Sélectionner une page
Discours  DU Meeting de lancement de campagne à Bourdeaux

– Remerciements d’usage aux élus, associations présentes, …

Chères toutes, chers tous, cher.es amies,

Chers tous ceux que je ne connais pas, qui ne me connaissent peut être pas d’ailleurs mais que j’aurai grand bonheur à apprendre à connaître,
j’espère que ce sera réciproque

Merci d’avoir poussé cette porte, ça peut paraître un peu impressionnant, un meeting politique comme ça, avec plein de logos –
quoiqu’on a même pas eu le temps de mettre ! -, plein de drapeaux, une immense banderole, des centaines de personnes, une campagne électorale, de la politique.

.

.

Pour beaucoup, et peut être pour certains d’entre vous ici, la politique, c’est sale, ou du moins, c’est pas franchement réjouissant, et on se porte
d’autant mieux qu’on s’en tient loin. La politique, c’est au mieux une série netflix; au pire, des gens qui font de grandes promesses, mais n’en
croient pas une seule; tout ça pour se faire réélire ad vitam eternam, préserver les intérêts des copains, trahir, faire ses petites affaires avec
l’argent public, se barricader dans un bureau; si vous voyez ce que jeveux dire.

Alors je suis un peu coincée, parce qu’ici, ce soir, j’ai envie de vous en faire plein, des grandes promesses.

.
.

J’ai envie de vous promettre qu’on va gagner, que demain sera un jour meilleur, qu’il fera beau 🙂 , qu’on construira, chaque jour qui passe, des
jours plus heureux, plus sereins, plus généreux. J’ai envie de vous promettre que tout ça va bien se terminer : qu’à la fin, nos villages
cesseront de devenir, peu à peu, des cartes postales inaccessibles aux enfants du pays; que l’ubérisation ne touchera pas nos petits
commerces, qu’on maintiendra, avec fierté, un élevage et une agriculture familiale, qu’on verra pas plus de 100 000, 100 000 enfants de moins de
3 ans être aujourd’hui dépendants de l’aide alimentaire. Qu’on aura relevé la bataille climatique en responsabilité. Qu’on saura ouvrir nos bras aux
plus nécessiteux, parce que c’est quoi une société, si elle ne fait même pas ça, si elle laisse crever les uns pour protéger les privilèges d’une
minorité ? J’ai envie de vous promettre qu’on pourra tous avoir accès aux soins, un médecin traitant chacun, qu’on pourra tous faire les choix de
vie que nous souhaitons, peu importe l’argent dans notre compte en banque, d’où l’on vient ou où on habite : c’est cela, l’École Républicaine et
émancipatrice. Qu’on se sente en sécurité, libres, qu’on fasse vivre la paix. Qu’on aura pu sauver ce qui peut l’être : ça peut parfois être anodin,
une fleur sauvage, des oiseaux, des insectes. Tout ce qui disparaît silencieusement autour de nous.

Je voudrais vous promettre que tout ce chaos, toute cette gravité ces derniers jours, et puis ces dernières années en fait, ne sont pas
inéluctables. Que la République, nos aînés se sont battus pour elle : alors on la voit moins souvent par ici, elle semble un peu lointaine ces
dernières années dans nos villages. Mais au cœur de ces mêmes villages, on a des monuments aux morts partout : et on sait ce qu’il a
fallu à nos anciens, ici dans la Drôme, pour la bâtir et lutter pour elle quand le fascisme s’emparait de l’appareil d’Etat : on ne joue pas au
poker avec la démocratie.

Loin du tumulte et des manœuvres, la politique, c’est le plus noble des mots, c’est des combats communs, pour l’intérêt général. C’est le sens
que je donne à mon engagement et c’est pour cela que, par exemple, pour lutter contre la désertification médicale, depuis deux ans, j’ai réussi
à travailler même avec des députés de droite et de la majorité, contre leurs états-majors.

La politique, elle sert à ce que toutes ces promesses, toutes ces grandes promesses, elles soient tenues. Elle sert à changer la vie des gens. Elle
sert à donner du sens à ce qui fait de nous une communauté de destin, une Nation, une République.

Et aujourd’hui, je suis au regret de vous annoncer trois choses importantes sur les 20 jours qui viennent :
– d’abord, que contrairement à nos adversaires, vous le savez, non seulement les promesses que je viens de vous faire je les tiendrai mais en plus cela fait 2 ans que je les tiens !

