Mardi dernier, les député-es étaient appelés au vote sur le projet de loi d’urgence agricole. Je prenais la parole au nom du mon groupe Écologiste et Social pour dire notre opposition à ce texte, et je m’adressais à la Ministre de l’Agriculture Annie Genevard en ces termes :
“Je vous cite : « Les fermes françaises, globalement de taille intermédiaire, fondées sur un modèle familial, ne peuvent pas toujours tenir la cadence face à des exploitations bien plus vastes ».
Une phrase à l’ouverture du salon de l’agriculture, après une loi “d’orientation” agricole, une loi permettant l’épandage de pesticides par drônes, et une loi Duplomb pour réautoriser les néonicotinoïdes; désormais une loi d’urgence, et dans tout cela, une seule et même doctrine : celle de la compétitivité de la ferme France sur les marchés internationaux face à des holdings nourries aux accords de libre-échange, aux engrais russes, aux tourteaux de soja, et aux phytos ; celle du nivellement par le bas, du resserrement des prix, de la course à la compétitivité, de la destruction de toutes les normes environnementales et sanitaires, celle de l’infime minorité face à la grande majorité qui disparaîtra, celle qui monte l’agriculture contre l’écologie, et contre tout le monde d’ailleurs, en réduisant toute démocratie à son sujet.
100 000 agriculteurs ont mis la clef sous la porte depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron.
Tenir la cadence.
Madame la Ministre, ce que je vois dans la Drôme et partout en France, ce sont les éleveurs qui sont coincés entre la dépendance aux aides, le foncier précaire, et les abattoirs qui ferment. Ce sont les vignerons qui arrachent, les arboriculteurs qui font face aux impacts du changement climatique, les éleveurs laitiers victimes de la surproduction faute de régulation des filières. Ce sont les trésoreries qui sont au plus bas, l’endettement qui s’accroît. Votre loi, pour elles et eux, ne répond en rien aux urgences.
Ce que je vois, dans la Drôme et ailleurs, ce sont des élus qui déplacent des montagnes pour l’approvisionnement local et bio de leur cantine scolaire, ce sont des agriculteurs qui se diversifient, cherchent des solutions face aux crises, ce sont des éleveurs qui s’installent et ne demandent pas d’anéantir le loup, mais demandent juste à ne pas être seuls pour s’en protéger, ce sont des gens qui veulent vivre en paix avec les habitants de leur commune, des familles qui veulent vivre dignes avec des revenus décents pour un travail qui les rend fières.
Ces gens-là, ils nous demandent d’assurer leur autonomie, de les aider à structurer et parfois réguler leurs filières, de leur garantir des prix rémunérateurs dans les négociations commerciales, d’anticiper avec eux les effets du changement climatique.
Alors ici, je veux remercier celles et ceux qui se battent pour un autre destin que la revente par pièces de notre agriculture à des financiers. Je veux remercier les agriculteurs et agricultrices qui s’installent malgré tout, qui ne veulent ni de vos modèles importés d’ailleurs, ni de vos “statuts spéciaux”, qui veulent juste vivre de leur travail. Ils et elles sont la dignité intacte de notre pays, quand vous n’êtes que l’illustration de la collision d’intérêts privés et d’industriels.
En leur nom, nous avons pu inscrire l’interdiction de l’importation de produits agricoles cultivés avec des substances interdites en France pour des raisons sanitaires ou environnementales, une mesure clé face à la concurrence déloyale. Nous avons pu inscrire l’objectif de 100% de viandes françaises servies dans la restauration collective.Nous avons adopté une mesure garantissant que les “prix planchers” ne puissent être inférieurs aux coûts de production, ce qui est de bon sens, et que cette assemblée avait déjà adopté.
Voilà trois mesures qui répondaient concrètement aux urgences agricoles. Non pas pour “tenir la cadence” mais au contraire pour protéger. Non pas pour déréguler en tous sens en espérant que certains parviennent à tenir le choc, mais pour assurer l’attractivité, et la fierté des métiers agricoles.
“Une grande loi de réconciliation”, l’appelez-vous.
