
Die : « Les Rencontres de l’Ecologie de Die et de la Biovallée », du 27 janvier au 1 février 2026 : » Se Relier, Rêver, Résister… «
7 hours ago
Conférence de presse Rencontres 2026 avec RDWA
Les Rencontres de l’Ecologie : histoire d’un cheminement de robustesse…
.
Les Rencontres de l’Ecologie au Quotidien de Die démarrent et mobilisent tout un territoire…du 27 janvier au 1 février 2026
.
L’Ecologie dans nos pratiques quotidiennes : objet du festival de Die et de la Biovallée au pied du Vercors entre Alpes et Provence depuis 24 ans.
.
.
– Un cheminement d’Education Populaire et de dialogue citoyen.
Organisées par l’association 1901 « Ecologie au Quotidien », les 23èmes Rencontres de l’Ecologie au Quotidien de Die se déroulent du 27 janvier au 01 février 2026 dans la Biovallée de la Drôme. Chaque année, deux cents invité.es et plus de 10 000 entrées (en 2025, + 25% par rapport à 2024), 4500 heures de bénévolat, une soixantaine d’associations partenaires, une bonne dose de convivialité et 6 jours de mobilisation sont les ingrédients de cette rencontre régionale originale. « Et toujours cette diversité de l’offre, conférences, débats, cinéma, concerts, théâtre, repas bio, librairie, ateliers pratiques et de découvertes, spectacles enfants et adultes, expositions, visites d’éco-sites, animations scolaires, jeux coopératifs, des formations, des expérimentations sociales, des entreprises créatrices, etc.… qui permet de sensibiliser les publics de différentes manières » explique la chargée de mission et coordinatrice, Anne Tesson. « De très nombreux thèmes sont abordés : solidarité Nord-Sud, Économie Sociale et Solidaire, Éducation à la Paix, Communication, transports doux, analyses critiques, transformation sociale, valorisation du territoire et de ses acteurs, Éducation à l’Environnement, luttes sociales, alimentation et agriculture biologiques, féminisme, médecines alternatives et conventionnelles, protection des biodiversités animales et végétales, pollutions, jeux coopératifs, relocalisation de l’économie, auto et éco-construction, énergies renouvelables, préservation des sols et de l’air, poésie, migrations humaines, peuples racines, pacifisme, précautions avec la forêt et l’eau, désobéissance civiques, droits des non -humains, etc.… permettent de toucher toutes et tous quelles que soient leurs sensibilités et c’est ce qui participe à la richesse de ce festival Rhône-Alpin » conçoit l’administratrice Mme Tesson.
« Avec cette année 2026 ; 81 rendez-vous et 180 invité.es… Tous articulés autour de la diversité des idées :
.
– Marier écologie sociale, écologie environnementale et écologie personnelle (Félix Guattari)
« Dans les mouvements transformateurs actuels, on pense simultanément, et non pas contradictoirement, les enjeux de transformation personnelle et les enjeux de transformation sociale ». Dans l’association on conjugue plus facilement le « ET » que le « OÙ ».
Écologie au Quotidien présentait donc les XXIIIème Rencontres de l’Écologie au Quotidien du Diois et de la Biovallée autour du thème « Coopérer pour un territoire innovant ». Une disposition du leader des villes en transition, Rob Hopkins. C’est un temps pour reprendre espoir et se remobiliser sur des dynamiques citoyennes sur nos territoires et participer à une véritable éducation populaire. Le succès des Rencontres de l’Ecologie au Quotidien de Die et de la Biovallée, confirme l’émergence d’une société civile active sur un territoire dynamique où des convictions d’écologie, citoyenneté, fraternité et paix veulent se conjuguer avec bonheur. Il y a vingt-quatre ans, quelques habitants s’inquiétaient : » Pourquoi un territoire où le terreau social, agricole, écologique, culturel et artistique si fertile n’offre pas un événement de qualité à la hauteur de ses valeurs et de son identité ? ». Depuis 2000-2001, vingt-deux Rencontres de l’Écologie au Quotidien ont esquissé des réponses. Vingt journées de mobilisation et un travail en profondeur toute l’année, d’abord des habitants et 60 associations d’éducation à l’environnement, d’éducation populaire, de protection de la nature et de défense des droits de l’homme, sont offertes chaque année à Die et sur la Vallée de la Drôme. Le thème « Biodiversité… Cultivons la Vie » donnait le « la » à la manifestation. « Coopérer pour un territoire innovant » ce jour pointe l’évolution deu projet. Chacun, pendant ces rencontres, vient faire son panier dans la diversité des propositions et des actions : l’eau, l’agriculture biologique, les migrations humaines, le reboisement, économie sociale et solidaire, alerte au climat, luttes sociales, biodiversité, non-violence, éco-logement, éducation à l’environnement, paysans sans terre, démocratie participative, la rivière, la forêt, … La pluralité des intervenants permet aussi de toucher tous les publics. Réinventer « une pensée locale pour un développement local dans une réflexion globale et un développement global » s’affirme comme la colonne vertébrale de cet évènement se référant à la Formule d’Edgar Morin.
