Communiqué de Marie Pochon suite au décès de Michèle Rivasi, eurodéputée écologiste
29 novembre 2023
“Je suis anéantie par la nouvelle de la mort de Michèle. Comme tant d’écologistes, comme tant de Drômois-es. Nous étions toutes et tous profondément attachés à Michèle. C’était un modèle d’abnégation, de détermination, de courage, sur tous les combats qu’elle menait : elle n’avait peur de rien ni de personne, et jamais elle ne baissait les bras, même face aux plus puissants, surtout face aux plus puissants. Elle était une combattante absolue pour la justice et la transparence.
Députée de la Drôme, conseillère municipale de Valence, conseillère régionale, eurodéputée, elle aura marqué tant de générations, dont la mienne, qui est si consciente de marcher dans ses (immenses) pas. Toute sa vie elle aura œuvré pour la santé environnementale, face aux risques nucléaires en tant que fondatrice de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), contre les pesticides et les OGM nocifs, la déforestation, elle bataillait aussi sans relâche pour les droits des peuples autochtones. La Drôme, le mouvement écologiste et l’Europe perdent ce jour une grande dame. A moi comme à tant d’autres, elle aura tant appris. Toutes mes condoléances à ses proches et à sa famille.
Marie Pochon
Clothilde Baudouin, Collaboratrice parlementaire de Marie Pochon, Députée de la Drôme : +33 6 59 46 66 31
L’eurodéputée écologiste de la Drôme, Michèle Rivasi, est décédée
La Drômoise et eurodéputée écologiste Michèle Rivasi est décédée, ce mercredi 29 novembre. Elle avait 70 ans. Elle est notamment connue pour avoir fondé la CRIIRAD au lendemain de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.
Michèle Rivasi est morte, ce mercredi 29 novembre, des suites d’une crise cardiaque, à Bruxelles, avant de se rendre au parlement européen. Elle était âgée de 70 ans. Elle était membre d’Europe Ecologie les Verts et a exercé plusieurs mandats dans la Drôme. Députée européenne EELV depuis quatorze ans, elle avait aussi été députée socialiste de la Drôme de 1997 à 2002, conseillère générale entre 2008 et 2009 et adjointe au maire socialiste de Valence, Alain Maurice.
Création de la CRIIRAD en 1986
Michèle Rivasi est à l’origine de la création de la CRIIRAD, la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité, au lendemain de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, le 26 avril 1986. Professeure agrégée de sciences naturelles, elle habite alors Félines-sur-Rimandoule, dans la Drôme. Elle a des doutes sur la théorie du nuage radioactif qui s’arrête à la frontière, fait des prélèvements dans la nature pour analyser des résidus de radioactivité et fonde la CRIIRAD pour contrer le monopole de l’État sur ces études.
Ses autres prises de position
À l’époque où elle était députée, Michèle Rivasi a aussi lutté contre le scandale de la peinture au plomb dans les écoles. Eurodéputée, elle se battait contre les autorisations données au glyphosate. Sur les questions de santé, elle avait pris des positions controversées sur les vaccins, elle dénonçait régulièrement le lobby pharmaceutique et elle était très active depuis la crise du Covid-19 pour plus de transparence sur les vaccins au niveau européen. Dernièrement, Michèle Rivasi était venue soutenir les opposants à l’extension du complexe religieux de Saint-Pierre-de-Colombier, en Ardèche.
Son mari, Gérard Triaire, maire de Félines-sur-Rimandoule dans le Sud Drôme, est décédé en novembre 2017.
