Éric Halphen, magistrat : « Le juge n’est pas là pour être aimé »
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Lorsque vous étiez encore lycéen, un magistrat vous a expliqué que le juge d’instruction était l’homme le plus puissant de France… Le pensez-vous toujours alors que vous allez prendre votre retraite dans quelques mois ?
Éric Halphen : Si j’avais voulu être puissant, je serais devenu chef d’entreprise, chanteur de rap ou responsable politique. Ce qui m’a motivé à l’époque à choisir ce métier, c’était avant tout la recherche de la vérité et le refus de l’injustice, de l’erreur judiciaire. Et pour répondre à votre question, à supposer que des juges d’instruction aient eu une once de pouvoir, je crois qu’ils ne l’ont plus du tout.
Bon, c’est vrai qu’on avait de la puissance vis-à-vis des gens qu’on pouvait envoyer en prison, mais pas plus de puissance que quelqu’un qui accorde un appartement dans une commission HLM, qui autorise un changement d’établissement scolaire à des parents, qui empêche des étrangers de venir en France…
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Avez-vous été pris de vertige au moment de décider de la mise en détention d’un responsable politique ?
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E. H. : J’ai placé très peu d’hommes politiques en prison. J’avais une vision très restrictive du placement en détention et l’idée de faire pression sur le détenu me gênait. Ce n’est de toute façon plus du ressort du juge d’instruction aujourd’hui puisque cela relève du juge des libertés et de la détention. Mais ce qui est infamant pour des personnalités publiques, les hommes politiques, les sportifs, les metteurs en scène, les acteurs, c’est davantage la mise en examen elle-même que le placement en détention.
Gérard Depardieu n’a jamais été mis en détention, il a été mis en examen puis condamné en première instance. Ce qui entache sérieusement son image. Mais aujourd’hui, ce n’est pas uniquement une décision de justice qui peut provoquer l’infamie. Ce sont toutes les réactions qu’une affaire judiciaire peut susciter sur les réseaux sociaux.
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Pour vous, il n’existe plus de pouvoir judiciaire ?
E. H. : À l’époque de Montesquieu, il existait trois pouvoirs dont le pouvoir judiciaire. Au moment de l’élaboration des Constitutions, notamment celle de 1946 puis de 1958, on a remplacé l’expression pouvoir judiciaire par autorité judiciaire, ce qui était un premier déclassement. Dorénavant, on parle de service public de la justice : clairement, le législateur et le citoyen ont pris acte du fait qu’il n’y a plus de pouvoir judiciaire.
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Le pouvoir des juges revient régulièrement pourtant dans les propos des responsables politiques…
E. H. : Les décisions des juges sont, dès qu’elles sont rendues, critiquées de tous côtés. Dans les années 1990, les responsables politiques nous accusaient d’être en guerre contre eux. Et les patrons que je croisais à la même époque se plaignaient de notre sévérité à leur encontre, tout en ajoutant que nous étions soi-disant « trop laxistes » avec les élus. Le juge n’est pas là pour être aimé. Et bien souvent, il ne satisfait personne.
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Les juges sont aussi accusés d’être politisés…
E. H. : La grande époque de la politisation de la justice, ce sont les années 1970 et 1980 avec l’ascension du Syndicat de la magistrature (classé à gauche), fondé en 1968. On avait besoin de moderniser voire de révolutionner notre justice alors rendue par des magistrats ayant majoritairement tous la même origine sociale. À cette époque, j’ai entendu des collègues et des avocats raconter que dès qu’il y avait un nom de notable dans un dossier, des juges mettaient celui-ci sous la pile pour éviter les vagues.
La création du Syndicat de la magistrature a été bénéfique parce qu’elle a incité les magistrats à revoir leur rapport au justiciable et leur façon de travailler. Aujourd’hui, moins de 50 % des magistrats adhèrent à l’un des trois syndicats existants et votent durant les élections syndicales. Peu sont politisés et très peu se disent marqués à gauche : en fait la majorité de mes confrères sont plutôt de centre droit. Dire que des juges de gauche auraient déclaré la guerre aux hommes et aux femmes politiques est une vision totalement erronée.
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Vous-même avez refusé d’appartenir à un syndicat, pourquoi ?