.
– Une écologie locale et populaire qui valoriser les acteurs du territoire, économiques, culturels, sociaux et politiques : « Que mille réseaux s’épanouissent… »
Ainsi naissent des réseaux au cœur des Rencontres de l’Écologie valorisant ainsi acteurs et territoire. « Plusieurs milliers de visiteurs fêtent l’Ecologie et la vie, dont les enfants du Diois et stagiaires dans le Diois entre résistances et résilience. Les organisateurs donnent une large place au débat public et la contradiction (Habitats légers, exploitation de la Forêt, Place des grands prédateurs, obligations de vaccinations, sensibilité aux ondes électromagnétiques, etc.…). En plein hiver, avec rien à vendre, l’événement aurait pourtant pu faire figure de challenge. » Nous semons, le terreau est déjà là. Information, sensibilisation, formation, échanges sont autant d’outils que les gens viennent chercher afin de s’engager dans leur quotidien. Sans prétention, nous essayons d’ensemencer des terres de solidarité, de générosité, de luttes, de conscience et de paix pour un futur viable, vivable et désirable par tous. C’est un espace qui enrichit la démocratie…et « où le peuple est très populaire », un clin d’œil à Victor Hugo… Cette action s’inscrit dans une trame historique propre au Diois avec sa tradition d’innovation et d’accueil de nouvelles idées, technologies et savoir-faire et personnes : agriculture biologique dans les années 70, diversification des productions en particulier de plantes aromatiques, médicinales et à parfum dans les années 80 (et ses micro-entreprises), une forte présence de personnes sensibles à l’alimentation bio ( 620 familles adhérentes à la Carline soit 1800 consommateurs ), la mise en place d’une charte de territoire participative et agrément « d’un pays » porteur d’une identité et d’une sensibilité propres. Et finalement la labellisation comme BioVallée, territoire-école des transitions.
Une phrases clefs : « il faut remettre l’humain au cœur parmi tous les vivants ». Cela ne va pas de soi. L’humain, c’est aussi la St Barthélemy, Hiroshima, le Rwanda, Auschwitz, etc. Travailler sur la question de l’ambivalence que nous avons comme être humain est un élément fondamental. Voir les problèmes à l’extérieur ne suffit pas. Analyser ce qui vient de l’intérieur, et la façon dont nous nous traitons nous-mêmes, dont nous travaillons sur notre propre ambivalence : explique un organisateur. Les relations humaines, le vivre ensemble sont plus durs que les relations aux choses. La chosification, la déshumanisation sont solutions de facilité. L’économisme permet de passer du gouvernement des hommes à l’administration des choses. A Écologie au Quotidien nous savons que l’on peut arroser le meilleur de l’homme… comme le pire. Nous avons choisi le meilleur.
« Travailler moins et consommer moins pour vivre mieux… et se cultiver plus », c’est-à-dire choisir la sobriété volontaire. Comment la mettre en œuvre ? Comment commencer ? Comment travailler moins pour vivre mieux ? Vivre de façon simple à la campagne est une réalité pour la moitié de la population mondiale et reste réalisable au Nord. Des exemples sont emblématiques. Le cheval de trait peut remplacer le tracteur sur de belles vignes en pente, la cuisine solaire est efficace même au Nord, etc. Enfin, plutôt que d’utiliser du béton dans la construction et la rénovation, le chanvre, la paille et le bois sont des alternatives qui permettent de faire vivre toute une filière locale de sa culture à sa mise en œuvre et de valorisation d’une filière autour du Pin noir du Diois » esquisse un adhérent qui milite à l’association depuis 2002. L’empreinte écologique (surface de planète estimée nécessaire pour assurer la production de notre nourriture, nos vêtements, notre énergie, nos recyclages de déchets et nos émissions de CO2…), vulgarisée par le WWF en 2002 à Johannesburg, fait ressortir que chaque terrien use 2,7 hectares et que si chaque humain voulait vivre comme un français, il faudrait 3 planètes et 7 planètes pour vivre comme un américain. Nous ne disposons actuellement que de la seule terre et il est utopique d’imaginer « de garder notre système de consommation-prédation actuel dans les pays riches ».
