La pause estivale se termine et voici le retour de mon journal de bord. J’espère que vous avez passé un bel été, malgré la chaleur. Dans l’Aude bien évidemment, de part le monde également, mais aussi dans la Drôme, cet été aura été encore une fois un carnage pour la nature. En juillet, puis en août, les incendies ont brûlé 8 puis 15 ha de forêts, parfois proches des habitations, sur la (vaste) commune de Châtillon-en-Diois. A chaque fois, les élu-es, les habitant-es, et surtout les forces de sécurité civile ont été au rendez-vous, pour nous protéger, et protéger nos forêts.
Je voudrais ici les remercier un million de fois pour leur engagement au service de notre sécurité commune, et vous encourager, si ce n’est encore fait, à rejoindre les brigades près de chez vous, pour appuyer les sapeurs pompiers de la Drôme, dont l’engagement est inestimable et essentiel.
Mais il y a autre chose : il y a ces arbres brûlés en plein mois d’août, ces feuilles qui tombent et qui nous font penser à l’automne, il y a ces rivières à sec, il y a ces chaleurs à plus de 40°C qui descendent si peu la nuit, qu’on en vient à se dire qu’il fait frisquet à 28°C. En aucun cas cela n’est un été “normal, où il fait juste chaud”. Et pourtant, peut-être celui-ci sera un des plus frais des prochaines années : l’enfer climatique ne fait que commencer. Et c’est pour cela que je me bats autant pour réduire là où nous le pouvons nos émissions de gaz à effet de serre, et protéger la biodiversité, pour éviter le pire. Et c’est pour ça que nous nous battons autant pour nous préparer à ce qui adviendra peut être du fait de l’inconscience de nos dirigeants, pour protéger du pire.
C’est pourquoi nous travaillons de manière transpartisane pour adapter notre gestion des forêts aux changements climatiques : sans quoi, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer le dépérissement des arbres. Avec des collègues de 6 groupes parlementaires, et à l’initiative de mon collègue des Bouches-du-Rhône Hendrik Davi, nous organisions le mois dernier une conférence de presse pour annoncer nos travaux communs sur l’adaptation des forêts au changement climatique. Face à la division par deux des puits carbone des forêts françaises en 10 ans, et du doublement du dépérissement des arbres depuis 5 ans, l’urgence est là !
L’urgence est plus que jamais là : je suis fière de travailler, aux côtés de mes collègues, en responsabilité et en dépassant les étiquettes pour le bien commun.
Je vous souhaite une belle lecture de ce Journal de bord, revenant sur mes actions au mois d’août. Et je vous souhaite, à toutes et à tous, une belle rentrée ! Elle sera bien évidemment mouvementée pour moi (et pour nous tou-tes !), mais je reviendrai sur ce sujet dans mon prochain journal de bord
La décision du mois : le Conseil Constitutionnel censure une partie de la loi Duplomb
Le 7 août, le Conseil constitutionnel a censuré la disposition la plus contestée de la loi Duplomb qui prévoyait la réintroduction sous conditions de l’acétamipride, un pesticide interdit de la famille des néonicotinoïdes.
Les scientifiques s’étaient exprimés, comme le corps médical d’ailleurs, sur les impacts des néonicotinoïdes sur la biodiversité, et les risques sur la santé. Le Conseil constitutionnel l’a rappelé, tout en rappelant la règle de droit à savoir que cette réintroduction de l’acétamipride était contraire à la Charte de l’environnement qui a valeur constitutionnelle : l’alliance Macroniste-droites voulant aller trop vite et n’écouter personne en évitant le débat à l’Assemblée Nationale, avait mal rédigé son article.
Le courrier du mois : N’y a t-il que les abattages massifs de cheptels pour endiguer l’épidémie de DNC touchant les bovins ?
La Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC), quelques mois après les pics de FCO et de MHE, est en train de bousculer la filière bovine en Savoie, Haute Savoie et plus récemment dans l’Ain et l’Isère provoquant des abattages massifs de troupeaux, même quand seulement quelques cas sont détectés.
Inquiète et toujours mobilisée aux côtés des éleveurs pâturants, j’ai écrit cet été un courrier à la Ministre de l’Agriculture, pour lui demander dans quel délai serons-nous capables de mettre à la disposition des éleveurs des vaccins en quantités suffisante si la maladie sortait de la zone de contrôle actuelle, notamment pour les cheptels de races rares et locale, de quelques centaines de têtes, comme la Villarde, que nos éleveurs du Vercors ont tant fait pour sauver.
Je lui ai également demandé si les services de l’Etat prévoient de tester des méthodes expérimentales de gestion des foyers qui soient des alternatives à l’abattage total des troupeaux, quelles indemnisations seront mises en place pour les éleveurs, selon quelle méthode d’expertise ?
Au-delà des drames financiers pour les exploitations, comment gérer les drames psychologiques ?