Ce samedi, aux dernières heures d’examen du texte, vous avez fait supprimer, avec le soutien amical des députés Rassemblement National, la seule disposition intéressante de ce projet de loi : les tunnels de prix.
Madame la Ministre, j’avais abordé ce texte, avec un sincère espoir qu’il vienne protéger notre marché intérieur des produits qui ne respectent pas nos normes, qu’il assure aux producteurs des revenus dignes, qu’il assure aux enfants de pouvoir se nourrir sainement.
A la fin, il n’y reste qu’une obsession : celle de détruire l’environnement. Il vous faut un bouc émissaire pour cacher votre inaction. Cette fois-ci, ce sont les tirs de loup dans les réserves naturelles, l’affaiblissement de la protection des zones humides ou des seuils ICPE, la possibilité pour les préfets de s’asseoir sur des décisions de justice, la suppression des objectifs de sobriété et des réunions publiques avant les projets de stockage. C’est tout simplement une folie, moins d’un an après la loi Duplomb elle-même passée en force sans débat, que de constater les recours et les mobilisations citoyennes sur un sujet, et d’y répondre par le passage en force plutôt que par la concertation et l’appropriation collective.
Vous parlez de réconciliation : vous construisez la défiance.
Madame la Ministre, ce texte sera sans nul doute adopté aujourd’hui, il sera même empiré au Sénat avec votre ami Duplomb, il ne sera appliqué qu’à moitié car de toute façon on attend encore les décrets des lois précédentes, vous serez tous très fiers mais on aura rien changé et le temps de se retourner on aura encore perdu plusieurs dizaines de milliers d’agriculteurs.
Alors, de ce sincère espoir que cette loi change quoi que ce soit en bien, comprenez que je n’en n’ai plus.
Nous voterons donc contre.”
Malheureusement, comme nous pouvions nous y attendre, le texte a été adopté grâce aux voix de la droite, de l’extrême droite et des macronistes. Je me suis battu avec mon groupe pendant deux semaines en défendant, article après article, notre vision d’une agriculture qui soit de qualité, rémunératrice et qui prenne soin de notre environnement qui est essentiel à sa survie. Malgré notre rejet de ce texte, nous avons réussi à faire bouger quelques lignes, comme je vous le détaillais dans mes deux derniers journaux de bord :
Vous pouvez également lire dans Le Crestois la tribune que j’ai faite publier pour revenir sur les urgences agricoles auxquelles ce texte ne s’attaque définitivement pas. Vous pouvez compter sur moi pour continuer à me battre en ce sens, pour notre agriculture, pour des agriculteurs nombreux et dignement rémunérés pour leur travail, pour une alimentation saine pour toutes et tous.
On continue !
Le combat de la semaine : Des prix rémunérateurs pour notre agriculture !
Je vous en ai déjà parlé, mais ce journal de bord me permet de vous partager quelques interventions que j’ai pu faire pour défendre les prix rémunérateurs la semaine passée : J’ai notamment porté la proposition de prix garantis rémunérateurs, que je défends depuis le début de mon mandat. Cette mesure vise à assurer que les produits agricoles ne puissent être achetés à un prix inférieur à leur coût de production. Elle s’inscrit dans la continuité de la proposition de loi que j’avais fait adopter par l’Assemblée nationale en 2024 pour protéger le revenu des agriculteurs en confiant aux conférences publiques de filière la détermination de prix minimaux d’achat. Malheureusement, cet amendement n’a pas été adopté.
J’ai également défendu un amendement en faveur des éleveurs, en proposant que la restauration collective privilégie systématiquement les viandes françaises et ne puisse recourir à des viandes importées qu’en cas d’indisponibilité de l’offre nationale. Cet amendement a malheureusement été rejeté.
Nous avons pu débattre et échanger avec une belle salle composée d’habitant-es, d’agriculteur-ices, d’élu-es, de transformateurs sur le cadre des négociations commerciales et le constat glaçant montré dans le film, et sur les manières de porter des alternatives pour assurer des prix rémunérateurs. L’occasion de réaffirmer les combats que je mène pour les prix planchers, les prix rémunérateurs, la transparence des marges et la nécessité absolue de rééquilibrer les rapports de force dans les systèmes alimentaires.