E. H. : À l’époque, j’étais plutôt de gauche mais je n’étais pas d’accord avec certaines prises de position du Syndicat de la magistrature. Plus généralement, je considérais qu’adhérer à un syndicat, c’était un peu aliéner sa liberté de conscience et je n’en avais pas envie. Pour la petite histoire, alors que j’instruisais l’affaire des HLM de Paris, impliquant le RPR, j’entendais dire que j’agissais en juge de gauche.
Mais à cette époque, j’ai aussi mené une perquisition chez le président du conseil général du Val-de-Marne. Son avocat, pourtant membre notoire du Parti communiste, m’avait accueilli avec ces mots : « Les juges rouges, il y en a ras-le-bol. » C’est la preuve que le mot « rouge », il ne veut plus rien dire.
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Si la justice condamne en appel Marine Le Pen, une des favorites à la présidentielle ne pourra pas se présenter. Quelle est votre position sur les peines d’inéligibilité ?
E. H. : Le comptable qui détourne de l’argent peut être interdit d’exercer une fonction dans le domaine financier. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’empêcher que la personne commette à nouveau ce genre d’infraction. Il en est de même pour un élu. Précisons que ce n’est pas le juge qui a fixé les peines complémentaires d’inéligibilité, mais les parlementaires.
Au vu des délais de la justice qui s’allongent de façon extrêmement préoccupante, il est nécessaire qu’elles puissent être assorties d’une exécution provisoire, et ce dans tous les domaines. Concernant Marine Le Pen, c’est parce qu’il y a eu cette exécution provisoire que la justice pourra organiser rapidement son procès en appel, avant la présidentielle. Ce procès aura lieu au premier semestre 2026 et, dès septembre 2026, Marine Le Pen saura si elle peut se présenter à l’élection.
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Seriez-vous favorable à une sorte de « trêve judiciaire » avant une élection ?
E. H. : Dans notre pays, il y a quasiment des scrutins tous les ans, donc une telle mesure interdirait de fait à la justice d’intervenir. À l’époque de l’affaire Fillon, j’ai trouvé que l’enquête avait été ouverte un peu promptement. Mais cela n’était pas à tort, puisqu’il a été condamné. Et puis inversons le point de vue : est-ce qu’il aurait été souhaitable que le pays soit gouverné par quelqu’un qui a favorisé sa famille ?
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Vous avez été longtemps juge d’instruction. Vos jeunes confrères sont-ils très différents du juge d’instruction que vous étiez quand vous avez commencé votre carrière ?
E. H. : Le travail a beaucoup changé. Les délais s’allongent. Il y a toujours plus d’ordonnances à faire, de contraintes à respecter. Le temps consacré à l’étude des dossiers – en moyenne 130 par juge à traiter en parallèle –, diminue. Tous sont soumis à un énorme travail de papier. Même constat pour les policiers qui doivent rédiger de nombreux procès-verbaux.
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Une commission rogatoire dans une affaire relativement simple demandait trois mois auparavant contre neuf mois à un an aujourd’hui. Quand un juge d’instruction appelle un policier pour savoir où l’enquête en est, bien souvent, celui-ci répond qu’il n’a même pas commencé. Et je ne parle pas des difficultés purement matérielles. Des magistrats instructeurs se retrouvent sans greffier du fait des congés maternités, des arrêts maladie. Au final, l’instruction attire de moins en moins de juges.
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Que pensez-vous du débat récurrent sur la suppression de la fonction de juge d’instruction ?
E. H. : Je me pose aujourd’hui la question sur la pertinence de son maintien. Force est de constater que les instructions servent de moins en moins à quelque chose : les enquêtes judiciaires sont de plus en plus lentes et dans beaucoup d’informations judiciaires, quasiment tout est fait au moment où le juge d’instruction est saisi. Nous sommes aussi les seuls à avoir gardé cette fonction en Europe, ce qui pose des difficultés d’uniformisation.
Mais la suppression du juge d’instruction exigerait la création d’un parquet et d’un procureur totalement indépendant pour chapeauter les policiers. Emmanuel Macron avait promis de couper le lien entre le garde des sceaux et la nomination des magistrats du parquet. Je regrette qu’il n’ait pas été jusqu’au bout de son annonce.
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Un mot sur les pressions que subit un juge qui instruit un dossier politique très sensible. Vous-même, vous dites avoir été mis sur écoute lors de l’enquête sur les HLM de Paris. Cela existe-t-il encore ?
