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Communiqué de presse

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« Liberté, Égalité, Santé ! » : 500 personnes à Die en soutien aux Centres de santé sexuelle (CSS)

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 Véra Léon

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Pour protester contre l’annonce brutale par la présidente du conseil départemental de la
Drôme de fermer sept CSS ruraux et de diminuer de 20% les subventions du Planning
Familial et des CSS hospitaliers, la population de la vallée de la Drôme s’est largement
mobilisée ce mardi 25 mars à l’appel d’un collectif citoyen informel.

Plus de 500 femmes et hommes de toutes générations, ont défilé joyeusement le 25 mars dans les
rues de Die (soit 10% des habitant·es). Après l’intervention de plusieurs chorales, le porte-parole
des internes du lycée (présents en nombre) a souligné l’importance du CSS pour ces jeunes
éloignés de leurs familles. D’autres s’insurgent au son de « Nos corps, nos droits, nos choix :
Drôme réveille-toi ! », tandis que de belles pancartes interrogent : « 2 millions = 1 parking au
CLAPS ou 10 ans de CSS ? » « Faire des économies sur nos corps est un crime, pas un budget ».
Au diapason avec le collectif citoyen, cinq élu·es, dont Valérie Joubert, adjointe à la santé de la
communauté de communes, et Martine Charmet et Muriel Paret, conseillères départementales,
ont pris la parole pour redire à quel point les CSS sont essentiels sur un territoire qui manque
cruellement de médecins, rappelant que cette décision a été prise sans concertation.
Par l’intermédiaire d’un discours lu par deux élèves du lycée, la députée de la 3e circonscription,
Marie Pochon, a déploré : « un coin de paradis peut se transformer en désert médical et
rapidement en enfer social ». Elle a rappelé l’absurdité de faire des économies sur la prévention :
« L’Observatoire régional de Santé estime qu’un euro dépensé dans des actions de prévention par
un CSS permettent en réalité d’en économiser 7 ! Pour que le département fasse disparaitre à
peine 200 000 euros d’une ligne budgétaire, nous allons devoir dépenser plus d’un million ».
Le conseiller régional, Olivier Royer, pour sa part, a évoqué sa « stupeur » à l’annonce de ce
« coup terrible porté à un service public de proximité essentiel », au nom d’une priorisation
budgétaire « injuste et irresponsable ». Isabelle Bizouard, maire de Die, a elle aussi dénoncé une
décision politique grave pour la santé de la population, et lu la motion de soutien qui va être
présentée lors du prochain conseil municipal.
Les applaudissements ont redoublé à l’évocation des très nombreux courriers de soutien à
destination de la présidente du conseil, résonnant avec les 17.000 signatures que la pétition
totalise à ce jour en ligne. Le cortège s’est quitté en se donnant rendez-vous le vendredi 28 mars
prochain à 8h pour un nouveau rassemblement devant l’hôtel du département à Valence. Une
nouvelle manifestation sera annoncée prochainement à Die. Le but : peser sur cette décision,
avant le vote du budget le 14 avril prochain.

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Contact Véra Léon, 06.76.24.67.06

vera.leon.eschapasse(@)gmail.com

 

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