Je viens de découvrir un outil fascinant développé par SPUN – Society for the Protection of Underground Networks : l’Atlas mondial de la biodiversité mycorhizienne.
On y explore le réseau circulatoire invisible de la planète. Celui qui relie les plantes aux champignons du sol et permet les échanges d’eau, de nutriments et parfois même d’informations. L’outil permet de visualiser les grands hotspots de biodiversité mycorhizienne et de distinguer différents types de symbioses, notamment les ectomycorhizes et les endomycorhizes.

Explorer l’Atlas souterrain mondial
Cette cartographie nous rappelle une chose essentielle : la fertilité d’un territoire ne repose pas uniquement sur ce que l’on voit. Les réseaux invisibles sont souvent aussi importants que les éléments visibles du paysage.
Dans le Diois, lorsque nous travaillons sur l’hydrologie régénérative, les haies fruitières, l’agroforesterie ou les jardins-forêts, nous cherchons finalement à restaurer et cultiver des trames :
trames végétales ou vertes
trames hydrologiques ou bleues
trames écologiques ou vivantes
trames mycorhiziennes ou brunes
trames humaines et territoriales ou antropocentréesUn paysage robuste n’est pas une addition d’éléments isolés. C’est un tissu de relations vivantes.
Plus nous reconnectons les sols, les arbres, l’eau et les êtres vivants, plus nous augmentons la capacité d’un territoire à se régénérer et à traverser les perturbations.
Peut-être que l’un des grands défis du XXIe siècle est là : apprendre à voir et prendre soin des réseaux invisibles qui rendent la vie possible.