La victoire de la semaine : la loi cadmium a été adoptée !
C’est une immense victoire pour le groupe des Écologistes et pour tous les français et françaises ! Mercredi, l’assemblée a adopté la loi cadmium plaçant enfin la priorité à la santé publique sur des intérêts économiques de court-terme !
Le texte proposé par mes collègues député-es Clémentine Autain et Benoît Biteau visait à réduire la teneur maximale en cadmium dans les engrais phosphatés pour lutter contre la « surimprégnation de la population française ». Un texte décisif et primordial pour éviter (ou du moins diminuer) un futur scandale sanitaire.
Cette victoire, elle s’est faite contre l’avis du Gouvernement, et malgré les votes des Républicains et du Rassemblement National. C’est un texte de compromis, de pragmatisme, avec une stratégie de réduction par étapes permettant à l’ensemble des acteurs de pouvoir anticiper et s’adapter tout en faisant face en responsabilité à la menace sanitaire majeure qui était en préparation.
Nous attendons maintenant avec impatience son examen au Sénat, où les sénateurs et sénatrices écologistes prendront le relais de ce combat essentiel !
La Question écrite de la semaine : on attend toujours le remboursement du traitement du cancer du sein !
Le 5 février 2025, le Parlement adoptait à l’unanimité cette loi. Pourtant, plus d’un an après sa promulgation, les femmes concernées n’en constatent toujours pas les effets concrets : le Gouvernement n’a pas publié les décrets nécessaires. Les patientes doivent encore assumer de leur poche le coût de soins et de produits pourtant indispensables à leur parcours de guérison. Le reste à charge est estimé entre 1 500 et 2 300 euros en moyenne, une somme bien trop lourde pour certaines patientes qui se voient ainsi contraintes de renoncer à certains soins.
Cette situation est inacceptable. Face à ce constat, mon collègue député Yannick Monnet a lancé une pétition afin d’exiger l’application effective de cette loi. Je soutiens pleinement cette initiative, qui témoigne de l’inquiétude croissante des patientes et des associations engagées à leurs côtés. Vous pouvez signer la pétition via ce lien : https://yannickmonnet.fr/…/petition-cancer-du-sein-la…/
Il est plus que temps que le gouvernement publie enfin les décrets nécessaires à l’application de cette loi, des milliers de patientes les attendent.
Le journal (!) de la semaine : Politis par les élèves de Romans
Quelle fierté de voir des élèves drômois-es réaliser ce numéro spécial du journal Politis ! Cette précieuse opportunité a permis aux élèves de s’initier à l’écriture journalistique et de construire des réflexions collectives autour de sujets centraux de notre société. Bravo à leurs enseignant-es 👏
Je tiens à féliciter les élèves pour ce numéro et pour la qualité des articles rédigés, notamment ceux consacrés à des sujets d’une immense importance comme l’engagement individuel, la polarisation de certaines communes drômoises et de certaines jeunesses ou encore la santé mentale des jeunes.
Ce numéro de Politis est en téléchargement libre, afin qu’il puisse être diffusé largement. Je vous invite vivement à le lire !
L’événement à venir : Soyez les bienvenu-es au Grand Banquet Républicain le samedi 11 juillet !
À la veille de la fête Nationale, je vous donne rendez-vous, comme députée de la Drôme, pour partager de manière conviviale et chaleureuse un banquet Républicain le samedi 11 juillet à partir de 12h sur les bords de Drôme à Saillans📍
Alors que les principes de liberté, d’égalité et de fraternité sont aujourd’hui fragilisés par la progression des populismes, et que l’État de droit fait l’objet d’attaques répétées, nous devons réaffirmer avec force notre fidélité à l’héritage de la Résistance des maquis du Vercors et des Baronnies, aux valeurs républicaines qui fondent notre pacte commun, ainsi qu’à la démocratie et à ses institutions.
Toutes les drômoises et tous les drômois sont les bienvenu-es pour partager un repas convivial et partagé (amenez boisson ou plat !) et des animations populaires, ce samedi 11 juillet !
