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Tout comprendre au cadmium, ce métal toxique qui contamine l’alimentation des Français

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Comprendre
Environnement
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Un Français sur deux possède des taux de cadmium trop importants dans son organisme, alerte l‘Agence nationale de sécurité sanitaire mercredi. La cause de cette contamination ? Très largement le contenu de leur assiette. Origine, aliments concernés et nombreux risques pour la santé… France 24 fait le point sur ce qu’il faut savoir sur ce métal lourd.

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Cadmium : agir dès à présent à la source de la contamination des sols

L’Anses confirme une surexposition de la population française au cadmium par l’alimentation. C’est ce qu’elle conclut dans une nouvelle expertise dans laquelle elle a évalué l’ensemble des sources et voies d’exposition à ce métal tout au long de la vie. Cette surexposition s’explique en grande partie par la présence de cadmium dans une diversité d’aliments du quotidien, elle-même liée à la contamination des sols agricoles où ils sont produits. Pour freiner cette exposition préoccupante, l’Agence identifie plusieurs leviers d’action permettant de réduire la contamination des denrées. L’Anses recommande en premier lieu d’appliquer dès que possible des valeurs limites en cadmium pour les matières fertilisantes épandues sur les sols agricoles, en particulier pour les engrais minéraux phosphatés.
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Une exposition diffuse touchant une grande variété d’aliments de notre quotidien

Les données les plus récentes témoignent d’une situation préoccupante liée aux expositions au cadmium de la population française. La dernière étude nationale de biosurveillance (ESTEBAN), publiée par Santé publique France en 2021 (données de 2014-2016), indique des niveaux d’imprégnation en cadmium plus élevés que l’enquête précédente (Etude nationale nutrition et santé 2006-2007). Plus récemment, la troisième étude de l’alimentation totale (EAT3) de l’Anses, met également en évidence des expositions alimentaires toujours élevées pour une part de la population des enfants et dans une moindre mesure des adultes.

Via l’agrégation de différentes voies et sources d’exposition au cadmium, l’expertise de l’Anses a permis de simuler les imprégnations actuelles de la population française en considérant l’accumulation du cadmium dans l’organisme tout au long de la vie. Les résultats confirment qu’une part significative de la population dépasse les valeurs sanitaires de référence élaborées par l’Agence. Il s’agit des valeurs sanitaires repères biologiques (sang, urines) par tranche d’âge, ce qui correspond à une imprégnation à ne pas dépasser à l’âge de 60 ans, compte-tenu du caractère bioaccumulable du cadmium dans l’organisme.

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« Si les niveaux d’expositions actuels se maintiennent et qu’aucune action n’est mise en place, des effets néfastes à terme sont probables pour une part croissante de la population » explique Géraldine Carne, coordinatrice de l’expertise à l’Anses.

Dans son évaluation, l’Anses a étudié l’ensemble des sources d’expositions possibles : alimentation, eau, air, poussières, sol, produits cosmétiques, tabagisme, ainsi que les différentes voies d’exposition (ingestion, inhalation, cutanée). Les résultats confirment que l’alimentation est de loin la source majeure d’exposition, représentant jusqu’à 98 % de l’imprégnation au cadmium dans la population non fumeuse. Les aliments les plus contributeurs sont à la fois des produits fréquemment consommés et contaminés par le cadmium, notamment certains produits céréaliers : céréales du petit-déjeuner, pains et produits de panification sèche, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits sucrés, pâtes, riz et blé ainsi que les pommes de terre et certains légumes.

Chez les fumeurs, le tabac constitue une source supplémentaire d’imprégnation au cadmium.

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Appliquer dès que possible des valeurs limites en cadmium pour les matières fertilisantes

L’analyse approfondie des différentes sources d’exposition, complétée par une analyse socio-économique, a permis à l’Anses d’identifier les leviers d’action prioritaires en prenant en compte leur impact et les enjeux de mise en œuvre.

Il en ressort qu’il faut agir avant tout à la source de la contamination des aliments, liée en grande partie à la présence de cadmium dans les sols agricoles. Les apports élevés en cadmium dans les sols proviennent notamment de l’utilisation de matières fertilisantes, en particulier des engrais minéraux phosphatés. En France, leur utilisation importante, associée à certaines sources d’approvisionnement pouvant présenter des teneurs élevées en cadmium, contribuent à l’accumulation de ce métal dans le sol.