.
– Une transition écologique douce, consciencieuse, lucide et généreuse.
Nous devons donc nous engager volontairement vers une « sobriété heureuse » (F.Brune) ou une « Simplicité volontaire » (P.Rabhi)… sur nos territoires. Non, la qualité de vie n’en pâtira pas : combien sont possibles les champs de la croissance des relations humaines de voisinage, amicales, familiales, associatives, de temps partagés avec nos enfants ou de temps de plaisir : musique, artistique, ballades, connaissance de la flore, faire du vélo ou des recherches sociologiques, de la relaxation ou l’apprentissage du jardinage… où 1000 fleurs peuvent nous épanouir, sans détruire, piller ou polluer… Sur nos territoires, l’exemple individuel doit être complété par l’exemplarité de collectivités locales afin de réviser nos certitudes…. « Viendra un jour le temps des choses légères » …
.
– Impacter tout un Territoire… désirable
« Passer du logiciel égo-compétitif au logiciel alter-coopératif, c’est un chemin, qui ne va pas de soi. Et c’est un chemin où nous avons besoin d’entraide. Vous pouvez très bien, fût-ce dans un mouvement hyperalternatif, avoir des logiciels égo-compétitifs qui fonctionnent en force. Alors nous avons revisité nos croyances… ». » Écologie au Quotidien » a l’objectif de mettre en réseau des associations de l’ensemble de la vallée de la Drôme afin de mutualiser les informations, actions et projets allant dans le sens de l’Écologie et des valeurs humanistes (Liberté, égalité, fraternité, droits de l’Homme, justice sociale, laïcité et parité). Ce réseau est un enrichissement de la société civile sur nos territoires, le résultat d’une responsabilisation de ses acteurs face aux enjeux de société et une volonté de travailler en commun pour un » Mieux vivre et grandir ensemble ». Une écocitoyenneté en action. Initialement, des associations de la Communauté des Communes du Val de Drôme, de Crest et de la C.C. de Saillans et de la C.C du Diois ont participé à la construction du projet des « Rencontres de l’Ecologie au Quotidien » à travers le Grand Projet Rhône-Alpes-Biovallée puis TIB-Biovallée. Cette synergie sur les différents territoires préfigure la mobilisation de la société civile sur ce projet de « développement humain durable » et sur un espace de cohérence et de cohésion que l’on appelle « Biovallée ». C’est sur l’ensemble de ces territoires que les Rencontres de l’Ecologie au Quotidien rayonnent. La commune de Die, la Communauté des Communes du Diois, le Conseil Général de la Drôme, etc… sont partenaires du projet et de l’action et sont ici remerciés pour leur facilitation, leurs financements leurs aides techniques.
.
– Un espace de dialogue et de médiation : « L’espèce humaine face à son devenir et tant de questions… »
Comment se fait-il que l’humanité, en dépit des ressources planétaires suffisantes et de ses prouesses technologiques sans précédent, ne parvienne pas à faire en sorte que chaque être humain puisse se nourrir, se vêtir, s’abriter, se soigner et développer les potentialités nécessaires à son accomplissement ? Comment se fait-il que la moitié du genre humain, constituée par le monde féminin, soit toujours subordonnée à l’arbitraire d’un masculin outrancier et violent ? Comment se fait-il que le monde animal, à savoir les créatures compagnes de notre destin et auxquelles nous devons même notre survie à travers l’histoire, soit ravalé dans notre société d’hyper consommation à des masses ou à des fabriques de protéines ? Comment les mammifères auxquels j’appartiens ont-ils pu se croire le droit d’exercer d’innombrables exactions sur le monde animal, domestique ou sauvage ? Comment se fait-il que nous n’ayons pas pris conscience de la valeur inestimable de notre petite planète, oasis de vie au sein d’un désert sidéral infini, et que nous ne cessions de la piller, de la polluer, de la détruire aveuglément au lieu d’en prendre soin et d’y construire la paix et la concorde entre les peuples ? Ces questions qui demeurent à ce jour sans réponse mettent en évidence la faillite de notre conscience et l’obscurantisme dans lequel nous évoluons en dépit de nos connaissances. C’est à tout cela que les Rencontres de Die et de la Biovallée veulent éveiller….
.
