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Crest : la Maison Colombine accueillera bientôt, grâce à l’association « Femmes à l’abri 26 » des femmes isolées, victimes de violences…

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Retour sur la réunion publique de passation de la Maison Colombine à Crest, qui accueillera bientôt, grâce à l’action déterminée de l’association Femmes à l’abri 26 des femmes isolées, victimes de violences et dans le besoin. Un lieu d’hébergement, au cœur de la belle ville de Crest, mais pas seulement : un lieu de sécurité, où des femmes, victimes de violences, de sans-abrisme ou exclues de foyers,

Marie Pochon, Anne Okais et Anna Mathieu.

pourront trouver un refuge. Un espace où elles pourront déposer leur parole, rompre avec l’angoisse quotidienne et recevoir un soutien dans un cadre non mixte, fondé sur la solidarité et la sororité.

En milieu rural, ces lieux d’accueil sont rares, pourtant les besoins sont bien réels. 50% des féminicides ont lieu dans nos campagnes, bien que seulement un tiers de la population y vive. Cette action est plus que nécessaire et je suis si fière que des acteurs comme le Réseau Femmes à l’Abri 26, et la Maison de la Colombine existent pour ne laisser aucune femme au bord du chemin, également dans nos campagnes. À l’assemblée nationale (où j’ai eu la chance de les accueillir quelques jours plus tôt!) comme dans la Drôme, je continuerai à les accompagner du mieux que je peux !

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Lien graphique pour voir le cadre de Marie Pochon
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Objectifs

L’association Réseau Femmes à l’Abri 26 accompagne et soutient des femmes en difficultés.

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Missions

L’association Réseau Femmes à l’Abri 26 basée dans la Drôme a quatre missions principales : 
  • Hébergement : Temporaire ou durable l’association accueille 4 à 6 femmes avec ou sans enfants dans ses dispositifs.
  • Convivialité : L’association organise des activités de groupe et des courts séjours chez l’habitant pour rompre l’isolement, favoriser l’expression et créer du lien.
  • Activités itinérantes : L’association organise des permanences sociales et rendez-vous individuels pour proposer des solutions à tout type de difficultés que rencontrent les femmes. Notre bureau mobile nous permet de nous rendre accessible ou que vous soyez.
  •  Autour de la prostitution : l’association propose des maraudes sur les lieux de prostitution de rue et un accompagnement social spécifique dans une dynamique pro-choix.
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  • https://www.rfa26.com/

Vous pouvez nous écrire à :
contact@rfa26.com

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« Femmes à l’abri 26 », l’ association qui répond aux besoins des femmes en difficulté

L’été n’est pas une période simple pour les personnes accompagnées par le “Réseau Femmes à l’abri 26”. C’est ce qu’expliquent Anne Okais et Anna Mathieu salariées de l’association qui dispose désormais d’un bureau dans les locaux du CCAS de Crest.

