Et mon texte sur le référendum d’initiative citoyenne n’a même pas pu être examiné, faute de temps, confisqué par ces manœuvres d’obstruction. Comme un symbole.
Pourtant, malgré tout, nous avons obtenu des victoires. La proposition de loi de ma collègue Sandra Regol pour protéger les citoyennes et citoyens engagés contre le narcotrafic a été adoptée.L’article premier de notre texte contre la concentration des médias a été adopté. Nous avons démontré que, même entravée, la démocratie parlementaire peut encore produire des avancées, mais à quel prix !
Je pense exactement l’inverse. Je pense qu’il faut protéger nos contre-pouvoirs, défendre le pluralisme, soutenir celles et ceux qui s’engagent, et redonner la main aux citoyennes et citoyens. Je pense que la réponse à la défiance, ce n’est pas moins de démocratie, c’est plus de démocratie. C’est pourquoi mon combat pour l’instauration du Référendum d’Initiative Citoyenne ne s’arrêtera pas à ce jeudi 12 février 2026. Je continuerai à le défendre jusqu’à ce que nous puissions en débattre et l’instaurer, enfin.
L’article de la semaine : le Référendum d’initiative citoyenne dans Le Monde
L’objectif est simple : permettre aux citoyennes et citoyens de proposer un référendum, garantir une phase de délibération avec des personnes tirées au sort et redonner du souffle à notre démocratie face à une défiance devenue massive.
Le référendum d’initiative partagée (RIP) existe aujourd’hui… mais il a été conçu de telle manière qu’il ne fonctionne pratiquement pas. Depuis son entrée en vigueur, aucun référendum n’a abouti.
Dans un contexte où la confiance envers les institutions atteint un niveau critique, nous devons ouvrir des voies nouvelles de participation, encadrées, exigeantes et démocratiques.
Malheureusement, au vu de l’obstruction massive de la droite, de l’extrême droite et des macronistes (qui étaient pourtant littéralement 3 dans l’hémicycle) nous n’avons pas pu arriver à l’examen de mon texte.
J’ai également pu évoquer mon opposition aux JOP2030 qui vont coûter un “pognon de dingue” (le nôtre) au mépris de l’Etat de droit. Et tout ça pour des équipements inutiles pour les habitants du territoire : 2 nouvelles patinoires à Nice, des hôtels de luxes, un téléphérique à 3400 mètres d’altitude sur le glacier de la Girose, dans les Écrins… et tout ça sans aucune concertation avec les habitantes et habitants des lieux.
L’urgence agricole ce n’est pas de réintroduire des produits dangereux pour la santé et l’environnement, l’urgence c’est de garantir des revenus dignes aux agricultrices et agriculteurs, de faciliter l’installation et la transmission, de soutenir la transition agroécologique… !
Face à la loi Duplomb 2 et à la future loi d’urgence agricole, nous restons pleinement mobilisé-es aux côtés des organisations, de tous les agriculteurs et des scientifiques !
Pourtant les assistants et assistantes sociales de la MSA jouent un rôle crucial dans le soutien aux agriculteurs-rices, qui sont confrontés à une série de crises sans précédent, telles que la crise en viticulture, les catastrophes climatiques comme la grêle, les gels tardifs après des redoux exceptionnels, les sécheresses, les nouveaux nuisibles, qui affectent notamment la lavande, le retour de la prédation, et enfin la pression continue sur les prix de vente et le revenu agricole. Leur travail est indispensable pour prévenir le mal-être et l’épuisement professionnel, éviter la désinsertion professionnelle, faciliter l’accès aux soins et aux droits sociaux, ainsi que lutter contre l’isolement des agriculteurs-rices.
Nous devons les soutenir, leur garantir une rémunération équitable pour améliorer leurs conditions de travail, et reconnaître leur rôle crucial dans le soutien aux agriculteurs-rices, en leur accordant à minima la prime Ségur !
L’initiative de la semaine : SSA à Dieulefit
À Dieulefit et alentours , une expérimentation ambitieuse est en cours depuis 2021 autour de la Sécurité sociale de l’alimentation.
Depuis 10 mois, Notre Caisse Alim’ fonctionne comme une caisse de solidarité permettant à chacune et chacun d’accéder à une alimentation saine, choisie, tout en soutenant les filières agricoles locales.
Quelques chiffres :
136 foyers cotisant-es (soit environ 270 personnes) qui chaque mois cotisent en moyenne entre 40 et 200€ pour recevoir 100€
Plus de 12000€ dépensés chaque mois dans nos 33 points de vente adhérents
Si la caisse est auto-financée à 96% par les foyers cotisants, l’accompagnement du développement de cette initiative nécessite des fonds (salaires, frais bancaires, développement informatique, impressions…).
Cette initiative locale porte une ambition forte : faire de l’accès à une alimentation de qualité un droit effectif, et préfigurer un véritable projet de société.
Cette année encore, les installations de généralistes libéraux ont augmenté de 3,1% sur l’ensemble du territoire, mais diminué de 1,7% dans les zones les moins bien dotées.
Tarification des actes, relations conventionnelles, secteur 2, conditions de travail des internes, incitations à l’installation, rôle des complémentaires, durée des études, moyens financiers pour la santé… : nous avons été et restons prêts à la discussion sur ces sujets. En parallèle, nous devons aussi trouver les moyens de garantir à toutes et tous l’accès aux soins, y compris via la régulation de l’installation et la permanence des soins
Mieux répartir, mieux former, mieux accompagner et protéger ceux qui nous soignent. C’est ce que défend notre proposition de loi transpartisane, soutenue par 250 députés et largement adoptée en mai dernier.
Mercredi, à Paris, je participais au groupe de travail de réforme sur le règlement de l’Assemblée nationale. Le but de ce groupe est d’établir des règles de fonctionnement dans notre travail parlementaire, qui sont pour beaucoup dysfonctionnelles (en matière de déontologie, de rythme de travail avec des séances de nuit et le parallélisme des commissions et des séances, de procédures de contrôle ou de participation citoyenne…). Nous nous réunissons toutes les 2 semaines depuis octobre dernier. Mais j’aurais l’occasion de vous présenter plus précisément les conclusions de notre travail prochainement, puisque la dernière séance était justement sur la déontologie du mandat de député.
Je me rendais ensuite à la mobilisation contre la loi Duplomb devant l’Assemblée nationale. Cela juste avant de suivre le débat (malheureusement sans vote…) dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale faisant suite à la pétition contre la loi Duplomb qui a recueilli l’an dernier plus de 2 millions de signatures !
Jeudi, c’était la journée d’initiative parlementaire du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée. J’aurais voulu pouvoir y défendre le Référendum d’Initiative Citoyenne, mais l’obstruction de la droite et l’extrême droite, qui ont déposé des centaines d’amendements sur nos textes afin de ralentir l’examen, n’a pas permis d’arriver à mon texte. Nous avons quand même fait adopter notre texte pour la protection des lanceurs d’alerte face au narcotrafic, et l’article premier de notre proposition de loi pour lutter contre la concentration des médias !
Vendredi, je répondais présente à l’invitation de l’association « Les Cahiers pour Décider et Agir » pour parler de la Démocratie de demain à Villarceaux (95). C’était l’occasion de revenir sur mes travaux sur la publication des doléances du Grand Débat National mais surtout d’animer un atelier sur le référendum d’initiative citoyenne, quelques jours après l’examen en commission de ma proposition de loi constitutionnelle sur le sujet.
Les permanences à venir : venez échanger avec moi !
Voilà le calendrier des prochaines permanences parlementaires décentralisées.