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Pour réduire cette contamination, l’Anses appelle à appliquer dès que possible des valeurs limites en cadmium pour les matières fertilisantes permettant de maîtriser la pollution des sols agricoles, la contamination des denrées et, à terme, de diminuer l’exposition alimentaire de la population. Pour cela, l’Agence rappelle les valeurs qu’elle a recommandées en 2019 pour les matières fertilisantes épandues sur les sols agricoles : ne pas dépasser un flux d’apport de 2 g de cadmium par hectare et par an. Pour respecter ce seuil, une teneur maximale de 20 mg de cadmium par kilogramme de P₂O₅ dans les produits de type engrais minéraux phosphatés est recommandée.

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Plusieurs leviers pour réduire durablement la contamination des sols et des aliments

Pour réduire les apports de cadmium par les engrais minéraux phosphatés commercialisés en France, l’Agence recommande le recours à des sources d’approvisionnement en roche phosphatée ou produits dérivés contenant moins de cadmium. Lorsque cela n’est pas possible, elle préconise la mise en œuvre de procédés de décadmiation, tout en s’assurant de la qualité des engrais obtenus. L’Agence recommande également la révision de l’étiquetage des engrais, en mentionnant leur teneur en cadmium.

Par ailleurs, l’Anses soutient particulièrement la promotion de nouvelles pratiques agricoles, telles que l’ajustement du type et des quantités des matières fertilisantes utilisées en fonction des sols et des cultures, le recours à des techniques permettant de mobiliser le phosphore déjà présent dans les sols afin d’éviter de nouveaux apports, ou encore l’utilisation de variétés végétales moins accumulatrices en cadmium.

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La mise en œuvre de ces mesures suppose un engagement de l’ensemble des acteurs pour faire évoluer la réglementation, accompagner les acteurs des filières agricoles et renforcer le suivi de l’évolution dans le temps des teneurs en cadmium dans les matières fertilisantes en France, grâce notamment à une base de données nationale de suivi.

Enfin, l’Agence souligne l’importance d’agir également sur l’offre alimentaire incluant les produits importés. Elle recommande ainsi de revoir à moyen terme les teneurs maximums en cadmium pour les aliments les plus forts contributeurs à l’exposition afin de réduire l’exposition globale de la population indépendamment de leur provenance.

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Que faire en tant que consommateur ?

La réduction de l’exposition au cadmium passe avant tout par des actions collectives sur les sources de contamination, notamment les sols agricoles. Toutefois, le respect des repères de consommations élaborés par l’Anses dans le cadre du Plan national nutrition et santé peut contribuer, en partie, à réduire le niveau des expositions tout en ayant des bénéficies nutritionnels. Il est notamment recommandé de :

  • Limiter la consommation de produits à base de blé sucrés et salés, tels que les céréales du petit-déjeuner, gâteaux, biscuits,
  • Introduire plus de légumineuses dans les repas à la place des aliments à base de blé comme les pâtes.
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Qu’est-ce que le cadmium et quels sont les risques pour la santé ?

Le cadmium est un métal lourd naturellement présent dans les sols. Les activités agricoles et industrielles contribuent à augmenter sa présence dans l’environnement. Nous y sommes exposés principalement par l’alimentation. Comment le cadmium se retrouve dans l’alimentation ? Quels sont les aliments les plus contributeurs à notre exposition ? Quels sont les effets possibles sur la santé ? Comment réduire l’exposition ? Tout comprendre dans cette page.
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1. Qu’est-ce que le cadmium et d’où vient-il ?

Le cadmium est un élément trace métallique présent dans l’environnement. Il est naturellement présent dans les roches à partir desquelles se forment les sols. Les activités humaines contribuent à augmenter sa présence dans les sols et constituent également une source d’émission dans l’eau et l’air.

En agriculture, l’épandage de matières fertilisantes telles que les engrais minéraux phosphatés et les effluents d’élevage, constitue une source d’apport en cadmium dans les sols agricoles.

En industrie, le cadmium est utilisé et émis dans plusieurs secteurs, notamment les industries métallurgique, chimique et électrique, ainsi que lors de l’incinération des déchets ou bien encore du recyclage des batteries.

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2.  Comment sommes-nous exposés au cadmium ?

L’ensemble des sources de cadmium (industrie, matières fertilisantes) peuvent être à l’origine de la contamination de notre environnement (air, sols, eau, denrées agricoles, aliments). Les produis de consommation peuvent présenter de façon résiduelle du cadmium comme les produits cosmétiques.

L’alimentation représente la principale voie  d’exposition humaine au cadmium.

Chez les fumeurs, le tabac constitue une source supplémentaire d’exposition au cadmium.

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3. Quels sont les aliments les plus contributeurs à notre exposition ?

Les aliments qui contribuent le plus à notre exposition au cadmium dépendent à la fois de leur teneur en cadmium et de leur fréquence de consommation.