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Bonjour à tou-tes,
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Nous vous présentons notre association, Réseau Femmes à l’abri 26 , que nous avons
créée pour venir en aide à deux femmes : Valbona et Mejrem, ainsi qu’à leurs enfants. Elles
traversent actuellement une période de grande détresse.
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Tout est parti d’une rencontre.
Anne, responsable de la commission « Femmes » de l’association SOROSA ( www.sorosa.fr )
à Valence s’alarme de la situation de Valbona et de Mejrem, femmes exilées venant
d’Albanie et de Macédoine. Toutes deux se retrouvent actuellement à la rue avec leurs
enfants, expulsées ou en voie de l’être de leur hébergement d’urgence.
Etre sans hébergement les expose non seulement aux dangers liés à la rue, aggravés du fait
d’être femmes et mineurs, mais en plus, cela met en péril leurs familles puisque la protection
de l’enfance a été alertée et menace de séparer les mères de leurs enfants par un placement
si la question de l’hébergement n’est pas solutionnée. Dans ce contexte déjà difficile, une
séparation due à un placement serait un traumatisme supplémentaire tant pour les enfants
que pour leurs mères.
Il était insupportable pour Anne de les savoir dans cette situation.
Elle fait alors appel à ses ami-es bourdelois-es afin de trouver une solution d’hébergement et
d’accompagnement pour ces deux familles.
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Un point tout d’abord sur l’hébergement d’urgence en France :
L’hébergement d’urgence n’est plus accessible à tout le monde actuellement, et, bien que ce
ne soit pas légal, le département de la Drôme conditionne l’accueil des personnes à la rue à
la régularité de leur situation administrative.
Actuellement à Valence, 40 familles avec enfants parfois en très bas âge ont été expulsées
de leurs hébergements d’urgence avant la trêve hivernale au prétexte qu’elles ne
remplissaient pas les critères de vulnérabilité et étaient en situation irrégulière sur le territoire français.
Valbona, Mejrem, et leurs enfants ont présenté une demande d’asile qui a été rejetée, la
France considérant que l’Albanie et la Macédoine sont des pays sûrs. Hors leur situation
individuelle ne leur permet pas de garantir leur sécurité en cas de retour au pays, ni celle de
leurs enfants.
Aussi elles ont chacune engagé des démarches administratives et sont soutenues par des
avocats et par la juriste de l’association SOROSA afin de régulariser leur séjour en France et
celui de leurs enfants.
Ces démarches prennent du temps, plusieurs années souvent. Et durant cette période, elles
n’auront pas le droit de travailler légalement et donc pas le droit d’obtenir des ressources
propres leur permettant de subvenir aux besoins de leurs familles. Elles sont actuellement
considérées comme étant en situation irrégulière malgré leurs efforts et leurs démarches en
cours.
Également, les enfants étant âgés de 4 ans, 13 ans et 16 ans, ils ne sont pas considérés
comme vulnérables car ils ont plus de 3 ans. Ce qui justifie leur expulsion par la Direction
Départementale de la Cohésion Sociale qui finance et valide les accueils en hébergement
d’urgence.
Les services publics n’assurent plus leur accueil et leur sécurité. C’est donc le réseau militant
et associatif qui doit prendre le relais pour garantir le soutien et l’accès à une vie digne pour
ces personnes à la rue.
« Une société qui ne s’organise pas autour du plus fragile est une société de monstres » – Adel Salameh.
Nous, membres du « Réseau femmes à l’abri 26 » , décidons de faire société dans la solidarité.
Nous nous engageons à soutenir deux familles. Deux sur quarante… Cette question nous a
beaucoup agité-es et préoccupé-es… Mais nous avons conclu ces échanges en nous disant
: deux familles, c’est déjà deux familles de moins dans la rue.
Ensemble, nous nous mobilisons pour les mettre à l’abri : il s’agit de récolter suffisamment de
fonds pour leur offrir un logement mais également de les accompagner afin qu’elles puissent
trouver une autonomie et ensuite voler de leurs propres ailes.
Réseau femme à l’abri 26 se donne pour mission de garantir un hébergement à Mejrem,
Valbona et leurs enfants. Elles se sont rencontrées et sont prêtes à vivre ensemble.
Il s’agit donc de trouver et financer de façon pérenne la location d’un appartement et
d’assurer les frais associés.
Le choix de louer un appartement à Valence permet aux enfants de poursuivre leur scolarité
dans de bonnes conditions et aux mamans de poursuivre leur vie inscrite dans un réseau
social et associatif qu’elles connaissent bien et qui leur permet de s’ancrer dans un contexte rassurant.
A ce jour, nous ne pouvons pas savoir quand leur situation sera régularisée. Cela peut être très long.
Par le biais de Réseau femme à l’abri 26, nous aurons à cœur d’apporter à Mejrem, Valbona
et leurs enfants notre soutien dans leurs démarches, dans leur vie quotidienne (scolarité des
enfants, formation, santé) et de partager avec elles des moments de convivialité (rencontres,
vacances, événements festifs) pour qu’elles s’épanouissent, et leurs enfants avec elles, dans leur vie en France.
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Nous avons besoin de fonds :
Pour tenir cet engagement et mener à bien ce projet, nous cherchons des
financements, et si possible réguliers afin de garantir le paiement des frais
nécessaires à une vie digne (logement et factures). Nous sommes donc à la recherche
en priorité de dons mensuels (5, 8, 10, 20, 50 euros et plus…) pour pérenniser les frais
de location, si possible dans un engagement sur le long terme.
Un défaut de moyens pourrait compromettre l’accueil des deux familles, aussi il nous
serait nécessaire d’avoir une vision claire de nos financements.
Evidemment, si vous vous engagez dans ce soutien, vous pourrez l’interrompre à tout
moment. Dans la mesure du possible, nous vous demandons de nous en avertir un
peu en amont afin que nous trouvions un-e donateur-ice qui prendra votre relais afin
d’assurer la pérennité des financements.
Tout don ponctuel aussi sera évidemment le bienvenu !
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RIB :
RIB Banque Guichet N° compte Clé : 10278 08931 00020851001 26
IBAN (International Bank Account Number) : FR76 1027 8089 3100 0208 5100 126
Domiciliation : CCM CREST, 8 RUE ARISTIDE DUMONT 26400 CREST
Des nouvelles de celles que vous soutenez :
De notre côté, nous créerons un blog ou site internet qui vous tiendra informé-es des
événements ordinaires et marquants que réservera l’accueil de Valbona, Mejrem et leurs enfants.
Ensemble, nous sommes plus fort-es !
Merci d’avance pour votre soutien.
Chaleureusement,
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Réseau Femmes à l’abri 26
Anne, Romain, Géraldine, Jean-François, Carole, Helen, Alain, Lalie, Céline et Emilie
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Pour en savoir plus :
Car il s’agit d’un phénomène social et politique…
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Sur la condition des femmes exilées :
Un podcast représentatif de leurs vies, leur invisibilisation, leurs situations, leurs choix, le
danger spécifique qu’elles affrontent, leurs conditions dans leur parcours d’exil et dans leur
accueil en France… Fidèle à ce qu’on repère sur le terrain…
https://shows.acast.com/femmes-et-frontieres/episodes/episode-1-pourquoi-les-femmes-migrantes-sont-elles-invisibil
Sur l’hébergement d’urgence en France (article qui date de 2019 mais qui est encore
d’actualité…) qui donne un état des lieux de ce qui se passe à Paris.
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A Valence c’est tout à fait pareil, les chiffres sont évidemment proportionnels à la taille de la ville.
https://www.leparisien.fr/societe/paris-700-enfants-et-leur-famille-dormiraient-chaque-soir-dans-la-rue-s-alarment-les-associations-20-11-2019-8197431.php fbclid=IwAR0wXRHaY2ttc7ZBUUXLb1r804oyULBdyT_pZV9ymjalxHtlEmFLjWxunWc#xtor=AD-1481423552
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Sur le danger d’être une femme à la rue :
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Articles courts :
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Article long :
CAIRN : les violences sexistes, économiques, institutionnelles que vivent les femmes à la rue
https://www.cairn.info/revue-cahiers-du-genre-2003-2-page-95.htm
Changeons les choses !

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