« Bonjour, je m’appelle Hugo, j’ai 14 ans et je suis collégien en classe de 3ème à Armorin.
La semaine dernière, j’étais en stage avec Marie Pochon et sa merveilleuse équipe : Perrine et Jérémy qui m’ont accueilli.
Pendant cette semaine, je me suis rendu compte des réelles difficultés d’un territoire rural comme la 3ème circonscription de la Drôme. J’ai choisi de vous parler de la fermeture des classes dans la Drôme.
Dans la Drôme, ce sont près de 50 classes qui vont fermer. En Europe, les profs ont en moyenne 19 élèves devant eux, alors qu’en France, les profs ont…… 21 élèves ! Pendant ce temps, le Ministère de l’Education nationale ferme des classes dans la France entière. La baisse démographique pourrait engendrer une baisse des effectifs dans les classes, car il y aura environ 150 000 élèves en moins à l’école à la prochaine rentrée scolaire (de la petite section à la terminale). En réponse à cela, le gouvernement préfère supprimer des classes en ne remplaçant pas les profs qui partent à la retraite. Les profs pourraient justement faire un suivi plus personnel auprès des élèves, mais au contraire, la France aura des classes surchargées. alors que ça pourrait être l’occasion de baisser le nombre d’élèves par classe pour un enseignement de meilleure qualité. Jeudi s’est tenue une mobilisation à Valence contre la fermeture des classes. Enseignants, élus, parents d’élèves ont tenu à exprimer leur attachement à l’école.
Je remercie encore une fois Perrine, Jérémy et Marie de m’avoir accueilli et pour leur sympathie. »
Bonjour à toutes et tous,
Comme vous le racontait Hugo, que je remercie pour son accompagnement comme stagiaire toute la semaine passée et à qui je souhaite une belle continuation, la semaine dernière a été une semaine de mobilisation contre les fermetures de classes dans de nombreuses écoles rurales (et pas que !) de la Drôme.
Alors, on nous dit qu’il faudrait peut être réfléchir autrement, s’inspirer de modèles étrangers, ou du privé : que ces petites écoles rurales qui fonctionnent en “vase clos”, elles devront à terme fermer, pour laisser la place à de grands complexes scolaires maternelle-élémentaire-collège dans les agglomérations, au nom officiellement de “l’émancipation de sa condition”, plus officieusement des coupes budgétaires. Et tant pis pour les enfants des petits hameaux ou village, tant pis pour les heures de bus quand il y en a, tant pis pour la fatigue, tant pis pour le prix du carburant, tant pis pour les parents qui galèrent; tant pis pour les classes surchargées, tant pis pour les enseignants débordés, tant pis pour les élèves qui en pâtissent. Il restera toujours le privé pour ceux qui en ont les moyens.
Le voilà, le projet politique que je combats, que nous combattons avec nombre d’entre vous.
Comment voulons nous élever nos enfants ?
L’école Républicaine, c’est un autre projet. Il a été bâti par des élus courageux, au temps où la République était en danger – il a été consolidé par des générations d’enseignants, qui ont construit des hommes et des femmes, ayant en commun une histoire et des savoirs fondamentaux, partageant une culture et des valeurs communes, soucieux de la camaraderie, de l’entraide et de la fraternité; soucieux de combattre les injustices, soucieux du respect du monde et de la planète qui les entoure : c’est cette école, ce sont ces enseignants, qui ont construit des générations de français, peu importe où ils habitaient et l’argent dans leur compte en banque, qui avaient quelque chose en commun de bien plus grand qu’eux. Je refuse le projet politique qui veut concentrer les établissements dans les villes et voir disparaître les écoles rurales. Je refuse les suppressions de poste quand nos taux d’encadrements des élèves sont déjà parmi les plus mauvais d’Europe. Je refuse qu’on mette dans la balance la présence d’enseignants devant les élèves avec l’école inclusive.
Mardi dernier, j’en échangeais avec Madame la DASEN, pour défendre comme députée, mais également comme l’ancienne écolière du RPI Bren-Marsaz-Chavannes, un autre projet politique : celui de l’école Républicaine, accessible, gratuite, valorisant le bien-être des enseignants et des élèves, traitant chacun-e de la même manière, avec une immense dignité, peu importe là où il ou elle habite.
