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Autopartage : le Gouvernement veut quintupler la pratique

Autopartage : le Gouvernement veut quintupler la pratique
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À l’occasion de la Journée nationale de l’autopartage organisée jeudi 4 décembre, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé vouloir accélérer le déploiement de la pratique. Le cap du million de Français inscrits à un service d’autopartage a été dépassé courant 2025, en progression de +11,5 % en un an, avec 185 000 000 km parcourus (+ 2 %). Au total, cela représente 13 862 voitures proposées en France, en progression de +3,7 % sur un an. L’objectif du ministre est de donner un bon coup de fouet à l’autopartage en visant 70 000 voitures proposées d’ici à 2031. « L’impact écologique de cette feuille de route est majeur car avec ces 70 000 véhicules partagés, c’est une économie de 1 mégatonne de CO2 qui sera réalisée par rapport à 2023 ! » commente Bruno Flinois, président de l’Association des acteurs de l’autopartage (AAA).

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Pour atteindre cet objectif, le ministre a annoncé quatre mesures après un travail préparatoire mené par l’État, l’Ademe, des collectivités volontaires, l’association des autorités organisatrices des mobilités (Gart), le Cerema et les opérateurs de l’AAA. Il s’agira, en premier lieu, de simplifier l’inscription aux services d’autopartage, grâce à un identifiant unique et à un paiement intégré qui permettra un « accès fluide, immédiat et universel ». L’option d’autopartage sera aussi rendue plus lisible car elle sera intégrée aux calculateurs d’itinéraires. Le ministère des transports compte également faciliter le déploiement de stations d’autopartage en accompagnant toutes les collectivités concernées, notamment sur les aspects réglementaires.

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Une expérimentation va par ailleurs être lancée pour mettre en autopartage des flottes professionnelles pour des usages ouverts aux salariés, et pourquoi pas au grand public les soirs et week-ends. Aujourd’hui, il existe plusieurs modes d’autopartage : entre particuliers ; en faveur du grand public avec des véhicules en libre-service pour quelques heures ou quelques jours, et l’autopartage en entreprises en faveur des salariés. L’expérimentation ciblera les flottes d’entreprise.

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Florence Roussel, journaliste, Directrice de la rédaction et rédactrice en Chef d’Actu-Environnement

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Dromolib publie la synthèse de son étude dédiée au développement de l’autopartage en Drôme

Réalisée entre juillet 2024 et juillet 2025, cette étude dresse un état des lieux des solutions d’autopartage existantes en Drôme, apporte des éléments de compréhension sur la perception de l’autopartage par les habitants et met en évidence des pistes pour développer des services d’autopartage adaptés aux différents contextes (rural, périurbain, urbain).

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Des leviers pour amener les publics à la pratique de l’autopartage

Si les freins à la pratique de l’autopartage restent prégnants (besoin de flexibilité, contraintes d’accès au véhicule, manque de connaissance du service…), les leviers d’adhésion sont importants : l’engagement écologique, l’usage professionnel, l’attrait pour les véhicules électriques, ou encore la familiarité avec un autre service d’autopartage.

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Augmenter les offres d’autopartage et adapter les solutions aux besoins locaux des habitants

L’étude recommande une double stratégie :

  • Une stratégie de l’offre, en créant un service là où la densité le permet, le long de la vallée du Rhône et dans les bourgs ruraux et petites centralités rurales.
  • Une stratégie de la demande, en partant des besoins locaux et des initiatives citoyennes, afin d’adapter les solutions au plus près des futurs utilisateurs
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3 grands modèles d’autopartage adaptés aux territoires drômois

Le travail mené sur les modèles d’autopartage adaptés aux territoires drômois ont permis d’identifier les 3 grands modèles suivants :

  • L’opérateur privé, comme Citiz Auvergne Rhône Alpes, qui propose un service clés en main (véhicules, réservation, gestion), adaptées aux communes les plus denses de la vallée du Rhône.
  • Le service public local, conçu et géré par la collectivité, avec appui d’un opérateur technique (ex : Clem’, OpenFleet) et d’un relais local (mairie, centre social, …).
  • Les initiatives citoyennes, qui organisent l’autopartage entre particuliers, soutenu par des collectifs citoyens ou accompagné par des acteurs locaux (tiers-lieux, associations, habitats
  • .partagés).
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Pour en savoir plus, téléchargez :

  • la compil : la synthèse, les orientations et les 7 fiches modèles d’autopartage
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Pour aller plus loin :

Cette étude a été réalisée en partenariat avec le bureau d’étude Inddigo et Noé Giraud, chercheur indépendant, grâce aux soutiens de l’ADEME, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et France 2030 (programme Territoires d’innovation Biovallée).

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https://dromolib.fr/developpement-de-lautopartage-en-drome/

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Développement de l’autopartage en Drôme : Dromolib publie son étude

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Créée le 1er mai 2009, Médias Citoyens Diois est une association régie par la loi de 1901 à but non lucratif, à vocation d’agence de presse en Rhône-Alpes, inscrivant son action dans une logique de service pour le public.

Médias Citoyens Diois, association d’informations citoyennes à vocation d’agence de presse, vise à la création de médias associatifs en Drôme liant écrit, audio et vidéo sur support Internet, et permettant la mise en perspective de médias locaux favorisant l’expression citoyenne, facteurs de liens sur le territoire.

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Un premier média a été créé le 1er mai 2009 : mediascitoyens-diois.blogspot.com

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