.
.
.

– Ensuite, je vous annonce que nous allons faire de la grande, de la belle, politique. Celle qui redonne du sens à ce que nous sommes
en tant que citoyennes et citoyens d’une République, celle qui protège, celle qui fait naître l’espoir, celle qui combat ardemment le
destin qui est écrit d’avance. Ces grandes promesses, on va se les faire ensemble, et on les tiendra ensemble !

Et enfin, dernière chose, à vous annoncer, c’est que vous êtes exactement là où vous devez être.

Merci infiniment d’être là, si nombreux. Je peux vous le dire, on fait mieux ici qu’à Bordeaux, qu’à Nantes, qu’à Paris. On va leur montrer, là
haut, si on est pas prêts, ici dans nos campagnes, à mener cette bataille de l’humanisme !

Merci cher Thierry, Monsieur le Maire, de nous accueillir dans la si belle commune de Bourdeaux, ou ce n’est pas la première fois qu’on se réunit, et j’espère pas la dernière.

Merci chère Marie-Pierre, Madame la Sénatrice, pour ton soutien et tes encouragements, ton affection, ta détermination depuis le tout début. Je
suis fière d’avoir pu t’aider à représenter la gauche drômoise au Parlement. Même si tu le faisais admirablement seule, nous sommes
résolument plus fortes à deux, et qui sait, peut être demain à 3, 4 ou 5 !

Merci cher Christian, Monsieur le Maire, d’avoir accepté une nouvelle fois de t’engager avec moi dans cette campagne décisive : maintenant que
j’ai arrêté la cigarette et que mon espérance de vie a bondi de quelques années : il reste cet autre risque, ce fameux risque que je devienne
Ministre. Je te rassure, si on fait comme on a dit, on aura bien assez de candidats pour le poste ! Mais en vrai, merci.

Merci aux élus de nos territoires, merci Fabienne, Pascale, Pierre, Christelle, Daniel, Athénaïs,

Merci aux militants historiques, du PCF, de la France Insoumise, du Parti Socialiste, des Écologistes, de Génération.s, de Place Publique, des
dizaines d’autres partis qui ont désormais rejoint notre coalition; merci aux militants associatifs, aux syndicalistes, à toutes celles et ceux qui
dès dimanche soir, avant même que la fumée blanche ne s’échappe des sièges des centrales parisiennes des partis, m’avez envoyé votre
soutien. Dans la Drôme, le dialogue a toujours existé entre nous, ces 2 dernières années. Nous continuons. Dans le chaos, c’est un peu
étonnant, mais nous sommes un pôle de stabilité

Le chaos. Dimanche dernier, l’Extrême Droite a fait près de 40 %, dans une élection nationale, en tête dans toutes les catégories d’âges, toutes
les catégories socio-professionnelles, 93 % des communes de notre pays.

Et puis la dissolution, demandée par l’extrême droite. Imaginée dans les bureaux de l’Elysée, comme l’opportunité de tuer définitivement la
gauche et d’asseoir définitivement le duel ultra-libéralisme / extrême droite. Au pire, il y aura cohabitation, au pire on donnera les rênes de
notre pays, de l’Intérieur, des Affaires étrangères, des droits des femmes, de l’agriculture, à Bardella, Le Pen, Tanguy et consorts. Peut être qu’on
sera, dans quelques années, l’alternative. Peut-être pas. Les dés sont lancés. L’irresponsabilité.

Une dissolution n’est jamais un acte politique anodin. La Ve République n’en a connu que 6 en 65 ans correspondant à des moments charnières
de notre histoire et notre vie politique : mai 68, l’alternance de 1981, la victoire de la gauche plurielle de 1997. Celle prononcée dimanche
intervient dans un contexte dramatique et prend le risque considérable d’installer le Rassemblement national, un parti fondé par d’anciens
Waffen SS, au Gouvernement de la France.

Philippe Meirieu, le pédagogue est venu parler de l’École.