Les premières réactions politiques à l’annonce de sa mort
La collègue de Michèle Rivasi au Parlement européen, et future tête de liste EELV pour 2024, Marie Toussaint souligne que « sa foi inébranlable dans l’action militante, son écoute des citoyens, son indépendance acérée, sa lutte permanente contre tous les lobbies en ont fait une grande dame de l’écologie ». Marine Tondelier, la sécrétaire nationale d’EELV, dit son « infinie tristesse. Elle était de ces infatigables militantes, conviviale, authentique, accessible. »

Michèle Rivasi, eurodéputée EELV, est morte à l’âge de 70 ans
Figure d’EELV au Parlement de Bruxelles

POLITIQUE – Elle était l’un des visages clés de l’écologie au Parlement européen. L’eurodéputée Michèle Rivasi est morte ce mercredi 29 novembre à l’âge de 70 ans, ont appris France Bleu Drôme-Ardèche et Libération auprès de son entourage.
Selon la radio, elle est décédée des suites d’une crise cardiaque alors qu’elle prenait la direction du Parlement européen. La secrétaire nationale des Écologistes (ex-EELV) Marine Tondelier a fait part de son « infinie tristesse » après la « disparition brutale » d’une « grande dame de l’écologie politique », comme vous pouvez le voir ci-dessous :
« Une combattante de l’écologie s’est éteinte », a réagi Marie Toussaint, tête de liste du mouvement pour les élections européennes de 2024. Quant à la députée écologiste de Paris Sandrine Rousseau, elle a estimé que « l’écologie perd aujourd’hui une de ses grandes figures ».
Au cours de sa carrière politique, Michèle Rivasi a été députée de la Drôme (1997-2002), conseillère générale de la Drôme et adjointe au maire de Valence (2008-2009). En 2016, elle avait perdu la primaire écologiste face à Yannick Jadot en vue de l’élection présidentielle de 2017.
Une élection présidentielle où elle s’était d’ailleurs engagée avec Noël Mamère pour une candidature commune à gauche autour de Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, compte tenu de leurs « énormes convergences ». Quitte à mettre en place un tirage au sort pour obtenir un candidat unique à gauche.
Toutefois, en 2019, c’est elle qui était numéro 2 de la liste écologiste menée par Jadot aux européennes. Une année historique pour les Verts, arrivés troisièmes du scrutin avec plus de 13 % des voix.
Controverses vaccinales
Spécialiste du sujet de la santé environnementale, elle fut à ce titre l’une des cofondatrices de l’association CRIIRAD, la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité. Créée en 1986, elle en fut la première présidente. Pendant une brève année, entre 2003 et 2004, elle prit également la tête de Greenpeace France avant d’être finalement remerciée.
Connue et reconnue pour ses engagements contre le nucléaire après la catastrophe de Tchernobyl, « le premier gros mensonge d’État » selon elle, contre les laboratoires pharmaceutiques, le glyphosate ou encore le Ceta, elle s’est également distinguée, au cours des dernières années, par ses positions sceptiques à l’égard de la vaccination.
Elle s’était d’ailleurs attiré les foudres d’EELV pour avoir comparé le pass sanitaire contre le Covid-19 à l’« apartheid au pays des droits de l’Homme ».
Des positions controversées sur les vaccins qui avaient déjà contraint la femme politique à revenir sur ses propos en 2015, après avoir déclaré qu’« aujourd’hui, les vaccins créent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent », invitant alors à « changer de paradigme sur la prévention » vaccinale.
Le HuffPost
« De battre, son cœur s’est arrêté ! »

Michèle Rivasi, députée européenne EELV, s’en est allée brutalement le matin du 29 novembre 2023. Elle était à Bruxelles.
Elle n’a cessé d’être une combattante infatigable pour différentes causes de préservation de la santé des populations. Elle a surtout agi avec force et détermination en s’opposant au nucléaire et aux lobbys pharmaceutiques. Elle a su conforter son argumentaire en créant avec des preuves concrètes des dégâts, le laboratoire de la CRIIRAD, ce qui lui a permis de faire reconnaître les atteintes à l’environnement, notamment à ceux qui considéraient que le nuage de Tchernobyl avait contourné les frontières françaises pour s’envoler vers d’autres cieux. C’était en 1986, lorsqu’un scientifique le Professeur Pellerin proclamait dans les médias, que cette explosion nucléaire en Ukraine ne présentait aucun danger pour la santé des populations. Et à l’époque le ministre délégué à l’Environnement, à savoir Alain Carignon répétait cette théorie stupide. Il s’est rétracté plus tard.