J’espère de tout mon cœur, et rapidement, que nous puissions apprendre de nos erreurs, évaluer rapidement nos méthodologies de gestion de crise sanitaire, et la mise en place d’une approche structurée, concertée, et anticipée, dans la gestion des crises sanitaires en élevage au vu de leur multiplication, en concertation avec les professionnels, et en considérant les impacts individuels et de filières que ces situations génèrent. Je vous tiendrai au courant si je reçois une réponse !
La cagnotte du mois : soutien à Thomas et Guillaume durement touchés par la grêle
Le 30 juin dernier, un impressionnant orage a éclaté dans notre département, privant près de 5 000 foyers d’électricité, mobilisant de fortes rafales de vent, et faisant tomber la grêle sur plusieurs coins du territoire, notamment au pied du Vercors.
90% du champ de petit épeautre du second abattus par la grêle
1600 plants de melon détruits
4 hectares et demie de blé attaqués
Et les salades, les tomates, les courges et toute l’ampleur des dégâts qu’ils ne découvriront qu’à la moisson des céréales…
Maraîcher et paysan boulanger à Bésayes, les deux agriculteurs ont besoin de notre soutien, pour combler les terribles pertes qu’ils ont subies : 30 000 euros en seulement 10 minutes. Alors pour les soutenir c’est ici : https://bluebees.fr/fr/project/1383-court-circuit
Je me tiens bien sûr à leurs côtés et espère qu’ils pourront faire face à cet épisode difficile, qui devient et deviendra, du fait du changement climatique, de plus en plus une habitude à laquelle nous ne devons pas nous résigner. Atténuer, adapter, protéger et prévoir. En responsabilité.
Le passage TV du mois : en défense du train de nuit Paris-Briançon !
Retour avec France 24 sur notre voyage entre la Drôme et Paris à bord du train de nuit Briançon – Paris le 4 juin dernier.
Avec mes collègues Marie-José Allemand, Valérie Rossi et Paul Christophle, nous avons eu l’occasion de passer une nuit dans le train de nuit afin de nous rendre compte des conditions de voyage et de travail sur cette ligne qui cumule tant de problèmes par faute d’investissements.
Le matériel est vieillissant. La ligne n’est pas électrifiée de bout en bout, la locomotive doit changer en gare de Valence, les retards sont une habitude pour les usagers réguliers.
Pourtant la demande est bel et bien là !
Le nombre de voyageurs a doublé en 5 ans sur les trains de nuit ! Car le train de nuit c’est tant d’avantages pour les voyageurs : une économie d’une nuit d’hôtel, un voyage au coût carbone très faible et une liaison en seulement quelques heures entre nos territoires et la capitale.
Merci au personnel de la SNCF d’avoir pris le temps d’échanger sur la situation de la ligne et les pistes d’améliorations. Merci à mes collègues d’avoir partagé le trajet ! Que vive le train de nuit !
La tribune du mois : Plan France Ruralité : « Personne n’en a entendu parler. Parce que rien n’y a été annoncé. »
Un gouvernement qui se satisfait de son action sans se remettre en question…Je l’avais déjà questionné lors d’une séance de QAG avant la pause parlementaire : Deux ans après le lancement du plan “France Ruralités” et six ans après l’Agenda rural, le Gouvernement de François Bayrou tire un bilan glorifié de ce plan, malgré l’atteinte plus qu’aléatoire des objectifs fixés, plutôt que d’annoncer de vraies mesures visant à améliorer la qualité de vie des 22 millions de Françaises et de Français résidant dans nos campagnes.
Les défis sont pourtant nombreux et immenses. Nous n’avons pas le temps de gesticuler pour ne rien faire !
Ma tribune pour que l’on prenne enfin les campagnes au sérieux, à lire sur La Gazette des Communes :
J’étais très heureuse de passer cet été dans la Drôme, à vos côtés !
Le 2 Août, j’avais le plaisir d’inaugurer la trentième édition du Festival Arts et Vigne à Châtillon-en-Diois Un anniversaire important pour ce festival qui mêle patrimoine viticole et expression artistique. Né de l’énergie des bénévoles, des vignerons et des élus, il prouve que nos villages savent faire vivre une culture populaire, accessible et joyeuse autour de nos traditions !
J’ai eu également le plaisir, comme nombre d’entre vous, de passer plusieurs soirées magiques au Festival Crest Jazz Vocal, encore une édition exceptionnelle, marquée par la générosité des artistes, la ferveur des bénévoles et la chaleur du public. Le Crest Jazz Vocal est plus qu’un rendez-vous musical à Crest, c’est désormais une institution.
Le dimanche 3 août, je me rendais dans le public de la formidable Course de caisses à savon de la vogue de Chabrillan où les bolides insolites des petits et des grands ont dévalé la grand route à toute berzingue. Bravo à elles et eux pour leur inventivité et puis le bonheur de se retrouver ensemble !
Le samedi 9 août, j’avais l’immense plaisir de participer à l’inauguration de la salle communale et de la place du village rénovée à Poyols La nouvelle salle, la place rénovée et même le four à pizzas témoignent de la volonté de construire du commun, d’accueillir et de faire vivre la République au quotidien, même là où elle est parfois lointaine ! Mille mercis à Mme la Maire et toute son équipe pour ce si beau projet !