Les frissons. Le sentiment de gueule de bois le lendemain, sans avoir bu une goutte. C’est ce que j’ai ressenti, personnellement. Je crois que
quelques-uns ici aussi. La peur du pire. Le sentiment d’impuissance, d’inéluctabilité du chaos qui s’installe. J’y reviens : ce sentiment,
collectif, de perdre pied, c’est un moment profondément politique. Parce que c’est du commun qui s’installe, un truc qui nous prend aux tripes
collectivement, sur lequel tout seul, on se sent bien impuissant, mais sur lequel ensemble, on retrouve du pouvoir d’agir, on peut tout faire
basculer. C’est ça la politique.

Alors, certains d’entre vous ont peut-être vu cette carte du journal Le Monde lundi. Dans un océan de brun, hors grandes villes, on y voyait un
bout plus bariolé, dans le sud est. Du rouge, du rose, du vert : on était pas à Marseille, ni à Grenoble, ni à Lyon. On était dans la 3e circonscription
de la Drôme. Ici, la participation est de 60%. Les listes de gauche y enregistrent 3 000 suffrages de plus que lors des législatives 2022. A
toutes ces personnes qui ont l’écologie, la gauche dans leur coeur, je veux leur dire merci.

À toutes ces personnes qui doutent du Front Populaire, qui ne s’y retrouvent pas totalement, je veux leur dire : vous avez raison, trop de
fois la gauche a déçu, trop de fois certains sont arrivés les bras plein de promesses. Mais vous me connaissez, je n’ai jamais rien lâché et je ne
lâcherais rien, je n’ai jamais été la députée d’un camp, d’une posture, et je ne le serais jamais. Nous serons, je serai, à la hauteur, pour toutes et
tous. Tout simplement parce qu’il n’y pas le choix.

Il y a 2883 voix d’écart entre le bloc du nouveau front populaire et le bloc du vieux front national. En supposant que le Front Populaire fasse le
plein aux législatives, et en imaginant que seulement 1/3 des électeurs de LR suivent Ciotti, les deux blocs seraient donc peu ou prou à égalité.

Les choses sont donc loin d’être gagnées.

Il faudra que chaque électeur et électrice, convaincu par nos idées, aille voter. Il faut, dans chacun de ces bouts de rouge, de vert, de rose,
qu’on atteigne les 70% de participation, les 80%. Il faut aller convaincre dans chaque quartier, chaque hameau, chaque lotissement.
Cette victoire, nous allons l’arracher avec les dents, convaincre, partout, dire la vérité de qui je suis et de qui nous sommes. La voix d’un bout de
France tout entier, celui de la France des ruralités, celui de la France des montagnes et des vallées, de ceux qui sont si loin des décisions, et
qui ne demandent qu’une chose : pouvoir vivre et travailler au pays. La voix d’une gauche rurale et populaire, au travail à Paris comme chez
nous. La voix de ceux qui résistent et des seuls qui défendent les services publics et la vitalité de nos campagnes.
On toquera à toutes les portes, on déferlera sur les marchés, devant les commerces, dans les rues des 240 communes de notre si grande
circonscription : on parlera à tout le monde.
On rappellera comment une majorité déconnectée du réel de nos campagnes a joué avec le Rassemblement National pour casser nos
retraites, notre assurance chômage, la République sociale, pour creuser

la fracture territoriale avec leur ultra-libéralisme et leurs politiques austéritaires et verticales, nous amenant au plus grand chaos.
Oui, dans le grand chaos qu’est aujourd’hui notre monde et plus encore notre vie politique suite aux décisions incendiaires du président de la
République, nous pouvons le dire, plus, nous devons le dire: Nous sommes le camp de l’ordre, de la stabilité, du bon-sens et de la
concorde. Ce n’est pas “on casse, on répare”, mais “ils cassent, nous réparons !”
On parlera de ce qu’ils ont cassé, des services publics, de l’ultra-libéralisme, de la concentration des richesses dans les mains des
plus aisés, de la catastrophe écologique face à laquelle ils ne font rien depuis des années. On racontera la suffisance, le mépris pour le
Parlement, les corps intermédiaires et l’ensemble des Françaises et des Français, et notamment nous, les pecnos, les ploucs, ceux qui sont rien
(alors qu’en vrai nous sommes tout).
Je les ai lues, les doléances du Grand Débat National, des cahiers citoyens, aux archives départementales de la Drôme, la semaine passée.
On préparait alors le vote d’une résolution qui devait avoir lieu mercredi prochain dans l’hémicycle, résolution que j’avais déposée avec 17 de
mes collègues, de l’opposition comme de la majorité, pour restituer ces plus de 19 000 cahiers citoyens qui dorment aux archives depuis les
Gilets Jaunes, pour les rendre publiques. Elle aura sauté de l’agenda parlementaire.
Aucun Président de la République n’avait oser inventer la démocratie participative où l’on participe pour rien : voilà qui est fait.

