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Parole d’audacieux : “trouver des solutions pour assurer la pérennité du pastoralisme”

Marc Vidal, éleveur à La Roche sur le Buis transhume chaque année avec ses 250 brebis. Il est impliqué dans de nombreux projets du Parc et oeuvre à trouver des solutions pour assurer la pérennité du pastoralisme.

A 1000 mètres d’altitude, sur la montagne de Banne, se trouve une roulotte d’un genre nouveau. Destinée à accueillir les éleveurs ou les bergers, la cabane pastorale permet d’être près du troupeau à chaque instant. Là-haut, ils bénéficient d’un confort qui n’est pas à négliger comparé aux cabanes rudimentaires qui leur servent d’hébergement dans bien des cas. Toilettes sèches, panneaux solaires, cuisine, douche, un poêle à bois, un frigo et des plaques au gaz vient agrémenter le confort de cette roulotte écologique.

Initié en 2017, ce projet de cabane pastorale a pu voir le jour grâce à un accompagnement du Parc des Baronnies provençales et de l’Association Départementale d’Economie Montagnarde (ADEM). En tant qu’éleveur, Marc en fait d’ailleurs bon usage. Il y héberge du mois de juillet au mois de septembre le berger salarié du groupement pastoral dont il fait partie. Mobile, la cabane sert également à d’autres groupements à Ballons, Saint-May, Buc et Verclause, là où la nécessité se fait ressentir.

A 59 ans, et malgré l’énergie déployée et l’amour du métier qu’il exerce, Marc Vidal reste préoccupé par la situation qu’il traverse et doute à chaque instant de la possibilité de continuer à poursuivre son activité à la Ferme du Théron. Chaque année, le loup fait des victimes au sein de son troupeau et ceux de ses confrères. La cabane pastorale est une réponse à cette menace. Elle permet aux bergers de rester près du troupeau à tout moment, de jour comme de nuit.

Marc, qui ne manque pas d’idées, et souhaite que ses animaux vivent ou meurent dans les meilleures conditions possibles, est actuellement investi sur une nouvelle mission, celle d’un abattoir autogéré et partagé avec d’autres éleveurs. Grâce à un tel engagement, les éleveurs souhaitent être responsables de leur production dans sa totalité et assurer une viande de qualité, qu’ils commercialisent tous en vente directe.

« Le choix le plus intelligent en effet, que l’escalade dans les chiens en nombre et en débilité féroce, que les coupes à blanc faites ces jours-ci sous prétexte de faire des parcs sans arbre à côté des fermes à cause du loup. Qui veut encore payer pour massacrer le paysage, accélérer la sécheresse, ruiner la biodiversité, se voir imposer la loi du plus subventionné au profit de quelle vie? « C’est pas nous qu’on paye » dit un éleveur local, c’est aussi là le problème. Ta roulotte ne lui rapporte rien alors que tuer des arbres si…y’a beaucoup de serial killers qui ouvrent pendant la con-finitude…Cf le livre Forêts françaises, massacre à la tronçonneuse. Florence Menard de Miscon

Le Parc Naturel Régional

Le Parc naturel régional des Baronnies provençales est un outil au service des habitants, un projet de développement rural responsable pour un territoire d’exception que l’on souhaite valoriser tout en le préservant. Il sert à trouver un équilibre entre un développement qui permette de vivre mieux au quotidien et la préservation de patrimoines naturels et culturels.

Ici, on protège la faune, la flore et les paysages, on valorise le patrimoine bâti, on encourage les projets culturels et touristiques comme le développement économique, on se rencontre, on agit ensemble et on fait vivre avec passion son territoire.

Ce lieu d’exception à la nature préservée est reconnu au niveau national pour son terroir riche (Appellations d’Origine Protégées, Indications Géographiques Protégées, labels rouges), ses paysages uniques, ses patrimoines bâtis (terrasses en pierres sèches, villages perchés) et agricoles emblématiques (vergers, oliveraies, tilleul, lavande, thym, romarin…) ainsi que pour sa géologie et sa biodiversité remarquables. Le siège administratif du Parc est basé à Sahune, dans la Drôme.

  • Superficie : 1 818 km²
  • 38 877 habitants (INSEE 2006)
  • 97 communes classées Parc + 1 commune associée
  • 2 communautés de communes principales
  • 7 villes-portes : Dieulefit, Grignan, Montélimar, Sisteron, Valréas, Vaison-la-Romaine, Veynes.

Labélisé en 2015, le Parc naturel régional des Baronnies provençales est membre du réseau des 54 Parcs naturels régionaux français. Son classement en Parc naturel régional est établi pour 15 ans.

Il remplit cinq grandes missions (définies par le code de l’environnement) :

  • protection et mise en valeur des patrimoines culturels et paysagers ;
  • aménagement du territoire ;
  • amélioration du cadre et de la qualité de vie ;
  • développement économique et social ;
  • accueil, éducation et information du public.

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