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En quête de demain : la rivière Drôme, d’une source de conflits au dialogue, l’exemple d’une gestion locale.

 

La rivière Drôme est l’une des dernières à s’écouler naturellement en France.

La rivière Drôme est l’une des dernières à s’écouler naturellement en France.

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Caroline Bern

 19/11/2025
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La Drôme, c’est un département du sud de la France mais aussi le nom d’une rivière. Une des dernières du pays qui court naturellement et qui, d’une source de conflits, est devenue une source de dialogue.

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Autrefois source de conflits, la Drôme est aujourd’hui celle qui réunit. La rivière, qui court sur 110,60 km d’est en ouest, est le « trait d’union », la « colonne vertébrale » d’un territoire qui comprend 3 communautés de communes, 79 communes et 60.619 habitants répartis sur 1.600 km². Parce que les besoins divergent selon celui qui en fait usage, cette « colonne vertébrale » n’a pas toujours tenu droit. La rivière n’a pas toujours couru si tranquillement jusqu’à ce que, « par la force des choses », elle ait obligé à se mettre autour de la table. Car pour continuer à en bénéficier, il fallait à tout prix la préserver.

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« Sans aller jusqu’à parler de guerre de l’eau, on a connu des périodes difficiles et des tensions fortes » : Gérard Crozier

Retour à la prise de conscience dans les années 90. « On se retrouve dans des situations parfois aberrantes. Sans aller jusqu’à parler de guerre de l’eau, on a connu des périodes difficiles et des tensions fortes », rembobine Gérard Crozier, président du Syndicat mixte de la rivière Drôme (SMRD). « Certains, voyant l’arrosage des tourniquets déborder des champs, étaient hors d’eux jusqu’à dégrader le matériel des agriculteurs », illustre-t-il, sans trop vouloir rentrer dans les détails de ces tensions majeures qui ont opposé des agriculteurs, aux pratiques pointées du doigt car jugées trop gourmandes en eau, aux défenseurs de l’environnement. Un conflit qui prenait encore plus d’ampleur à cause du dérèglement climatique et des périodes de sécheresse.

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C’est pour cette raison que, dès ces années 90, les élus ont mis le dossier du partage de l’eau en haut de la pile. Laisser la gestion de la ressource au droit commun ne leur convenait pas. Ainsi, est né le premier Sage (schéma d’aménagement et de gestion des eaux) de France. Avec lui, la première CLE (commission de l’eau), autrement appelée le parlement de l’eau, afin de décider de sa gestion et surtout de son partage.

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« Les gens ont appris à s’écouter »

Dès le départ, « la volonté a été de ne pas oublier les habitants et les usagers ». Même si la composition de la CLE est à l’avantage des élus, suivis des services de l’État, les agriculteurs, les pêcheurs, les industriels, les associations dédiées au tourisme, au sport et à la nature prennent aussi part aux négociations. Lors des réunions plénières, pas moins de soixante personnes participent aux débats.

C’est par le lancement, il y a plus de trente ans, de ces institutions ainsi constituées que les jalons d’un dialogue rendu possible portent leurs fruits aujourd’hui. « Les gens ont appris à s’écouter et à mieux se comprendre en se disant : “ Le type en face n’est pas qu’un ennemi. ” Chacun, désormais, a conscience de ce bien commun. C’est une victoire pour nous. »

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Une victoire parce que ces institutions locales ont par exemple permis d’arrêter, dans les années 90 aussi, un projet de barrage à Saint-Roman. « Aujourd’hui, on le sait. Une telle construction aurait été une grave erreur », affirme David Arnaud, directeur du SMRD. Comme l’extraction de gravier dans la rivière qui a tourné à plein régime à partir des années 50 et pendant plus de quarante ans, à Grâne, jusqu’à ce que le premier Sage mette fin à cette exploitation aux graves conséquences pour le milieu.