Autre promesse non tenue, et j’étais là avec une autre proposition de loi. En ouverture du salon de l’agriculture, après des semaines des plus
grandes mobilisations sociales du monde agricole depuis 30 ans, où le mot d’ordre principal était celui du revenu, face à la concurrence déloyale
: le Président de la République annonçait l’instauration de prix planchers pour les agriculteurs, en deçà desquels il n’était pas possible de vendre
leur production. Pour autant, malgré cette promesse, c’est contre l’avis du gouvernement, c’est contre la majorité présidentielle, c’est malgré
l’abstention du Rassemblement National, et grâce à l’absence totale des Républicains, que j’ai rédigé et fait adopter, une proposition de loi pour
garantir un revenu digne aux agricultrices et aux agriculteurs.

L’argument du gouvernement pour s’y opposer ? Un travail concerté, de long terme, pour un Egalim 4, au travers d’une mission gouvernementale,
qui prendrait 6 mois, qui rendrait ses conclusions à l’été : vous imaginez bien ce qu’il en est advenu. Comme si le revenu agricole n’était pas une
urgence… Le Nouveau Front populaire le fera !
Alors, « Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus

.

 

Wolfgang Cramer Scientifique du CNRS et contributeur au GIEC nous a parlé climat et engagement.

rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité
de penser et de juger. “ disait Hannah Arendt.

Oui, cette surdité du Gouvernement aux aspirations des territoires, de la précarité qui s’étend, du mal vivre, du mal manger, oui c’est ce mépris
qui nourrit le vote Rassemblement national. Plus que jamais il est de notre devoir de tarir la pompe.

Parce que partout, ces trois prochaines semaines, on racontera ce que l’union des racistes et des nantis, cette nouvelle alliance Le Pen – Ciotti,
fait à l’assemblée nationale depuis 2 ans, loin de leurs grands discours généreux.
Nous devrons sans relâche convaincre, que contrairement aux apparences, contrairement à ses promesses dont je comprends tout à
fait qu’elles résonnent en beaucoup de nos voisins, amis, frères et soeurs, qui regardent le présent et l’avenir avec une grande anxiété, le RN
n’apporte aucune solution ni pour le pays, ni pour nos territoires ruraux, bien au contraire.

Le RN promet dans le même temps, un plan massif de réductions d’impôt tout azimut sur la fortune, sur le patrimoine, sur les énergies
fossiles – naturellement -. Baisse des recettes, et surtout, ne pas toucher aux plus riches, vous savez ce que cela veut dire pour nos services
publics, pour l’hôpital, pour l’École, pour les gendarmeries, pour les sapeurs pompiers.

Il n’y aura pas d’abrogation de la réforme de retraites, Bardella revient déjà dessus. Eux, là bas, ils s’en moquent, dans leur petit monde parisien
d’éditorialistes sur CNews, et de châteaux cossus, de députés fascistes et de milliardaires d’extrême-droite, personne ne se casse le dos, ne se salit les bottes.

Le RN ne fera pas ce qu’il dit et fera sans aucun doute ce qu’il ne dit pas. A commencer par affaiblir les droits des femmes. Le RN s’attaquera
au Planning familial et rendra l’accès à la contraception et à l’interruption

de grossesse encore plus difficile qu’aujourd’hui particulièrement dans nos territoires ruraux, tant bien même nous avons, avec la gauche et les
écologistes, permis l’inscription de ce droit in extremis dans la constitution. Il minera notre vivre ensemble en stigmatisant et en
précarisant davantage encore les réfugiés, celles et ceux qui, venant d’ailleurs, ont choisi notre pays, celles et ceux qui les aident et les
accompagnent faisant leur le principe de fraternité. Nous devons alors résister.

Mais je n’ai aucun doute que nous réussirons.

