Dans le chaos de Washington avec les pro-Trump
Suprématistes blancs, racistes, néo-nazis, extrême droite et extrême gauche, conspirationnistes et complotistes, anti-masques et anti-vaccins, négationnistes et QAnon, tous les bruns-rouges, colèristes et rageurs.. toutes et tous les mécontents essayent d’abattre la démocratie américaine et le résultat des élections qu’ils ont perdues. La démocratie, très imparfaite peut être confisquée par un coup de sang de gens hystérisés !
Des centaines de manifestants pro-Trump ont envahi mercredi le Capitole pendant la certification de l’élection présidentielle. Notre correspondant se trouvait au plus près des événements qui ont secoué la capitale américaine.
Des centaines de supporters de Donald Trump ont envahi le Capitole, mercredi 6 janvierSur la pelouse du Washington Monument, juste derrière la Maison-Blanche, Randall Limburg nous avait pourtant prévenu, mercredi matin : « Tout va changer aujourd’hui. » Comme des milliers de supporters de Donald Trump, ce grand gaillard de 53 ans a fait neuf heures de route depuis son Indiana natal pour rejoindre la capitale et accomplir ce qu’il nomme sa « mission divine » : aider le président républicain à rester au pouvoir, malgré sa défaite face à Joe Biden. « Aujourd’hui, le Congrès va se retourner contre Trump en certifiant la victoire de Biden, c’est une trahison, souffle ce chauffeur routier. Et aux États-Unis, les traîtres, on les pend. »
Derrière ses mots terribles, Randall se fait agneau lorsqu’il évoque son admiration pour le président américain, des larmes plein les yeux. Un casque aux couleurs du drapeau national sur le crâne, il se dit prêt à mettre sa vie en jeu pour le défendre : « Je ferai tout ce que me demande Trump, c’est aussi simple que ça. » Malheureusement, les consignes ne tardent pas à arriver.
Le discours de Trump met le feu aux poudres
Quelques minutes plus tard, Donald Trump apparaît sur scène devant ses milliers de partisans radicalisés, venus intimider les parlementaires sur le point de certifier la victoire de Joe Biden. Dans un discours encore plus lunaire et agressif qu’à son habitude, Trump chauffe la foule à blanc : « Nous n’abandonnerons jamais, nous ne concéderons jamais la défaite. » Pendant près d’une heure et demie, le milliardaire rabâche des théories du complot qui prouveraient, selon lui, une fraude massive lors de l’élection présidentielle. « Vous ne reprenez pas en main un pays avec de la gentillesse, mais avec de la force », menace le président, avant de désigner le Congrès « sur le point de faire une énorme erreur ». Dès la fin de son discours, ses supporters se ruent vers le Capitole, à deux kilomètres de là.
Rapidement, les manifestants encerclent le bâtiment, alors qu’à l’intérieur, sénateurs et députés ont commencé à se rassembler. À l’arrière du Capitole, des pro-Trump prennent d’assaut les échafaudages et les tribunes prévues pour l’inauguration de Joe Biden, le 20 janvier prochain. Dépassée par la foule, la police du Capitole réplique par quelques tirs de gaz au poivre, mais les forces de l’ordre montrent vite leurs limites.
À l’avant du bâtiment, des manifestants réussissent à forcer les portes et envahissent les lieux. Dedans, ils sèment le chaos, alors que les parlementaires sont évacués par des souterrains. Donald Trump refuse de faire intervenir la Garde nationale, pourtant appelée en renfort par la maire démocrate de Washington.
