Drôme : organiser le mouvement de grève du 18 septembre !
Ceci dans le cadre de l’appel intersyndical
À l’appel d’une large intersyndicale réunissant les huit organisations (CFDT, CGT, FSU, Solidaires, CNT, CFE/CGC, Unsa et FO), un appel à la grève est lancé pour le jeudi 18 septembre. À l’origine du mouvement, le projet de « budget d’austérité » du gouvernement, mais aussi « les coupes dans les services publics, la réforme de l’assurance-chômage, le gel des prestations sociales, le doublement des franchises médicales, la suppression de deux jours fériés », entre autres.
À Valence, l’intersyndicale prévoit un rassemblement dès 10 heures à la Fontaine monumentale avec un village des luttes ; un barbecue géant à midi et une manifestation à 14 heures dans les rues de la ville. À Romans, un rassemblement est prévu à 10 h sous la Canopée.
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SNCF : trois syndicats majoritaires appellent à la grève le 18 septembre
Les trois syndicats, majoritaires, appellent à la grève le 18 septembre prochain. Sud-Rail avait de son côté appelé à la grève le 18 septembre.
Trois syndicats de la SNCF, CGT-Cheminot, Unsa Ferroviaire et CFDT Cheminots, ont appelé à la grève le 18 septembre dans un communiqué commun mercredi. Ces trois organisations, qui représentent ensemble 70 % des voix aux dernières élections professionnelles, appellent « toutes les cheminotes et tous les cheminots à se mobiliser massivement le 18 septembre par la grève et à participer aux manifestations ».
L’Unsa Ferroviaire avait déjà lancé un appel à la grève; elle a été rejointe mercredi par la CGT-Cheminots et la CFDT-Cheminots. Ces organisations se sont réunies mercredi, en intersyndicale, pour « débattre de la situation sociale ». Également présent lors de cette rencontre, Sud-Rail, troisième syndicat ferroviaire, n’a pas signé le communiqué commun ; il a lancé fin août un autre appel à la grève, pour le 18 septembre.
« D’autres choix sont possibles » pour le budget
CGT-Cheminots, Unsa-Ferroviaire et CFDT-Cheminots estiment que « d’autres choix sont possibles, notamment en augmentant les recettes ou en arrêtant de les diminuer par des cadeaux fiscaux aux plus riches ». « Le budget tel qu’il est construit aujourd’hui est très violent, il touche évidemment l’ensemble des salariés du pays », a réagi Thierry Nier, secrétaire général du premier syndicat du secteur, la CGT-Cheminots. « On est dans une situation où il faut donner un avenir au ferroviaire, c’est une question pour nos emplois », abonde Thomas Cavel, secrétaire général de la CFDT-Cheminots. « Deux jours à travailler gratuitement, je ne sais pas qui est aujourd’hui d’accord pour ça », dénonce de son côté Fabrice Charrière, secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire, faisant référence au budget 2026 du gouvernement qui prévoit de supprimer deux jours fériés. Une « nouvelle rencontre des organisations syndicales représentatives du ferroviaire » aura lieu « avant le 18 septembre pour continuer à construire un mouvement de mobilisation massif », explique le communiqué.
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Des appels à faire grève et à manifester ont été lancés pour la rentrée sociale contre les projets d’économies budgétaires annoncés par l’actuel gouvernement, avec deux dates-clés : la mobilisation du 10 septembre lancée sur les réseaux sociaux pour « tout bloquer » et la journée intersyndicale du 18 septembre.
En Ile-de-France, les principaux syndicats de la RATP (CGT, FO, Unsa Mobilité et la CFE-CGC), ont appelé à une « journée de grève et de manifestation massive » le 18 septembre dans un communiqué commun publié le 29 août. Le même jour avait eu lieu la réunion intersyndicale nationale, où les grandes centrales (CFDT, CGT, FO, CFE/CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires) avaient décidé d’organiser « une journée de mobilisation sur l’ensemble du territoire le 18 septembre ». Plusieurs syndicats du secteur aérien ont aussi appelé à la grève le 18 septembre, dont le puissant syndicat national des contrôleurs du trafic aérien (SNCTA), majoritaire dans ce métier.
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Transports : la grève nationale s’annonce massive jeudi
Par rapport aux premiers débrayages de « Bloquons tout », mouvement très composite et désordonné, la grève interprofessionnelle du 18 septembre devrait être beaucoup plus suivie dans les transports. Sans que les entreprises publiques puissent négocier quoi que ce soit.
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Denis Fainsilber
Si la mobilisation a été en demi-teinte et désordonnée lors de l’appel national « Bloquons tout » le 10 septembre, le mouvement plus ciblé prévu ce jeudi 18, à l’appel des grandes centrales syndicales qui évoquent cette fois « une grève carrée », devrait avoir des conséquences beaucoup plus visibles pour les usagers.
Trains, métros, bus, tramways : ce jour-là « sera très certainement une journée noire », a prévenu le ministre des Transports démissionnaire, Philippe Tabarot. A la SNCF, une fois n’est pas coutume, les quatre principaux syndicats maison (CGT-cheminots, Unsa-ferroviaire, SUD-rail, CFDT-cheminots) ont lancé un appel unitaire à la grève ce jour-là, avant même la chute du gouvernement Bayrou, « pour faire reculer le pouvoir et imposer un autre budget ». Le raisonnement des organisations : l’ex-Premier ministre n’est plus là, mais son projet de budget de rigueur pour 2026 est toujours sur la table.