– Ces 5 jours et 81 rendez-vous : un temps fort et pédagogique au cœur de l’Hiver… et des temps forts en cours d’année.
Plus d’une centaine de bénévoles, des animateurs, des élus, des jeunes se mobilisent autour du projet » Écologie au Quotidien ». Une restitution de ce travail a eu lieu en janvier et février 2025 lors des » Rencontres de l’Ecologie au Quotidien ». Cette manifestation était organisée dans 30 lieux différents : à la salle polyvalente, dans les écoles, au lycée de Die, à l’écosite, aux Amanins, aux cinémas Le Pestel de Die, à la médiathèque Diois-vercors, dans les lieux associatifs et autres sites du Diois et du Crestois, à Loriol ou à Livron, les associations des Cantons de la Motte-Chalancon et Rémuzat… Ces 100 jours in fine ( avec les cafés mortels, les ciné débats, les formations, les journées Village, les plantations d’arbres, les lectures de paysage, etc…) sont des moments privilégiés de rencontres, de retissage de lien social, de découverte du travail sur le territoire, de réappropriation de la mémoire afin de construire une identité collective forte, de redynamisation de nos énergies respectives. L’événement et les rencontres sont des actes significatifs d’engagement local et global des habitants pour la planète et pour un territoire viable vivant, vivable, solidaire et désirable.
.
Développer une éco-citoyenneté en participant à la prise de conscience que ce n’est qu’en modifiant nos modes de vie et nos comportements que nous pourrons éviter une catastrophe écologique majeure au niveau mondial.
Sensibiliser et responsabiliser les jeunes et les adultes au respect de l’environnement dans les gestes quotidiens pour un « mieux vivre et grandir ensemble » et « vivre bien » sur le territoire et sur la planète. Mettre en valeur la spécificité du territoire Diois en valorisant les acteurs locaux, projets, actions et entreprises liés à la qualité environnementale et humaine. Créer une dynamique locale favorable au respect de tous et à la reconnaissance de chacun. Pour ce faire, contribuer à travers des actions conscientes et consciencieuses (on dit conscientisantes dans l’éducation populaire), à structurer le territoire en fédérant des associations autour de valeurs écologistes et humanistes à travers des actions locales. Développer la connaissance, auprès d’un public non averti, de l’impact des gestes individuels et des choix de consommation sur l’environnement et sur notre santé. Informer et donner des pistes pour des modes de vie plus responsables et plus écologiques. Engendrer une solidarité pour un projet commun de territoire vivant et de « haute qualité humaine ». Valoriser l’Agriculture Biologique et ses déclinaisons (filières, transformation, commercialisation, etc…) à partir de son impact sur l’environnement et sur la santé pour développer le réseau de producteurs, de consommateurs et de distributeurs de produits biologiques. Enclencher un processus de sensibilisation et d’action sur tout le territoire et l’évaluer au cours de l’année suivante. Faire travailler des partenaires ensemble sur un projet commun, avec des responsabilités partagées. Nourrir un terreau afin que germent des initiatives en matière de citoyenneté et d’écologie. Quelles expériences, outils, connaissances peuvent nous permettre de développer ce que Patrick Viveret appellera la résistance créatrice, l’expérimentation sociale, la Vision transformatrice et émancipatrice anticipatrice (REVE), la construction-déconstruction des conflits, la joie de vivre, la radicalité ( au sens d’ aller à la racine des choses), etc…
Et tout cela sans ne culpabiliser personne et éviter tout catastrophisme qui mène au fatalisme. Voilà le travail de toute une année d’une trentaine de volontaires qui coconstruisent les Rencontres de Die et de la Biovallée. Que 1000 fleurs s’épanouissent…
.
Écologie au Quotidien est une des associations dont l’éthique et des pratiques sont très affirmée et reconnue : Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité, Justice sociale, Paix, Partage, Parité, Démocratie, Projets collectifs participatifs, Entraide, Reconnaissance de chacun et valorisation de tous, Droits de l’homme, Féminisme, Non-violence, Responsabilité, Écoute attentive, Solidarité Nord-Sud, Antiracisme, Amour de son territoire, Désir de transmission, Sobriété, Humour et joie, et bien sûr Écologie, préservation de la Nature et de toutes les formes de Vie.
Aujourd’hui les Rencontres de Die et de la Biovallée sont connues et reconnues.
.
– Un projet co-construit avec 35 des habitantes et habitants.
.
Avec les habitant-e-s dans une démarche d’intelligence collective.