Elle s’est opposée aux sur-vaccinations en démontrant les abus de pouvoirs des lobbys pharmaceutiques. Elle le faisait savoir avec toute la fougue qu’on lui connaissait pour défendre la cause environnementale un peu mieux entendue maintenant. Grâce à cette conviction résolue, elle a fait reconnaître le principe fondamental, que l’être humain ne doit plus subir tous ces dangers et qu’il y va de sa survie sur la Planète Bleue.
« Elle ne baissait la tête devant aucun ennemi et moins encore lorsqu’ils étaient puissants. C’est d’ailleurs précisément ceux là qu’elle décidait d’affronter en premier, avec le panache tranquille mais inébranlable qui l’habitait. » Déclaration d’un député européen EELV ce matin.
Merci Michèle pour ta détermination à défendre l’Ecologie et la Solidarité, mais aussi ta volonté de veiller à l’information citoyenne, pour que jamais on ne puisse dire « on ne savait pas ! » Toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches.
ADES
Michèle Rivasi, députée européenne et figure de l’écologie,
est décédée
Ce mercredi 29 novembre, Michèle Rivasi est décédée à Bruxelles à l’âge de 70 ans.
Ce mercredi 29 novembre, Michèle Rivasi est décédée à Bruxelles à l'âge de 70 ans. La
députée européenne (Europe écologie les Verts), ancienne élue de Valence, a été victime
d’un arrêt cardiaque avant de se rendre au Parlement européen. Elle a été hospitalisée,
en vain.
Michèle Rivasi était depuis plusieurs décennies une figure de l’écologie politique. Elle a
été élue députée de la Drôme de 1997 à 2002, vice-présidente du conseil général de la
Drôme, et conseillère municipale à Valence, d’abord dans la majorité puis dans
l’opposition.
En 2016, elle s’était présentée à la primaire écologiste en vue de la présidentielle. Au
second tour, elle avait perdu face à Yannick Jadot.
Michèle Rivasi a été particulièrement active sur les conséquences de la catastrophe
nucléaire de Tchernobyl, avec notamment la création de la Criirad. Elle était aussi
particulièrement sensible à l’utilisation des pesticides, aux lobbies pharmaceutiques et à
la vaccination.
Michèle Rivasi, la disparition d’une femme de combats : « Elle était toujours prête à se battre pour défendre ses idéaux»
Le décès de Michèle Rivasi, députée européenne écologiste, figure politique de la Drôme, ce
mercredi 29 novembre à Bruxelles, a mis en émoi la classe politique drômoise mais aussi
nationale.
A.B. et A.H. –
Une minute de silence a été observée au sein d’une commission du Parlement européen à
l’annonce du décès de Michèle Rivasi.
Elle a été conseillère municipale à Valence, conseillère générale, députée, avant d’être
élue eurodéputée Europe Écologie-Les Verts en 2009.
Née à Montélimar, Michèle Rivasi était une figure de la politique drômoise dont la
notoriété avait dépassé les frontières du département. Mais plus qu’une femme
politique, elle était d’abord une militante acharnée.
Patrick Royannez, ancien élu écologiste valentinois, se souvient l’avoir connue « quand
elle était enseignante à l’école normale de Valence, elle défendait déjà des principes très
modernes ». Une femme « toujours prête à se battre pour défendre ses idéaux », assure
celui qui a « appris la politique avec elle » et « la croyait indestructible ».