Les principaux aliments contributeurs pour les français sont des aliments du quotidien à base de blés et de céréales : céréales du petit-déjeuner, pain et produits de panification sèche, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits sucrés, pâtes, ainsi que le riz et blé raffinés, les pommes de terre et certains légumes.

D’autres aliments présentent des teneurs plus élevées en cadmium, comme les mollusques, les crustacés, les algues, et les abats. Moins consommés de manière générale, ils peuvent toutefois contribuer de manière significative à l’exposition des personnes qui en consomment fréquemment.

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4. Pourquoi les aliments très contaminés ne sont pas forcément les plus contributeurs ?

Des aliments très contaminés mais consommés occasionnellement contribuent moins à l’exposition globale que des aliments moins contaminés mais consommés quotidiennement. Par exemple, le chocolat contribue pour moins de 3% de l’exposition quelle que soit la classe d’âge considérée de la population française. Il ne fait donc pas partie des aliments les plus contributeurs.

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5. Comment le cadmium se retrouve-t-il dans les aliments ?

Présent dans les sols, le cadmium pénètre facilement dans les végétaux par leurs racines et contamine ainsi la chaîne alimentaire. En France, les matières fertilisantes représentent en moyenne plus de 80 % des apports en cadmium aux sols agricoles. Les engrais minéraux phosphatés sont la première source (55%), suivis des effluents d’élevage (25%), puis des boues et composts (5%).

Les engrais minéraux phosphatés sont fabriqués à partir du phosphate naturel de calcium extrait de la roche. Le cadmium ne peut pas être entièrement éliminé lors des procédés de fabrication. En France, la roche phosphatée ainsi que les produits intermédiaires ou finis qui en sont issus sont majoritairement importés de pays d’Afrique du Nord (notamment Maroc, Egypte, Algérie), où les gisements de roches phosphatées sont constitués de roches sédimentaires. Ce type de roches présente des teneurs en cadmium variables et pouvant être élevées. À l’inverse, les roches d’origine ignée, comme celles provenant d’Afrique du Sud ou de Russie, présentent généralement des concentrations en cadmium peu élevées.

Par ailleurs, en France, les dépôts atmosphériques représentent 14% des apports en cadmium dans les sols agricoles. Les émissions de cadmium par les sources industrielles ont fortement diminué en dix ans, de 48% dans l’air et de 69% dans l’eau, grâce au renforcement de la règlementation.

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6.  Les aliments issus de l’agriculture biologique sont-ils moins contaminés par le cadmium ?

Les aliments issus de l’agriculture biologique peuvent également contenir du cadmium. En effet, certaines matières fertilisantes autorisées en agriculture biologique, comme des engrais minéraux phosphatés (la roche broyée étant considérée comme un produit naturel) et matières fertilisantes organiques d’origine résiduaire, peuvent aussi contribuer aux apports de cadmium dans les sols. Ainsi, le mode de production biologique ne permet pas, à lui seul, d’éviter l’exposition au cadmium.

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7. Sommes-nous trop exposés au cadmium ?

Depuis une quinzaine d’années, les travaux de l’Anses mettent en évidence une surexposition d’une partie de la population française au cadmium par l’alimentation.

Les résultats de la troisième étude de l’alimentation totale (EAT3) montrent une augmentation de la part de la population dont les expositions alimentaires dépassent la dose journalière tolérable par ingestion pour le cadmium : entre 23 % et 27 % pour les enfants et 1,4 et 1,7 % chez les adultes.

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Par ailleurs, la dernière étude nationale de biosurveillance ESTEBAN, menée entre 2014 et 2016 par Santé publique France, révélait que 47,6% de la population de 18 à 60 ans dépassait le seuil de concentration critique de cadmium dans les urines (0,5 μg de cadmium par gramme de Cd de créatinine). Ces résultats montrent une imprégnation plus élevée de la population française, qu’il y a 10 ans lors de l’étude précédente étude de biosurveillance de 2006-2007.

Enfin, l’expertise publiée par l’Anses en 2026, intégrant une modélisation de la cadmiurie (taux de cadmium dans les urines) pour la population en 2025, confirme que des dépassements persistent pour une partie de la population.

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8. Quels sont les risques pour la santé ?

Le cadmium est classé comme cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction. Il est reconnu comme cancérogène certain pour le poumon en milieu professionnel. Il est aussi suspecté d’induire d’autres cancers (pancréas, vessie, prostate et sein).

En cas d’exposition prolongée, même à faible dose par voie orale, principalement par l’alimentation, le cadmium entraîne des atteintes rénales, pouvant évoluer à terme vers une insuffisance rénale et une fragilité osseuseaugmentant le risque d’ostéoporose et de fractures.