Écologie au Quotidien a mis en place une démarche de concertation active et coconstruction afin d’organiser ses actions avec tous les habitant-e-s qui le désirent.
Les réunions d’organisation des Quatre Saisons d’Écologie au Quotidien sont ouvertes à tout.es les habitantes et habitants qui proposent des thèmes, des intervenant-e-s, des programmes, actions et des lieux pour les conférences qui sont discutés avec les personnes présentes aux réunions. Les propositions sont ensuite présentées au Conseil d’Administration pour validation en référence avec les valeurs et objectifs de l’association.
Une fois le projet déterminé, les personnes qui se sont proposées pour être référents d’une table-ronde, conférence ou autre prennent contact avec les intervenants et déterminent avec eux le contenu de leurs interventions, les modalités et les dates de leurs interventions. Un point sur l’avancée des contacts est fait à chaque réunion d’organisation ouverte à tous animées par la coordinatrice salariée de l’association ou toute personne qui le désire ou pendant les réunions des différentes commissions.
Afin d’organiser les Rencontres de l’Écologie, les habitant-e-s s’investissent dans des Groupes de travaux thématiques comme référents et pour faire partie de l’équipe (Communication presse, Site Internet, Affichage, Logistique, Achats, Décoration, Régie Son, Espace Gratuité, Librairie, Accueil, Restauration, Buvette, Hébergement, Coordination journées, Animation, Jeunesse, Artistique, Compte rendus des conférences, Sécurité, Référents intervenants, Coordination Tables Rondes/Conférences/Ateliers/Visite de Site, Coordination actions hors Die … ) L’organisation est souple et « organique », elle s’adapte aux situations, besoins, demandes et toute personne qui le désire peut s’intégrer à tout moment dans une commission. Un bilan des bénévoles et participants ouvert à tou.tes est réalisé le dernier jour des Rencontres. Des réunions de « bilan qualitatif » ouvertes sont organisées pendant les semaines qui suivent les Rencontres. Le tarif des EcoPass pour participer aux Rencontres s’adapte aux budgets de chacun jusqu’à la participation libre pour les petits budgets. Nous facilitons l’activité des personnes handicapées et travaillons depuis plusieurs années avec la Colombine de Crest (désormais fermée).
Régulièrement, des formations à l’Intelligence Collective, à la Communication Non-Violente, à la Biodiversité et Fresques diverses ( Climat, Montagne, The Week, etc..) sont proposées à toutes et tous.
.
Avec les Acteurs Locaux.
L’association associe tous les acteurs qui le désirent (jusqu’à 60 associations, collectivités, institutions et entreprises) afin que le projet des Rencontres de la Biovallée de la Drôme prenne en compte le mieux possible les enjeux culturels, économiques, sociaux ou environnementaux du territoire. 27 réunions préparatoires ouvertes à toutes et tous, aux associations citoyennes et d’éducation populaire du territoire sont des éléments forts de cette démarche. Une diversité d’actions. Près d’une vingtaine d’actions d’information et de collecte des réactions des habitants ont été réalisées à ce jour (du 01 janvier au 25 février 2024). Elles ont touché plus de 400 personnes. Au mois de février 2024 de nombreuses contributions écrites ont été produites en 3 rencontres spécifiques sur la qualité désirée de l’évènement de Janvier-Février 2025 : Les 23èmes Rencontres « Coopérer pour un territoire innovant…».
En parallèle, de nombreuses actions se déroulent sous des formes diverses : balades, groupe de travail sur l’histoire du quartier, groupe sur les jardins de proximité, expositions, photographiques, débats et ateliers créatifs, visites de sites, lectures de paysages…
.
Les animations citoyennes de l’association
La concertation se poursuit activement tant avec les habitants que les autres acteurs impliqués dans l’évolution du territoire, c’est notamment le cas à travers la rencontre « prospective Biovallée 2040 » à Saillans : (60 personnes), lancé le mardi 22 mars. Des temps dans l’espace public sont tenus régulièrement pour en discuter.
.
Une enquête-questionnaire à la cité scolaire du Diois en cours… De même, une enquête s’est déroulée du 19 janvier au 10 février 2024. Cette enquête vise à connaître le point de vue et les attentes d’un maximum de jeunes sur le territoire. Le document détaillé, sera à disposition du public en 2025, lors des Rencontres.