Nucléaire, OGM, ondes électrosensibles, défense des peuples autochtones, autant de
combats qu’elle a menés. Encore tout récemment, l’eurodéputée élue depuis 2009
s’élevait contre la prolongation de l’autorisation du glyphosate en Europe. « Toute sa
vie, elle aura œuvré pour la santé environnementale », rappelle la députée EELV de la
Drôme Marie Pochon, pour qui la jeune génération est « consciente de marcher dans ses
immenses pas ».
« Une vie à améliorer la vie des gens »
Ses prises de position ont parfois été controversées, comme sur les vaccins. « C’est
vraiment une grande dame à qui on a fait des procès de sorcière. Mais on lui doit
énormément, elle a été de tous les combats et a passé sa vie à bosser pour améliorer la vie des gens », souffle Hélène Le Gardeur, co-présidente d’EELV Drôme, qui perd « une amie ».
« Si certains de ses combats étaient sujets à caution, d’autres étaient très utiles : sur les
consommateurs, les lobbies ou la transparence », salue, émue, l’eurodéputée socialiste
Sylvie Guillaume, qui l’a côtoyée pendant 14 ans au Parlement européen. Mercredi,
Michèle Rivasi était justement à Bruxelles. Elle devait même s’envoler ce jeudi pour une
mission en Tanzanie.
Alain Maurice, ancien maire socialiste de Valence, évoque « une femme de conviction,
une battante qui n’avait pas peur de se confronter à la politique ». La classe politique a
d’ailleurs été nombreuse à réagir à l’annonce de son décès. « Infatigable », « humaine »,
« exigeante avec ses équipes et elle-même », « spontanée », « capable de tenir son
public en conférence sans note, sans rien »… Michèle Rivasi laisse le souvenir d’une
femme « entière » au caractère trempé.
En juillet dernier (elle était née le 9 février 1953), elle avait fêté ses 70 ans dans sa
maison de Félines-sur-Rimandoule (Sud Drôme), entourée de ses proches. Elle y
évoquait la vie après la politique, elle qui comptait prendre sa retraite à la fin de son
mandat, en 2024. Une retraite faite de voyages et de causes qu’elle comptait encore
défendre. Toujours.
La Criirad, une arme face au nucléaire
De ses combats, la Criirad fut probablement l’une de ses plus belles victoires. Le 3 juin
1986, Michèle Rivasi, son mari pilote de ligne et d’autres citoyens créent la Commission
de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), après avoir
réuni 400 personnes à Montélimar.
Un mois et demi plus tôt, la catastrophe de Tchernobyl avait secoué l’Europe. « Nous
étions plusieurs à nous interroger sur ce nuage radioactif qui, soi-disant, s’était arrêté à
la frontière française », se souvenait en 2021 la Drômoise, lanceuse d’alerte avant
l’heure. À l’époque, la professeure agrégée de sciences naturelles n’y croit pas. Et elle n’est pas la
seule : « Lors d’une réunion, j’ai été séduit. Elle m’a entraîné, dans ses idées, ses
convictions », se remémore Roland Desbordes, physicien et toujours porte-parole de la
Criirad.
Didier Glatigny, l’actuel président de l’association, est lui aussi « convaincu » par la
cause et cette « combattante engagée ». « À l’époque, il y avait une vraie omerta sur le
nucléaire. Il a fallu du temps pour que soit reconnue la contamination. »
« Comme un chat avec une souris »
Michèle Rivasi devient la première présidente de la petite équipe. Elle prend en charge le
volet médiatique. « Dans ce rôle, elle était excellente. Elle avait le culot, sur un plateau,
d’interpeller quelqu’un et de le coincer, comme un chat avec une souris », image Roland
Desbordes.
Comme ce jour de 1986 où, dans la célèbre émission “Droit de réponse” de Michel Polac,
elle lance un appel qui fera date à la Criirad : « Si vous ne faites rien, vous serez
complices. »
Les dons convergent « dès le lendemain », et l’association crée son premier laboratoire à
Montboucher-sur-Jabron, avant de déménager en 1989 à Valence.