Reste encore une question : comment et pourquoi un tel déclic a-t-il eu lieu ici dans la Drôme ? « Il faudrait une étude poussée pour le savoir. Mais c’est avant tout grâce à la volonté des hommes et des femmes qui, pour certains, étaient visionnaires. C’est aussi par l’imbrication de plusieurs données et notamment géographiques qu’un tel dialogue est possible. La rivière et ses abords sont riches de forêts, d’agriculture diversifiée et d’espaces protégés. Il n’y a pas un habitant ici qui n’a pas une sensibilité vis-à-vis de la rivière. »

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Caroline Bern

 19/11/2025

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Cet article vous est proposé par Le Dauphiné libéré.
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Installations classées (ICPE) | Parue dans la presse le 28 novembre 2025
Source : Notre-territoire.com, Dauphiné Libéré (Le) /Editions Grand Valence et Ardèche Méridionale
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SM DE LA RIVIERE DROME ET SES AFFLUENTS SMRD

Installations classées (ICPE)
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Avis d’enquête publique

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Organisme demandeur : SM DE LA RIVIERE DROME ET SES AFFLUENTS SMRD

PRÉFECTURE DE LA DROME Direction Départementale des Territoires Avis de participation du public par voie electronique Consultation du public portant sur la révision du schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) du bassin de la Drôme, portée par le Syndicat mixte de la rivière Drôme (SMRD) Conformément aux dispositions des articles L. 212-9 et L. 123-19 du code de l’environnement, Une participation du public par voie électronique (PPVE) sur la révision du SAGE du bassin de la Drôme va être organisée, d’une durée de 30 jours, du 16 décembre 2025 à partir de 9h jusqu’au 14 janvier 2026 à 17h.

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Au terme de la procédure, peut être adopté, au titre du code de l’environnement, un arrêté préfectoral approuvant la révision du schéma d’aménagement et de gestion des eaux du bassin de la Drôme.
L’autorité compétente pour établir la synthèse des observations et propositions du public et prendre cette décision est la Préfète de la Drôme.

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Pendant toute la durée de la participation du public, les pièces du dossier seront consultables en version dématérialisée : sur le site de la préfecture de la Drôme : https://www.drome.gouv.fr/Publications/Enquetes-publiques-et-consultations-du-public/ Enquetes-et-consultations-en-cours sur le site internet du Syndicat mixte de la rivière Drôme : https://www.riviere-drome.fr Le dossier sera également disponible en format papier, sur demande au plus tard le 9 janvier 2026 (4 jours ouvrés avant la fin de la consultation), sur rendez-vous : à la direction départementale des territoires de la Drôme service eau, forêts, espaces naturels, 4 Place Laënnec, 26000 Valence (courriel ddt-sefen-3pe@drome.gouv.fr). au syndicat mixte de la rivière Drôme, 1770 avenue Georges Coupois, 26340 Saillans Les documents seront mis à disposition du demandeur aux lieux et heures qui lui seront indiqués lors de sa demande.

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Pendant la durée de la participation, le public pourra déposer ses observations et propositions via le formulaire mis en place sur le site de la préfecture de la Drôme : : https://www.drome.gouv.fr/Publications/Enquetes-publiques-et-consultations-du-public/Enquetes-etconsultations-en-cours Ne seront prises en compte que les observations et propositions qui auront été envoyées pendant la durée de la consultation du public, soit du 16 décembre 2025 au 14 janvier 2026 inclus.

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Des informations complémentaires sur le dossier peuvent être demandées à : Maître d’ouvrage responsable du projet : Syndicat mixte de la rivière Drôme 1770 avenue Georges Coupois, 26340 Saillans 04 75 21 85 23 info@smrd.fr Direction départementale des territoires de la Drôme Service eau, forêts, espaces naturels Pôle procédures et politique de l’eau 4 Place Laënnec, 26000 Valence 04 26 60 81 23 ddt-sefen-3pe@drome.gouv.fr

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Conformément aux dispositions de l’article L. 123-19 du code de l’environnement, au plus tard à la date de la publication de la décision prise par la préfète de la Drôme et pendant une durée minimale de 3 mois seront publiées la synthèse des observations et propositions du public déposées par voie électronique sur le site internet des services de l’État en Drôme http://www.drome.gouv.fr65232811202504.

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 Pouvoir vous exprimer ce 16 décembre 2025
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