Participation au choix des lieux pour installer des temps des Rencontres pour diversifier les retombées et appréhender des lieux neutres (non connoté trop engagés comme les cafés citoyens)
Nous avons demandé aux habitants de choisir parmi 20 propositions un lieu pour l’implantation des Rencontres : Livron, Loriol, Espenel, Cobonne, Eurre, Die, Crest, Sainte-Croix, Marignac, Aoust-sur-Sye, Cornillon-sur-Oule, Vercheny, Lus-la-Croix-Haute, etc… L’organisation des « Journées de la Terre » (3 années), à Vercheny (26) avec Terre de Liens, les 2 Cld, la LDH, MJC-NiniChaise, Lycée Armorin, mouvement de Biodynamie et le CFPPA de Die et la Fête des Jardins en Biovallée : « Que 1000 jardins s’épanouissent », permettent de remobiliser pratiquement et en faisant tomber les barrières entre ceux qui savent et ceux qui subissent…
.
Ateliers : Des ateliers participatifs, ludiques et pédagogiques se sont déroulés depuis deux ans pour cerner le sens du projet ! Nous avons mené des ateliers de réflexion thématiques autour des outils d’animation, des connaissances de chacun et de reconnaissance de tous afin de responsabiliser les personnes présentes. De nombreux habitants, adultes et enfants (notamment les classes de l’Ecole publique Chabestan) ont participé à ces ateliers. Après avoir collecté bon nombre d’informations et de propositions sur le secteur de Die et du Diois, ce sont deux journées de séminaire ( juin 2024) qui ont planché sur ce projet des Rencontres 2025 « Coopérer pour un territoire innovant…».».
In fine le Conseil d’administration de Écologie au Quotidien procède à une mise en forme et au cheminement du projet élaboré par les habitantes et habitants en garantissant l’éthique, la faisabilité et le bon usage de l’argent public, l’égalité d’accès, cohérences des journées, négociations avec les institutions et les élus, la qualité des intervenants, et la laïcité fondatrice (nous sommes adhérent de la FOL-Ligue de l’Enseignement).
.
Voyages d’étude : Autre axe fort de la démarche : les voyages d’étude. Un voyage a été réalisé avec des groupes mixtes (habitants, associations, élus, services de la Ville, étudiants…). Un premier voyage s’est déroulé en Vorarlberg, territoire exemplaire du Développement Durable au mois de Juillet 2012. Un film du voyage d’étude en Campanie (sud de Naples) a été réalisé en 2013. Il a été présenté au Rencontres. Le dernier voyage d’ étude a été réalisé en 2024 à Cadiar en Espagne avec Diois jumelage.
.
– Vivre le volontariat
Les Rencontres de l’Écologie sont portées par une dynamique de volontaires chaleureuse et motivée. Elles et ils sont plus d’une centaine, largement du diois mais aussi de la Drôme, de Rhône-Alpes, de Provence et du Languedoc, mais aussi de Bretagne ou de Belgique. Sans leur dévouement et leur engagement les Rencontres du Diois et de la Vallée de la Drôme ne seraient pas cet accueil spécifique, cette hospitalité généreuse ou cette bienveillance palpable.
Les bénévoles ont des motivations spécifiques : altruisme, recherche de sens, socialisation, remboursement d’une dette, déculpabilisation, citoyenneté, joie et plaisir, désir de rester utile au monde et la planète… « Le bénévolat, c’est l’art de la gratuité du cœur, du geste et du temps ».
Le bénévolat ne connaît d’autres lois que le besoin de l’autre, percevoir avec lui et trouver ensemble les solutions nécessaires. L’engagement bénévole, ne serait-ce pas là une façon d’humaniser une société qui s’individualise de plus en plus ? Le bénévolat, c’est une fleur que l’on s’offre. Le bénévolat, c’est un cheminement personnel : c’est une fenêtre ouverte sur le monde. Le bénévolat a tellement de valeur qu’il n’a pas de prix » entend on régulièrement aux Rencontres de Die.
N’est-ce pas l’objectif poursuivi par ces actifs, ingénieux, créatifs, généreux, infatigables (et parfois, un peu fatigués)… Difficile d’être militant, de se mobiliser dans la durée alors que la vie moderne offre tant d’obligation de survie, de contraintes voire de recherches : logement, travail, formations,… Et si les Rencontres de l’Ecologie étaient une formation sur place, in situ, dans le feu de l’action.
.