E. H. : Je ne sais pas si de telles pratiques existent aujourd’hui, mais il faut comprendre que les pressions sont souvent indirectes. Pour paralyser une enquête, il suffit de ne pas remplacer un greffier qui part, de muter des policiers chargés du dossier, de mobiliser un service de police sur une autre mission soudainement plus urgente… Un procureur peut aussi être incité par le ministère à ne pas ouvrir une enquête, à refuser un réquisitoire supplétif qui gênerait des personnes proches d’un pouvoir politique, voire à s’autocensurer dans la perspective de son avancement.
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Pensez-vous toujours qu’il vaut mieux un désordre qu’une injustice, comme vous le dites dans votre livre ?
E. H. : Oui, un bon juge doit, selon moi, être révolté par l’injustice. Il s’agit d’une vision qui n’est pas partagée par tout le monde au sein de la magistrature. Quand on est magistrat, on est parfois amené à trancher entre l’ordre général et l’injustice individuelle. Qu’est-ce qui nous permet d’arbitrer ? C’est l’application de la règle de droit. Si l’on reprend la décision prise dans le procès de Marine Le Pen, mes collègues étaient conscients que ça risquait d’entraîner une sorte de désordre, en empiétant éventuellement sur le pouvoir du citoyen en tant qu’électeur. Néanmoins, ils ont pris cette décision en considérant qu’il aurait été injuste qu’un citoyen ne soit pas traité de la même façon que les autres.
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À deux reprises pendant votre carrière, une fois avec Jean-Pierre Chevènement en 2002 et une autre avec Emmanuel Macron, vous vous êtes engagé en politique. Quelles étaient vos motivations ?
E. H. : En tant que magistrat qui applique le droit, je trouvais naturel de faire partie un jour de ceux qui font le droit, en l’occurrence les parlementaires. En 2002, j’avais été dessaisi du dossier des HLM de la Ville de Paris et je m’étais mis en disponibilité, avec l’intention de quitter la magistrature. Jean-Pierre Chevènement correspondait assez bien à l’époque à un idéal républicain. Il a été beaucoup critiqué pour sa sortie sur les « sauvageons » mais des années ont passé, et je pense qu’il avait plutôt raison.
Même chose sur la guerre en Irak ou sur le manque de démocratie dans la façon dont les décisions sont prises au niveau de l’Union européenne. La situation était un peu différente en 2016. J’avais été plutôt séduit par ce qu’évoquait Emmanuel Macron sur une nouvelle façon de faire de la politique et sur son souhait que des responsables politiques mis en cause cessent d’exercer leur mandat. J’ai été très déçu sur ce point.
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Quelle serait votre première réforme si vous étiez ministre de la justice ?
E. H. : J’instaurerais une inéligibilité automatique de tout homme ou femme politique condamné pour une infraction financière. Ça me paraît totalement inconcevable qu’on puisse faire confiance, pour exercer un mandat politique, à quelqu’un qui a vu son intérêt personnel et financier prendre le pas sur l’intérêt général. Je renforcerais aussi les pouvoirs et les effectifs des chambres régionales des comptes, de la Cour des comptes et des tribunaux administratifs qui s’occupent de l’argent public.
Nous sommes soumis à des baisses budgétaires qui pénalisent les fonctions essentielles de l’État, comme l’éducation, la police et la santé. Or, on continue à dépenser des millions et des millions d’euros en choses qui ne sont pas essentielles, uniquement pour faire plaisir à des copains et faciliter éventuellement sa réélection. Il y avait un boulevard en 2017 pour modifier de façon durable le fonctionnement de l’État français, mais le passé a été pérennisé et nous ne sommes pas sortis de la République des copains. Cela a détourné un bon nombre de nos concitoyens de la chose politique.
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On a l’impression que le public porte un regard sévère sur l’enrichissement personnel des élus mais se montre plus clément face aux dérives liées au financement de la vie politique.
E. H. : Il n’y a jamais eu autant d’atteintes aux maisons des élus, voire aux élus eux-mêmes. On assiste à une désacralisation de la fonction publique qui touche aussi les profs, les médecins, les juges, les policiers… En remettant en cause les décisions des juges dans les affaires, les responsables politiques encouragent les citoyens à faire de même. J’ai peur de ce qui pourrait arriver, peut-être pas demain mais après-demain : les milices, la vengeance, les attaques systématiques contre les gendarmes, policiers, magistrats.
