L’accueil solidaire au refuge associatif de la Tour de Borne
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La Tour est située dans le sud du Vercors, à 5 km de Borne (hameau de Glandage, près de Châtillon en Diois), dans la montagne, face aux crêtes du Jocou (2050m) qui séparent les départements de la Drôme et de L’Isère.
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Un cadre grandiose d’alpages et de forêts, imprégné du silence vivant de la montagne (torrents, chamois, marmottes, tétras, aigles royaux… et troupeaux), de la beauté de la flore alpine, du calme et de la sagesse des bergers.
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Le refuge de la Tour est située dans le Haut Diois, au sud du Vercors, à 5 km du hameau Borne (sur
la commune de Glandage, près de Châtillon en Diois), dans la montagne, face aux crêtes du Jocou
qui culminent à 2050m d’altitude et qui séparent les départements de la Drôme et de L’Isère.
Un cadre grandiose d’alpages et de forêts, imprégné du silence vivant de la montagne (torrents,
chamois, marmottes, tétras, aigles royaux, vautours … et troupeaux), de la beauté de la flore alpine,
et de la présence calme des bergers…
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Ce refuge d’alpage est géré par une équipe de bénévoles qui ont à cœur de rendre la montagne
accessible, afin de partager les valeurs que sont la solidarité, le respect du vivant, l’entraide, la
transmission… Il est gardé l’été, et en libre accès le reste de l’année.
En accord avec sa charte et ses valeurs, le collectif d’animation de la Tour considère que
l’augmentation de fréquentation du refuge, et des bénéfices correspondant, doivent permettre le
développement de l’accueil solidaire.
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Il s’agit de soutenir des projets qui rendent accessible la montagne à des publics qui n’y ont pas
facilement accès, pour des raisons sociales, culturelles, ou physiques.
La montagne permet de se ressourcer, se retrouver ou se découvrir : lieu exceptionnel
d’apprentissage, de réflexions, de rencontres. C’est aussi un lieu de découverte et de protection de la
nature.
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Cet accueil solidaire est orienté à la fois vers des organismes existants qui souhaitent bénéficier
d’une infrastructure en montagne pour y organiser leurs propres séjours, et également vers des
collectifs/groupes (scolaires, associatifs, militants…) qui auraient des projets d’accès à la montagne,
mais sans nécessairement avoir les ressources matérielles et humaines pour le faire, et avec qui nous
pourrions co-créer les séjours.
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En plus de la mise à disposition gratuite des locaux du refuge, nous pouvons, si besoin, soutenir
financièrement, tout ou partie, ces séjours. Nous sommes en contact avec différents organismes et
personnes qui peuvent en faciliter l’organisation ou l’animation.
Cet accueil est également dirigé vers des personnes ou collectifs « militants » qui auraient besoin
d’espace pour se retrouver, sans nécessairement être orientés « montagne ».
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Vous pouvez trouver plus de détails sur les possibilités qu’offre ce lieu sur le site latourdeborne.org.
N’hésitez pas à nous contacter (Léo, en charge de l’accueil solidaire pour la Tour de Borne, à
leo.latour [a] protonmail . com ) pour avoir plus d’informations, que vous soyez intéressé·es pour
animer des séjours, en bénéficier, ou simplement pour nous aider à développer cette initiative !
Nous vous invitons également à consulter notre charte, disponible sur notre site internet, onglet
« Un lieu, une histoire, une charte », pour en savoir plus sur les valeurs que nous défendons.
Au plaisir de vous rencontrer !
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Le collectif d’animation de la Tour de Borne
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Vous avez aimé le refuge de la Tour, vous adhérez aux valeurs (charte éthique de La Tour) et aux idées de cette aventure humaine : vous souhaitez nous soutenir ou nous rejoindre ?
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Vous avez le choix :
- Adhérer : compléter et renvoyer ce bulletin
- Partager un week-end travaux (et convivial) : pour mieux nous connaître, rencontrer l’équipe « active » et d’autres personnes proches de la Tour, donner un coup de main concret pour l’entretien du refuge : écrivez-nous à refugelatour@gmail.com
- Rejoindre le collectif d’animation lors de la prochaine assemblée générale : se faire connaître à refugelatour@gmail.com pour être invité·e à une réunion du collectif au préalable
- Acheter une part du GFA : il en reste à peu près une dizaine. Une part = 76,22 €. contacter Annie par mail : germannie@orange.fr
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Archiane et Combeau font leur cirque !
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Tel est le titre que Jacques Rémy Girerd a associé, non sans malice, à la couverture du n° 103 de la Revue Etudes Drômoises. Il comprend en effet un dossier coordonné par Pierre-Antoine Landel, géographe, à l’occasion du classement des sites d’Archiane et du Rocher de Combeau, par décret en Conseil d’Etat le 25 mai 2025.
Alors que la Drôme compte 90 édifices classés au titre des Monuments historiques et 210 inscrits à l’inventaire supplémentaire, le département ne compte que 18 sites classés sur près de 6500 ha. Ce classement reste mal connu. Le dossier présenté par la revue est l’occasion de mieux le connaître à partir de textes rédigés par 10 auteurs. Après une introduction présentant une chronologie des classements intervenus dans la Drôme depuis 1911, Elodie Courtiade, de la DREAL Auvergne Rhône-Alpes, présente les particularités du site qui ont conduit à son classement, ainsi que les conséquences sur les possibilités d’aménagement et de construction.
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En parallèle, Monique Orand, Maire déléguée de Treschenu Creyers nous fait part du point de vue de la commune, en soulignant en particulier l’étonnante accumulation de mesures de protection sur un même site.
En tant que géologue, Thierry Winiarski, explique la genèse du site et la formation du paysage qui y est associé. Gilbert David, naturaliste, nous emmène dans une promenade sonore, à la rencontre des oiseaux présents sur le cirque. Un texte relie l’alpage du jardin du Roi à la « grande » histoire, au travers de la présence de René Courtin, qui fut en 1944, cofondateur du journal « Le Monde ».
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A partir des traces laissées sur les arbres et d’autres éléments, Pierre-Eymard Biron et Bernard Fourgous rappellent l’importance de l’activité humaine dans la genèse des paysages sublimes des hauts plateaux du Vercors. Plusieurs habitants témoignent de ce que signifie habiter un site classé. Un portrait rappelle la présence d’Ulysse Girard qui a tenu le village durant plusieurs décennies. Erik Maillefaud, qui n’a cessé d’arpenter le cirque d’Archiane et ses environs, témoigne de son attachement au site, comme le font aussi Fanny Romezin et Nicolas Vidal, pisciculteurs.
Fabrice Apere, du refuge d’Archiane ainsi que Uta Demaret, du gite de Bénevise ouvrent des perspectives d’avenir, à partir des activités de pleine nature. Au final, le dossier interroge la politique du paysage. La concentration des mesures de protection sur des sites de montagne isolés, ne cache-t-elle pas un laisser-aller généralisé sur le reste du département, marqué aujourd’hui par de profondes dégradation des paysages ?
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Pierre-Antoine Landel