Depuis 1960, l’énergie atomique engloutit dans ces recherches, ses prédations dans le tiers monde, la construction de centrales inopérantes ( 13 milliards pour l’EPR de Flamanville non opérationnelle ), ses stockages impossibles de déchets… des milliards qui auraient permis une transition énergétique et écologique réelle. MCD
Sortir du nucléaire
Trop risqué, économiquement très cher, le nucléaire est pour le réseau WWF une énergie du passé qui dessine une voie sans issue pour notre avenir énergétique.
Le nucléaire, une énergie pas si fiable
En 2015, l’électricité en France était produite à 76 % grâce à l’atome, faisant de la France le pays le plus nucléarisé au monde.
Pour réduire les émissions des gaz à effet de serre et assurer à tous l’accès à l’énergie, de nombreuses voies s’élèvent pour proposer la relance des programmes électronucléaires. Ceci alors que, depuis plus de dix ans, de nombreux rapports mettent en perspectives les faiblesses de cette énergie :
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Épuisement des ressources mondiales en uranium ;
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Dangerosité de l’ensemble de la chaîne de transformation des matières nucléaires (depuis les exploitations minières jusqu’aux déchets radioactifs) qui aboutit à l’absence de réponses satisfaisantes concernant le stockage des déchets ;
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Investissements colossaux nécessités par le nucléaire (recherche, construction des centrales et sûreté) drainent des fonds qui auraient plus d’efficacité dans des programmes d’économies d’énergie et d’énergies renouvelables, approches moins coûteuses et plus sûres pour réduire les pollutions ;
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Facture exponentielle du démantèlement des centrales en fin de vie ;
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Coûts humains et économiques excessivement élevés des accidents majeurs comme Tchernobyl (1986) et Fukushima (2011) qui font du nucléaire une technologie qui ne peut être assurée.
Un coût sous-estimé
Pour ces raisons, le WWF soutient donc pleinement les politiques nationales d’abandon du nucléaire et demande, avec les autres ONG travaillant sur l’énergie, que les États n’augmentent pas la part du nucléaire sous prétexte de lutte contre le changement climatique. Nous pensons en effet que le coût de cette énergie est profondément sous-estimé en raison de la sous-évaluation des charges futures du démantèlement des installations nucléaires et de la gestion de nos déchets radioactifs.
En France, si le nucléaire représente 76% de la production nationale d’électricité en 2015, une part importante des 58 réacteurs français approche de la fin de vie. Au regard de l’absence de données fiables et transparentes concernant les coûts de maintenance de la filière et l’aval du cycle nucléaire, le WWF France considère qu’une révision urgente des évaluations des coûts relatifs au démantèlement des installations nucléaires françaises s’impose afin de permettre aux générations à venir de connaître le vrai coût de la sortie du nucléaire en France.
C’est la raison pour laquelle, lors du débat national sur la transition énergétique, le WWF a porté une proposition innovante de création d’un fonds indépendant. En mobilisant l’argent provisionné par les opérateurs du nucléaire pour le démantèlement des centrales et la gestion des déchets radioactifs, ce fonds permettrait de financer la transition vers un nouveau modèle énergétique, plus sobre et substituant les énergies renouvelables aux fossiles et aux nucléaires.
Amorcer la transition énergétique
Essor des énergies renouvelables, déclin de l’industrie du charbon ou engagement des villes et des entreprises : nombreux sont les signaux qui montrent que la transition énergétique mondiale est en marche. Mais elle est encore trop lente. C’est pourquoi le WWF s’engage activement pour accélérer cette transition.
La transition énergétique, c’est possible !
Des énergies renouvelables de plus en plus compétitives !
Le coût de l’énergie d’origine solaire a vu son prix chuter de 80% entre 2009 et 2015 (IRENA)
La combustion des ressources fossiles – comme le pétrole, le charbon et le gaz – est la principale cause du dérèglement climatique. Nous sommes en train d’épuiser ces ressources non renouvelables à une vitesse fulgurante ! Le WWF œuvre pour qu’en 2050, nous tirions toute l’énergie dont nous avons besoin des sources renouvelables.
Le WWF porte en effet la vision que la seule solution pour fournir tout le monde en énergie, sans nuire à l’environnement, est le passage généralisé aux énergies renouvelables, produites par des sources naturelles comme l’eau, le vent, le soleil, la géothermie ou la biomasse. Cette transition vers un avenir 100% renouvelable est tout à fait possible, à condition toutefois de diminuer la consommation d’énergie mondiale (des transports, bâtiments, industries…) de 15% d’ici 2050, grâce à une meilleure efficacité de nos systèmes et une certaine sobriété dans nos comportements.
Tout ceci n’est pas une utopie et l’élan est d’ailleurs donné : en 2016, le WWF a publié son rapport « Les signaux de la transition énergétique » dont les conclusions sont très encourageantes. Les nouvelles capacités d’électricité installées dans le monde sont depuis 2012 plus importantes dans les renouvelables que pour le reste des sources (fossiles et nucléaire). Dans certains pays (Allemagne, Danemark, Egypte, Inde), l’électricité d’origine renouvelable est même devenue plus compétitive que celle d’origine fossile ou nucléaire.
Même si les signaux sont encourageants, les défis à relever pour accélérer cette transition restent nombreux, pour chacun d’entre nous. Et le WWF y concourt activement.
Part de l’énergie renouvelable dans la consommation énergétique mondiale (REN21, 2017)
Le temps est à présent à l’action !
71% des Français veulent une accélération du rythme de déploiement des énergies renouvelables.
À Paris, fin 2015, dans le cadre de la COP21, les dirigeants du monde entier ont approuvé un accord universel sur le climat, ouvrant ainsi la voie à la transition du système énergétique mondial vers un nouveau modèle propre et durable.
Croissance des énergies renouvelables, multiplication des actions dans les villes, stagnation des émissions de CO2 liées à l’énergie, nombreux engagements des entreprises via l’initiative Science Based Targets afin d’aligner leurs objectifs de réduction d’émissions sur une trajectoire de moins de 2°C de réchauffement climatique, augmentation continue du nombre d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables…. Nombreux sont les signaux qui prouvent que la transition énergétique mondiale est en œuvre.
Mais les records de température atteints en 2016, l’année la plus chaude jamais enregistrée dans l’histoire, nous rappellent que nous avons très peu de temps pour agir. De nombreux leviers doivent être actionnés pour donner une nouvelle impulsion et changer la vitesse de la transformation : fin des subventions publiques en faveur des combustibles fossiles, soutiens au déploiement des renouvelables et aux économies d’énergie, accroissement des financements verts, prix du carbone…
Le WWF s’engage activement pour accélérer la transition énergétique à travers différents modes d’action : influencer les décideurs politiques, engager les acteurs économiques, incarner la transition sur le terrain, mobiliser et sensibiliser l’opinion. Nous avons l’Accord de Paris pour nous guider vers la voie à suivre. Il est temps maintenant de le mettre en oeuvre. Place à l’action !
World Wide Fund For Nature
Depuis 1973, le WWF France agit au quotidien afin d’offrir aux générations futures une planète vivante. Nous œuvrons pour mettre un frein à la dégradation de l’environnement et construire un avenir où les humains vivent en harmonie avec la nature.
Siège social WWF France
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