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« Agir par la grève »
Sans jouer sur les mots comme ils le font parfois (entre mobilisation, conflit et grève), les quatre syndicats représentatifs appellent cette fois « l’ensemble des cheminotes et cheminots, dans tous les métiers et toutes les fonctions, à agir par la grève ». En cause notamment dans leur domaine, l’ouverture à la concurrence des activités voyageur, ou « l’absence de financement pérenne du système ferroviaire.
La SNCF communiquera, mardi après-midi, ses prévisions de trafic, mais même si les « déclarations individuelles d’intention » des cheminots sont connues seulement 48 heures à l’avance, les débrayages risquent d’être nombreux au sein des différents métiers du groupe. Sans laisser à la DRH une quelconque matière à négociation sur des sujets internes.
Même cas de figure à la RATP, où les quatre syndicats majeurs (CGT, FO, Unsa et CFE-CGC) ont annoncé la couleur très tôt. Là non plus, pas de négociations à attendre avec les grévistes, car les causes du conflit dépassent totalement l’entreprise. Et quand bien même les « roulants » du métro ou RER assurent un service minimum, les perturbations peuvent aussi entraîner de nombreuses fermetures de stations ou de correspondances, par manque d’effectifs d’agents dans les sites en question.
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Communiquer sur le plan de transport
Dans le ciel et les aéroports, en revanche, le principal syndicat d’aiguilleurs du ciel (SNCTA) a finalement levé son préavis de grève antérieur, faute d’interlocuteur du bon calibre au sein du gouvernement démissionnaire. Pour le reporter sur trois jours, du 7 au 9 octobre.
Pour limiter la casse chez les clients et usagers, Philippe Tabarot a « demandé aux opérateurs de préparer un plan de transport le plus tôt possible et de communiquer », a-t-il dit au micro de France Info. Selon lui, tout dépendra « de la capacité qu’auront les opérateurs à organiser un service minimum ». Un sujet qui lui tient à coeur de longue date, puisque en tant que sénateur LR, il avait soutenu en vain un changement du système, après deux grèves catégorielles de contrôleurs, jugeant le droit de grève actuel trop pénalisant pour les Français.
Avec son collègue Hervé Marseille, son idée au printemps 2024 était de « sanctuariser » certaines dates du calendrier (grands départs en vacances d’été ou d’hiver, périodes d’examen…) pour y exclure les débrayages dans les transports. Face aux réserves du gouvernement d’alors, qui ne souhaitait pas s’aliéner une partie de la gauche, et le Conseil constitutionnel, le sujet, même atténué au Sénat, n’est jamais parvenu à l’Assemblée nationale. Autre idée qui a circulé mais qui n’a pas abouti : se déclarer gréviste quatre jours à l’avance et non plus deux, pour laisser aux entreprises le temps de s’adapter.
Enfin, le ministre des Transports appelle de ses voeux, cette semaine, un débrayage où les salariés respecteront leur outil de travail. Loin de la très confuse journée du 10 septembre où la SNCF a eu à déplorer des actes de malveillance en plusieurs points de son réseau : incendies de câbles électriques, sabotages, palettes sur les voies ferrées, tentatives d’envahissement de certaines gares… Y compris encore ce vendredi sur la LGV Sud-Est, près du Creusot. Les syndicats de cheminots ont beau jeu de souligner qu’il s’agit d’éléments extérieurs à la SNCF, et non de leurs adhérents.
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Denis Fainsilber
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Une journée de grève le 18 septembre annoncée par les syndicats..
« Nos organisations appellent à une mobilisation, y compris par la grève », a annoncé Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT.
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SYNDICATS – L’intersyndicale annonce une journée de mobilisation, mais ce n’est pas la même date que le mouvement « Bloquons tout ». En effet, les huit principales organisations syndicales n’appelaient pas à une action commune lors de la journée du 10 septembre, mais pose une mobilisation sur l’ensemble du territoire pour le 18 septembre.
« Le musée des horreurs du projet de budget doit être abandonné », a-t-elle dit, lisant un communiqué commun. « Les différentes mesures budgétaires avancées sont d’une brutalité sans précédent », souligne ce texte.
« Dénoncer l’austérité »
Le Premier ministre François Bayrou a surpris tout le monde lundi en annonçant qu’il se soumettrait à un vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre.
« Il y aura de toute façon besoin d’un budget avec de la justice sociale et fiscale », a estimé Marylise Léon.
De son côté la CGT a décidé de faire du mouvement du 18 septembre une première étape pour « dénoncer l’austérité ». « Le 10 septembre, était une initiative citoyenne et donc évidemment que la CGT a décidé d’y prendre sa part en construisant la grève dans les entreprises », a expliqué vendredi la secrétaire générale Sophie Binet.
FO veut une grève reconductible
« Pour l’intersyndicale, aujourd’hui, le sujet, c’était de construire une grande journée de grève et de manifestation ». Le 18 septembre, « c’est un jeudi, c’est beaucoup plus favorable pour la mobilisation », a-t-elle dit.
« Ce que nous voulons, c’est que les exigences sociales soient enfin entendues. Nous voulons la justice fiscale, nous voulons de l’argent pour nos services publics qui n’en peuvent plus. Nous voulons des augmentations de salaire, nous voulons l’abrogation de la réforme des retraites », a poursuivi Sophie Binet.
« On appellera nos équipes à se mobiliser pour le 18 septembre par la grève. Et moi, Force Ouvrière, je le dirai, à la grève reconductible », a de son côté indiqué Frédéric Souillot, secrétaire général de FO.
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En Ardèche, un rassemblement est prévu à 10 h 30 à Privas (devant la préfecture), à 10 h à Aubenas (Ponson), à 14 h 30 à Annonay (gare routière) et au Cheylard à 14 h 30 (devant la mairie).