Ce sont 100 bénévoles sans qui nombre d’activités ne pourraient avoir lieu. Le bénévolat, c’est accomplir un travail gratuitement sans y être obligé. Beaucoup y voient une liberté dans le choix de l’engagement. C’est offrir des qualités et une rigueur nécessaire à une activité. Le bénévolat vient du latin benevolus, bonne volonté. Que ce soit dans l’animation, les ateliers d’écriture, l’accompagnement en sorties, les visites, le service, la cuisine, le bar, les parrainages, le mercredi des enfants, les bénévoles exercent des missions humanistes et fraternelles, sororales. Des études récentes montrent qu’un français sur cinq s’implique au moins une fois par an dans des actions de bénévolat. La solidarité qui doit être de mise dans ces actions est quelquefois galvaudée. Beaucoup de bénévoles sont des retraités qui ont plus de temps disponible, ou des jeunes qui cherchent un job. L’individualisme de notre société l’emportant trop souvent sur la solidarité, le bénévolat démontre que le meilleur de l’humain ne demande qu’à être réveillé. Les bénévoles jouent un rôle indispensable, révèlent sans cesse de nouveaux besoins : sans bénévoles, nombre d’actions solidaires, nombre d’associations ne pourraient survivre et encore moins créer des emplois salariés. Être bénévole aujourd’hui, c’est participer activement au progrès social, culturel, la défense des droits, la défense de l’environnement et de la biodiversité ou encore l’éducation écologique et économique. Et tout cela sans aucune compensation financière. Tous les bénévoles sont volontaires, mais tous les volontaires ne sont pas bénévoles, car dans la notion du bénévolat il y a fondamentalement celle de l’acte véritablement gratuit et de la liberté choisie. « Ce samedi 25 janvier 2024, au matin je me trouvais au cœur des Rencontres de l’Écologie de Die et Festival unique de ma petite ville de Die, entre 400 et 1300 mètres d’altitude, coiffé de ma casquette, revêtu d’écharpes par-dessus ma doudoune parce qu’il ne faisait pas chaud, m’agitant… sur le marché…Lorsque… En face de moi un autochtone d’une quarantaine d’années me demande :
– « Qu’est-ce que tu fais là ? »
– « J’accueille les visiteurs du festival de ce week-end »
– « Ah ouais ? Et tes payé ? »
– « Ben non, je suis bénévole ! »
– « Ah ????? ». Je n’ai pas réagi tout de suite à sa mine déconcertée et intriguée à la fois car je devais continuer mon travail minutieux d’accueil, bref, de faire mon job de bénévole non rémunéré. C’est le lendemain que j’ai réalisé à quel point le bénévolat était devenu méconnu de beaucoup de gens, vu le faible nombre de réponses reçues par les organisateurs certaines manifestations en tous genres, sauf pour les Rencontres où l’on se presse… J’ai alors flippé en me disant qu’il était devenu urgentissime de militer pour la sauvegarde du bénévole, une espèce en voie de disparition, ou pour sa réintroduction, car contrairement au loup, il ne semble pas y avoir de retour naturel. Peut-être faudrait-il dans un premier temps redéfinir le rôle de celui ou celle qui fait du bénévolat :
Et nous sommes une bonne centaine ce mois de janvier à assumer « notre évènement ». « Se sentir utile et faire quelque chose pour autrui est le moteur des bénévoles en plus je suis tout ému d’avoir la confirmation que j’ai été utile en faisant quelque chose pour autrui. J’en ai presque les larmes aux yeux » conçoit Marie. « On s’efforce de penser à la logistique pendant laquelle on va partager le café qui réchauffe le corps et la blague qui réchauffe le cœur. Et oui ! On se fait de nouveaux potes. Plus vrais que sur Facebook où tu n’as aucune chance de voir la bobine de celui qui marque « j’aime » sur ta page. « C’est fatiguant : oui, c’est vrai, il faut se lever de bonne heure, mais c’est une belle récompense de voir le soleil se lever après vous, selon la région où vous « bénévolez », et le soir s’extraire de ce cocon douillet parce que le soir il faut s’arracher à la hâte. Mais on est tellement tristes que ce soit fini, on a un peu le blues de se quitter. « Ça rapporte autre chose, qui a plus de valeur, c’est du bénévolat, cela n’a pas de prix » explique Marion : « Bref, je récapitule : un bénévole c’est un gentil bosseur qui pense aux autres d’abord et à lui après, complètement désintéressé, qui croit dur comme fer que les rassemblements culturels, citoyens, écologiques, militants, passionnés peuvent contribuer à atténuer la morosité ambiante, à donner la pêche à une petite ville, à une région, à un pays, à la planète ». C’est le pouvoir d’agir du citoyen qui reprend sa vie en main et son avenir à bras le corps. Une formation à l’autonomie et la responsabilité. « Perso, j’y crois à fond ! C’est pourquoi dorénavant je militerai tant que je pourrai pour la sauvegarde du bénévole, il a autant d’importance à mes yeux que le vautour fauve et le gypaète barbu. Pas vous ? Et puis nous sommes dans le Parc Naturel du Vercors, que diable, sauvons le bénévole » pour Pascal.
