Dérèglement climatique et canicule : pourquoi la nouvelle vague de chaleur sera plus intense que celle de mai ?
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À peine sortis de l’épisode de fortes chaleurs qui a frappé la France à la fin du mois de mai, déclenchant pour la première fois depuis sa création en 2003 une vigilance canicule aussi tôt dans l’année, les Français doivent déjà faire face à une nouvelle hausse des températures. En ce début de semaine, le thermomètre affichait jusqu’à 33 °C à Perpignan et 32 °C à Tours. Ce n’est qu’un début, alors qu’un pic de chaleur est attendu entre le 20 et le 22 juin.
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Bien que ces deux épisodes présentent des similitudes, leur origine météorologique diffère. Celui de mai était provoqué par un dôme de chaleur, un phénomène peu courant qui emprisonne l’air chaud. La vague actuelle résulte d’une situation plus classique : un puissant flux de sud à sud-ouest qui favorise la remontée vers la France d’air très chaud en provenance du Maghreb.
Au cours des prochains jours, les températures devraient dépasser les 35 °C dans de nombreuses régions, notamment à partir de mercredi. Dans le Sud-Ouest, les maximales pourraient même grimper à 40 °C. Contrairement à l’épisode de mai, essentiellement concentré sur la façade atlantique et le sud du pays, cette nouvelle vague de chaleur pourrait s’étendre à une grande partie du territoire. Les régions du Nord-Est, habituellement moins exposées aux influences subtropicales, ne devraient pas être épargnées.
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Ce nouvel épisode de chaleur pourrait se révéler aussi plus intense que celui de mai, tant sur le plan thermique que sanitaire. En altitude notamment, l’air s’annonce plus chaud avec des températures qui pourraient dépasser 24 °C à 1 500 mètres d’altitude.
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Risques de feux de forêt
L’approche du solstice d’été contribue également à renforcer le phénomène. Avec des journées plus longues et un ensoleillement accru, l’énergie solaire reçue au sol augmente, favorisant un réchauffement plus important des basses couches de l’atmosphère. À cela s’ajoute l’état des sols, désormais plus secs qu’au mois de mai, ce qui limite l’évaporation et accentue la hausse des températures.
La sécheresse accroît par ailleurs le risque d’incendies. Ce lundi, Météo France a placé six départements, la Vendée, les Deux-Sèvres, l’Aude, l’Hérault, le Gard et le Vaucluse, en vigilance élevée pour le risque de feux de forêt. Trente-deux autres départements sont classés en risque modéré.
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Sur le plan sanitaire, la répétition des épisodes de chaleur constitue également un facteur aggravant. L’organisme, soumis à des températures élevées de manière récurrente, peut voir sa capacité d’adaptation diminuer. Associées à des concentrations polliniques importantes, ces conditions risquent de s’avérer particulièrement éprouvantes pour les personnes les plus vulnérables.
Enfin, cette vague de chaleur devrait s’accompagner d’épisodes orageux parfois marqués, notamment dans l’ouest du pays et en fin de semaine. Ces orages pourraient contribuer à mettre fin à l’épisode, même si sa durée exacte reste encore difficile à déterminer.
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