Migrants : 9.000 euros le passage, 1.700 clandestins… Un réseau de passeurs démantelé…
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LUTTE CONTRE LE TRAFIC ILLICITE DE MIGRANTS
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Le trafic illicite de migrants à grande échelle et par-delà les frontières internationales met en péril la gouvernance des migrations, la sécurité nationale et le bien-être des migrants partout dans le monde. De nombreux migrants font appel aux passeurs lorsqu’ils n’ont pas la possibilité de voyager par des voies légales. Par conséquent, les passeurs de migrants sont aujourd’hui indissociables de la migration irrégulière, et les réseaux criminels profitent largement de cette situation.
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Avant la drogue, la prostitution et les armes, les migrations sont devenu le premier business au monde.
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Enquête : Dix-neuf personnes ont été interpellées à Marseille, Perpignan et en Espagne, soupçonnées d’avoir organisé plusieurs réseaux de trafic de migrants
Alexandre Vella
21/03/2025
L’essentiel
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Dix-neuf personnes ont été interpellées à Marseille, Perpignan et en Espagne, soupçonnées d’avoir organisé plusieurs réseaux de trafic de migrants.
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Le réseau organisait des départs en bateau semi-rigide depuis l’Algérie vers l’Espagne d’où les candidats à l’immigration étaient ensuite acheminés en France.
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Les enquêteurs estiment à 1.700 le nombre de personnes, en majorité de nationalité algérienne, mais aussi provenant d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, à être entrées illégalement en France de la sorte.
Arrivée par bateau, voiture ouvreuse, rabatteur et nourrisse… « Un trafic qui a des similitudes avec le trafic de drogue sauf que dans ce cas la marchandise n’est pas de la résine de cannabis mais des humains », introduit ce vendredi Nicolas Bessone le procureur de la République de Marseille.
Il est venu annoncer ce jour le démantèlement de réseaux de passeurs de migrants et l’interpellation de 19 personnes, à Marseille, Perpignan et en Espagne. Dans le détail, il s’agit de trois réseaux différents – dont l’un a cessé de fonctionner à la fin de l’année 2022 –, mais qui étaient capables de travailler de concert pour transporter des candidats à l’immigration depuis l’Algérie et l’Espagne jusqu’en France et parfois dans des pays d’Europe du Nord.
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Soupçon de corruption de la marine algérienne
L’enquête commencée en novembre 2023 sur un renseignement d’Europol a démontré que les opérations les plus conséquentes étaient dirigées par un Marseillais, âgé de 23 ans, qui organisait l’acheminement des migrants depuis la ville côtière de Mostaganem, en Algérie, jusqu’à Murcie, en Espagne.
Un trajet de 160 milles nautiques (300 kilomètres) complété à l’aide d’un bateau semi-rigide de 8,5 mètres, équipé d’un puissant moteur hors-bord et dans lequel une dizaine de passagers s’entassaient contre la somme de 9.000 euros par personne. Le pilote était pour sa part payé 18.000 euros par trajet et lors des auditions, a été évoqué par l’un des mis en cause le versement de 18.000 euros à des agents de la marine algérienne pour qu’elle ferme les yeux.
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Après leur arrivée en Espagne, les migrants étaient ensuite pris en charge par une seconde équipe depuis le Perthus et la Jonquera, à la frontière française où moyennant entre 150 et 300 euros par personne, ils étaient transportés par les petites routes pyrénéennes jusqu’à la gare de Perpignan, voire de Montpellier ou Toulouse.
Ces réseaux bénéficiaient en outre de la complicité de logeurs, pour l’essentiel issus de l’entourage des trafiquants et d’un hôtelier de Perpignan peu regardant. En tout, les enquêteurs estiment que près de 1.700 personnes, en majorité de nationalité algérienne, mais aussi provenant d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, sont entrées illégalement en France par ces réseaux.
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Toulouse : Un réseau très actif de passeurs de migrants démantelé
Spécialisé dans la prise en charge de clandestins algériens via le nord de l’Espagne, le réseau faisait même des prix de groupe
H.M.
L’essentiel
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Après un an d’enquête, la police aux frontières de Toulouse a démantelé fin septembre une filière présumée d’immigration clandestine.