Créée en 1967 à l’initiative de bénévoles, elle est aujourd’hui un acteur incontournable du territoire à la fois par les emplois qu’elle pourvoit, mais également par les services essentiels qu’elle fournit, en accompagnant au quotidien à leur domicile personnes âgées dépendantes, mais également en situation de handicap, et familles. Cela est rendu possible grâce à l’implication de 30 salarié-es et de 12 bénévoles pour l’ADMR locale. À l’échelle de la fédération départementale de la Drôme, ce sont 825 salarié-es et 250 bénévoles qui sont mobilisé-es dans 24 associations d’aide à domicile, 4 services de soins infirmiers à domicile, un centre de santé, 3 multi accueil, une unité de vie (EHPAD non médicalisé) et une association familiale TISF.
Les métiers de l’aide à la personne sont essentiels mais encore trop peu reconnus. Face à l’engagement physique et moral nécessaire pour ces métiers, les salaires ne suivent pas. Les déplacements sont nombreux, et les remboursements des indemnités kilométriques ne sont pas à la hauteur, les horaires sont fractionnés, il est difficile d’envisager des carrières longues dans ces métiers. Tout cela joue sur l’attractivité de ces métiers, ce qui crée des difficultés de recrutement, avec déjà des listes d’attente pour les bénéficiaires. Il est urgent de reconnaître le caractère essentiel de ces emplois et de les valoriser à leur juste place. Avec le vieillissement de la population, si l’on souhaite réellement pouvoir proposer à nos anciens et aux personnes fragiles le maintien à domicile, les structures comme l’ADMR sont indispensables à la solidarité et à la lutte contre l’isolement. Je remercie toutes celles et ceux qui s’engagent au quotidien. Votre travail est précieux et mérite d’être pleinement reconnu.
Un article dans Ouest France sur notre proposition de loi pour la défense du pastoralisme !
Pourtant l’une des formes d’élevage les plus vertueuses en France, représentant près d’un cinquième des élevages, le pastoralisme souffre encore d’un manque de reconnaissance et de politiques publiques à la hauteur de ses enjeux, laissant place, dans la logique compétitive, aux élevages intensifs.
Une nouvelle loi est aujourd’hui indispensable – la dernière datant de 1972 – dans un contexte qui a changé radicalement, pour mieux encadrer ces pratiques, garantir aux bergers et aux éleveurs des conditions de vie et de revenus dignes, et reconnaître pleinement leur travail ainsi que les services environnementaux essentiels qu’ils rendent à nos territoires.
L’événement à venir : une soirée-débat sur le RIC en visio ce soir avec Loïc Blondiaux !
Soirée-débat – Le RIC délibératif : une piste ?
J’ai le plaisir de vous donner rendez-vous le 31 mars en visio à 18h pour une soirée-débat sur le référendum d’initiative citoyenne délibératif ! Deux mois après l’examen de ma proposition de loi sur le sujet, ce sera l’occasion de comprendre les enjeux de cette proposition, les transformations qu’elle pourrait induire et de revenir sur les initiatives, notamment locales, qui ont pu être mises en place.
J’aurai l’honneur d’en débattre avec Loïc Blondiaux professeur de science politique et David Prothais, co-président de l’Institut de la concertation et la participation citoyenne !
Au programme : des échanges politiques sur ce que cela veut dire de militer comme écologiste à la campagne, tous les projets qui maillent les petits pays français et qui y font vivre la solidarité, l’écologie, l’accueil, et les plus beaux reflets de notre humanité, des ateliers pratiques pour apprendre des mondes ruraux, de leurs préoccupations, de leurs idées aussi. Et puis, dans cette période trouble et assez inquiétante, des rencontres par milliers, des conférences inspirantes, du souffle pour que Paris se préoccupe aussi de ces 88% de France où on n’est un peu moins écoutés; que l’écologie s’ancre et soit populaire et rurale !
Ici en Drôme et en Ardèche, on sait que pour sauver notre agriculture, il faudra installer, transmettre, garantir des prix rémunérateurs, être compétitifs sur la qualité car c’est ce que nous savons faire de mieux, mutualiser les ressources pour se renforcer, et revendiquer le droit de toutes et de tous d’accéder à ces produits de qualité. Merci au syndicat pour leur invitation et je serai à leurs côtés pour valoriser cette magnifique AOP !
Je rencontrais ensuite la nouvelle directrice de la LPO Drôme Ardèche, Carole d’Antuoni, qui prend la suite de Vivien Chartendrault.