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La lutte contre la corruption, qui vous a amené à créer Anticor, est-elle encore au cœur de vos préoccupations ?
E. H. : Toujours oui, même si la place du citoyen dans la société, la façon dont il pourra vivre sur la planète du fait des problèmes environnementaux me paraissent encore plus importants aujourd’hui. Je pense aussi au rôle croissant pris par les narcotrafiquants.
Il existe des endroits dans lesquels les policiers, les gendarmes ne peuvent plus rentrer. Des endroits qui s’étendent, tout simplement parce qu’il y a un problème de moyens. Les narcotrafiquants commencent aussi à utiliser la corruption avec des greffiers, des gardiens de prison, des douaniers, etc.
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En vous écoutant, on a le sentiment que le travail des magistrats est devenu impossible. Est-ce que vous aimez encore votre métier ?
E. H. : Les juges, au même titre que les policiers, les professeurs, font partie des fonctions importantes pour réguler la vie en société et faire prévaloir l’intérêt général. À quelques mois de ma retraite, je continue à penser que c’est un très beau métier. Sans juge pour réguler les atteintes à l’environnement où il existe d’énormes enjeux financiers, dans quelle planète vivra-t-on dans vingt ans ?
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Pour vous échapper, vous écrivez des essais et des romans. Comment votre quotidien de juge vous nourrit-il ?
E. H. : Quand j’ai commencé à écrire, c’était justement pour faire complètement autre chose et mon premier roman, Bouillottes, ne traitait pas d’activité judiciaire. Dans mon dernier ouvrage, Les Divisions (Buchet-Chastel, 2024, 448 p., 23,50 €), je fais une petite incursion sur la garde à vue. Ce roman cherche à montrer que la décision judiciaire peut être de peu de poids par rapport à la condamnation médiatique. L’écriture et l’art m’intéressent beaucoup effectivement. On vit des temps assez durs et apprendre aux jeunes à regarder les œuvres d’art, à réfléchir au beau, devrait prendre une place plus importante face aux difficultés à venir.
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Ses dates
1959 Naissance à Clichy.
1982 Entre à l’École nationale de la magistrature.
1984 Nommé juge d’instruction à Douai.
1994 Chargé de l’instruction des HLM de la Ville de Paris.
1998 Parution de Bouillottes, le premier de ses six romans (plus trois récits, trois essais et un recueil de nouvelles).
2001 Convoque Jacques Chirac, alors président de la République, comme témoin. Dessaisi en septembre au profit d’un autre juge d’instruction, il se met en disponibilité et se consacre à l’écriture.
2002 Parution de Sept ans de solitude qui revient sur son expérience. S’engage auprès de Jean-Pierre Chevènement à la présidentielle puis aux législatives. Cofonde l’association Anticor.
2007 Revient dans la magistrature, chargé des indemnisations après les accidents de circulation au tribunal de grande instance de Paris.
2017 Annonce son ralliement à Emmanuel Macron à la présidentielle. Candidat En marche ! aux législatives dans la 2e circonscription du Calvados, il est battu par Laurence Dumont.
2020 Préside la chambre de l’instruction (7-1) de la cour d’appel de Paris.
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Un livre
Un sport et un passe-temps, de James Salter (Éd. de l’Olivier, 256 p., 21 €).
Cet écrivain américain qui n’est pas assez connu à mon sens raconte une virée en France dans les années 1960. Superbement écrit, avec une économie de moyens, il nous rappelle l’importance de savoir regarder ce qui nous entoure à commencer par les autres.
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Un film
The Yards, de James Gray
Il s’agit du film qui parle le mieux de la corruption, celle des marchés publics. Le réalisateur et scénariste James Gray, auteur par ailleurs de l’excellent Little Odessa, n’est pas autant respecté et connu qu’il le mérite.
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Un peintre
Jan Van Goyen
J’ai découvert récemment la peinture de Jan Van Goyen, un de ces peintres hollandais du XVIIe siècle qui a représenté la vie quotidienne des gens humbles et des paysages aux couleurs jaune ocre, presque pastel. On devine la difficulté de vivre de l’époque mais aussi une espèce de tranquillité qu’on ne connaîtra plus jamais malheureusement.
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