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Palestine-Bande de Gaza

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Gaza : Israël va interdire l’accès à 37 ONG, dont MSF et Handicap International, si elles ne donnent pas une « liste de leurs employés palestiniens ».

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Les autorités de l’Etat hébreu ont déclaré que ces organisations avaient reçu un avis mentionnant que leur licence serait révoquée à compter du 1ᵉʳ janvier. « Le comportement criminel de benjamin netanyahu, un monstre » doit être dénoncé !
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Le logo de Médecins sans frontières (MSF) apparaît sur des fournitures humanitaires destinées aux familles palestiniennes de la bande de Gaza, stockées dans les entrepôts du Croissant-Rouge égyptien, dans la ville frontalière égyptienne d’El-Arich, le 8 avril 2025.

Trente-sept organisations humanitaires, parmi lesquelles Médecins du monde, Médecins sans frontières (MSF) et Handicap International, sont concernées par une interdiction d’accès à Gaza, qui doit entrer en vigueur jeudi si elles ne transmettent pas aux autorités le nom de leurs employés palestiniens, a annoncé, mercredi 31 décembre, le gouvernement israélien.

Ces ONG refusent de se soumettre à cette obligation, car « elles savent, comme nous le savons, que certains d’entre eux sont impliqués dans le terrorisme ou liés au Hamas », a déclaré mercredi Gilad Zwick, un porte-parole du ministère de la diaspora à l’Agence France-Presse, en ajoutant : « Pas de passe-droit, pas de combine. »

Pour Israël, ce nouveau dispositif vise à empêcher des « acteurs hostiles ou des soutiens du terrorisme » d’avoir accès au territoire palestinien. Les autorités israéliennes ont annoncé mardi que les organisations qui avaient « refusé de soumettre la liste de leurs employés palestiniens pour écarter tout lien avec le terrorisme » avaient reçu un avis mentionnant que leur licence serait révoquée à compter du 1er janvier, avec l’obligation de cesser toute activité d’ici au 1er mars. La plupart de ces acteurs humanitaires interviennent sur place de longue date, avec l’accréditation obligatoire des autorités israéliennes.

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MSF spécifiquement épinglée

Le ministère de la diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme israélien a révélé dans l’après-midi le nom des 37 ONG concernées. Parmi elles, les branches française, néerlandaise, suisse, belge et espagnole de MSF, de Médecins du monde, de Handicap International et de Care.

Les autorités israéliennes ont accusé MSF d’employer deux personnes ayant des liens avec des groupes armés palestiniens – ce que l’organisation a démenti. Dans un communiqué transmis à l’AFP, l’ONG a affirmé qu’elle appliquait « des politiques internes strictes afin de garantir le respect des lois et d’empêcher tout détournement de l’aide ou toute association avec des groupes armés ». MSF a par ailleurs expliqué qu’elle n’avait pas transmis la liste de ses employés car elle continue de demander à Israël « des garanties et des clarifications » concernant cette demande « préoccupante ». L’ONG a demandé à Israël de la laisser travailler à Gaza et en Cisjordanie.

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Les ONG concernées peuvent encore remettre les listes d’ici minuit mercredi pour échapper à l’interdiction. A défaut, elles perdront leurs licences jeudi et auront jusqu’au 1er mars pour cesser toute activité à Gaza.

L’Union européenne a averti mercredi Israël que cette interdiction empêcherait l’acheminement d’aide vitale. « L’UE a été claire : la loi sur l’enregistrement des ONG ne peut pas être appliquée sous sa forme actuelle », a écrit la commissaire européenne Hadja Lahbib sur son compte X. « Tous les obstacles à l’accès [d’aide] humanitaire doivent être levés », a-t-elle ajouté.

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« Dangereux précédent »

Plusieurs ONG ont déclaré que les nouvelles règles auraient un impact majeur sur la distribution de l’aide à Gaza, les organisations humanitaires affirmant que la quantité d’aide entrant à Gaza restait insuffisante. Alors qu’un accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre prévoyait l’entrée de 600 camions par jour, seulement 100 à 300 y transportent de l’aide humanitaire quotidiennement, selon les ONG et les Nations unies.

