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Un sonnet qui sonne les cloches de la vie

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Si je pouvais avec quelques vers bien rythmés

Vous enlacer dans mes bras ouverts d’amour

Je serais saoul  tous les soirs et toutes les nuits

Avec quelques verres de trop dans mon cœur

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Je respire la musique de ton corps

Je m’accroche encore plus fort

A l’âme de tes yeux qui m’éblouissent

Et me voilà bienheureux pour vivre à deux

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Quand je suis tes pieds nus

Qui arpentent le ciel et la terre

Mon élan a le vertige des abimes

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Quand tu m’embrasses sur mes lèvres

A en perdre l’haleine qui hennit de joie

Je plonge dans la fontaine étoilée de tes yeux

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Sonnet à la muse imaginaire, aux rimes et aux alexandrins absents

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Klimt

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L’inconnu engendre l’inconnu

Derrière la commode la cloison

Le mur tue la connaissance

La mort donne la mort

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On relève la tête à chaque refrain

On déglutit des salades sans âme

Je rêve d’une solitude sans nom

La maladie me fait jouir à chaque guérison

 

On rebat les cartes

On coupe pour trouver l’as de cœur

Des as de pique picotent les bras

Bras d’honneur à toutes les misères

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Enfin je retrouve l’inconnue nue à jamais

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Nous sommes des poèmes

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A voir tous les gestes du quotidien

A entendre les bruits du monde

A sentir les caresses des feuilles dans le vent

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Devenir l’autre avec des myriades de lumières

Offrir un pied pour nourrir la terre

Galvaniser ses anches pour rythmer les heures

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Une petite poule déambule devant mes yeux

Et mon corps se couvre de plumes

Et nous sommes tous des poèmes

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Les papillons chantent le soleil

Et meurent en quelques jours

Résurrection à chaque battement d’ailes

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En passant la porte

Je suis l’homme qui ouvre

L’Univers à son infini

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Cheval au trot

Cheval au galop

Et moi poum dans l’eau

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Le visage de la folie

Moissonnent des champs brûlants

Les pesticides et herbicides achèvent la terre

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En pleine conscience dans ses gestes

Les fleurs la suivent

Un aplomb qui nous apaise

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Sonnnet, poèmes et haïkus écrits en juillet 2025 de Benoist Magnat

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