J’ai hâte de vous (re)voir !
La cagnotte de la semaine : Les Etoiles du Coeur
Le 25 mai à Crest 📍était organisée une journée solidaire et conviviale placée sous le signe de la passion automobile et du partage. Voitures anciennes, véhicules de collection, youngtimers et motos anciennes se sont réunis pour soutenir une belle cause : aider des enfants atteints de malformations cardiaques à être opérés.
Mardi, j’ai démarré ma semaine avec la réunion hebdomadaire de mon groupe. J’ai ensuite assisté à la séance de question au gouvernement, puis nous avons voté (contre❌) le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles où j’ai eu l’honneur de porter la déclaration générale de mon groupe. Le texte a été adopté grâce à une majorité Macronistes-LR-RN.
Nous avons également voté (contre❌) le projet de loi sur l’assurance chômage, un texte honteux qui réduit la durée d’indemnisation en cas de rupture conventionnelle de 2 à 6,5 mois. Nous nous sommes naturellement positionné-es contre cette loi, elle a malheureusement été adoptée par une majorité RN-Macronistes-LR.
Enfin, nous avons voté (pour ✅) la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat dans le scandale sanitaire du chlordécone aux Antilles, nous nous réjouissons de l’adoption de ce texte !
Mercredi, je siégeais en commission du développement durable et de l’aménagement du territoire où nous examinions la proposition de loi du groupe Gauche Démocrates et Républicains (GDR) visant à lever, dans les territoires d’outre-mer, l’interdiction de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures. Une proposition contre laquelle nous nous sommes farouchement opposé-es, en effet de nouveaux projets d’exploitation d’hydrocarbures sont contradictoires avec l’absolue nécessité de limiter le réchauffement climatique, dont les conséquences sont d’ailleurs particulièrement dévastatrices dans les territoires d’outre mer. La souveraineté économique et énergétique des territoires d’outre mer ne doit pas se faire à n’importe quel prix, nous encourageons la mise en place d’énergies renouvelables qui assurent véritablement le ruissellement des richesses auprès des populations dans les territoires d’outre mer comme en France métropolitaine.
Jeudi, dans le cadre d’une rencontre avec le club ETI AURA, je me suis rendue chez Bontoux, à Saint-Auban-sur-l’Ouvèze📍, une entreprise emblématique de notre territoire qui transforme depuis plus de deux siècles les productions locales : lavande, lavandin, sauge, cyprès… Un engagement apprécié par la filière, notamment pour sa volonté de rémunérer correctement les producteurs.
Nous avons ensuite pu échanger sur les spécificités des ETI (entreprise de taille intermédiaire) avec Rémy Bontoux – président de Bontoux, Orane Bontoux – directrice régionale, Pierre-Philippe Garry – directeur général de Bontoux, Pierre-Louis MAZET – président du groupe de transport Mazet, Boris Lechevalier – délégué général du club ETI Aura et Alexandre Montay – délégué général du METI (Mouvement des entreprises de taille intermédiaire).
Suite aux élections municipales, je multiplie les rencontres pour échanger avec vos élu-es et vous défendre au mieux à Paris. Je me rendais donc ensuite à Nyons 📍 pour rencontrer les maires, les adjoint-es et conseiller-es municipaux de l’ancien canton de Nyons. Cette rencontre a été l’occasion de présenter mon rôle de députée et les actions que je peux mener pour nos territoires. C’était l’occasion de revenir sur les sujets concrets auxquels sont confrontées les élu-es : accès aux soins, accès à l’eau et aux logements… et sentiment, bien souvent, d’être mis de côté dans la décision publique.
Je rejoignais ensuite des élèves de CM2 de Valence qui participaient à la TDV (traversée de la Drôme à vélo) et qui faisait étape à Nyons 📍. Radio Mega a eu la bonne idée de les suivre toute la semaine et de leur proposer de s’initier à la radio en enregistrant chaque soir à 18h une émission. J’étais ce jeudi l’une des invité-es du programme et j’ai répondu aux questions des élèves sur mon parcours.