Avant de se lancer dans l’arène politique en 1997, Michèle Rivasi avait quitté la
présidence de la Criirad. « Elle a toujours respecté notre indépendance », salue Roland
Desbordes. Avec ou sans l’élue, l’association est devenue un acteur de référence sur la
question du nucléaire.
« On en a gagné, des batailles », conclut son porte-parole. Didier Glatigny parle, lui, au
présent : « Ça a permis de faire prendre conscience du problème. Et aujourd’hui, nous ne
sommes toujours pas à l’abri. »
Le monde politique réagit après le décès de la députée européenne Michèle Rivasi
L’eurodéputée EELV de la Drôme, Michèle Rivasi, est décédée ce mercredi 29 novembre
d’une crise cardiaque. Depuis l’annonce de son décès, les hommages se multiplient.
Michèle Rivasi, députée européenne EELV, est décédée ce mercredi 29 novembre.
« Elle était de ces infatigables militantes, conviviale, authentique, accessible. Nous
pleurons une grande dame de l’écologie politique », salue Marine Tondelier, la patronne d’EELV.
D’autres cadres du parti lui rendent également hommage. « Terrible disparition
de Michèle Rivasi, infatigable combattante de l’écologie, de la Criirad au Parlement
européen ! Tant de luttes partagées ! » réagit le sénateur Yannick Jadot.
Michèle Rivasi avait été n°2 de la liste conduite par ce dernier lors des élections
européennes de 2019.
Les écologistes à l’Assemblée réagissent eux aussi :
La classe politique réagit
Mais les hommages arrivent de tous bords politiques.
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a fait part de sa « tristesse » et de
son « émotion ». « Elle avait mis sa vie au service de ses convictions écologiques, elle le
faisait avec courage et abnégation », a-t-il réagi sur X (ex-Twitter).
Le Drômois Pierre Jouvet, n°2 du parti, a tweeté quant à lui : « Tristesse infinie en
apprenant le décès de Michèle Rivasi. Femme de gauche et écologiste convaincue,
Michèle a été une élue engagée pour défendre l’écologie. »
Manon Aubry, députée européenne (LFI), gardera elle le souvenir d’une « immense
bosseuse, qui a combattu sans frémir les abus des géants de l'industrie pharmaceutique
et des lobbys ».
Alexis Corbière, député insoumis, a salué « une militante passionnée et intraitable de la
grande cause écologiste ». « Le meilleur hommage à lui rendre est de continuer son
combat », affirme-t-il.
Marie Toussaint, vice-président des Verts au parlement européen et tête de liste des
Écologistes pour les élections européennes de 2024, a également réagi.
« Une vraie et sincère résistante face aux dérives sanitaires et à cette UE autoritaire », a
réagi Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, alors que Michèle Rivasi
était connue pour ses positions parfois controversées sur les vaccins.
« Malgré nos désaccords, je garde d’elle le souvenir d’une personnalité attachante »,
indique Stéphane Séjourné, secrétaire général de Renaissance.
L’Insoumis Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat à la Présidentielle, y est allé de son
hommage : « Aucun désaccord n’a jamais effacé le respect qu’elle nous inspirait. »
Des réactions aussi en Drôme-Ardèche
Localement, des partis et des personnalités politiques ont également réagi au décès de la
députée européenne.
Dans un communiqué de presse, les sections locale et départementale d’Europe
Écologie Les Verts pleurent la perte « d’une grande militante, une femme de conviction
et une amie dévouée. Son héritage perdurera à travers son travail acharné et son
dévouement à la cause environnementale.[…] En hommage à Michèle Rivasi, nous
continuerons à porter haut et fort les valeurs qu'elle a défendues tout au long de sa vie »,
souligne le parti.
EELV donnait rendez-vous jeudi 30 novembre, à 18h30, devant la permanence de
Michèle Rivasi, sur le Champ-de-Mars, pour un moment de recueillement.