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D’autres effets indésirables sont également identifiés notamment sur le neurodéveloppement et le système cardio vasculaire.

L’expertise de l’Anses de 2026 montre qu’une part significative de la population dépasse au cours de sa vie les valeurs sanitaires de référence (Valeurs repères biologiques). L’Anses souligne que des effets néfastes à long terme sont probables pour une part croissante de la population si aucune mesure n’est mise en place pour réduire les expositions au cadmium.

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9. Comment réduire les expositions ?

L’exposition au cadmium est diffuse et concerne une grande variété d’aliments de notre quotidien. La réduction de l’exposition au cadmium repose donc avant tout par des actions collectives pour diminuer durablement les teneurs en cadmium dans les principaux aliments contributeurs.

Pour cela, il faut agir sur les sources de contamination, en limitant la contamination des sols agricoles. Cela implique notamment d’appliquer des valeurs limites pour le cadmium dans les matières fertilisantes utilisées en agriculture. Dans son expertise de 2016, l’Anses identifie plusieurs leviers pour réduire durablement la contamination des sols et des aliments.

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Quelles sont les teneurs limites de cadmium dans les engrais minéraux phosphatés ?

Actuellement, selon la règlementation :

  • le règlement (UE) 2019/1009 fixe une limite à hauteur de 60 mg de cadmium par kilogramme de P₂O5les engrais minéraux phosphatés.
  • En France, la norme nationale  en vigueur autorise jusqu’à 90 mg de cadmium par kilogramme de P₂O5

L’Anses recommande une teneur maximale de 20 mg de cadmium par kilogramme de P₂O₅ dans les produits de type engrais minéraux phosphatés. Il s’agit du seuil limite  permettant de respecter un flux d’apport de 2 g de cadmium par hectare et par an dans les sols et, à terme, de contribuer à réduire l’exposition au cadmium par l’alimentation.

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10. Que faire en tant que consommateur ?

Pour réduire l’exposition au cadmium tout en maintenant une alimentation équilibrée, l’Anses recommande :

  • Limiter certains produits à base de blé sucrés et salés tels que les céréales du petit-déjeuner, gâteaux, biscuits,
  • Introduire davantage de légumineuses dans les repas à la place des aliments à base de blé comme les pâtes.
  • Varier les sources d’approvisionnement : alterner les denrées provenant de différentes zones ou filières pour éviter une exposition répétée au cadmium.

Ces recommandations s’inscrivent dans les repères de consommation du Plan national nutrition santé (PNNS).

Pour les fumeurs, réduire et arrêter la consommation de tabac dès que possible, principale source supplémentaire d’exposition au cadmium.

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11. Que fait l’Anses sur le cadmium ?

L’Agence mène des expertises scientifiques pour évaluer l’exposition de la population au cadmium.

Ses actions principales sont :

  • Évaluer l’exposition humaine à partir des différentes sources (alimentation, environnement, tabac, produits de consommation) et voies d’exposition.
  • Définir des valeurs sanitaires indispensables pour évaluer et réduire les risques liés à l’exposition au cadmium :
    • Une valeur toxicologique de référence externe, par ingestion, c’est-à-dire une dose journalière tolérable de cadmium apporté par voie orale en dessous de laquelle le risque pour la santé de la population générale est écarté,
    • Une valeur toxicologique de référence interne, c’est-à-dire une concentration d’une substance absorbée dans l’organisme au-delà de laquelle un effet néfaste peut survenir
    • Des valeurs sanitaires repères biologiques (sang, urines) par tranche d’âge, ce qui correspond à une imprégnation à ne pas dépasser à l’âge de 60 ans, compte-tenu du caractère bioaccumulable du cadmium dans l’organisme.
    • Des limites de quantité de cadmium dans les fertilisants, qu’il s’agisse d’engrais industriels ou naturels, pour réduire la contamination en cadmium des sols et des aliments,
    • Une teneur maximale en cadmium dans les aliments (par exemple dans les algues alimentaires).
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En 2026, l’Agence publie une évaluation globale de l’exposition humaine au cadmium et priorise des leviers d’action, sur la base d’une analyse socio-économique, pour réduire l’imprégnation de la population française au cadmium.

Dans le cadre des Etudes Totales de l’Alimentation, l’Anses dresse un bilan des concentrations des contaminants chimiques dans l’alimentation comme le cadmium et des niveaux d’exposition de la population générale.

L’Agence est par ailleurs très impliquée dans l’amélioration de la surveillance de la contamination de la chaîne alimentaire dans le cadre notamment des travaux de la Plateforme nationale de surveillance sanitaire de la chaîne alimentaire

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Avis et rapports en lien avec l’article

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