De son côté, le Cogat, l’organisme du ministère de la défense israélien chargé de coordonner les activités civiles de l’armée israélienne dans les territoires palestiniens occupés, a déclaré la semaine dernière qu’en moyenne 4 200 camions d’aide entraient chaque semaine à Gaza, ce qui correspond à environ 600 par jour.

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Le directeur de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), Philippe Lazzarini, a qualifié mercredi la réglementation israélienne de « dangereux précédent », dénonçant un « mépris du droit international humanitaire » et une « multiplication des obstacles aux opérations d’aide ». Le Hamas, accusé par Israël de détourner de l’aide humanitaire, s’est lui élevé contre ce qu’il voit comme un « comportement criminel ».

Dans l’enclave palestinienne, ravagée par la guerre, des centaines de milliers de personnes déplacées vivent dans des tentes, sous la pluie et le vent glacial.

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APPIS  ( Agence de Presse Populaire Indépendante et Solidaire ) 

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« Tuez les tous, dieu reconnaitra les siens ! « 

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L’Etat hébreu la honte du monde

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À Gaza, 12 % de la population a été tuée, blessée ou portée disparue. Pris isolément, ce chiffre pourrait sembler abstrait. Mais rapporté à un territoire de deux millions d’habitants — enfermé, bombardé, privé de toute possibilité de fuite — il désigne autre chose qu’une guerre : une opération de démolition humaine. Il ne s’agit pas de pertes militaires, mais d’une société frappée dans sa chair, dans ses enfants, dans son avenir, dans sa capacité même à continuer d’exister.
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Selon les données relayées par les Nations unies, les enfants constituent près d’un tiers des morts et des blessés. L’UNICEF le formule sans détour : « L’utilisation d’armes explosives a laissé en moyenne 475 enfants par mois — soit 15 enfants par jour — avec des incapacités potentiellement à vie. » Quinze enfants par jour mutilés, aveuglés, amputés, brûlés.
L’Organisation mondiale de la santé évoque 42 000 blessés dont les vies ont été définitivement transformées, ainsi qu’au moins 5 000 amputations. Ces chiffres ne disent pas seulement la violence des frappes ; ils révèlent la nature du projet : tuer, certes, mais aussi mutiler ceux qui survivent, transformer la survie elle-même en supplice prolongé.
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Et au cœur de cette mutilation massive, il y a les enfants. L’UNICEF le reconnaît explicitement : « Gaza compte aujourd’hui le plus grand nombre d’enfants amputés par habitant au monde. » Une phrase qui devrait suffire à faire vaciller toute prétention morale. Dans quelle autre guerre contemporaine a-t-on vu une telle concentration d’enfants privés de bras, de jambes, d’yeux ? Dans quel autre contexte a-t-on à ce point normalisé l’amputation pédiatrique de masse ?
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Ces enfants ont souvent été opérés sans anesthésie adéquate, sans matériel, sans suivi. Et pour ceux qui survivent à l’amputation, il n’y a presque rien après. Selon l’OMS, plus de 60 % des services de réadaptation sont hors service. Autrement dit : on ampute, puis on abandonne. On fabrique des survivants handicapés dans un territoire détruit, affamé, assiégé.
Ce qui se joue à Gaza dépasse de loin toute logique militaire. On ne détruit pas seulement des immeubles, on détruit la continuité biologique d’un peuple. Une société où une part massive des enfants est tuée ou mutilée n’est pas seulement traumatisée : elle est amputée de son avenir. Chaque enfant sans membre, sans soin, sans horizon constitue une défaite infligée à l’idée même de reconstruction.
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Et pourtant, malgré les rapports de l’ONU, malgré les alertes répétées de l’OMS, malgré les images, le silence organisé et la complaisance des chancelleries occidentales persistent. L’histoire se souviendra que, face à la plus grande concentration d’enfants amputés de l’histoire moderne, beaucoup ont détourné le regard.
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