Aucune résistance des forces de l’ordre
« En tant que patriote, nous n’avons pas essayé de faire du mal aux gens mais de prendre possession de ce bâtiment pour dire notre colère, raconte un manifestant sur les marches du Capitole, bonnet rouge MAGA [Make America Great Again] sur la tête et moustache grise. Nous étions étonnés de ne rencontrer aucune résistance, donc nous avons avancé longtemps et loin, jusqu’à une porte fermée derrière laquelle la police pointait de vraies armes vers nous. Ça nous a calmés tout de suite et on est parti s’amuser dans des bureaux pour prendre des photos. »
À la sortie, les yeux encore rougis par les gaz lacrymogènes, Jorge Riley conte lui aussi ses « exploits » à l’intérieur du Capitole. « Tout était ouvert, je me suis dit ‘qu’ils aillent se faire foutre’ et j’ai couru jusqu’au bureau de Nancy Pelosi [la leader démocrate de la Chambre des représentants] pour mettre le bordel », explique ce petit gabarit aux longs cheveux noirs, responsable du bureau républicain de Sacramento, en Californie. « Cette invasion porte un message, assure-t-il : nous ne croyons évidemment pas en la victoire de Joe Biden et nous savons qu’ils sont en train de nous voler l’élection. Il est impossible pour nous de rester sans rien faire. »
La prise du Capitole n’a finalement retardé la certification de l’élection présidentielle que de quelques heures. Dès mercredi soir, les parlementaires américains étaient de retour dans l’hémicycle, après l’intervention de la Garde nationale pour sécuriser les lieux. Mais cette invasion a viré au tragique, une jeune femme ayant trouvé la mort à l’intérieur de l’édifice, touchée par un tir de la police. Son décès n’a fait qu’alimenter la colère des Trumpistes. « Certains parlent de revenir avec des flingues, indique Jorge Riley en secouant la tête. La guerre civile a peut-être commencé aujourd’hui. »
À Washington, le Capitole envahi par des manifestants après de violents affrontements
Des dizaines de partisans de Trump ont réussi à pénétrer dans le bâtiment fédéral, y semant le chaos pendant un long moment. Une envahisseuse a été tuée.
ÉTATS-UNIS – Des policiers l’arme dégainée dans le cœur du Congrès des États-Unis, des élus protégés par des masques à gaz, des manifestants brisant des vitres: le Capitole à Washington a sombré ce mercredi 6 janvier dans un chaos dramatique et des violences inédites dans un lieu si solennel (voir notre vidéo ci-dessus). Et ce alors que le Parlement américain s’attelait à la certification de l’élection de Joe Biden.
La situation a basculé quand des partisans de Donald Trump, brandissant des drapeaux bleus à son nom et portant les casquettes rouges de sa campagne électorale, ont envahi le bâtiment trônant sur la célèbre colline de la capitale fédérale. Aux cris de “USA! USA!”, ils ont réussi à pénétrer jusque dans les hémicycles des deux chambres, interrompant donc la session parlementaire qui devait confirmer l’élection de Joe Biden.
“Ils ne peuvent pas nous stopper tous”, a lancé dans un mégaphone un manifestant poussant la foule à forcer les portes du Congrès. Des images du coup de force, prises à l’intérieur du Capitole, temple de la démocratie américaine, révélaient des scènes plutôt dignes d’un coup d’État.
À la tension s’est ajouté le tragique quand une femme, une supportrice de Donald et ancienne militaire américaine, Ashli Babbitt, a été grièvement blessée par balle dans des circonstances peu claires. Elle est décédée de ses blessures peu après.
Trois autres personnes ont perdu la vie dans le secteur de la colline du Capitole mercredi, mais la police s’abstient pour l’instant de lier directement ces décès aux violences.
Si une bonne part des manifestants semblaient relativement pacifiques, d’autres ont fait montre de leur fanatisme, exhortés qu’ils sont depuis des semaines par Donald Trump à refuser de reconnaître la défaite du président sortant. “La plupart des gens ici sont prêts à prendre une balle pour défendre nos libertés. Moi oui”, affirme à l’AFP Bob Cox, un partisan de Donald Trump de 56 ans, un drapeau bleu “Trump 2020″ drapé autour de ses épaules.
Bureaux vandalisés
Parmi les nombreuses photos ahurissantes qui sont ressorties de cette journée, celle d’un manifestant torse nu et coiffé d’un casque de viking à cornes, posant le poing levé à la tribune de la Chambre des représentants. Un autre a forcé le bureau de la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, et se fait immortaliser les pieds sur sa table de travail. Un troisième pose tout sourire emportant un pupitre de l’hémicycle.
#Capitole #WashingtonDC
Des élus ont de leur côté publié des selfies pendant leur évacuation. Ils ont le visage protégé par un masque à gaz car les forces de l’ordre, renforcées progressivement au cours de la journée, tentent d’évacuer le bâtiment à coup de gaz lacrymogènes.
Mais les manifestants pénètrent dans le Capitole plus vite que les élus et leurs assistants ne parviennent pas à les en sortir. “J’étais près de la porte. Ils nous ont gazés”, raconte un manifestant à l’AFP. “Vous vous rendez compte, ils nous ont gazés!”
