Narges Mohammadi, Prix Nobel de la paix 2023, a été arrêtée en Iran ; le comité Nobel demande sa libération
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Lauréate du prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammedi « a été violemment arrêtée », selon la fondation qui porte son nom, dans un message sur le réseau social X, vendredi 12 décembre. La Narges Mohammadi Foundation ajoute que l’arrestation a eu lieu pendant une cérémonie commémorative en l’honneur de Khosrow Alikordi, un avocat iranien et défenseur des droits humains récemment retrouvé mort dans des circonstances controversées, et que d’autres personnes ont été arrêtées. L’Iran n’a fait aucun commentaire immédiat.
Le comité Nobel norvégien a condamné cette arrestation « brutale » et demandé la libération inconditionnelle de la militante. « Etant donné l’étroite collaboration entre les régimes en Iran et au Venezuela, le comité Nobel norvégien relève que Mme Mohammadi est arrêtée précisément au moment où le prix Nobel de la paix vient d’être remis à la cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado », a-t-il détaillé dans un communiqué.
Libérée pour trois semaines en décembre 2024, pour raison de santé, la militante pour les droits humains était finalement restée libre, y compris pendant les douze jours de guerre irano-israélienne en juin. Mme Mohammadi avait poursuivi son activisme par des manifestations publiques et des apparitions dans les médias internationaux, allant même jusqu’à protester devant la célèbre prison d’Evin à Téhéran, où elle avait été détenue.
Narges Mohammadi purgeait une peine de treize ans et neuf mois pour collusion contre la sûreté de l’Etat et propagande contre le gouvernement iranien. Elle avait également soutenu les manifestations nationales déclenchées par la mort de Mahsa Amini en 2022, manifestations durant lesquelles des femmes avaient ouvertement défié le gouvernement en refusant de porter le voile. Selon ses soutiens, Mme Mohammadi a subi plusieurs crises cardiaques pendant sa détention avant d’être opérée d’urgence en 2022. Fin 2024, son avocat a révélé que les médecins avaient découvert une lésion osseuse qu’ils craignaient cancéreuse et qui a ensuite été retirée.
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Ingénieure de formation, Narges Mohammadi a été emprisonnée à treize reprises et condamnée cinq fois. Au total, elle a été condamnée à plus de trente ans de prison. Sa dernière incarcération a débuté en 2021, lorsqu’elle a été arrêtée après avoir assisté à une cérémonie en hommage à une personne tuée lors des manifestations nationales.
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La vidéo virale en Iran : Lors d’un concert de Hamid Hami, célèbre chanteur iranien, une femme s’est mise à chanter. Le chanteur a alors demandé à la salle de se taire pour l’écouter. Les internautes ont été impressionnés par le talent de cette jeune femme et ont une nouvelle fois fustigé le régime ainsi que ses lois coraniques. Pour rappel, les femmes ne sont plus autorisées à chanter en public en Iran depuis l’instauration de la République islamique en 1979.
L’Union européenne réclame à l’Iran la libération de Narges Mohammadi, prix Nobel de la Paix 2023
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L’Union européenne a appelé samedi à la libération de la lauréate du prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammadi, arrêtée par les forces de sécurité iraniennes avec au moins huit autres militants.
13 Décembre 2025
« L’UE exhorte les autorités iraniennes à libérer Mme Mohammadi, en tenant également compte de son état de santé fragile, ainsi que toutes les personnes injustement arrêtées alors qu’ils exerçaient leur liberté d’expression », a déclaré Anouar El Anouni, un porte-parole de la diplomatie européenne.
Narges Mohammadi, 53 ans et arrêtée pour la dernière fois en novembre 2021, a passé de nombreuses années derrière les barreaux. La lauréate du prix Nobel 2023 a bénéficié d’une permission de sortie temporaire pour raisons de santé en décembre 2024, en raison de problèmes pulmonaires notamment.
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Arrêtée vendredi
Vendredi, elle a de nouveau été arrêtée, ainsi que huit autres militants, lors d’une cérémonie en hommage à l’avocat Khosrow Alikordi retrouvé mort dans son bureau la semaine dernière, a indiqué sa fondation. L’Union européenne a qualifié cette arrestation de « profondément préoccupante »
En Iran, l’agence de presse Mehr a cité le gouverneur de la ville de Mashhad (où ont eu lieu les arrestations) Hassan Hosseini, qui affirme que des individus arrêtés lors de la cérémonie avaient scandé « des slogans jugés contraires aux normes publiques ».
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« Mme Mohammadi, qui a déjà dû endurer des années de prison en raison de son plaidoyer, continue courageusement de faire entendre sa voix pour défendre la dignité humaine et les droits fondamentaux des Iraniens, notamment la liberté d’expression, qui doit être respectée en tout temps », a déclaré le porte-parole européen
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Mort « très suspecte »
Khosrow Alikordi, 45 ans, était un avocat qui avait défendu des clients dans des affaires sensibles, notamment des personnes arrêtées lors de la répression des manifestations qui ont éclaté en 2022. Son corps a été retrouvé le 5 décembre et des groupes de défense des droits appellent à une enquête sur sa mort, que l’ONG Iran Human Rights (Norvège) a jugé « très suspecte d’être un assassinat d’État ».
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La Voix du Nord