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Quelques 130 habitantes et habitants de Die se sont retrouvés devant le Mairie de Die  pour un hommage au professeur assassiné, Samuel Pati, par l’extrémisme religieux.  C’étaient joints à eux nombre d’élus communaux et associatifs du territoire et une quinzaine de maires du Diois.

Mr Jean-Pierre BERTRAND, 1er adjoint de la ville de Die ouvrait les interventions : « Mme la sous-préfète, Mme la conseillère départementale, Mr le président de communauté des communes du Diois, Mmes et Mrs les maires, mesdames et messieurs. Je voudrais tout d’abord excuser Isabelle Bizouard qui est absente pour des raisons personnelles mais qui s’associe de tout cœur à cet hommage. Je prends, ce soir, la parole aux noms de l’ensemble des élu(e)s de la ville de Die.

Samuel PATY était un enseignant d’histoire-géographie, il faisait tout simplement son métier, à l’écoute des sensibilités de ses élèves, il travaillait à la construction des citoyens de demain, en éveillant leurs sens-critique, en abordant des notions de base comme la liberté d’expression. Au-delà de cet acte effroyable, c’est toute la France, sa démocratie, sa République qui sont attaquées dans ses principes fondamentaux qui figurent au fronton de cette mairie, Liberté, Égalité, Fraternité. La liberté d’expression, le principe de laïcité, sont notre volonté commune, notre histoire. Nous ne laisserons jamais remettre en cause ces principes fondamentaux, qui ont bâti notre passé, et qui construisent notre avenir.

On ne tue pas un homme pour un dessin. Continuons dans nos diversités à faire vivre notre démocratie, continuons à débattre, continuons à partager nos cultures, continuons simplement ensemble ».

Mr Alain Matheron, Pt de la Communauté des Communes du Diois :  « Vendredi 16 octobre, à Conflans-saint-Honorine, devant le collège dans lequel il enseignait, un professeur est assassiné, la vie lui a été ôtée pour avoir fait son métier. L’obscure chemin de la haine a armé la main du tueur, l’acte nous remplit d’horreur, nous sidère, nos pensées vont d’abord vers sa famille, ses proches, ses amis et ses collègues à qui nous apportons par ce rassemblement notre soutien.

Aujourd’hui, la Nation, la République rend un hommage national à Samuel Paty. Un héros tranquille, qui en exerçant son métier, éveillait les esprits.

Pour rester libre, pour ne pas être l’objet de manipulation, pour ne pas devenir le bras armé de la haine, il faut être en capacité de raisonner, de forger son jugement dans la lumière, il faut être éclairé et c’est là tout le travail d’un enseignant : Transmettre le savoir et accompagner sur le long chemin de la citoyenneté.

Nous rendons, par notre présence, hommage à Samuel Paty et à tous ceux qui par la parole, par l’image s’expriment chaque jour pour rappeler les valeurs de notre République. Nous devons leur apporter notre soutien pour qu’ils puissent sans crainte, en toute liberté exercer leurs métiers. Ils n’ont que les mots, la parole, pour former, pour éduquer, pour rétablir quelques vérités et quelques équilibres chahutés par notre société. Ils consolident quotidiennement les bases laïques et historique de notre démocratie rappelant que : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. (Qu’)Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres en fraternité. (Et que) Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression. Ne laissons pas gagner ceux qui voudraient par la terreur nous diviser. La France est une est indivisible, le peuple Français l’est tout autant, la cohésion sociale appelle notre vigilance, nous sommes les gardiens de la devise républicaine, liberté, égalité, fraternité, Gardons la comme phare de notre action.

Vive la France, vive la République ».

Mme Martine Charmet, Conseillère départementale de la Drôme clôturait ces interventions  : « Depuis plusieurs années les attaques terroristes perpétrées par des intégristes religieux visent la jeunesse, la culture, la liberté d’expression, la liberté de croire ou de ne pas croire, l’éducation.

Vendredi dernier Samuel Paty enseignant en Histoire Géographie a été assassiné parce qu’il avait prôné à ses élèves la liberté d’expression.

Cette attaque cruelle, odieuse, d’une violence indicible est une attaque envers la laïcité. L’école, c’est le cœur de notre République, c’est une ouverture sur le monde qui offre la chance à chacun d’entre nous de vivre dans notre société dans le respect, la tolérance, la bienveillance.

La France est une démocratie dont aucune croyance ne peut exiger la suprématie sur nos valeurs de liberté, égalité, fraternité, laïcité. Plus que jamais le monde de l’éducation a besoin de notre soutien et l’État doit entendre la détresse des enseignants et y répondre.

Ce soir, je partage avec vous notre immense tristesse et je tiens à assurer  à tous les élèves à tous les enseignants de mon soutien total dans cette  épreuve. »

Mme Camille de Witasse-Thézy, sous préfet, représentante de  l’État dans l’arrondissement du Diois ne prenait pas la parole.

Une minute de silence s’imposait…

Claude Veyret

claude.veyret26@gmail.com

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