Trump ne regrette rien et excuse les manifestants
Donald Trump avait prévenu qu’il tenterait d’empêcher le Congrès de certifier officiellement ce mercredi la victoire électorale de Joe Biden, qui doit prendre ses fonctions le 20 janvier. Mais il n’avait aucun moyen légal de le faire. Il a bien essayé de menacer le vice-président Mike Pence, qui présidait la séance mais dont le rôle était strictement protocolaire. Mais Mike Pence a refusé, s’abritant derrière les “contraintes” de la Constitution.
Dénonçant des élections “truquées”, Donald Trump a donc appelé ses partisans, qu’il avait réunis à Washington le jour même de la confirmation par le Congrès, à manifester au Capitole. Donald Trump avait promis à ses partisans que la journée de ce mercredi serait “folle”. Elle l’a été.
Après plusieurs heures de chaos, Donald Trump a diffusé une courte vidéo sur Twitter où il a appelé les manifestants à “rentrer à la maison”, sans exprimer le moindre regret ni condamner les violences et les dégradations. “On vous aime. Vous êtes uniques”, les a-t-il congratulés. Et de répéter, une énième fois et toujours sans apporter la moindre preuve, que l’élection avait été truquée à ses dépens et qu’il aurait dû l’emporter. Une vidéo qui a été bloquée par Facebook et Twitter.
Le processus de certification a pu reprendre
En fin d’après-midi, les forces de sécurité, parmi lesquels les membres de la garde nationale, mobilisés par les autorités locales, avaient repris le contrôle du Capitole mais la situation restait tendue. Un couvre-feu est entré en vigueur dans la ville à 18 heures locales.
Après une coupure de plusieurs heures, le Congrès a repris en soirée à Washington D.C. (et donc au petit matin à Paris) le processus de certification de la victoire du démocrate, en rejetant, au Sénat puis à la Chambre des représentants, les objections d’élus républicains visant les résultats de la présidentielle dans l’État de l’Arizona. Ils ont également dû plancher sur la question de la Pennsylvanie, les pro-Trump tentant le tout pour le tour pour éviter de devoir concéder la défaite.
Dans une brève allocution depuis Willmington, dans l’État du Delaware, le président-élu Joe Biden avait quant à lui dénoncé un climat d’insurrection dans la capitale du pays. Dénonçant une attaque “sans précédent” contre la démocratie américaine, il a appelé Donald Trump à s’exprimer “immédiatement” à la télévision pour réclamer “la fin du siège” du Capitole et de cette “insurrection”.
Une cinquantaine de pro-Trump ont par ailleurs attaqué des journalistes regroupés dans une zone protégée par des barrières métalliques pour filmer les évènements à l’extérieur du Congrès, renversant plusieurs caméras en criant “les informations, c’est nous maintenant”.
Venu tout droit de l’Oklahoma pour soutenir Donald Trump, Jordan Shackleford, 25 ans, reste convaincu que les manifestants étaient dans leur droit. “Ils ont truqué les élections”, a-t-il déclaré, répétant les théories du complot avancées depuis deux mois par le président républicain qui refuse toujours d’accepter sa défaite deux mois après l’élection.
Capitole: qui est l’homme avec des cornes, le Shaman de QAnon
Jake Angeli est présent sur de nombreuses photos prises lors de l’invasion du Capitole à Washington. Partisan de QAnon, il est aussi surnommé QShaman.

ÉTATS-UNIS – Torse nu, le visage bariolé aux couleurs du drapeau américain et la tête recouverte d’une coiffe avec des cornes. Son image a fait le tour de la planète alors qu’il a participé avec des dizaines d’autres à l’invasion insurrectionnelle du Capitole à Washington, ce mercredi 6 janvier.
Véritable figure de proue des partisans de Donald Trump, des vidéos le montrent en train de poser sur le “dais” – l’estrade- du Sénat, ou mégaphone à la main. Facilement repérable à son accoutrement, l’homme est en fait déjà bien connu des réseaux complotistes QAnon -dont il est partisan. Âgé d’une trentaine d’années, il s’appelle Jake Angeli, mais se fait également appeler QAnon Shaman, ou QShaman.