.
« Faire l’éloge du bénévolat, c’est reconnaître la valeur humaine de l’engagement de ces femmes et de ces hommes qui, souvent en silence, œuvrent sur un chemin chaotique, tentant d’éclaircir et d’ouvrir des espaces de Vie … C’est parce qu’il va dans le sens du partage et de la convivialité que le bénévolat s’inscrit dans une dimension d’humanisme fécond, en ce sens que son objectif sert de tremplin à une évolution sensible. Le bénévolat, c’est offrir généreusement ses idées, son temps, son savoir-faire à une cause juste en laquelle on a foi. « C’est s’oublier pour mieux écouter les besoins et l’intérêt commun, l’altérité. » Imaginez qu’un matin ils décident ensemble de mettre un terme à leur activité. Ce serait un moment de grave dépression dans la population qui susciterait pour tous de réelles inquiétudes. Rassurez-nous, ce jour ne viendra pas car il y aura toujours quelque part des hommes et des femmes qui veulent donner du sens à leur vie. C’est une autre richesse aider son prochain, rencontrer, échanger, construire, créer, ce n’est pas rien ça » pour Charlotte. On utilise souvent le terme d’engagement pour caractériser leurs actions. Ils offrent leur temps, leur image et leur réputation. Le mot engagement : implication… « involvement » en anglais, correspond bien à la réalité du bénévolat militant. Le bénévole n’est pas là pour gagner sa vie et échanger sa force de travail contre un salaire, il est rarement là pour s’occuper (ça existe), il est là parce qu’il a choisi librement d’agir. Les bénévoles sont dans une contre-culture dans la mesure où beaucoup d’entre eux agissent dans des organisations non lucratives : les associations sont hors de la concurrence. Les bénévoles agissent pour les autres et pour une communauté de pratiques ou d’idées. La notion d’engagement renvoie à celle du militantisme : lutter pour une cause. Les bénévoles ont un rôle fondamental : celui de dénoncer, signaler, être des vigiles, des médiateurs. Ce sont des passeurs. Le militantisme est souvent du côté de l’action bénévole car les bénévoles risquent moins que les salariés. Tandis que des citoyens donnent beaucoup de leur temps pour faire changer les situations qu’ils réprouvent ou pour un projet inventif auquel ils croient avec conviction, d’autres attendent les élections pour s’exprimer ou ne prennent pas de position. Ceux qui défendent des valeurs sont des citoyens actifs, s’engagent portés par une éthique de la conviction. C’est la Société Civile en action qui œuvre aux changements à venir. Ces citoyens font vivre la démocratie du quotidien. Ils ont une éthique de la responsabilité. Certes peu de ces activités sont comptabilisées dans le PIB comme le montre fort justement Patrick Viveret : «… le symptôme majeur de la dérive vers des « sociétés de marché » se lit quand les outils de mesure de la monnaie envahissent l’ensemble du champ sociétal jusqu’à faire de la totalité du temps de vie ce que les Américains nomment le « life time value », un réservoir potentiel pour la marchandisation de toutes les activités humaines ».
.
Pratiques de Coopération et Citoyenneté :
Nous sommes plusieurs à travailler cette programmation 2026 ( Anne Tesson, Claude Veyret, Carine Chevalier, Alain Dangoisse, Valérie Bourdin, Henri Pascal Jenny, Candice Beaulieu, Françoise Vernet, Julie Desclaux, Joëlle Vial, Karine Texier, Mathieu Dardé, Jean Pierre Surles, Jean Luc Desmet, Michel Léon, Isabelle Paret, Viviane Dreyfus, Estelle Gilliot, Sitaelle Bertoux, Juliette Duquesne, Mathilde Ramadier, Fabrice Mongredien, Caroline Sorez, etc)
***************************************
Association Écologie au Quotidien Rhône-Alpes
==> 3 rue Notre-Dame – 26150 DIE
==> Tél : 06 65 76 24 33 – 04 75 21 00 56 et 06 65 05 61 47
==>Site : ecologieauquotidien.org ==> Facebook
==> Inscription Info-Lettre
Prochaines Rencontres de Die 2026
Du 27.01.2026 au 01.02.2026
*************************************