Parce que d’autres l’ont fait avant nous, et on sait apprendre de notre histoire, l’histoire d’une terre de résistance.
– La résistance aux massacres des protestants qui ont suivi la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV.
– La résistance au coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte de 1851, qui mis à bas la IIe République et une dissolution de
l’Assemblée nationale, déjà… Alors que le peuple de Paris était à bout de souffle après des années de révolte, c’est dans l’Ardèche et
la Drôme, que de véritables armées populaires vont se lever, à Crest, à Die, à Dieulefit, ici à Bourdeaux, à Privas, à Montélimar et
ailleurs, au nom des libertés bafouées, d’une révolte contre la misère et d’une exigence de dignité.
– La résistance au nazisme bien sûr, le maquis, la République du Vercors, qui symbolise encore aujourd’hui aux yeux du pays tout
entier, le courage de celle et ceux qui ont combattu la Wehrmacht au péril de leurs vies et permis le débarquement dont nous
célébrons le 80e anniversaire.

Depuis près de deux siècles, à chaque fois que la République a été menacée, la Drôme s’est levée pour la défendre ou la restaurer !

C’est la responsabilité du Nouveau Front populaire. Comme en 1934, 35, 36 alors que les ligues d’extrême droite s’organisaient, marchaient sur
l’Assemblée nationale et menaçaient la République tout entière, les forces de gauche ont su dépasser leurs divisions, qui étaient sans
commune mesure avec ce qu’elles sont aujourd’hui, je vous le rappelle, pour s’unir afin de préserver l’essentiel : la République.

De cette période fulgurante de notre histoire politique, datent des conquis sociaux fondamentaux : la réduction du temps de travail
hebdomadaire, les congés payés, l’allocation chômage, une augmentation moyenne de 12% des salaires dans tout le pays,
l’instauration des conventions collectives. Le Front populaire créa un Office national interprofessionnel du blé, déjà, pour soutenir les paysans
écrasés par l’effondrement du cours de la céréale, office qui servira de modèle, après la guerre, à la Politique agricole commune. Il engagera de
grands travaux d’infrastructures permettant l’électrification des communes rurales.

Tout cela, ce fut le fruit d’une immense mobilisation sociale et syndicale qui a très largement débordé le cadre des formations politiques.

Alors oui, l’Histoire ne bégaie jamais totalement. Pour autant, c’est exactement ce dont nous avons besoin aujourd’hui.

Le Nouveau Front Populaire conclu jeudi porte une immense responsabilité, une responsabilité pour tous les autres, et notamment
ceux qui font le siège dans leurs bureaux. Mais si sa responsabilité est immense, l’espoir qu’il suscite et que vous incarnez ici présent, l’est tout autant.

Une dizaine de Dioises et Diois avaient fait le déplacement

Ce que que nous pouvons atteindre le 7 juillet, c’est ni plus ni moins que la victoire d’une majorité et d’un Gouvernement de rupture qui dès cet
été décrètera l’urgence sociale :
– en bloquant les prix des produits de première nécessité,
– en augmentant le SMIC, les salaires, les minimas sociaux
– en instaurant les prix plancher pour nos agriculteurs
– en abrogeant la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage.

Un Gouvernement de rupture qui, dès cet été, commencera à réparer nos services publics à commencer par l’hôpital, l’école et la police de proximité.

Un Gouvernement de rupture, qui après l’été engagera 5 grandes lois cadres :
– sur le pouvoir d’achat et la justice fiscale
– sur la santé
– sur l’école
– sur la planification écologique
– sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme

Un Gouvernement qui au-delà engagera notamment un grand plan de rattrapage de nos services publics :

– des postes pour nos hôpitaux
– des accueils physique pour les services publics
– un service public de la petite enfance
– l’organisation d’états généraux des espaces ruraux pour construire une véritable égalité territoriale

Protection de l’eau bien commun, transition agricole, protection de la biodiversité : la liste des 150 mesures est longue : et oui je suis
immensément fière de m’être battue pour elles ces deux dernières années, et je mettrai tout mon coeur à l’oeuvre pour elles encore
quelques années encore, à l’Assemblée nationale. Ce gouvernement, sera celui de la vraie vie, de la fierté, de la générosité, de l’écologie, du
travail qui paie, de la solidarité, de l’égalité, de la joie.

On nous dit sur BFM ou dans les salons parisiens, que la bataille qui s’annonce, Front populaire contre Front national, c’est celle des villes
contre les campagnes. C’est ce que les journalistes des grandes rédactions m’ont dit au Bourbon quand je parlais de ruralité. On m’a
qualifié d’anomalie, d’erreur statistique. Quand je vous vois si nombreux ce soir, je me dis que ça en fait beaucoup des anomalies !