Régulièrement aperçu lors des manifestations en faveur de Donald Trump où il porte des pancartes “QAnon m’envoie”, Jake Angeli n’hésite pas à tancer les médias, et à prendre la défense du président républicain. “Je crois que c’est important que le président des États-Unis sache qu’il n’y pas que l’opinion des médias qui compte mais qu’il y a de bons patriotes américains qui voient tout ce qu’il fait et sont prêts à le défendre et à lui dire, ‘hé mec, je vois ce que tu traverses, ce que tu fais, merci pour ton travail’”, expliquait-il en mai dernier à l’Arizona Central, tout en s’en prenant à nouveau aux grands médias, les accusant d’avoir monté en épingle l’épidémie de coronavirus pour faire peur à la population.
Un accoutrement lourd de sens
Si pendant ce coup au Capitole, plusieurs images de Jake Angeli, habillé en civil ont circulé sur les réseaux sociaux – le montrant en costume auprès de Rudy Giuliani, l’avocat de Donald Trump, ou en train de posant devant un poster avec des cornes- rien dans son accoutrement mercredi soir n’avait été laissé au hasard. Le tout faisant largement référence à la mythologie et au folklore scandinave dont s’inspirent des mouvements néonazis.
À cet égard, trois tatouages du manifestant méritent d’être décryptés. Sur le torse, le QShaman arbore notamment un entrelacement de triangles, symbole du wotanisme, un mouvement identitaire néo-paganiste dont la divinité principale n’est autre que Wotan, aussi appelé Odin. L’acteur affiche d’ailleurs également sur le ventre un marteau de Thor, le fils d’Odin. Là encore, il s’agit d’un symbole utilisé dans les milieux néopaïens, paganistes et néonazis, expliquait le spécialiste de l’extrême droite, Jean-Yves Camus à 20 minutes en juin dernier, rappelant que l’extrême droite s’est réappropriée ces symboles qui peuvent donc aussi être utilisés sans connotation politique.
Lors du massacre d’Utoya, en Norvège, en 2011, Anders Breivik avait ainsi utilisé deux armes sur lesquelles étaient gravés les inscriptions “Gungnir” et “Mjolnir”, les noms de la lance et du marteau des dieux nordiques Odin et Thor.
Enfin, sur le pectoral et autour du téton, Jake Angeli figure un cercle ressemblant à un soleil avec à l’intérieur un arbre. Ce dernier appartient également à la mythologie scandinave ressemble à l’arbre Yggdrasil, auquel se pend Odin par les pieds pour acquérir de la sagesse.
D’autres symboles néonazis et suprémacistes
Il n’est pas étonnant de retrouver ce type de personnage dans l’invasion du Capitole, tant depuis plusieurs mois, Donald Trump a soufflé sur les braises des théories complotistes de QAnon. Ces dernières prétendent que le président américain est le héros d’une guerre contre des élites satanistes et pédophiles. Les partisans sont très présents sur les réseaux 4chan et 8kun.
Et de fait, Jake Angeli n’était évidemment pas le seul à brandir ou afficher une symbolique néonazie par le biais de tatouage ou d’accessoire.
Des images prises à l’intérieur du Capitole montrent notamment un homme portant un sweat-shirt sur “Camp Auschwitz, le travail libère”, quand d’autres photos dévoilent cette fois des potences montées à l’extérieur, à l’aide de câbles de caméra volés à des journalistes. Ce dernier symbole “le noose” est aussi appelé par les suprémacistes blancs “Day of the Rope”, le jour de la corde. Plusieurs images ont également montré un individu se promenant avec un drapeau confédéré.
MCD avec « Le HuffPost » ( mais pas que … )

De tous côtés, de toutes opinions, les soutiens sont les bienvenus pour barrer la route aux putschistes. Plus le monde et les autorités réagiront contre les putschistes, plus ils seront isolés, plus forts seront ceux qui leur résistent. Aucune naïveté n’est possible. Tous les putschistes du monde agissent de la même manière : ils ne s’arrêtent que s’ils sont stoppés. Les personnages décomposés que l’on voit s’agiter à l’intérieur du Congrès US à moitié nu ou dans de défroques improbables sont des marionnettes. Autrement significatif est le comportement permissif des prétendues forces de l’ordre qui ont laissé les manifestants entrer et se répandre dans un pays où on a la gâchette bien plus facile en temps ordinaire dès qu’on porte un uniforme de policier. Autrement plus significatif encore est le caractère coordonné des attaques contre d’autres congrès dans les États fédéraux. Chaque réaction compte dans ce type de moment ; car à travers elle c’est la résistance à la contagion qui se construit. À travers elle se rendent concrets les liens qui unissent les peuples entre eux et avec leur démocratie.