La LPO Drôme Ardèche, ce sont 30 salariés impliqués, accompagnés par un conseil d’administration, pour mener près de 400 actions. Des interventions dans les écoles, aux suivis d’espèces, aux programmes LIFE, en passant par l’accompagnement des agriculteurs sur les questions de biodiversité à la ferme. Si vous avez des idées de locaux, ils cherchent actuellement idéalement 300m2, avec un espace de stockage d’une centaine de m2, dans le secteur de Chabeuil. 👉 N’hésitez pas à les contacter : drome-ardeche@lpo.fr
Mardi, je participais à une audition par le Sénat dans le cadre de la Mission d’Information sur la défense du pastoralisme. Puis j’échangeais avec la FFMISD (Filière Française de la mobilité inclusive solidaire et durable) sur la mobilité inclusive. J’avais ensuite rendez-vous avec la DASEN au sujet de la carte scolaire comme je vous en parlais au début de ce journal de bord.
Enfin, j’étais à Piégros-la-Clastre📍pour écouter l’histoire de Dantine Keita, de sa traversée du Sahara aux geôles Lybiennes, en passant par le zodiac sur la Méditerranée, l’Italie, puis l’accueil citoyen absolument admirable qu’il a vécu en France. Dans la Drôme, il a été accueilli par La Trame 26, qui lui a permis de travailler, de devenir autonome. Merci à elles et eux de faire honneur à la France patrie des droits humains et merci à Rodrigue pour la rencontre. Il fera une nouvelle présentation de son parcours et de son livre “Quand le poisson sort de l’eau” à Die bientôt !
Jeudi, j’étais à Valence 📍pour participer à la mobilisation contre les fermetures de classes annoncées dans la Drôme, comme je vous en parlais également en introduction de mon journal de bord.
Aux côtés de Guillaume de Laforcade (directeur), Patrick Berthet (président), Nicolas Fermond (directeur technique) et Fabien Lombard (président du syndicat de la Clairette de Die et des Vins du Diois), nous avons échangé sur les perspectives de la cave et plus globalement des vins du diois. J’ai tenu à leur assurer de mon soutien pour activer tous les leviers possibles, afin de préserver sur cette terre de viticulture les vigneronnes et vignerons, leur savoir-faire, et cette tradition unique de vin pétillant drômois.
Samedi j’étais à Vinsobres 📍, comme députée, mais également comme fille et petite fille de vignerons, où j’étais très fière d’inaugurer la 69ème foire agricole de Vinsobres. Cette foire, en plus de mettre en avant des produits et matériels agricoles et viticoles, c’est l’occasion d’un moment de convivialité, de partage et de transmission : c’est un moment pour parler de ces cultures si précieuses, que les producteurs, agriculteurs, paysans, selon comment ils se nomment, font vivre par leur travail. Merci à l’ensemble des organisateurs, les bénévoles, les exposants, les agriculteurs, les viticulteurs et tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette 69ème édition !
Puis j’allais à Crest 📍pour la brocante du Secours Catholique ! L’occasion pour les Crestoises et les Crestois de chiner des meubles, des livres, des bibelots, de la vaisselle, des jeux, des draps, tout à fait utiles ou tout à fait inutiles parfois à bas coût, mais cela au nom d’une bonne cause : celle du soutien à l’action du Secours Catholique, essentielle sur notre territoire. Et puis c’était aussi l’occasion de se retrouver, d’échanger entre deux allées, de revoir du monde : j’ai eu pour ma part le plaisir d’y croiser les responsables de l’association locale, ainsi que la Maire Athénaïs Kouidri et la future adjointe aux solidarités Anne Armagnat.
Dimanche, je me rendais à Dieulefit 📍 pour la Fête du printemps organisée par Simples Coeur des Alpes, une association regroupant les producteur.rice.s et cueilleur.euse.s de plantes aromatiques et médicinales de la région Alpes, membres du syndicat SIMPLES. Merci à eux de partager le temps d’un week-end leurs métiers et leurs valeurs au grand public à travers cette belle fête !
J’allais ensuite au Corso de Chabeuil📍pour célébrer les départs en vacances, de la caillette, des tintinophiles et de tou-tes les Chabeuillois-es ! En parallèle de la fête foraine qui a occupé tout le centre bourg avec toutes ses attractions, c’était une grande fête de déguisements, de musique, de joie et de sourires, qui nous a un peu réchauffé le cœur dans ce grand vent ! Bravo, immense bravo, au comité des fêtes, à l’amicale laïque, à la confrérie de la caillette, aux clubs et aux centaines de bénévoles qui ont animé ce grand moment de fête et de vacances un peu en avance.
Les permanences à venir : venez échanger avec moi !
Voilà le calendrier des prochaines permanences parlementaires décentralisées.