ici, on se rencontre, on s’informe sur les mobilisations à venir, on se nourrit des
perspectives des autres créatifs de la Biovallée de la Drôme. C’est un espace d’organisation qui nous permet de nous
informer sur les moyens d’action et de s’apercevoir de notre puissance d’action ».

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Visibiliser les victoires des innovations et créations de transition
Si le découragement peut parfois envahir les activistes, dans un climat d’hostilité politique, des collectifs victorieux seront
présents pour partager leur expérience positive. De l’abandon du projet de retenue collinaire à La Clusaz (Haute-Savoie) à
celui d’une zone industrielle sur des terres agricoles du Pertuis (Vaucluse), en passant par les victoires juridiques sur les
mégabassines, « l’état des lieux de nos luttes n’est pas si pessimiste, des dizaines ont été remportées cette année et cela
prouve que la mobilisation paie », observe-t-on : « Il n’a pas que la Larzac et Plogoff ».

Remobiliser par le soin et la joie

L’épuisement militant, encouragé par une répression accrue, est aussi un facteur d’essoufflement de la mobilisation. Le soin
est donc devenu un aspect incontournable du mouvement écologiste, dont la présence est très visible. Des dizaines de
bénévoles se relaient pour assurer le soutien psycho-émotionnel des participants. Le programme des rencontres est aussi
riche en spectacles et concerts. « Le côté festif est une façon inclusive et rassembleuse de lutter », explique un membre de
l’association. « L’ennemi des militants, c’est l’apathie, l’électrocardiogramme plat, complète-t-on. La musique et la danse,
c’est une façon de ressentir des émotions et de se redonner de l’énergie pour affronter la nouvelle année. »

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Die, 09/06/2026

En Drôme dans la Biovallée

XXVème Rencontres de Die en Janvier 2027

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