Par la suite, je prenais la route pour le plateau et venir à la rencontre des artisans du Festival “Le Bazar fait rencontre” à Saint-Martin-en-Vercors Pendant plusieurs jours, tout un plateau a vibré au rythme des spectacles, concerts, banquets, cafés philo et animations. Une formidable démonstration de ce que peuvent réaliser des habitant-es motivé-es et solidaires, pour faire de la culture en ruralité un bien partagé par toutes et tous.
Le dimanche 10 août, je me rendais avec plus de 2000 drômois-es (!!!!) célébrer l’été et Espenel à la formidable Vogue d’Espenel Un immense succès populaire ! Entre concours de pétanque, fanfare, concert et moments de fête, la vogue a su rassembler dans un esprit de convivialité. Bravo aux bénévoles et aux élus pour cette organisation remarquable
Le vendredi 15 août, je rencontrais la plus de centaine de bénévoles en pleine préparation de la 2e édition du Festival des Imaginaires Libres (FIL) de Taulignan Pour sa deuxième édition, le village s’est transformé en scène à ciel ouvert : théâtre, arts de rue, concerts, cirque, expositions… partout, il suffisait de “suivre le fil” pour se laisser porter par l’art et la créativité. Bravo à elles et eux !
Puis, je faisais quelques heures de route pour rencontrer les membres de l’équipe municipale et du Comité des Fêtes de Lachauautour de l’exposition de Marie Calmes dans la chapelle Notre Dame de Calma. L’exposition photo et audio retraçait la vie du village à travers les visages et les témoignages de ses habitants. Un travail sensible et précieux de mémoire, qui permet de relier les générations et de garder vivante l’histoire rurale de cette commune !
Par la suite, je rejoignais la cérémonie de commémoration du Maquis de la Lance, qui avait lieu cette année en ces 81 ans, au PègueUn grand moment de partage et d’émotion, mais surtout de mémoire, pour ceux qui sont tombés courageusement pour que nous puissions vivre libres. Le lendemain, après une soirée au FIL à Taulignan, j’honorais la mémoire des résistants qui ont saboté, un soir d’août 1944, le pont routier Livron-Loriol, à Allex Ces temps de mémoire rappellent notre devoir de vigilance et la force de l’héritage de la Résistance pour sauver notre République.
Les vogues de Pontaix et de Saillans
Comme chaque année, ces fêtes de village ont été des temps chaleureux de retrouvailles et de convivialité. Elles sont aussi l’occasion de rappeler l’importance de la sécurité et de la prévention, pour que ces moments de joie se déroulent en toute sérénité. Mille mercis aux organisateurs-rices, aux élu-es et aux gendarmes pour ce si bel été que nous sommes nombreux-ses à avoir passé à danser grâce à vous !
Les permanences à venir : venez échanger avec moi !
Voilà le calendrier des prochaines permanences parlementaires décentralisées pour la fin de l’année 2025 : Vendredi 5 septembre de 10h à 12h dans la salle du conseil de la mairie de Saint-Jean-en-Royans
Vendredi 26 septembre de 10h à 12h à Taulignan
Vendredi 3 octobre de 10h à 12h à Die
Vendredi 10 octobre de 10h00 à 12h00 dans le secteur de Chabeuil
Vendredi 17 octobre de 10h00 à 12h00 à Châtillon-en-Diois
Vendredi 31 octobre de 10h00 à 12h00 à Séderon
Vendredi 7 novembre de 10h00 à 12h00 à Crest
Vendredi 14 novembre de 10h00 à 12h00 à La Chapelle-en-Vercors
Vendredi 21 novembre de 10h00 à 12h00 à Suze-la-Rousse
Vendredi 28 novembre de 10h00 à 12h00 à Dieulefit
Vendredi 5 décembre de 10h00 à 12h00 à Montoison
Vendredi 12 décembre de 10h00 à 12h00 à Nyons
Vendredi 19 décembre de 10h00 à 12h00 à Saint-Paul-Trois-Châteaux
Lundi, je serai à la Bégude de Mazencpour la rentrée des classes, ce sera l’occasion d’échanger avec le corps enseignant mais aussi les élèves. J’irai ensuite à Dieulefitvisiter l’une des installations photovoltaïques des Centrales Villageoises de la Lance.
Mardi, je serai à Valence dans la permanence de mon collègue député Paul Christophle. Nous rencontrerons ensemble le Président de la Chambre des notaires, l’association Chrysallis Drôme ainsi que le mandataire judiciaire à la protection des majeurs exerçant dans la Drôme.
Vendredi, je tiendrai ma permanence parlementaire à la mairie de Saint Jean en Royans de 10h à 12h (prenez rendez-vous au 06 65 82 25 99) avant de me rendre dans les premiers forums des associations de la rentrée.
Samedi, j’irai fêter le 100ème anniversaire du Centre de Secours de Malissard avant de me rendre dans les forums des associations.