Oui, depuis 2 ans, je le montre au quotidien, mais en fait depuis des années, nos vallées et nos massifs, nos villes et nos villages le montrent
depuis des dizaines d’années : la gauche et l’écologie, c’est bon pour nos vallées, pour nos villages, pour nos ruralités. Qui défend l’agriculture

paysanne ? Qui défend les services publics ? Où étaient-ils depuis 2022 les vautours le pénistes ? Et les ministres de Monsieur Macron les avez-vous vu ?

Alors que nous, nous la gauche rurale et populaire, Marie-Pierre et moi bien sûr, mais aussi vos conseillers départementaux, régionaux, vos
maires, présidents de communautés de communes, nous sommes là ! Là, pour faire vivre cette gauche qu’on veut faire taire et qu’on dit morte !
Là pour se battre pour l’accès au soin ! Là pour refuser les fermetures de classe qu’on nous impose ! Là pour être en première ligne en défense du
pastoralisme ! Là pour nos commerces, nos artisans, nos PME ! Là pour nos associations et nos bénévoles ! Là pour la liberté, l’égalité, la
fraternité, bref là pour la République, partout et tout le temps !

Alors que tant de territoires ruraux sont minés par le déclin et la désespérance, je suis intimement convaincue que notre territoire est un
antidote contre le vote Rassemblement national, un modèle d’innovation écologique et social, un modèle de transition, un exemple de ruralité
vivante et heureuse. Tout n’est naturellement pas parfait, et ici aussi nos bureaux de poste, les centres des impôts ferment, les logements sont
bien trop chers, le boulot manque, et il est mal payé. Mais dans la campagne qui s’ouvre et à l’avenir, notre responsabilité est de faire
mentir le clivage politique entre les campagnes et les villes, que l’opposition stérile entre Macron et Le Pen creuse dans notre pays,
particulièrement depuis 7 ans.

Oui, ma, notre responsabilité est immense. J’ai besoin de vous. Jusqu’au 7 juillet, ne lâchez rien ! Parlez à vos voisins, vos amis, vos collègues !

Collez, tractez, porte à portez ! Envoyez des mails, des sms, téléphonez ! N’attendez pas les consignes ! Nous n’avons pas des mois de campagne
devant nous : nous avons 14 jours.

Vous qui vous engagez pour la première fois : bienvenue ! Vous qui craignez le premier tractage ou porte à porte, vous qui n’avez jamais
collé : vous n’êtes pas seuls et nous vous accompagnerons ! Rejoignez le groupe de mobilisation de votre territoire, vous trouverez toutes les informations à la sortie.

Et n’oubliez pas : la victoire se jouera à peu de voix, alors ne laissez passer aucune procuration et contactez-nous si vous ne pouvez pas être
là le 30 juin ou le 7 juillet.

Comme vous avez pu, je crois, compter sur moi, je compte sur vous. Il est des moments où il ne faut pas flancher, il ne faut pas céder aux
pulsions de haine ou de désespoir. Il y a des moments où nous devons faire notre, pleinement, le mot d’humanité. Ou nous devons porter la joie
en étendard, l’espoir en moteur. Et c’est exactement à ce moment-là que nous sommes, alors que l’heure est si grave : il est minuit moins le quart.

Chaque jour compte, pour cette campagne qui est sans doute la plus déterminante que nous n’ayions jamais menée.

« Il est revenu un espoir, un goût du travail, un goût de la vie.” disait Léon Blum en 36. Chers amis, avec toute notre humanité, avec toute la joie
que nous avons dans nos coeurs, avec l’espoir comme notre plus fidèle compagnon de route, allons partout, du plus petit hameau au plus haut

HLM, des Baronnies à Chabeuil, du Tricastin au Vercors, pour que vive et pour que gagne le Nouveau Front Populaire !

Vive la République ! Vive la France ! Vive la Drôme ! Et que vive jusqu’en
2027 et au-delà le futur gouvernement du Front Populaire !

.
Marie POCHON
Nous avons choisi de donner l’intégralité du Discours de Marie Pochon. par fidélité à notre lectorat.
Photos MCD libres de droit. Mentionnez juste l’origine . MCD

Poster le commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *