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Les coupes rases dans les forêts françaises sont encore trop importantes, estime l’ONG Canopée

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L’association estime que le ratio entre la surface totale des coupes rases depuis mi-2018 et la surface forestière totale du pays est de 2,1%.

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Article rédigé par franceinfo
France Télévisions
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L’association Canopée publie un rapport exhaustif sur les coupes rases en France à partir d’une analyse inédite d’images satellitaires. De fortes disparités apparaissent entre les régions sylvicoles, pointant les risques pour les plus touchées.

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Coupes rases : une étude met en lumière une forte hétérogénéité entre régions
Les coupes rases représentent une surface moyenne annuelle de 61 000 hectares (ha) en France métropolitaine.
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« Depuis quelques années, les coupes rases sont devenues un sujet de débat public et politique, symbole d’une préoccupation croissante autour des pratiques forestières et de leurs impacts écologiques et sociaux. Si le sujet reste peu visible dans les médias nationaux, il mobilise fortement dans les territoires ruraux », rappelle Canopée en introduction d’un rapport (1) publié ce 25 février. L’association de défense des forêts a effectué une analyse inédite de cette pratique…
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Une coupe rase dans la forêt domaniale de Phalempin (Nord), en novembre 2018.
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Les coupes rases dans les forêts françaises demeurent trop importantes et trop concentrées pour répondre aux enjeux environnementaux et climatiques, dénonce un rapport de l’ONG Canopée, mercredi 25 février. Après analyse d’images satellitaires, l’association estime qu’environ 61 000 hectares ont été touchés chaque chaque année par « l’abattage de la totalité des arbres d’une parcelle » entre mi-2018 et mi-2024.

Ce chiffre va dans le sens de celui donné récemment par l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), selon qui 62 000 hectares par an font l’objet de coupes rases. Beaucoup de ces coupes sont liées à l’exploitation forestière, mais elles comprennent également les coupes sanitaires (arbres malades à la suite d’invasions de parasites) ou pour planter de nouvelles essences plus adaptées au changement climatique.

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Environ 60% des coupes concernent trois régions

Sur les six dernières années, ces coupes apparaissent en baisse de 27%, mais il peut s’agir d’une baisse en trompe-l’œil, prévient Canopée, qui évoque un simple retour à la normale après un pic en 2018-2019 lié à la crise des scolytes. Cet insecte parasite avait entraîné des coupes massives d’arbres infectés. L’association estime que le ratio entre la surface totale des coupes rases depuis mi-2018 et la surface forestière totale du pays est de 2,1%.

« Cela peut sembler peu, mais en fait cette moyenne nationale cache de fortes disparités selon les régions », a souligné lors d’une conférence Céline Lesot, écologue et chargée de campagne au sein de Canopée. Ainsi, 60% des coupes rases sont concentrés en Nouvelle-Aquitaine, Bourgogne-Franche-Comté et dans le Grand Est, créant de fortes pressions locales. « Ces coupes restent trop élevées et créent par ailleurs des effets cumulatifs préoccupants »

sur la biodiversité, les sols et surtout sur le stockage du carbone, élément important dans la régulation du réchauffement climatique, ajoute Céline Lesot. Environ 11 millions de tonnes de CO2, ont ainsi été relâchés dans l’atmosphère chaque année entre mi-2018 et mi-2024 du fait des coupes rases, estime le rapport. Un chiffre « comparable au déficit observé dans l’absorption des puits naturels de carbone en France », pourtant essentiels dans l’atteinte des objectifs climatiques du pays.

La superficie forestière atteignait 17,6 millions d’hectares en 2024, selon l’inventaire forestier de l’IGN, contre 16,2 millions d’hectares en 2010. Le taux de boisement atteint en moyenne 32% dans l’Hexagone et en Corse.

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Article rédigé par franceinfo
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