Jean Luc Melenchon
Cet événement difficile à recevoir nous rappelle que les équilibres actuels, dans lesquels nous sommes, sont d’une fragilité incroyable.
Se dire qu’un tel événement aurait été possible, il y a seulement 5 années en arrière n’aurait pas été imaginable, au risque de passer pour un catastrophiste.
Et pourtant, la tentation d’un basculement d’un régime démocratique à autre chose, de ce symbole mondial de liberté vient de flirter avec la ligne blanche, en nous laissant presque sans voix.
La surprise d’abord, la stupéfaction ensuite, pour finir par une prise de conscience au final.
Un cliquet de plus vient de s’activer, en montrant que rien n’est gagné et qu’un retour arrière n’est plus impossible.
Pourtant, les symptômes de glissement étaient bien présents depuis longtemps.
A force de laisser jouer avec le feu, en exacerbant les différences entre les citoyens, en favorisant plus, tout ce qui nous sépare les uns des autres, plutôt que de mettre l’accent sur ce qui nous rapproche, en laissant se creuser les différences, voir en les favorisant, on fini par transformer les divisions, en fossés d’abord, puis par des crevasses ensuite, pour une rupture en fin de processus.
Et le résultat est celui d’une fracture, comme cette démonstration où certains ne cachent plus leur haine de l’autre.
Cet individu mis au pouvoir par des citoyens trompés et aveuglés, cet individu porteur d’un mal presque ultime, a cette capacité à diviser le plus grand nombre, en tentant de faire rêver certains à un modèle obsolète, égoïste, ignorant l’interdépendance entre l’ensemble des citoyens du monde, comme si nos actes et nos vies en un lieu de cette planète, pouvaient être indépendants d’autres actes et d’autres vies ailleurs.
Ce type se comporte comme un fou. C’est un dingue, comme l’était l’autre dingue du siècle dernier, en ayant mis la planète presque entière, à feu et à sang.
Et nous ne semblons pas déduire de nos erreurs du passé, ce qu’il conviendrait de mieux faire aujourd’hui. Comment ne pas avoir eu conscience, en le mettant au pouvoir, des risques pris pour cette grande nation ?
Quelle lucidité d’une grande partie des citoyens ? Comment parvenir à se tromper autant ? A quel point sommes-nous mal en point, pour ne pas être plus clairvoyant ?
La santé mise en échec par le nouveau virus. Les économies mise entre parenthèse pour le même motif. La démocratie maintenant chahutée par un peuple en perte de valeurs et de repères.
Il nous reste une galette à partager ensemble. Tout n’est pas sombre 🙂
Moins rigolo, nous apprenons le décès d’un agent des forces de l’ordre, qui aurait succombé à ses blessures, consécutivement à cette démonstration de force.
Combien de victimes innocentes aura t-il sur la conscience, ce dégénéré qui a contribué à mettre de l’huile sur le feu, en encourageant l’inacceptable, en appelant à fouler du pied la démocratie ?
Comment imaginer qu’un tel être ne finisse pas emprisonné ou interné, avec de tels débordements, compte tenu de sa responsabilité au plus haut niveau et qui aurait normalement dû être de protéger le plus grand nombre, au lieu du contraire ?
Ce qui est inquiétant sur le fond, ce n’est pas qu’un tel être existe. Il en existe plein et personne n’y pourra grand chose.
Ce qui est inquiétant, c’est qu’autant de personnes aient pu voter de façon aussi massive, pour le maintien au pouvoir d’un tel être.
Qu’est-ce qu’une telle attitude de vote d’autant de personnes, dit de ces personnes et de l’état de pensées d’une telle nation ?
L’inquiétant n’est pas ce clown qui fait n’importe quoi, de façon irresponsable. L’inquiétant, c’est la masse de ses partisans et des idées nauséabondes qu’ils véhiculent.
C’est l’idée portée qui se cache derrière, dont nous devons plus que jamais nous méfier. Tout cela sent fort « le bruit des bottes ».