Kcidy : «J’aspire à ma part de bonheur»
Pauline Le Caignec, alias Kcidy, évoque la pochette, réalisée avec la photographe Lise Duha, de son beau troisième album, «les Gens heureux», dont les chansons délicates sont pleines d’entrain tout en assumant leur tristesse.

Alexis Bernier
La rivière
«Cette pochette est née de ma collaboration avec la photographe Lise Duha. L’album lui inspirait une image printanière et un environnement végétal, des fleurs, la nature. J’habite à la campagne avec un joli cours d’eau pas loin. C’est un endroit un peu magique, un grand trou d’eau dans une rivière qui est peu profonde ailleurs et avec une végétation luxuriante tout autour. Lise a guidé mes mouvements pour me faire prendre cette pose conquérante. Je suis sur un petit banc de sable, mais c’est beaucoup plus profond autour de moi. On a fait la photo à la fin de l’été dernier, mais j’ai passé un bon moment dans l’eau et j’ai fini par avoir assez froid.»
La pose
«J’ai choisi, raconte Lise Dua, de mettre en scène Pauline dans une posture qui, pour moi, relève du manifeste. Dans cette image, j’ai voulu retranscrire cet élan incroyable qui m’avait saisi à l’écoute de la chanson Avec le vent. Elle est immergée, moitié présente, moitié absente, et cela fait sens avec l’album et les différentes tonalités des chansons, entre affirmation et mélancolie. L’eau est pour moi vecteur de contemplation, ce qui m’a encouragée dans ce choix de pose. J’avais envie d’une image assez minimale qui laisse libre cours à l’imagination, comme les chansons de Pauline, qui sont plutôt ouvertes et permettent une forme de rêverie.»
KCIDY est une « fille sans histoire(s) »
KCIDY est une « fille sans histoire(s) » qui sait que la banalité peut être passionnante, pour qui sait regarder. Une femme « normale » qui continue pourtant à écrire son CV légendaire, en groupe (Satellite Jockey, Tôle Froide, Memory Lane) et en solo, avec un troisième album « Quelque Chose De Bien » à sortir début 2024. KCIDY a l’assurance tranquille de celle qui a déjà vu la fin du film : que ça finisse bien ou mal importe peu, ce qui compte c’est de profiter de la séance. La générosité et la sincérité de ses performances scéniques laisse entrevoir une certaine retenue, un secret au fond des yeux, que partagent celles et ceux qui savent voir la magie du quotidien
MCD