Une émission à écouter ici (au jour 4) 👉Carnet de route 2026
Enfin, je me rendais à Salles-sous-Bois 📍 pour échanger avec les propriétaires du pré où s’est tenue une Free Party il y a quelques jours, ainsi qu’avec deux voisines directement concernées. Avec un peu de recul sur l’événement, nous avons pu avoir un échange très constructif sur le déroulé de cet événement.
Vendredi, je commençais par tenir ma permanence parlementaire à Saint-Paul-Trois-Châteaux 📍avant de poursuivre ma tournée de rencontre avec les élu-es locaux avec ceux de l’ancien canton de Saint-Paul, et de Grignan.
Je me rendais ensuite à Suze-la-Rousse 📍au domaine bio du Jas, où je rencontrais le président et plusieurs adhérents du syndicat agricole Coordination rurale de la Drôme. L’occasion d’échanger sur nos visions de l’agriculture, au lendemain de l’adoption par l’Assemblée Nationale du PJLUA. L’occasion d’un échange constructif et respectueux, qui nous a permis de reconnaître certains points de convergence malgré nos points de divergence assumés.
Le soir, je me suis rendue à la Maison Médicale de Réauville 📍 à l’occasion d’une soirée portes ouvertes, un moment convivial permettant aux habitantes et habitants de découvrir ce nouvel équipement de santé et d’échanger avec les professionnels qui y exercent. Né de l’initiative de Monsieur BOISSIER, entrepreneur du territoire, ce projet privé a été pensé pour répondre aux besoins locaux en matière d’accès aux soins. Aujourd’hui, la maison médicale accueille déjà plusieurs professionnels de santé : ostéopathe, kinésithérapeute, infirmières, orthophoniste, psychologue et psychomotricienne.
Samedi, comme chaque année, je me suis rendue à la magnifique fête de la transhumance et de la Clairette, à Châtillon-en-Diois📍Sous un beau soleil, après avoir vu la traversée du village par le troupeau aux côtés des élus, de la confrérie de la clairette et l’écho du Diois, j’ai pu faire le tour des stands de clairette et de structures liées au pastoralisme. L’occasion de rappeler mon attachement au pastoralisme en cette année internationale qui lui est dédiée, alors que dans quelques semaines je déposerai une proposition de loi transpartisane pour soutenir et développer les pratiques pastorales ! L’occasion également de rappeler mon attachement à la Clairette, en tant que fille de vigneronne, et en tant que députée attachée aux filières essentielles à ce territoire, bien consciente des difficultés auxquelles est confrontée la profession.
C’est ensuite tout au bout d’une magnifique petite route bordée de tilleuls en fleurs aux odeurs envoûtantes, que j’ai rejoint les membres de la confrérie du tilleul ainsi que les habitant-es de Bénivay-Ollon📍pour partager une succulente paella. Autour de cette immense tablée de banquet, avec plus de 89 participant-es,j’ai pu échanger avec le Maire et les personnes présentes, au sujet du tilleul, cette filière fragile, qui conserve des méthodes ancestrales dans ses modes de cueillette manuelle et qui fait face à de grandes difficultés pour valoriser ses coûts de production.
Je me rendais ensuite à Chantemerle-lès-Grignan📍pour la biennale de la céramique. Un moment unique pour sublimer les œuvres en les exposant dans des jardins de particuliers, face à un fabuleux paysage, dans des jardins où les habitants en toute fraternité ouvrent leurs portes à tout un chacun. Cette année ils et elles étaient 23 exposant-es. Une magnifique réussite de l’association « Chantemerle en ses jardins » avec le soutien de la Mairie et des habitants.
Enfin, j’étais de retour à Crest 📍où c’est après la bataille que j’ai rejoint les membres de Villages vivants à la suite de leur assemblée générale. Après la bataille certes mais très heureuse de pouvoir tout de même partager une bière et quelques échanges avec elles et eux, en cette journée importante pour la vie de cette coopérative. Villages Vivants, ce sont désormais 17 salarié-es, 34 lieux acquis et qui font vivre les villages de la France entière.. Longue vie dans nos campagnes, longue vie à Villages Vivants !