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Le réseau est soupçonné d’avoir pris en charge des clandestins de nationalité algérienne depuis Lérida, en Espagne, jusqu’à la Ville rose.
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Selon les enquêteurs, il se faisait payer entre 300 à 700 euros par passage et par personne.
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En un an, les enquêteurs, qui avaient placé des membres du réseau sous surveillance, ont répertorié 150 passages de la frontière franco-espagnole avec une prise en charge de deux à six clandestins à chaque fois. A 700 euros par personne, 300 euros parfois en vertu d’un tarif dégressif pour les groupes, le business était juteux. Mais il a subi un gros coup d’arrêt le 27 septembre dernier quand les équipes de la police aux frontières de Toulouse sont passées à l’action. En deux jours, elles ont interpellé cinq personnes et en ont extrait deux autres de prison où elles avaient atterri cet été pour d’autres faits, selon un communiqué commun de la préfecture de Haute-Garonne et du ministère de la Justice.
La date du coup de filet a été choisie en fonction du retour en France du chef présumé de cette filière d’immigration clandestine. Ce quadragénaire, résidant à Lérida, dans le nord de l’Espagne, supervisait l’acheminement de compatriotes algériens, déjà en situation irrégulière en Espagne, et souhaitant rejoindre des proches dans le Sud-Ouest de la France.
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Déposé devant la gare Matabiau ou pris en charge moyennant finances
D’après les éléments de l’enquête, qui a démarré en juillet 2021 – quand un « convoyeur » a été interpellé par la douane à Cierp-Gaud, au sud de la Haute-Garonne – « cinq à six passeurs » se chargeaient d’acheminer les clandestins en voiture de Lérida à Toulouse. Ils étaient soit déposés devant la gare Matabiau, soit pris en charge quelque temps par le réseau, moyennant finances.
Cinq des protagonistes interpellés ont été mis en examen et placés en détention provisoire. « Les deux déjà incarcérés […] seront eux aussi très prochainement mis en examen, indiquent les autorités. Tandis que deux derniers mis en cause, se trouvant à l’étranger, feront rapidement l’objet d’un mandat d’arrêt ».
Espagne : Un réseau mondial de passeurs démantelé, 77 suspects arrêtés et 500.000 euros saisis
La police espagnole, épaulée par Europol et Homeland Security, a interpellé début août près de 80 personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau mondial de passeurs de migrants
A.V, H.M. 09/08/2024
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Une opération policière de grande ampleur. Près de 80 personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau de passeurs ont été interpellées en Espagne, a-t-on appris ce jeudi. Le réseau transportait des migrants venus d’Inde, du Pakistan et de Bolivie jusqu’en Europe ou en Amérique du Nord.
L’enquête avait débuté en 2022. Au total, 77 personnes de diverses nationalités ont été arrêtées dans plusieurs villes d’Espagne et six responsables de l’organisation ont été écroués. Plus de 200 policiers espagnols ou appartenant à Europol et à l’agence américaine Homeland Security Investigations ont participé à l’opération, précise l’AFP.
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Jusqu’à 10.000 euros le voyage
Le réseau avait deux circuits particulièrement longs et élaborés pour faire entrer des migrants pakistanais et indiens aux États-Unis ou au Canada, ou des migrants boliviens en Espagne. Moyennant 8.000 à 10.000 euros, ils voyageaient à travers différents pays en avion ou sur des bateaux de fortune, souvent sans eau ni nourriture.
Dix sites, domiciles et agences de voyages, ont été perquisitionnés dans le cadre de cette enquête. Les policiers ont ainsi mis la main sur 500.000 euros en liquide. L’Espagne est l’une des principales portes d’entrée de l’immigration clandestine en Europe. En 2023, près de 57.000 personnes sont entrées illégalement dans le pays, soit presque deux fois plus (+ 82,1 %) qu’en 2022. Dix sites, domiciles et agences de voyages, ont été perquisitionnés dans le cadre de cette enquête. Les policiers ont ainsi mis la main sur 500.000 euros en liquide. L’Espagne est l’une des principales portes d’entrée de l’immigration clandestine en Europe. En 2023, près de 57.000 personnes sont entrées illégalement dans le pays, soit presque deux fois plus (+ 82,1 %) qu’en 2022.
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A.V, H.M. à suivre sur 20 Minutes avec agences