La députée (En commun) de la 1 re circonscription de la Drôme Mireille Clapot a fait part,
elle, de « son choc ». Elle salue « une personnalité de la Drôme, un style unique, avec une
grande proximité.
Le sénateur (LREM) de la Drôme et conseiller départemental Bernard Buis a souligné,
lui, « sa personnalité hors du commun ». Et d’ajouter : « Vous dire que nous étions
d'accord sur tout serait mentir. Élue au Département en 2008, nous avons siégé côte à
côte comme vice-présidents. Si elle avait réussi à nous alerter collectivement en
apportant ses compétences écologiques pour faire évoluer les dossiers, nous étions
également parvenus à lui faire entendre que la gestion locale exigeait souvent écoute,
dialogue et compromis avec les citoyens, les associations ou les partenaires du
département. »
Jimmy Levacher, conseiller municipal (LFI) d’opposition, regrette quant à lui « une
grande perte pour l’écologie et pour Valence »twitter.
Hervé Saulignac, le député (PS) de la 1 re circonscription de l’Ardèche, met en avant une
« infatigable militante, libre, attachante, pionnière et visionnaire mais aussi amoureuse
de sa Drôme et même de l’Ardèche ».
Marie Pochon, députée EELV de la Drôme s’est dite « anéantie » par la nouvelle.
« C’était un modèle d’abnégation, de détermination, de courage, sur tous les combats
qu’elle menait : elle n’avait peur de rien ni de personne, et jamais elle ne baissait les
bras. » L’élue de 33 ans ajoute : « Elle aura marqué tant de générations, dont la mienne, qui est
si consciente de marcher dans ses (immenses) pas. »
Nicolas Daragon, maire (LR) de Valence depuis 2014 et président de Valence Romans
agglo, rend hommage dans un communiqué de presse à “une figure de l’action
collective en faveur de l’environnement et de la préservation de nos ressources”.
“Elle aura marqué la vie politique valentinoise d’une empreinte indélébile. Animée par
une grande ténacité, elle défendait toujours ses points de vue jusqu’au bout. Nous
n’étions pas toujours d’accord – loin s’en faut – mais j’ai toujours reconnu en elle la
constance d’un engagement profondément enraciné, autour de valeurs fortes qui font
encore plus sens aujourd’hui. Enfin, elle avait une ténacité sans commune mesure lors
de prises de position souvent audacieuses pour défendre ce en quoi elle croyait
n’hésitant pas à remettre en cause certaines positions établies.”
Alors que Michèle Rivasi a été députée de la Drôme de 1997 à 2002, le CDCA (comité de
défense de la cause arménienne) se souvient : « Michèle Rivasi s’était particulièrement
investie en faveur de la reconnaissance par la France du génocide arménien. À
l’Assemblée nationale, durant les séances préalables à l’adoption d’une proposition de
loi, elle avait mobilisé toute son énergie et son savoir-faire pour dénoncer les
tergiversations du gouvernement issu de son propre camp, jusqu’à obtenir que, pour la
première fois, un Ministre de la République évoque en séance publique le terme de
génocide pour qualifier les massacres d’Arméniens durant la Première Guerre
mondiale. »
Le Drômois Didier Guillaume, ancien ministre de l’Agriculture et ancien président du
conseil départemental de la Drôme a réagi mercredi soir. Il se dit « choqué ». « Michèle
a été ma vice-présidente pendant plusieurs années. Militante acharnée de l’écologie,
d’une ténacité sans faille, débatteuse redoutable, elle aura marqué son passage d’élue.
Elle aura contribué à mettre l’environnement au cœur des débats drômois. A l’origine de
la création de la Criirad, elle sera restée toute sa vie une lanceuse d’alerte. »
Les conseillers municipaux du groupe Gauche écologiste et populaire du conseil
municipal de Valence « s’inclinent devant la mémoire » de Michèle Rivasi. « Infatigable
combattante, nous retiendrons d’elle son sens de l’;écoute, son refus du conformisme et
du dogmatisme », disent-ils.