Bonjour,
Ci-joint et ci-dessous le communiqué de presse relatif au rassemblement qui s’est déroulé hier à Die.
Celui-ci concerne la lutte contre la fermeture annoncée des Centre de Santé Sexuelle ( CSS ) de la Drôme. Votre contact pour toute demande d’interview ou d’informations complémentaires :
Véra Léon , vera.leon.eschapasse@gmail.com , 06 76 24 67 06
Bonne journée à vous et merci pour l’attention que vous porterez à ce message,
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Chloé Guilhem
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Communiqué de presse
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Rassemblement de soutien aux centres de santé sexuelle (CSS) de la Drôme, les réseaux téléphoniques du département saturés
L’événement diois qui s’est tenu le mercredi 9 avril entre 16h et 20h a rassemblé entre 300 et 400 personnes . Ce moment festif et politique a aussi été l’occasion de passer des appels, d’envoyer des mails et de signer massivement la pétition du planning familial (500 signatures de plus cette semaine) qui alerte sur le désengagement du département.
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L’assemblée, tout âge et tout genre confondus, comprenait autour de 40 lycéen•nes très mobilisés•es sur ce sujet, mais aussi des artistes et des professionnels de santé. Après quelques prises de parole de la part d’élues locales, un atelier sur le consentement s’est tenu et a permis de sensibiliser une douzaine de personnes.
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Des collectifs ont soutenu matériellement l’événement : soupe et crêpe à prix libre, atelier sérigraphie, fabrication de badges, chants militants, défilé de femmes enceintes… le tout dans une ambiance festive et joyeuse.
De très nombreux appels téléphoniques ont donc été passés et ont donné lieu à des discussions avec les services du département. Les appels étaient si nombreux que certains numéros n’ont plus été joignables. Des coups de téléphone et des mails aux élus continueront d’être passés et envoyés tout le week-end et ce jusqu’au 14 avril.
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Quelle que soit l’issue du vote, la mobilisation continue, d’une manière ou d’une autre.
Notre prochain rendez-vous est fixé au vendredi 11 avril au cinéma Le Pestel, pour la projection du film Annie Colère, en présence de la réalisatrice Blandine Lenoir et de Anne Laure Bonnardel, conseillère conjugale. La recette de la séance sera exceptionnellement inversée au comité de soutien des CSS.
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Chloé Guilhem
06.07.55.88.29
chloe.gui(@)orange.fr
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Complément MCD
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On notait la présence d’élus.es de la ville de Die, de la Communauté des communes du Diois et du Conseil Départemental de la Drôme. Et nombre d’Élus.es associatifs.
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Communiqué de la députée de la Drôme
« C’est ainsi que le désert avance : quand un exécutif, ici départemental, là régional ou encore national, décide de fermer – ou de couper les ressources – d’un service aussi essentiel que les Centres de santé sexuelle.
Ce qu’on entend, c’est aussi le besoin de faire des économies, vous comprenez, le département fait tant déjà pour les politiques sociales et puis les caisses sont vides.
Et puis il y a les faits : 300 000 euros d’économies sur un budget de fonctionnement de + de 800 millions d’euros. Que toute action de prévention ne coûte pas de l’argent, mais permet d’en économiser, en prévenant, justement. L’Observatoire régional de Santé estime ainsi qu’un euro dépensé dans des actions de prévention par un CSS permettent en réalité… d’économiser 7 euros.
Et puis il y a les autres faits. Sur ces enfants victimes d’inceste, de viol, ou d’aggression sexuelle toutes les 3 minutes dans notre pays, sur les assignations de genre auquel on se sent astreint à répondre, et qui brisent tant de vies faute d’avoir pu tout simplement en parler, sur la sexualité dont on ne sait pas grand chose à part ce qu’on en voit sur les réseaux, sur ces maladies comme le VIH dont on croit, pour 1 ado sur 3, qu’elles se transmettent par un simple baiser; sur ces enfants non désirés, sur ce qu’on croit savoir, sur les doutes, les angoisses, les violences, les erreurs et les joies que provoquent notre santé sexuelle, nos relations aux autres. On est souvent bien seuls face à ces enjeux, et parfois encore plus quand on vit un peu loin de tout.

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Sans les Centres de Santé Sexuelle, à Die, à Saint-Jean-en-Royans, à Hauterives, il faudra prendre le bus, pendant une heure, peut-être plus, pour pouvoir trouver un lieu équivalent. Avoir ce foutu temps, cet argent pour le bus, espérer que nos parents ne l’apprennent pas.« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant » disait Simone de Beauvoir.