Upie La légende d’Andarta de retour à Valsoyo, dès le 21 août
Après cinq ans d’absence, La Légende d’Andarta revient au domaine Valsoyo. Pour ceux qui auraient raté les deux premiers épisodes, il s’agit d’un spectacle son et lumière en plein air réunissant 40 comédiens amateurs et des professionnels autour de l’association Upidum.
Les spectateurs sont plongés au temps des Gaulois, plus spécifiquement des Voconces qui peuplaient notre région à la fin de l’âge de fer, pour une fresque mettant en scène la déesse Andarta, bien connue à Die. Avant la représentation, marché artisanal, jeux pour enfants, animations et restauration sont proposés sur le site.
Cinq représentations, du 21 au 25 août. Ouverture du village gaulois à 18 h 30, spectacle à 21 h 30 (durée 1 h 15). Tarifs : 18 € ; 10 € pour les 3-11 ans.
Infos et réservations sur www.lalegendedandarta.com ou au 04.75.60.58.06.
La Légende d’Andarta – Déesse 2023
Andarta est une déesse de la guerre gauloise de la mythologie celtique qui n’est attestée que par des sources de l’époque romaine. Le sens du théonyme, gravé sur des inscriptions retrouvées dans le Sud de la France, est Grande Ourse et s’apparente au nom du roi Arthur et à la déesse Artio. Chez les Celtes de l’Antiquité, l’ours est l’animal emblématique de la royauté.
Dion Cassius en fait une déesse de la guerre sous le nom Andrasta, dans les îles britanniques. Elle aurait été vénérée notamment chez les Icènes, de la reine Boadicée.
La ville de Die dans la Drôme, Diá en occitan vivaro-alpin, tire son nom du culte de la déesse voconce Andarta. Lorsque la ville de Die, alors capitale des Voconces sous le nom de Dea Andarta, dea signifiant « déesse », fut conquise par les Romains, elle prit le nom de Dea Augusta Vocontiorom (vers la fin du IIe siècle). Puis seul resta le nom de Dea puis Diá, utilisés dans le langage courant pour désigner la déesse jusqu’à sa transposition en français Dye puis Die.
Outre des traits toponymiques indéniables, Andarta surpasse sa caractérisation locale par des ramifications à d’autres concepts symboliques forts du paganisme celte. Ainsi, comme le rappelle Juan Manuel Gordillo Martín dans son analyse de Dion Cassius, Boudicca según Dión Cassio :
« La déesse Andarta était vénérée par la tribu des Vocontii, vivant au sud-est de la Gaule ; ce qui est intéressant, avec cette déité gauloise, c’est que l’une de ses invocations se retrouvait dans la figure de Catubodua, dont le sens celte « corbeau de bataille » nous renvoie directement à la légende divine de Badb et à la trinité portée par Morrigan. » Juan Manuel Gordillo Martín, Boudicca según Dión Cassio, in Actas del III y IV Seminarios de Estudios sobre la Mujer en la Antigüedad, (Valence : Université de Valence, 1999-2000), page 88.
Après la conquête romaine, vers la fin du IIe siècle, le culte de la déesse Andarta se confond peu à peu avec celui de Cybèle ( autre déesse dioise ), attesté le long de la vallée du Rhône jusqu’à Lyon par de nombreux monuments épigraphiques, essentiellement des autels tauroboliques.
lun. 21 août 2023 au ven. 25 août 2023
Leurs rôles ? Dessiner et réaliser des costumes, construire des tours en bois, des effets spéciaux, écrire et réaliser la musique, illuminer le plan d’eau et bien plus, mettre en scène l’histoire et les comédiens. Bref, une véritable aventure humaine remplie de rebondissements où les bénévoles se sont mis au défi de réinventer l’histoire gallo-romaine de la vallée de la Drôme ou plutôt du pays voconce.
- 18h30 : ouverture du village gaulois pour vous plonger dans l’ambiance de l’époque : artisans, animaux, jeux pour enfants, animations, restauration…
- 21h30 : début du grand spectacle en extérieur (placement libre) pour une durée d’1h15 environ.